L’expérimentation animale : un mal nécessaire ?

97% de son génome est identique à celui du primate humain.

 

 

3 octobre 2012

L’expérimentation animale est un mal nécessaire

selon le Dr François Lachapelle
Un article de JC Antoine (Le Mauricien)

 

Le quotidien « Le Mauricien » vient de publier un excellent article, où les interrogations audacieuses du journaliste appellent des réponses modérées et presque convaincantes de la part du chef du Bureau d’Expérimentation à l’INSERM.
Presque.
Car un seul point, pourtant essentiel, n’est pas abordé durant cette interview.
Une seule question que nous aurions posée…

Au nom de quel droit le primate Hominidé s’autorise-t-il à disposer de la vie du primate cercopithécidé pour satisfaire ses propres besoins ?

Le macaque crabier est un Terrien parmi les Terriens, une personne qui aime et protège ses enfants, ses parents, ses frères, soeurs et cousins, qui respecte les codes de sa tribu, adore la vie et craint la mort comme n’importe lequel d’entre nous.

Un individu autonome, conscient, sensible et doté de libre-arbitre dont le cerveau est assez puissant et l’intelligence assez vive que pour appréhender non seulement la douleur, mais aussi la souffrance, passée, présente et à venir.

Poser cette question n’a donc rien de terroriste et ne justifie pas l’intervention de la Sûreté Intérieure ni des Brigades Anti-Terroristes, comme le suggère insidieusement le bon Dr Lachapelle.
Homme savant, certes, mais paradoxal, puisqu’il prétend aimer les « animaux » sans craindre de les priver de liberté ni de les les soumettre à des tests inévitablement mortels, tout protocole expérimental exigeant in fine que l’on atteigne la dose létal du médicament testé.

Et qui déclare, la bouche en coeur :
« Je veux rappeler aux éleveurs mauriciens de singes que la recherche européenne a besoin d’eux.
Je veux leur dire que leur activité participe dans l’ensemble de l’enchaînement des moyens pour le développement des connaissances. Je veux leur dire qu’il font un métier de grande qualité ».

Oubliant que ces singes ne sont pas élevés, mais capturés dans les forêts.
Oubliant que l’Industrie pharmaceutique est avant tout une industrie, soumise plus que tout autre aux lois du marché et prête à tout, même à mentir, pour faire fleurir ses intérêts et monter sa cotation en bourse.

Au nom de quel droit, si ce n’est celui du plus fort, torture-t-on ces petites gens à fourrure ?
Au nom de quelle éthique les fait-on souffrir, si ce n’est celle du Spécisme, de ce racisme inter-espèce qui creuse un fossé ontologique illusoire entre les singes humains et ceux qui ne le sont pas ?

La réponse est dans la question.

Maurice : vous ne voudrez plus jamais partir ! Eux non plus.