Dauphins captifs en Afrique du Sud

Domino et Dumisa

2015
Bayworld c’est fini, vive uShaka Sea World à Durban !

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Ushaka Sea World à Durban


Dauphins captifs en Afrique du Sud

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Le show de Bayworld en 2008

L’Afrique du Sud a possédé deux delphinariums. Le premier, Bayworld, se trouvait à Port Elizabeth dans la province du Cap-Oriental. Il fut ouvert en 1968. L’un de ses dauphins, le jeune Thunzi, fut extirpé du bassin et battu à mort à coups de marteau par un rôdeur en 2003.
Tous les autres détenus ayant finalement rendu l’âme, Domino et Dumisa, un père et sa fille, furent expédiés vers l’Oceanpark à Hongkong en 2009. Ils y survivent toujours. De nouvelles captures avaient été envisagées au large des côtes du pays pour repeupler les bassins, mais devant l’opposition féroce des associations, le projet fut abandonné.
Le second delphinarium, l’uShaka Marineworld à Durban, est toujours très actif. Il a le triste privilège de posséder le dauphin le plus GROS du monde ! Agé de 40 ans, Gambit pèse en effet plus de 490kg pour 3.65m de long. Gambit est le père des 7 des 9 dauphins nés à l’uShaka Sea World et le grand-père d’un autre.

L’entreprise le présente comme le « véritable ambassadeur des océans qui, depuis 1976, nous aide à porter le message de la conservation comme aucun humain ne pourrait le faire. Son jouet favori est un frisbee rose »…
Voilà qui reflète assez mal la vie des dauphins sauvages. Mais il est vrai que la principale fonction de ces 11 ambassadeurs hautement consanguins est surtout d’amuser les visiteurs, qui peuvent pénétrer dans leur bassin, les toucher et les nourrir.
Ce qui explique sans doute l’obésité de Gambit.

 

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29 juillet 2009

Dauphins captifs à Port Elizabeth


Domino et Dumisa, père et fille, étaient les deux derniers dauphins détenus au delphinarium Bayworld à Port Elizabeth en Afrique du Sud (au terme de quelques décès restés célèbres).

Ils viennent d’être expédiés par avion à l’Oceanpark de Hongkong à des fins de reproduction.
Selon les autorités locales, il est en effet important de garder ce parc en activité car « il suscitera un apport important de devises à la région de l’est du  Cap et que son extension pourra fournir de l’emploi pour 5334 personnes
pendant la phase des travaux ».

En 2008, on a appris que les autorités locales envisageaient de procéder à des captures de nouveaux dauphins
le long des côtes sud-africaines afin de renouveler les stocks du bassin. On imagine le danger que pouvait présenter la présence d’un père adulte mâle et de sa fille adolescente, en terme de reproduction ! Dès lors, comment repeupler ce delphinarium, source de tant d’argent ?

Néanmoins, lorsque ces projets furent connus du grand public et déclenchèrent une furieuse indignation, le delphinarium chercha de nouvelles façons de résoudre son problème.

On pense désormais  que dès leur arrivée à l’Oceanpark de Hongkong, Domino et Dumisa seront immédiatement séparés – tant pis s’ils s’aimaient bien – pour éviter qu’ils ne se reproduisent entre eux.

Bien entendu, le delphinarium sud-africain espère qu’ils se reproduirent chacun avec les 8 dauphins d’Oceanpark, afin de permettre par la suite des échanges réciproques de delphineau au génome renouvelé !  Il faut dire que le parc asiatique est expert en ce domaine et tente les expériences les plus audacieuses pour créer du pur et bon « dauphin domestique « , comme la Belgique produit de la vache « Bleu-blanc-belge «  !

Le taureau Bleu-blanc-belge

Rappelons que dès 2001, avec l’aide enthousiaste du SeaWorld Aventure Park aux USA et après pas moins de dix d’efforts (pour les dauphins, surtout), le delphinarium de Hong-Kong est parvenu à inséminer artificiellement deux femelles dauphins et à faire en sorte qu’elles donnent naissance à des bébés viables.

Le prochain voyage de Domino et Dumisa semble attester en tous cas que la technique n’est pas encore tout à fait au point… Une fois au point, elle permettrait d’éviter aux dauphins « reproducteurs » ces voyages épuisants et traumatisants pour eux mais aussi de manipuler habilement leurs chromosomes pour en faire de parfaits robots au service de l’homme en les mixant par exemple avec des espèces extrêmement dociles, telles les orcelles de Birmanie. Autre avantage de cette méthode encore visiblement trop chère et trop compliquée : elle limiterait les captures en mer. http://www.oceanpark.com.hk/html/en/learning/conservation/dolphin-ai.html

En Afrique du Sud, le Département National de l’Environnement a insisté sur le fait que son accord pour un tel « prêt à des fins de reproduction » n’implique en rien qu’il approuvera à l’avenir la capture de dauphins sauvages en Afrique du sud ni même l’importation de dauphins capturés à l’état sauvage en d’autres mers sur son territoire.

Il souligne que ce permis d’exportation n’a été délivré qu’au terme de longues discussions et d’analyses de la situation actuelle. Dans l’intervalle, depuis plus de trois mois, le delphinarium de Bayworld a déjà déplacé ses deux dauphins à plusieurs reprises dans un container adapté dans les environs du bassin, afin de les habituer au très long et très stressant voyage en avion qui les attend, depuis l’Australie jusqu’à Hongkong.

Rien ne dit qu’ils referont jamais le voyage de retour, l’Oceanpark asiatique pouvant tout aussi bien expédier en retour certains de ses propres dauphins.

Info reçue de Marine Connection

Pour en savoir plus au niveau local :

THE DOLPHIN ACTION & PROTECTION GROUP was founded in 1977 with the motto and policy that ‘DOLPHINS SHOULD BE FREE’.
http://www.dapg.org.za/

Note 2015
Après le départ de ses deux derniers dauphins, Bayworld s’est recentré sur d’autres attractions animalières et ne possède plus de cétacés. Domino et Dumisa sont toujours vivants à Hongkong.


 

Plus d’infos sur
OceanPark, Hongkong

Ocean Park à Hongkong
8 dauphins Tursiops, 2 deux nés artificiellement et 2 espèces rares dont le dernier Baiji…

Situé dans le sud de l’île de Hongkong, Ocean Park est un parc d’attractions d’une étendue de 87 hectares. Il se compose de deux secteurs, reliés par un téléphérique d’1,5 km de long.  A travers ce double complexe, les visiteurs  voyagent au sein de six «mondes» artificiels, sensés leur donner l’illusion de la faune et de la flore sauvage, selon le principe désormais bien connu de la «Disneysisation de la Nature».

Ouvert le 10 janvier 1977, Ocean Park doit sa construction aux dons fait par le Royal Hongkong Jockey Club. Malheureusement avec ses tickets d’entrée à bas prix, le complexe devient rapidement déficitaire.

Pour palier à ce manque d’argent et accessoirement de visiteurs, le parc décide d’en augmenter le prix et de mettre en place de nombreuses attractions à sensations fortes et aquatiques. En 1992, le pari est lancé, plus de 3.000.000 de touristes se pressent pour visiter ce parc qui allie aussi bien aventures que détente et découvertes.

En 1999, deux pandas font leur entrée au parc. Ce n’est qu’en mars 2005 que des travaux d’aménagement sont réalisés pour rajeunir Ocean Park et concurrencer par la même occasion le second parc à thèmes se trouvant sur l’île de Hongkong : Disneyland Resort. Pour ce faire, de nombreux manèges sont remplacés par d’autres encore plus incroyables et vertigineux.  Parvenus à l’entrée principale, les touristes débutent leur visite par Lowland Gardens, ses
pavillons, ses temples anciens, mais aussi le Hongkong Jockey Club Giant Panda Habitat. Cet enclos enferme quatre pandas géants prénommés Jiajia, Anan, Lele et Yingying. Ici, on peut les voir vivre dans leur habitat naturel, s’amuser, manger et dormir. On peut s’offrir aussi un tour en montgolfière à plus de 100 mètres d’altitude, qui donne une jolie vue du parc…

Puis l’on saute dans le Cable Car, le fameux téléphérique, pour rejoindre le  Marineland en contemplant la baie d’Hongkong.
Le World Whisker’s Harbour est dédié aux mammifères marins. Les visiteurs qui se rendent à la « Dolphin
University » pourront contempler les huit dauphins captifs, dont deux sont issus d’une insémination artificielle, évoluer au sein de leur bassin. «Petits et grands apprendront également l’importance de protéger ces mammifères
marins ». Mais bien sûr…
Cerise sur le gâteau : vous aurez droit aussi à un laser show avec shows de dauphins en pleine nuit ! Pas de doute que les Tursiops, qui sont des animaux diurnes, doivent adorer ça !

Au Whisker’s Théâtre, les otaries feront étalage du dressage parfait dont ils sont victimes, lors d’un spectacle intitulé «Day in the life». Une petite louche éducationnelle, question de se donner bonne conscience, et puis zou, les enfants se rendront à Tiny Town Games pour tester leur agilité aux jeux d’arcades.

Enfin, les touristes arrivent à Sea Jelly Spectacular où plus de 1 000 espèces de méduses de toutes couleurs et de tailles différentes peuvent être observées.  Au son d’une musique tout ce qu’il y a d’aquatique et sous l’éclairage des lumières teintées, chacun pourra voyager à travers le monde merveilleux de ces créatures mystérieuses.

Dans la section Atoll Reef, 1.500 poissons de 250 espèces différentes sont présents sur 4 étages pour le plus grand plaisir des promeneurs. En parlant d’étages, pourquoi ne pas se rendre à Oceanpark Tower, une plate forme  d’observation, située à 72 mètres d’altitude. De là-haut, les voyageurs profiteront d’une vue à 360° sur toute l’île d’Hongkong ?

Headlands rides est le lieu que les amoureux de sensations fortes ne devront rater sous aucun prétexte. Turbo Drop The Abyss est un manège qui monte doucement l’équivalent de 20 étages et les redescend en moins de 5 secondes.
Pour ceux qui préfèrent les montagnes russes, il faudra tester The Dragon. 3 minutes pour dévaler 842
mètres à 77 km/h. The Eagle transporte tous ceux qui le désirent à 31 mètres de hauteur pour une partie de 8 à 22 rotations par minute.  Sensations et frissons garantis. Il faudra également essayer Crazy Gaillon et Ferris Wheel.

Adventure land est un monde dédié aux montagnes russes et aux jeux aquatiques. Mine Train emportera les visiteurs dans un wagon pour une traversée folle à 85 km/h. A Raging River, installés dans des tronçons d’arbres, les touristes partiront à l’aventure, en passant par des ravins et des chutes impressionnantes. Il faut également savoir que dans ce monde, un escalator géant permet de se rendre  aussi bien à Bird Paradise que dans toutes les attractions présentées à Adventure land.  Après avoir dégusté de bons petits plats, les touristes finiront leur journée à Ocean Park par la
visite du dernier monde appelé Bird Paradise. Ils pénètreront dans le monde magique des oiseaux captifs et pourront admirer les 750 espèces différentes présentes dans le parc grâce à la volière ou tout simplement essayer d’imiter les flamants roses, en équilibre sur une patte.
Ocean Park ! Rien que du bonheur pour les familles …..au service de la science et de la conservation ?
A vous de juger !