ALERTE à Port Saint Père
Non à l'ouverture d'un nouveau delphinarium en France

 



SOMMAIRE


La Compagnie des Alpes (Groupe Grévin), à court d’arguments commerciaux – la delphinothérapie commence à faire un peu peur aux parents ! – envisage d’ouvrir les bassins de la Cité Marine à Port Saint-Père près de Nantes au nom de la recherche sur la communication des dauphins.

Cet argument est fallacieux et trompeur.  

Le seul moyen de comprendre les sons des dauphins, c’est de les étudier en mer, auprès d'individus libres et consentants, dans un contexte social normal et naturel.

Le vrai problème n'est pas là : il est dans le fait que le Parc Asterix et celui de Harderwijck, tous deux propriété du Groupe Grévin sont aujourd'hui pleins comme des oeufs de delphineaux élevés en batterie et que des bassins aussi vastes que ceux de Port Saint Père, laissé à de banales otaries, constitue un terrible manque à gagner pour la Compagnie, quand on voit le succès  obscène croissant de ces cirques aquatiques.

Rappelons par ailleurs que l'ensemble des dauphins captifs soumis à des recherches en laboratoire depuis les années 5O jusqu'à nos jours, sont morts bien avant l'âge d'ennui et de désespoir.
Le seul endroit qui convienne aux dauphins, c'est l'océan, une fois pour toutes !! 


Lire sur One voice
DITES NON à CETTE NOUVELLE PRISOn !

 


"Le Groupe Grévin qui possède les delphinariums du Parc Astérix en France et de Harderwijk aux Pays-Bas tente actuellement d'ouvrir un delphinarium dans leur safari parc nouvellement acquis Planète Sauvage.
Ce parc est situé à tout juste 20 km des bureaux de One-Voice à Nantes. Avec votre aide, nous pourrions stopper cette mauvaise idée.

 

La justification avancée pour l'établissement d'un nouveau delphinarium est une très discutable étude sur la communication chez les dauphins.

 

Pour mener à bien leur projet, Planète Sauvage doit au préalable obtenir l'autorisation de détenir des dauphins dans leur établissement. Si nous pouvons rassembler des centaines de lettres de protestation destinées aux décideurs, nous pouvons influencer la décision.

 

Veuillez noter qu'il s'agit là d'une campagne sur le long terme et que plus d'informations seront disponibles ultérieurement.

 

Dans un premier temps, nous invitons tout le monde à écrire une courte lettre demandant à ce que Planète Sauvage n'obtienne pas le permis de détenir des dauphins. Vous pouvez simplement copier et poster la première phrase de la lettre type ci-dessous. Merci d'ajouter également une ou deux phrases personnelles pour expliquer aux personnes chargées de la décision pourquoi selon vous ce soi-disant projet scientifique ne doit pas aller plus loin.

 

Dans un deuxième temps, nous demanderons à toutes les associations spécialisées dans les mammifères marins de contrer les arguments présentés par Planète Sauvage dans leur effort pour justifier le confinement de dauphins dans un bassin.

 

Merci d'adresser votre lettre Mr Jean Claes et aux deux autres élus (vous trouverez les adresses ci-dessous).
Dans ce cas particulier, les e-mails ne marchent pas, donc nous avons besoin que vous postiez vos lettres".

 


 

Lettre-type:

 

Cher Mr Claes,

 

Je vous écris pour vous demander de ne pas autoriser le parc Planète Sauvage, situé à Port Saint Père, à détenir des dauphins.

Les dauphins sont des animaux sauvages, au cerveau développé, conscients d'eux-mêmes, à la vie basée sur l'acoustique qui n'ont rien à faire à l'intérieur d'un bassin en béton.
S'il vous plait faites le bon choix et dites NON à la captivité des dauphins, afin que Nantes reste une ville amie des dauphins.

 

Cordialement,

 

(Votre nom)

 


 

Mairie de Port St Père

Mr Jean Claes, Commissaire enquêteur

29 rue de Pornic

44710 Port St Père

 

Préfecture de Loire Atlantique

Mr Bernard Boucault, Préfet de la Région Pays de la Loire et Préfet de la Loire Atlantique

6 quai Ceineray

44000 Nantes

 

Mairie de Nantes

Mr Jean Marc Ayrault, Député-Maire

2 rue de l'Hôtel de Ville

44094 Nantes Cedex 1

 

 



Un message de Richard O'Barry

Marine Mammal Specialist

One Voice-France

onevoice@dolphinproject.org

www.OneVoiceDolphinProject.com


 


 

Non à un nouveau delphinarium en France
une lettre de l'association Whale and Dolphin Conservation Society

 

12 Septembre 2006

 

Monsieur le Ministre,  

 

Je vous écris au nom de la «Whale and Dolphin Conservation Society » pour vous exprimer nos inquiétudes quant à la proposition d’installer un delphinarium au sein de la «Cité marine» du Parc zoologique «Planète Sauvage» situé à Port Saint Père, et ceci dans le but d’y accueillir 12 Grands Dauphins (Tursiops truncatus). 

 

La WDCS est une association internationale à but non lucratif disposant de bureaux tant au Royaume Uni qu’aux USA, en Allemagne, en Australie et en Argentine. Elle représente la plus grande organisation de ce genre dans le monde entier. Fondée en 1987, elle compte aujourd’hui plus de 80.000 membres et sympathisants. La WDCS se consacre à la conservation et au bien-être des baleines, orques, dauphins et marsouins (collectivement connus sous le nom de cétacés) et se trouve au premier rang du combat pour assurer un avenir à ces créatures marines étonnantes.

Nous avons financé des recherches à propos des dauphins en captivité durant toute la décennie précédente et en cette matière, nous constituons dès lors une ressource d’informations fiable et respectée au niveau international.

 

Les documents présentés pour l'enquête publique par Planète Sauvage et destinés à illustrer ses plans visant à incorporer un delphinarium au sein du parc zoologique « Planète sauvage » nous semblent inachevés et fragmentaires, en particulier en ce qui concerne la manière dont les animaux détenus seront traités.

Non seulement le "dossier Scientifique" est confus, mais il y manque également nombre d’informations sur la nature des recherches qui devraient être menées à propos de la communication chez les dauphins (recherches qui ont déjà été effectuées ailleurs dans le monde), mais aussi à propos de l’intérêt de ces recherches pour la sauvegarde des dauphins sauvages.

 

Dossier “principal”

Ce document présente l’objectif principal du projet : exposer des dauphins en spectacle lors de shows. Puis il continue en décrivant un programme à plusieurs facettes destiné à éduquer le public sur l'environnement marin. Nous estimons que ce programme pourrait largement suffire à Planète Sauvage, sous forme d’une exposition de sensibilisation autonome, sans qu’il soit besoin d’y adjoindre des dauphins captifs. Nous encourageons vivement les autorités à envisager cette solution comme une  alternative à la détention de dauphins captifs au sein d’un zoo.

 

Ce document présente également quelques résultats d'un audit mené à propos des équipements de Planète Sauvage. Cette enquête indique clairement que des  rénovations importantes et coûteuses sont nécessaires pour amener les bassins au niveau des normes minimales exigées pour garder des dauphins captifs.  

Nous invitons les autorités à étudier davantage les intentions de « Planète Sauvage » en ce qui concerne ce travail de rénovation, indispensable à la sécurité et au bien-être des dauphins proposés pour l'importation.

 

Dossier “organisation”

La directive européenne relative aux Zoos exige des Etats membres qu’ils assurent aux animaux maintenus dans ces établissements des conditions de vie qui répondent aux exigences biologiques et à la conservation de leurs différentes espèces. Parmi ces conditions, il leur faut fournir un enrichissement environnemental spécifique au sein des enclos.

 

Nous estimons que «l'enrichissement" proposé par «Planète Sauvage», qui consisterait à associer dans le même bassin des dauphins et des phoques et à leur fournir des jouets et des sessions d'interaction avec les entraîneurs et les chercheurs du zoo, ne correspond en rien aux exigences de la Directive européenne et ne satisfait pas les besoins biologiques des Grands Dauphins captifs.

 

Dossier “scientifique

Comme ce dossier l’affirme, les dauphins sont en effet des animaux intelligents dont les modes de communication ont fasciné les chercheurs depuis de nombreuses années. Ce texte n’évoque pas, cependant, un ensemble d’études importantes qui ont été menées récemment tant par le Dr Louis Herman que par David Lusseau. Cette simple mention aurait suffi à prouver que «Planète Sauvage» s’était à tout le moins informé des études antérieures sur la communication de dauphin. Ceci aurait également permis de démontrer qu’il n’était pas besoin de reconduire les mêmes expériences  en France.

 

En outre, grâce au développement de technologies nouvelles, il est devenu beaucoup plus facile – et beaucoup plus intéressant-  d’étudier la communication des dauphins au sein de leur milieu de vie normal.
Dans une étude menée sur les grands dauphins d’Ecosse, Janik a pu constater que des "signatures sifflées» ont été reprises et répétées par des dauphins du même clan, qui se trouvaient hors de tout contact visuel. Cette observation suggère que les dauphins s’interpellent par leur nom de manière individuelle, en utilisant des compositions sonores préalablement apprises.1

 

Le monde scientifique s’accorde à reconnaître que les Grands Dauphins disposent d’un répertoire de sifflements, qui évolue et s’enrichit au cours du développement de ces animaux.

A l’inverse, les conditions de vie en bassin, où nombre d’études ont été mené&es, peuvent affecter la communication entre les des animaux en créant un environnement acoustique inadéquat ou en ne permettant pas aux dauphins d’entrer en contact avec des individus du même groupe qu’eux, sur base d’un langage commun.2

 

Planète Sauvage propose un projet de recherche qui se fonde sur les techniques et les connaissances développées par l’Unité Mixte de Recherche (UMR) de Rennes dans le cadre d’une étude sur le lien entre la communication vocale chez l’étourneau et de sa vie sociale.

 

La WDCS estime que l'étude proposée contient nombre d’erreurs qui semblent impossible à rectifier, notamment parce qu’elle met en parallèle les Grands Dauphins et les étourneaux, mais aussi parce qu’elle assimile la communication chez dauphins captifs à celle des dauphins libres.

 

Nous constatons également que ce projet ne se réfère à aucune recherche actuellement menée à propos de la communication chez les dauphins ou de leurs structures sociales.

Nous croyons donc que l’ouverture d'un delphinarium au sein du parc «Planète Sauvage» ne peut aucunement se justifier par l'inclusion d’un tel projet de recherche sur la  communication chez le dauphin. Nos réserves sont reflétées par  le rapport joint en annexe du chercheur le plus renommé en matière de communication chez le dauphin, à savoir David Lusseau, et sur lequel j’attire votre attention toute particulière.

 

Une directive de l’Union Européenne des Zoos stipule que tous les zoos d’Europe  doivent "participer à des recherches qui bénéficient directement à la conservation des espèces".

Dans son étude sur les justifications scientifiques visant à maintenir des cétacés en captivité, le Dr. Sue Mayer a passé en revue l’ensemble des recherches qui avaient été menées sur des animaux captifs. Ses conclusions remettent en cause la pertinence de ces études par rapport aux bénéfices que peuvent en tirer les espèces concernées en milieu naturel sauvage.3

 

Son rapport conclut notamment "que les conditions de contrainte physique imposées par la captivité, ainsi que le comportement des animaux étudié dans un contexte artificiel, le nombre restreint d'animaux dressés et l’origine génétique changeante de la population des cétacés captifs ont de quoi faire douter de la valeur  scientifique des études portant sur des animaux captifs, en tant que modèles de leurs homologues sauvages.

La sophistication croissante des études menées en milieu libre et la pertinence accrue des données recueillies dans ces conditions jettent en effet un doute sérieux sur la pertinence des recherches menées en milieu captif"

 

Le projet de Planète Sauvage livre quelques détails extraits de l'étude de l'UMR sur le rôle social des chants d’étourneaux. Il apparaît ainsi que ces oiseaux partagent et imitent les chants (sifflements  et gazouillis) de leurs semblables au sein de groupes dont la structure sociale était sous contrôle.

 

L’idée de Planète Sauvage est qu’une telle approche est donc appropriée pour les dauphins, qui ne présenteraient pas de structures claires en termes de dominance mais s’associent par paire ou par trio d’individus ayant choisi de passer leur temps ensemble.

Cependant, dans son rapport de recherches sur les cétacés captifs, Mayer conclut que : "l'organisation sociale des animaux en captivité est déterminée par des hiérarchies de dominance. En revanche, la situation en milieu naturel est plus dynamique et les comportements agressifs sont beaucoup moins présents. Le confinement suscite également des comportements stéréotypés tels que le fait de faire sans cesse le tour du bassin dans le même sens.

 

Les études sur le comportement des animaux sauvages ont été utilisées afin d’améliorer les conditions de vie des animaux captifs, nous informant notamment sur le nombre et le sexe des individus au sein d’un groupe normal.

 

A l’inverse, les recherches sur le comportement des animaux en captivité ne semblent pas pouvoir nous aider à améliorer la conservation des cétacés sauvages, du fait de leur caractère par trop artificiel".

En outre, nous considérons que l’utilisation de protocoles de recherche destinés à l’étude des étourneaux ne peut s’appliquer valablement aux dauphins. Le niveau des échanges sociaux est très différent entre ces deux groupes d'animaux et la communication chez les dauphins est nettement plus sophistiquée que chez les oiseaux.

 

La composition des groupes d’animaux captifs est imposée par les conditions de captivité. C'est spécialement vrai pour les grands mammifères carnivores, hautement mobiles, tels que des dauphins. La petite taille des groupes maintenus ainsi que celle de leurs bassins piscine impliquent, par exemple, que la création de sous-groupes est sévèrement limitée. En captivité, l'organisation sociale des Grands Dauphins s’articule autour de la dominance des mâles. En milieu naturel, la situation est beaucoup plus dynamique.

 

Planète Sauvage propose également d'orienter ses recherches sur l’intégration de deux groupes de dauphins captifs distincts, à savoir ceux qui viennent du Parc Asterix et ceux qui étaient préalablement détenus à Harderwijk en Hollande.

Cependant, cette étude est basée sur l’examen d’interactions sociales survenant dans un milieu complètement artificiel et entre des individus qui, en milieu naturel, n’auraient jamais l’occasion de se rencontrer.

Pour cette raison, compte tenu de l’impact de la vie en captivité sur les rapport sociaux et la communication, nous croyons que les recherches proposées manquent sérieusement de pertinence et ne devraient pas être utilisées à la seule de  justifier la construction d'un delphinarium au sein du parc de «Planète Sauvage».

 

Comme indiqué plus haut, les Grands Dauphins produisent en effet des sifflements et d'autres sons pour communiquer, qui servent apparemment à maintenir les rapports sociaux. Les études déjà menées ont prouvé que ces mammifères marins disposent d’un répertoire individuel des sifflements qui leur sont propres et qu’ils peuvent imiter les sifflements d'autres individus. L’apprentissage des vocalisations est également un fait établi chez le dauphin.

 

Cependant, la vie en captivité affecte les sons produits par les cétacés, sans doute à cause de la simplification radicale de leurs activités quotidiennes, de leur environnement appauvri et des regroupements artificiels d’individus contraints de rester ensemble dans un espace confiné.

Comme Sue Mayer le note: "Les différences entre les sons produits par des animaux vivant en liberté et par ceux maintenus en captivité, les effets de la captivité et particulièrement de l'isolement social, mettent en question l'utilité et la pertinence des études sur les productions sonores des cétacés captifs".

En outre, ainsi que le «dossier scientifique» le précise, les recherches menées  dans le cadre d’un delphinarium s’avèrent souvent incompatibles avec la prestation des shows, les soins et les manipulations humaines quotidiennes qui constituent la vie des dauphins captifs.

On peut donc se demander comme l'étude proposée par Planète Sauvage à Port Saint Père parviendrait, mieux que dans un autre delphinarium, à combiner des recherches pertinentes avec l’exhibition des dauphins au public.

 

La proposition de Planète Sauvage ne prend pas en compte le haut niveau de sophistication atteint par les dauphins dans le cadre de leurs communications interindividuelles. Il est particulièrement important de noter que les recherches récemment menées en milieu naturel  nous ont permis de progresser dans notre compréhension des modes de communication chez ces mammifères marins. Ce genre d’études aurait été impossible à réaliser en milieu captif.

Nous remettons sérieusement en cause la nécessité du projet de recherche proposé par Planète Sauvage, car nous pensons qu’il ne contribuera en rien à la conservation des dauphins dans leur environnement normal, ni à une meilleure connaissance de la communication chez les cétacés. Cette recherche est périmée et inutile. La WDCS estime qu’elle n’a été proposée que dans le seul but de justifier la mise en place d’un show de dauphins captifs dans l’enceinte de Planète Sauvage.

 

Dauphins en captivité
Le confinement des dauphins et d'autres cétacés peut changer leur comportement de façon à ce point radicale que ces animaux ne sont plus représentatifs de leur propre espèce. Les dauphins sont des créatures vivantes habituées à se déplacer  sur des dizaines de kilomètres chaque jour. En captivité, ils sont contraints à  une relative oisiveté au sein d’un environnement artificiel où leur comportement est contrôlé par les humains et totalement dépendant d’eux.

 

Ces animaux sont obligés d’interagir avec des espèces ou es individus qu’ils auraient évités en milieu naturel. Ces interactions peuvent susciter un stress intense, voire des agressions mutuelles. De tels conflits peuvent également se produire entre le dauphin captif et son visiteur ou son dresseur humain. Les exhibitions de dauphins captifs ne pourront jamais montrer réellement au public toute la complexité de la vie des cétacés libres ni l’environnement marin pour lequel leurs corps ont été conçus.

 

Ces arguments ont été soutenus par le Comité pour la Protection animale du Sénat Australien, qui, dans son rapport de 1985, constate l’évidence : les cétacés en captivité souffrent du stress, d’anomalies comportementales, de mortalités élevées, d’une longévité diminuée et des problèmes de reproduction.

 

L'emprisonnement en captivité peut sérieusement compromettre le bien-être et la survie de tous les types de cétacé.
Une étude a été entreprise par l’International Marine Mammal Association en 1997 afin de comparer les taux de survie des dauphins  captifs par rapport à celui des cétacés libres.
Cette étude a indiqué que le taux annuel de survie et d'espérance de vie calculée des Grands Dauphins et des orques libres étaient sensiblement plus hauts que celui constaté chez les captifs.

 

Bien que des Grands Dauphins aient été maintenus en captivité depuis plusieurs décennies en Europe, les conditions de vie au sein des delphinariums européens restent gravement insatisfaisantes, tant en termes de santé que de bien-être pour ces animaux. La population des dauphins captifs, quoiqu’en en dise, est bien loin d’être «autosuffisante».  Rappelons enfin qu’il y a déjà deux établissements commerciaux en France qui détiennent des dauphins et des orques : le Parc Asterix à Paris, propriété du Groupe Grévin et le Marineland d’Antibes.


Ces deux établissements font déjà face à la critique du fait de leurs installations inadéquates et obsolètes, nécessitant d’incessantes réparations et provoquant un nombre élevé de décès  parmi les cétacés captifs laissés à leurs soins.
Nous ne croyons pas que Planète Sauvage ait le potentiel de fournir un enrichissement environnemental sain et varié à l’usage du bien-être des dauphins. Nous mettons sérieusement en question ses projets de recherches et nous ne pensons pas que ceux-ci puissent, de quelque manière, justifier l’enfermement de cétacés en France.

Nous invitons donc vivement les autorités compétentes de ne pas permettre la construction d'un autre delphinarium sur le territoire français.

Bien à vous,

 

Cathy Williamson

Captivity Programme Manager, WDCS

Brookfield House

38 St. Paul Street

Chippenham SN15 1LJ

UK

Tel: + 44 1249 449 500

Fax: + 44 1249 449 501

Email: info@wdcs.org

www.wdcs.org

Registered Charity No. 1014705

 

 

1 Janik. V. 2000. Whistle matching in wild bottlenose dolphins. Science 289, 1355-1357.

2 Simmonds, M.P. 2006. Into the brains of whales. Applied Animal Behaviour Science 100 (2006) 103-116.

3 Mayer, S. 1998. A Review of the Scientific Justifications for Maintaining Cetaceans in Captivity. A report for the Whale and Dolphin Conservation Society.

 

 

 

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