Angel, le petit dauphin blanc dans l’enfer de Taiji

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Angel en mars 2014 : harassée de toutes parts, couverte de blessures, le rostre blessé de s’être cogné aux vitres…

Angel, le petit dauphin blanc dans l’enfer de Taiji


19 octobre 2016

Angel survit toujours

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17 janvier 2016

Angel dans l’enfer de Taiji

Il y a deux ans, le 17 janvier 2014, une tribu de plus de 250 dauphins Tursiops était sauvagement rabattue dans la baie de Taiji.
Parmi eux, Angel et sa maman. Elle fut aussitôt repérée par les esclavagistes japonais et arrachée à sa famille.  Sa mère s’est suicidée et toute sa famille a été massacrée après quatre jours d’horreur absolue. La petite delphine est aujourd’hui l’un des fleurons du sinistre Taiji Whale Museum.
Et même si elle parvient encore à survivre aujourd’hui, son existence est bien différente de celle qu’elle menait en mer…

 


17 janvier 2015

Angel un an après sa capture

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Angel un an après sa capture. Elle est la seule de son espèce dans un bassin verdâtre.

 


17/2/2014

Angel est arrivée au Taiji Whale Museum

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Angel, le 17/2/2014. On la voit tourner en rond pendant des heures dans son bassin minuscule. Sa maman lui manque…

 

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Angel, le 17/2/2014

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4/2/2014

Comment va la petite Angel ?

Pas bien. On l’avait vue parmi d’autres très jeunes dauphins dans une piscine circulaire, tournant en rond et collés l’un à l’autre, juste après le suicide de sa mère.
Depuis, elle a été déplacée dans un bassin à part, car tous les autres delphineaux lui chipaient sa nourriture. Elle souffre  de la lumière et garde le plus souvent ses yeux rouges fermés le jour pour les ouvrir la nuit. Elle est timide mais pas malade. Le Taiji Whale Museum y voit un objet d’études mais déclare d’emblée que les albinos ne vivent pas longtemps. Comment le sait-il alors que c’est le premier albinos jamais capturé ? Mais il est vrai que la moyenne de survie est de 4 ans dans ces bassins de Taiji.

Le Musée de la Baleine ajoute qu’il ne séparera pas de sa prise  – dont il prend grand soin – sauf si un autre aquarium ou un centre de recherches pouvait lui fournir un meilleur environnement plus avantageux pour elle. En attendant, bien qu’elle tétait encore sa mère par intervalles, on la nourrit mieux que les autres de poissons morts, car on désire la conserver un peu.

Il faut imaginer ce que représente la vie dans les citernes bleues et les bassins minuscules du Taiji Whale Museum.
La folie, la peur, la mort des autres, de tant daures une fis les capturs faites, puis la soumission absolue, la volonté broyée.
Survivre est sans doute pire que de mourir sur place.

Lire l’article de Tim Zimmerman
Voir la vidéo

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Angel : première photo de sa captivité en janvier 2014

 


18 janvier 2014

Angel arrachée à sa mère et à sa famille

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La famille se rassemble autour d’Angel, consciente de ce que la cadette albinos va attirer les regards sur elle.

 

On l’a vue qui se serrait très fort contre sa maman pendant que les tueurs rabattaient avec elle un méga-pod de 250 dauphins Tursiops vers la baie de Taiji.
On a vu des adultes entourer la mère et l’enfant pour les protéger. On a vu sa mère se battre pour empêcher sa capture.
Puis, folle de désespoir, après avoir fait du spy-hopping et appelée sa fillette des heures durant, on a vu cette mère se laisser couler sous l’eau pour ne plus jamais remonter. Les suicides sont fréquents pendant ces chasses.

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Aujourd’hui, on voit Angel tourner en rond dans une cuve crasseuse aux côtés d’autres orphelins.
La petite fille est en Enfer. Elle ne comprend pas. Elle a peur. Elle a faim. Où est sa Maman ? La petite albinos a été séparée des siens et transférée très vite au Taiji Whale Museum. Si vite que son rostre saigne. Qui l’a blessée ?

Cette gamine albinos ne s’appelle pas Angel, bien sûr.
C’est ainsi que Ric O’Barry l’a baptisée pour attirer l’attention sur elle. Elle porte un vrai nom de dauphin, une signature sifflée. Il y a quelques jours à peine, Angel fendait les flots en appellant sa maman par son nom. Et elle lui répondait par le sien.  Sa vie sociale était très intense.
Ses tantes, marraines, cousines, amis, soeurs et grands frères, ces ados écervelés avec qui  elle aimait jouer …
Tout le monde a disparu. C’était pour elle comme une bulle d’amour, d’échanges, de dialogues un petit village marin où l’on est jamais seul. Ce jour là, plusieurs clans s’étaient rejoints pour faire la route ensemble le long du vaste courant marin qui vient lécher les côtes de Taiji. Soudain le cauchemar a commencé.
Le son atroce de tubes métalliques frappés sous l’eau, le bruit des bateaux, la fuite, la lutte, la baie, les filets et puis des Hommes qui ont plongé dans l’eau et qui se sont emparé d’elle…

Aujourd’hui, Angel est toute seule. 
Ses jeunes compagnons de bassin viennent eux aussi d’être capturés mais dans un autre pod, un autre jour. La machine de mort ne cesse jamais à Taiji durant la belle saison. Tous ont perdu leur mère.
Angel n’est âgée que d’un an, elle est à peine sevrée. En liberté, les enfants ne s’éloignent de leur maman que vers 3 ans, mais ne vont jamais très loin. Les jeunes ne partent voyager que  vers 10 ou 12 ans,mais reviennent. Et les jeunes femelles comme Angel retournent vite se blottir dans les nageoires de leur maman, dès lors qu’un beau mâle les aura mise enceintes.
Angel n’aura jamais d’enfant. Pas plus qu’aucune des malheureuses enfermées dans cet enfer.

Tout le monde a disparu.
Dans la baie sanglante, ils étaient plus 250. Les dresseurs sont arrivés. Ils ont fait choix de ceux qui seraient esclaves.
60 dauphins ont été sélectionnés pour les delphinariums, puis saisis avec un violence rare. Le cauchemar a duré 4 jours.

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Taiji, 17 janvier 2014. Le bateau laboure le dos des dauphins avec son hélice


Quant aux 200 autres, la plupart ont été tués d’une tige de métal enfoncée dans la tête.

Pendant que la baie était encore sanglante, quelques survivants ont été repoussés en mer, loin de leur famille morte ou captive. Beaucoup étaient blessés, malades ou encore en bas âge, sans espoir de survie.

Ils sont restés longtemps devant la baie, même après que les filets aient été enlevés.
Il a fallu les CHASSER vers le large, cette fois, en tapant sur les même tubes en métal. Ils n’avaient plus rien à perdre. Leur vie était détruite. Ce qu’ils avaient de plus précieux au monde, leur tribu, leurs amis, leurs parents, tout cela avait disparu en quatre jours de cauchemar absolu. Une tuerie et des séparations déchirantes d’enfants enlevés à leur mère auxquels ils ont du assister tout ce temps. Ces cris. Ces appels. Ces râles d’agonie, le goût de ce sang, ces noyades désespérés sous un filet, le moteur hors-bord qui leur laboure le dos, le sadisme insensé des hommes. Le Japon parle d’une tradition. C’est un crime de guerre annuel.

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Si elle survit, Angel deviendra un moment une « bête de spectacle ».
Comme Haruka, le dauphins aux 4 nageoires, qui survécut 6 ans à la captivité, on la présentera comme un cas scientifique. D’ores et déjà, les médias japonais raportent que « de braves pêcheurs on sauvé un jeune dauphin albinos extrêmement rare. Le Taiji Whale Museum en fait d’ores et déjà un objet d’études fort intéressant ».
Elle restera probablement toute sa courte vie à Taiji – à moins qu’un riche client chinois ou arabe ne se présente – avant de mourir misérablement dans un aquarium pour poissons rouges.

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Haruka


Le Japon insulte les autres pays développés en affichant cette politique de meurtre ultra-nationaliste, arrogante et paranoïaque.
En massacrant à outrance ses dauphins, au point de menacer l’espèce, le Premier Ministre du Japon veut prouver à la face du monde que personne ne lui dictera ce qu’il doit faire. Toute opposition est muselée dans ce pays qui envoie sa propre police pour asister et soutenir les assassins de Taiji. Cette dérive est  dangereuse et devrait alerter toutes les démocraties du monde.

Répétons-le : les chasses à Taiji, ce n’est PAS une tradition.
Pourquoi faut-il que toute la presse reprenne en choeur les mensonges de Shizo Abe ? Les premières chasses à Taiji datent de 1933 quand le Japon s’enfoçait dans une crise économique terrible. Il y en eut d’autres en 1936 puis en 1944, juste avant la défaite du Japon.  Il a fallu attendre 1969 pour que ces chasses reprennent à large échelle. L’histoire de la chasse aux dauphins n’a donc pas 400 ans d’âge mais 45 ! En outre, en 1969 la raison de la reprise des chasses fut que le Taiji Whale Museum désirait acquérir des globicéphales et des pseudorques, pour les revendre à SeaWorld. Les chasses de Taji n’ont d’autres raisons d’être que le profit  et n’ont RIEN à voir avec la merveilleuse culture japonaise.

On ne tolérerait ce comportement de la part d’aucun pays du monde, mais le Japon, lui, peut se le permettre.
C’est un fidèle allié de l’Occident en Asie.
Nos gouvernements portent à cet égard leur part de responsabilité en se taisant dans toutes les langues. Le fameux tweet de l’Ambassadrice des USA aux Japon, Mme Caroline Kennedy, exprimant ses « préoccupations » face à ces massacres en chaîne, a soudain donné à la campagne médiatique menée avec rage par les associations et les militants derrière leurs claviers, un souffle énorme, qui a touché CNN, le Monde et même notre télévision et nos quotidiens belges, muets depuis des années à propos de ces massacres.

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Tous ces enfants du même âge se pressent terrifiés contre un adulte.

Mais à ce massacre, en ont déjà succédé bien d’autres, jusqu’en avril.
Nous vous demandons donc d’écrireA votre ambassade japonaise, au Premier Ministre du Japon et aux Pêcheries elles-mêmes. Exigez d’eux qu’ils mettent fin aux chasses au rabattage à Taiji. Il est bien évident qu’ils n’en feront rien mais cette fois, la pression internationale aussi bien que nationale a été et reste puissante, en ce 19 janvier 2014.
Elle s’avère efficace.

Plusieurs associations japonaises ont protesté à leur tour.
Trois d’entre elles ont adressé un texte musclé à la WAZA, lui rappelant ses principes éthiques et le fait que, nées dans les années 30, les chasses aux dauphins n’ont rien de traditionnelles. Plusieurs média du monde entier, y compris japonais, ont relayé l’événement. Cela ne suffira pas à faire cesser l’horreur, bien entendu. Mais cela aidera les activistes locaux et trouchera peutêtre les politiques. Car si le Japon n’est que l’ignoble bras armé de ces crimes, c’est l’industrie de la Captivité, c’est le Marineland d’Antibes, le Parc Astérix, le Boudewijn Seapark, SeaWorld, Harderwijk et tous les cachots aquatiques qui sont le moteur ronflant de ce marché lucratif, de cette vente d’esclaves qui vide les océans de ses deniers cétacés.

Et tant que les delphinariums tourneront, des dauphins seront capturés à Taiji.
Le Japon est actuellement le principal pourvoyeur de dauphins dans le monde, suivi de près par la Russie et par les Iles Salomon.  C’est un marché en plein boom dans les pays émergents. C’est pourquoi nous exigeons que l’Europe déclare illégale la détention de cétacés vivants à des fins attractives, afin de donner l’exemple, comme l’Inde vient de le faire.

 

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Ce n’est pas une tradition, c’est un business.


 

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Angel blessée au moment de sa capture