28 dauphins des îles Salomon expédiés à Dubaï

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24/10/07 

Première photo

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Chez un dauphin, ouvrir le rostre de cette manière signifie : « J’ai faim ».

Il s’appelle Black, désormais, même s’il portait un autre nom naguère en langue delphinaise.
Avec ses 27 autres compagnons, il travaillera désormais toute sa vie à refaire les mêmes shows dans un espace réduit.
Pour réagir et demander l’arrêt de ces exportations : GOUVERNEMENT DES ILES SALOMON


22 octobre 2007

ILS SONT ARRIVÉS !

 

La société Kerzner International, principale commanditaire de l’envoi des dauphins déportés des Iles Salomon jusqu’à Dubaï, et par ailleurs propriétaire d’hôtels de grand luxe, ainsi que son partenaire commercial Istithmar PJSC, une compagnie internationale basée à Dubaï, ont accueilli les 28 dauphins récemment arrivés dans l’un des plus grands bassins au monde, le fameux Dolphin Bay.

Ce nouveau « concept touristique» situé dans le Monde d’Atlantis est situé sur la fameuse île artificielle en forme de Palmier construite à l’usage des milliardaires. Michaël Jackson y dispose d’une résidence. La propagande pro-captivité clame haut et fort que les dauphins y seront soignés aux petits oignons, disposant de tout ce qui leur est nécessaire, vétérinaires, entraîneurs personnels, etc.
Ce qui est peut-être vrai mais n’enlève rien au fait que les dauphins n’ont pas demandé à être là et qu’ils ne reverront plus jamais leurs proches, ni l’espace libre d’un océan sans limites ni la vie sociale et culturelle si riche qui était la leur auparavant. Désormais, les femelles seront priés d’enfanter et les mâles de copuler à la façon des animaux d’élevage, au forcing, mais surtout, tout le monde obligé de travailler à une tâche unique, toute leur vie et jusqu’à leur mort : exécuter des shows et obéir à l’Homme, en échange de morceaux de poisson mort tirés d’un seau et de soins médicaux, parmi lesquels les antidépresseurs.
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Il est paradoxal d’observer ce retournement de situation que les dauphins opèrent ici dans l’esprit humain : de «proies marines» chassées pour leurs dents ou leur viande à celle de joujoux pour touristes « gâtés comme des Yorkshires », ces dauphins des Iles Salomon restent, dans tous les cas de figure, des objets de consommation, instrumentalisés et soumis au bon plaisir de l’homme.

 


 

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Le rostre est typique d’un Tursiops aduncus (Ehrenberg, 1833) ou « Grand Dauphin de l’Océan Indien »


17 octobre 2007

 28 dauphins capturés aux Iles Salomon ont été expédiés vers le delphinarium de Dubaï.

 Sous haute protection policière, par crainte des activistes, la Solomon Islands Marine Mammal Education Centre and Exporters Limited, la compagnie qui assure la capture et le stockage des dauphins aux Îles Salomon, a conduit ses «produits d’exportation vivants » à l’aéroport, où deux avions les ont emmené au bout du monde pour trente heures de vol continu.

Le nombre exact des dauphins prévus pour être expédiés à Dubaï n’est pas connu. On sait que la compagnie responsable de ce deal les stocke dans des enclos étroits en bord de plage, presque sans soins et sans nourriture.

Un membre de Earth Island présent sur place a découvert trois carcasses de dauphins morts, dont celle d’un bébé, abandonnés le long de la route menant à l’aéroport.
«Ils ont sans doute succombé au stress et à la panique avant même d’être enfermés dans l’avion » a-t-il déclaré.

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 Des gardes armés ont empêché toute personne de s’approcher des lieux de l’embarquement, autres que quelques journalistes accrédités qui ont pu photographier la scène. Il est vrai que la réputation de l’IMATA et de la WAZA est une fois de plus en jeu dans ce commerce répugnant, et qu’il s’agit de faire croire que tout s’est passé dans le meilleur des mondes.

Le transfert actuel a reçu l’approbation des deux gouvernements, celui des Îles Salomon et celui des États Arabes Unis, même si le précédent gouvernement des Îles Salomon avait interdit ce type de commerce après l’envoi catastrophique d’une trentaine d’autres dauphins locaux à Cancun, au Mexique, qui avait suscité l’opprobre internationale.
Plus aujourd’hui… .

Robert Satu, le directeur de la compagnie Solomon Islands Marine Mammal Education Centre and Exporters Limited a déclaré que ce n’était là que le début d’une fructueuse industrie.
Selon M. Satu, la vente de dauphins captifs aux delphinariums du monde entier constituera désormais une ressource précieuse pour relancer l’économie de son pays et il entend bien poursuivre les captures massives comme par le passé, jusqu’à dépeupler sans doute totalement les eaux de cet île de tout cétacé vivant.

 « Ces dauphins valent plus que de l’or ou que n’importe quel bois précieux » a-t-il ajouté.
La sylviculture est en effet l’une des principales et dernières ressources économiques de cette petite île du Pacifique soumise à de fortes tensions politiques.

Mais il est vrai que les gens de cette île n’ont guère d’états d’âme à l’égard du sort de leurs dauphins, qu’ils chassent, tuent et dont ils arrachent les dents pour en faire des bijoux.

Notons que le Grand Dauphin du Pacifique  (Tursiops aduncus) qui est annoncé comme attraction principale du nouveau Dubai Dolphinarium est inscrit sur la Liste Rouge de l’IUCN (World Conservation Union) sous la mention « données insuffisantes » (?) et qu’il est protégé par la loi dans les Etats Arabes Unis.
Ce seront donc 28 malheureux dauphins Tursiops truncatus capturés en mer avec la plus extrême violence qui peupleront cette nouvelle prison pour cétacés fraîchement construite à l’usage de touristes friqués sous le nom de DUBAI MARINE WORLD (@ Creek Park)

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DUBAÏ A MENTI !

LA MÉTHODE DE CHASSE ET LA CONNAISSANCE DES DAUPHINS
CHEZ LES HABITANTS DE FANALEI, MALAITA (ÎLES SALOMON)

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