Akeakamai, dauphin mort pour la science

Ake Photo Kewalo Basin

Akeakamai, le dauphin prodige

Akeakamai, Phoenix et Cie morts pour la science


Hiapo s’est-il suicidé ?


Phoenix vient de mourir à son tour


Ake est morte dans les bras de ses soigneurs


Ake et les recherches sur le langage


 

 

26 février 2004

Massacre au Kewalo Basin :  tous les dauphins sont morts !

Les touristes constituaient une autre source de revenu pour le KBMML

 

Géré depuis trente ans par le Dr Louis Herman à Hawaï, le Kewalo Basin Marine Mammal Laboratory est un haut lieu de la recherche scientifique où l’on étudie notamment les capacités de compréhension du langage humain par les dauphins Tursiops. Ce célèbre centre universitaire, largement financé par la US Navy, la Science Foundation, Adobe
Acrobat, Apple Computer, le National Park Service et Earthwatch, est désormais réduit à l’état de cimetière…

Il y a peu, le Kewalo Bassin possédaient encore quatre dauphins capturés aux États-Unis.
Leur détention a permis, selon les chercheurs, de faire progresser nos connaissances au sujet de la communication
chez le dauphin. C’est ainsi que Phœnix (« Renaissance » en langue hawaïenne) a participé à des études approfondies sur la mémoire et qu’elle a démontré qu’un dauphin était capable d’identifier immédiatement n’importe quelle mélodie jouée sur n’importe quel octave.
Elele (« ambassadeur » ou « messager » ) s’est impliquée pour sa part dans une étude sur l’écholocation et elle a pu fournir la preuve que le sonar d’un dauphin permet de reconnaître la forme des objets de façon aussi précise que nous le faisons avec le regard. Et même leur matière, puisqu’à la distance d’un stade de football, un dauphin distingue une pièce de bronze d’une pièce de cuivre.
Aujourd’hui, pourtant, les quatre dauphins de ce bassin sont morts.

– Elele est décédée d’une infection abdominale le 16 décembre 2000.
– Akeakamai a été euthanasiée, suite à son cancer à la mâchoire, en date du 2 novembre 2003.
– Phoenix l’a suivie de peu dans la mort le 13 janvier 2004, sans raison apparente.
– Puis ce fut le tour de ce pauvre Hiapo laissé tout seul dans son trou d’eau et qui n’a donc pas tardé à se laisser mourir le 24 février 2004.

Hiapo a été retrouvé mort, flottant dans son bassin, ce mardi 24 février à l’aube.
Sa mort n’a été provoquée, semble-t-il, par aucune cause physiologique précise et toute l’équipe du laboratoire de recherches s’accordait à dire que ce vigoureux jeune mâle de vingt ans était en excellente santé.
Pour eux, ce décès est une surprise totale.

Sans doute ces chercheurs n’ont-ils jamais entendu parler des liens d’amitié entre les dauphins ni de leur capacité à commettre un suicide. D’après Ric O’Barry, qui a vu mourir de cette manière la petite delphine Cathy, les cétacés semblent pourtant capables de « s’auto-asphyxier » de manière volontaire quand le stress qu’ils subissent atteint un niveau trop élevé. On connaît également les histoires de ces orques ou de ces globicéphales captifs qui se sont tapé le crâne sur le mur de leur bassin jusqu’à ce mort s’ensuive. La solitude et la captivité ne font jamais bon
ménage et il n’y a rien d’étonnant à ce que des êtres dotés de conscience, de cultures et de langages choisissent de renoncer à la vie quand elle devient insupportable.

Carolyn J. McKinnie, la vétérinaire du Kewalo Bassin Marine Mammal Laboratory a pour sa part été remerciée le 29 janvier dernier. On suppose que la présence d’un ultime dauphin, de toutes façons condamné à mourir, ne justifiait pas de garder sous contrat un vétérinaire à plein temps.

De la même manière, Adam A. Pack, Ph.D.Associate director, Kewalo Basin Marine Mammal Laboratory et
Vice-president du Dolphin Institute affirme aujourd’hui que c’est la mise à des dresseurs habituels de Hiapo qui a précipité le désespoir mortel de Hiapo.

Comme le souligne Ken Levasseur, c’est évidemment l’enfermement qui tue et donc Louis Herman, le propriétaire légal de ces malheureux dauphins.

D’après d’autres messages que nous avons reçu, le Kewalo Bassin ne devrait avoir aucun mal à se réapprovisionner en cétacés frais très prochainement. Tant il est vrai que les recherches militaires sont en jeu dans ce dossier, la
récente guerre d’Irak nous ayant rappelé que les dauphins sont plus que jamais appelé sous les drapeaux ces temps-ci…

Lire à propos de la mort de Hiapo :

http://starbulletin.com/2004/02/26/news/story3.html

http://www.honoluluweekly.com/archives/coverstory 2001/11-14-01 Dolphin/11-14-01 Dolphin.html

Pour plus d’informations :

Ken Levasseur  
Cetaman@aol.com
808-239-5875
http://whales7.tripod.com/policies/levasseur/

 

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19 janvier 2004

Phoenix n’a pas supporté la mort de son amie

Phoenix  Kewalo Basin copyright

Phoenix, le dauphin femelle de 27 ans

Phoenix, le dauphin femelle de 27 ans maintenue captive au Kewalo Basin à Hawai, vient de décéder à son tour samedi dernier, deux mois à peine après le décès de sa grande amie Akeakamai.

Celle-ci, rappelons-le, fut euthanasiée suite aux terribles souffrances que lui causait son cancer à la mâchoire.

Il y a de cela 25 ans, Phoenix et Akeakamai ont été capturées dans le Golfe du Mexique puis amenées ensemble en
Polynésie, jusqu’au laboratoire du Dr Louis Herman, afin d’y servir à des recherches sur les capacités cognitives et
communicationnelles chez le dauphin Tursiops.

Bien qu’une tumeur ait également été décelée à l’intérieur de la bouche de Phoenix, aucun lien entre ces
deux types de cancer ne semble encore avoir été découvert, selon le porte-parole du bassin concerné, Jim Manke.
Les autopsies sensées fournir une explication à la mort de ces deux dauphins sont toujours en cours et vivement
attendues par les défenseurs des animaux.

Parmi ceux-ci, Cathy Goeggel, directeur de recherche au sein de l’assocation « Droits des animaux à Hawaii » a
déclaré qu’elle se sentait particulièrement préoccupée par la situation du dernier dauphin prisonnier, désormais
seul dans son bassin. Il s’agit du dauphin Hiapo, un nom qui signifie « Mâle premier-né » en langue hawaÏenne.

En 2002, Mme Goeggel s’était jointe aux douzaines de protestataires qui voulaient libérer les trois derniers sujets d’expérience de Louis Herman.

Dès 1977, Ken LeVasseur, un chercheur indépendant, avait été condamné pour « vol au premier degré » après avoir
libéré deux dauphins du laboratoire du Kewalo Basin. En 2002, Ken avait également attiré l’attention du public sur
rapport du Ministère de l’Agriculture des USA signalant que cet étabissement de recherches n’était pas conforme aux
règlements en vigueur sur les delphinariums.

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Akeakamai s’est éteinte dans les bras de ses soigneurs

Ake dit "oui" Photo Dolphin Institute

Ake dit « oui » Photo Dolphin Institute

5 novembre 2003

Les chercheurs et le personnel du Laboratoire de recherches sur les mammifères marin du Kewalo Basin pleurent aujourd’hui la mort de l’une de leurs résidentes parmi les plus aimables et les plus connues, une delphine Tursiops âgée de 27 ans du nom d’Akeakamai.

« Ake est morte un dimanche pendant la nuit, entourée de tous ses amis qui la tenaient dans leurs bras, l’embrassaient, la couvraient de larmes et la caressaient doucement » a raconté Louis Herman, psychologue à l’Université d’Hawaï qui a fondé et dirige aujourd’hui le Kewalo Basin.

« Durant toute son existence en notre compagnie, c’est vraiment le dauphin qui nous a mené le plus loin dans la
connaissance des capacités cognitives et communicationnelles des cétacés »

Akeakamai (mot qui signifie « Amoureux de la sagesse » en langue hawaïenne) ainsi que Phoenix, un autre dauphin femelle, ont toutes deux été capturées dans le Golfe du Mexique puis amenées par Louis Herman jusqu’en
Polynésie, il y a de cela 25 ans.

Alors âgées d’environ un an et demi chacune, ces deux delphines ont grandement contribué à une meilleure connaissance scientifique de l’intelligence des dauphin, de leurs perceptions sensorielles et de leur langage.
Ake s’est en outre rendue utile à la recherche vétérinaire sur les animaux captifs, puisqu’elle luttait depuis cinq ans contre son cancer de la bouche. Le Dr. Carolyn McKinnie, le vétérinaire du laboratoire, avait tenté divers traitements
mais la tumeur ne pouvait être éliminée.

Le 16 août dernier, la delphine a subi une opération médicale exceptionnelle, menée au sein même du laboratoire par le Dr.John Lederer, directeur médical du Nae’a Radiation Oncology Department au sein du Queen’s Medical Center.
Celui-ci a traité la tumeur par le biais d’une technique appelée « brachythérapie », qui consiste en l’implantation de « graines radioactives » au sein même de la tumeur. On utilise cette technique pour les patients atteints du cancer de la prostate, mais elle n’avait jamais été encore appliquée à un animal.

Herman a insisté sur le fait que la tumeur avait effectivement régressée mais que des complications étaient survenues, sans doute associées en partie au traitement antibiotique à long terme que reçoivent tous les dauphins captifs pour les préserver d’une invasion bactérienne.

La delphine était particulièrement sensible aux attaques de E. coli, qui ne peut être combattue qu’à l’aide de deux antibiotiques.
« Mais nous sommes parvenus à contrôler le problème » a déclaré Herman. « Cependant, Ake est devenue de plus en plus faible en raison du climat de stress qu’elle devait endurer lors de ces examens et de ces traitements médicaux.
Vers la fin, elle a commencé à avoir du mal à respirer. Quelques semaines plus tôt, le dauphin mâle Hiapo s’était fâché sur elle et lui avait donné un grand coup de caudale, ce qui a provoqué chez Ake une petite hémorragie
interne au niveau de sa cage thoracique, qui a rendu pénibles les mouvements de ses poumons « 

Lois Herman a encore raconté qu’à 5:30 heures du matin, ce dimanche, il a reçu un appel urgent du laboratoire.
Ake se tenait au milieu du canal reliant les deux bassins et le personnel était en train de lui administrer de l’oxygène par l’évent pour soutenir ses efforts respiratoires.

« Toute la journée, Ake s’est reposée dans le canal, la tête posée dans mon giron, soutenue par tous ses amis. C’est un
animal d’une force incroyable et tellement présente dans nos cœurs, nous avons voulu lui donner toutes les chances de survivre jusqu’au bout »

À 18 heures, Louis Herman s’est résolu pourtant à prendre une décision difficile, avec l’accord de tous les soigneurs.
« Nous nous sommes tous réunis autour d’elle, nous lui avons dit notre dernier « Aloha » (Adieu en Hawaïen).
Tout le monde s’étreignaient en pleurant dans les bras l’un de l’autre…  »

La petite Ake a reçu alors un sédatif et « tout simplement, elle s’est endormie », a conclu Herman

Une autopsie pratiquée la nuit de ce même dimanche a pu montrer que son décès était due une accumulation
de grandes quantités de fluide sanguin dans ses poumons. « La brachythérapie semble avoir fonctionné. La tumeur avait bien régressé. Ake nous laisse donc au moins avec cette découverte, qu’une telle thérapie peut être employée pour traiter d’autres dauphins » a encore déclaré Louis Herman.

Ake sera incinérée et ses cendres rendues pour toujours à l’océan lors d’une cérémonie privée.
Louis Herman a indiqué que le laboratoire a reçu des appels et des fleurs de la part de nombreux autres laboratoires et de chercheurs partout dans le monde.
« C’est tout simplement incroyable comme le sort d’Akeakamai a pu toucher tant de personnes… Toutes se disent choquées et attristées par son décès »

Un article de Helen Altonn
haltonn@starbulletin.com
publié dans le Star Bulletin
http://starbulletin.com/2003/11/05/news/story6.html

Merci à Franck Dupraz de nous avoir communiqué cet article !

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Akeakamai et la compréhension du langage chez le dauphin

Ici, expériences sur le langage menée en Mer Noire par V.Markov

Ici, expériences sur le langage menée en Mer Noire par V.Markov

Louis Herman est l’un des rares chercheurs à mener des études approfondies sur la communication et les
capacités cognitives des dauphins. S’il étudie également la notion de « conscience de soi » chez le dauphin, son instrument de travail privilégié est la création de langues artificielles, c’est-à-dire de langages simples crées
pour l’expérience, permettant d’entamer des échanges avec les dauphins.
Herman a donc appris à deux dauphins, respectivement nommés Akeakamai (Ake) et Phoenix, deux langues
artificielles.

Phoenix a reçu l’enseignement d’un langage acoustique produit par un générateur de sons électroniques.
Akeakamai, pour sa part, a du apprendre un langage gestuel (version simplifiée du langage des sourds-muets),
c’est-à-dire visuel.
Les signaux de ces langues artificiels représentent des objets, des modificateurs d’objet (proche, loin, gros, petit, etc.)
ou encore des actions. Ni les gestes ni les sons ne sont sensés représenter de façon analogique les objets ou les
termes relationnels auxquels ils se réfèrent.

Ces langages s’articulent également selon des règles de grammaire simples, ce qui signifie que l’ordre des mots
influe sur le sens de la phrase. Phoenix a appris une grammaire classique, enchaînant les termes de gauche à
droite (sujet-verbe-complément) alors que la grammaire enseignée à Ake allait dans l’autre sens et exigeait de sa
part qu’elle voit l’ensemble du message avant d’en comprendre le sens correctement.
Par exemple, dans le langage gestuel de Ake, la séquence des signaux PIPE-SURFBOARD-FETCH (« tuyau – planche à surf – apporter ») indiquait l’ordre d’amener la planche de surf jusqu’au tuyau, alors que SURFBOARD-PIPE-FETCH (« planche-tuyau- rapporter ») signifiait qu’il fallait, au contraire, amener le  tuyau jusqu’ à la planche de surf.

Phoenix et Ake ont ainsi appris environ 50 mots, lesquels, permutés l’un avec l’autre au sein de séquences courtes,
leur permirent bientôt de se servir couramment de plus de mille phrases, chacune produisant une réponse neuve et
non apprise.

Compte tenu de l’influence possible de la position dans l’espace des expérimentateurs sur l’expérimentation, les lieux
d’apprentissage et les entraîneurs se voyaient changés de session en session.
Dans le même temps, des observateurs « aveugles », qui ne connaissaient pas les ordres et ne voyaient pas les
entraîneurs, notaient simplement le comportement des dauphins, afin de vérifier ensuite qu’il correspondait bien aux commandes annoncées.

Les entraîneurs allaient jusqu’à porter des cagoules noires, afin de ne révéler aucune expression ou intention faciale
et se tenaient immobiles, à l’exception des mains. Les dauphins se montrèrent capables de reconnaître les signaux
du langage gestuels aussi bien lorsqu’il étaient filmés puis rediffusés sur un écran vidéo que lorsque ces mêmes
signes étaient exécutés à l’air libre par l’entraîneur.

Photo Dolphin Institute

Expérience avec Ake

Même le fait de ne montrer que des mains pâles sur un fond noir ou des taches de lumière blanche reproduisant la dynamique des mains, a largement suffi aux dauphins pour comprendre le message ! Manifestement, il semble donc que les dauphins répondent davantage aux symboles abstraits du langage qu’à tout autre élément de la communication.

Par ailleurs, si les dauphins exécutent aisément les ordres qu’on leur donne par cette voie gestuelle, ils peuvent également répondre de façon correcte à la question de savoir si un objet précis est présent ou absent, en pressant le levier approprié (le clair pour PRESENT, le sombre pour ABSENT). Ceci démontre évidement leur faculté de « déplacement mental », qui consiste à manipuler l’image d’objets qui ne se trouvent pas dans les environs.

Ake dit "oui" Photo Dolphin Institute

Ake dit « oui » Photo Dolphin Institute

Des expériences additionnelles ont conduit à préciser comment le dauphin conçoit l’étiquetage des objets, comment
il les qualifie de son point de vue mental.
« Nous avons constaté » nous dit Louis Herman, « qu’au regard du dauphin, le signe CERCEAU n’est pas seulement le cerceau précis utilisé dans le cadre de cette expérience précise, c’est plutôt TOUT OBJET DE GRANDE TAILLE
PERCE D’UN TROU AU MILIEU. Un seul concept général associe donc pour le dauphin les cerceaux ronds, carrés, grands et petits, flottants ou immergés, que l’on utilise généralement lors de la plupart des expériences ».


 

Commentaires
Les travaux de Louis Herman, que l’on dit financés par la US Navy à l’usage de ses célèbres « dauphins soldats » se
concentrent donc essentiellement sur le phénomène de la « compréhension » du langage bien plus que sur la « production » de langage, arguant que la compréhension est le premier signe d’une compétence linguistique chez les jeunes enfants et qu’elle seule peut être testée de façon rigoureuse.

La structure grammaticale qui fonde ces langages enseignés s’inspire de celle de l’anglais. Certains chercheurs ont
noté qu’il aurait été mieux venu de s’inspirer davantage de langues à tons ou à flexions, comme le chinois, dont la
logique aurait parue plus familière aux cétacés. D’autres, tel Ken Levasseur, regrettent le côté mécanique de ces apprentissages, qui laissent peu de place à l’inventivité naturelle des dauphins et surtout, ne tiennent aucun compte des langues naturellement parlées par eux. Aucun rapport, donc, entre les travaux d’Herman ou de Vladimir Markov, à ceci près qu’ils prouvent que les odontocètes sont capables de manier la grammaire et de faire usage d’un vocabulaire.

Une dernière remarque à propos du récit tragique qui ouvre cette page : même aimés, même soutenus, même baignés par les larmes de leurs dresseurs, les dauphins n’ont décidément rien à faire dans un bassin.
Des expériences telles que menées par Louis Herman ou par le Projet Delphis se devraient éthiquement d’être conduites en milieu naturel avec la coopération volontaire de dauphins libres et non sous la contrainte.
Ake est morte à 27 ans, le bel âge chez les delphines qui, on le sait aujourd’hui, peuvent atteindre la soixantaine voire plus en liberté.

Les stimulations intellectuelles incessantes dont a bénéficié Ake – pour son plus grand bonheur sans doute – n’ont pas suffi à la préserver du « mal des bassins » : confinement, stress du à la promiscuité, nourriture inadaptée, abus d’antibiotiques ont provoqué, pour elle comme pour des milliers d’autres cétacés captifs, un décès trop précoce et tragiquement banal. Les cancers de la mâchoire sont peu fréquents chez les dauphins libres.

Les dauphins doivent être nos partenaires et nos amis, pas nos esclaves !
Et ce fait n’échappe pas, semble-t-il, à ceux-là même qui les gardent en prison, puisqu’on rendra à la petite delphine Ake les honneurs funéraires dus à un être humain…

 

ake-test

Ake déploie son intelligence