L’insémination artificielle des éléphants

 

« En 2009, le Zoo Parc de Beauval a été à l’initiative d’une collecte de semence d’éléphants sauvages en Afrique du Sud. Le sperme d’une dizaine de mâles a été prélevé afin d’être stocké à Beauval et redistribué à des parcs zoologiques européens, où la population d’éléphants vieillit et la fécondité baisse. Cette banque de sperme représente une véritable chance pour la reproduction de l’espèce car elle permet d’envisager des inséminations artificielles tout en assurant une mixité génétique.

A l’issue d’une insémination artificielle et au terme de 23 mois de gestation, un éléphanteau a vu le jour à Beauval au soir du 20 juillet : une première en France ! Cet évènement procure une grande joie à toute l’équipe du Zoo Parc et dessine un bel espoir pour la conservation d’une espèce emblématique : l’éléphant d’Afrique ».

Quelques jours plus tard, la confusion médiatique fut levée : c’est tout de même Limbo, le mâle du Zoo, qui a engrossé N’dala.

A raison d’’un éléphanteau tous les 7 ans, pas de doute que l’’espèce est sauvée ! Comme est garantie d’ailleurs la perte de structure sociale et de toute culture éléphant digne de ce nom dignes de ce nom chez ces malheureux captifs.

 

Rituel funéraire chez les éléphants

Sans parler d’un détail qui n’est guère évoqué par les média : si le prélèvement de sperme chez les mâles captifs pose déjà problème du fait de la haute dangerosité de ces étalons en rut, comment a-t-on pu procéder sur des éléphants libres ?

En les tuant puis en seringuant leur semence directement depuis leurs testicules encore chauds ? Eh bien non ! Voici la réponse du Zoo de Beauval, reçue par notre ami Snow Leopard :

Radical, mais c’est toujours mieux qu’une capture ou un abattage…

Cela dit, connaissant les relations familiales complexes qui président aux unions entre individus, on se demande également comment les mères pourront élever leur enfant de façon correcte ?

Rappelons une fois encore que selon le Dr Rees, la perpétuation de l’espèce au zoo est un mensonge strictement commercial :  trop de décès précoces, pas assez de naissances.

Dans moins de 50 ans, tous les éléphants captifs des zoos auront disparu, insémination artificielle ou pas. Et quant aux éléphants sauvages, il y aura longtemps que les Chinois, avec l’aide active des pays africains, pour qui ces animaux ne sont qu’une nuisance, auront fait prélever les défenses des derniers cadavres des derniers pachydermes pour ranger leur ivoire dans leurs coffres bancaires.

Le grand bwana chasseur blanc n’a pas perdu le goût du massacre. Quant à N’dala, elle a été bel et bien été capturée tout bébé en 1989 en Namibie. C’est d’ailleurs le cas de quatre autres éléphants de ce zoo, ramenés en Europe après qu’on ait tué toute leur famille. Il faut savoir que jusqu’en 1994, le Parc Krüger et ses filiales nettoyaient régulièrement ses territoires trop petit de ses éléphants excédentaires. Il semble avoir repris récemment cette saine activité. Autrement dit, on alimente donc les populations des zoos en vidant celles des savanes… Etrange façon d’envisager la conservation des espèces. Pendant ce temps, en Autriche, on s’enthousiasme également : «Le premier éléphant jamais inséminé artificiellement par du sperme congelé attend un bébé au  Schönbrunn Zoo de Vienne. Cette semence a été prélevée sur un éléphant vivant en liberté en Afrique du Sud en novembre 2011. Tonga, 26 ans, est arrivé  à sa 9ième mois de grossesse. Cette technologie révolutionnaire – ô combien ! – offre un nouvel espoir de conserver l’espèce au sein des zoos ». Et c’est reparti pour le grand mensonge.

Le futur bébé de Vienne

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