LE MARINELAND
D'ANTIBES

Maintenir des orques en
toucher ! A
n'importe quel prix ! C'est ce que veut le Singe Humain !
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D’après le vétérinaire Franck Dupraz, membre du Gecem, "Sharkane était malade depuis plusieurs mois. Tout semble avoir été entrepris pour la soigner. De nombreux vétérinaires et spécialistes ont été contactés et ont fait le déplacement à Antibes. La bactérie qui l'a infectée (Pseudomonas aeruginosa, fréquente chez les immunodéprimés) constitue un germe très pathogène et très résistant aux antibiotiques". Ce genre de
pathologie advient aussi en mer libre. Pour Sharkane, pas plus que pour Iris, Tex, ou tant d’autres cétacés morts captifs avant l’âge, on ne saurait affirmer avec certitude que le fait de lui avoir enlevé ses enfants, un par un, ait pu affecter ou non ses défenses immunitaires, d’autant que les rapports de nécropsie restent «Secret Defense » et ne sont pas publiés. Par contre, le
stress, qu'il soit physique ou psychique a effectivement des répercutions
néfastes tout à fait objectives sur le dit système immunitaire. Le fait qu'on lui ait enlevé ses gosses ait de toute évidence affaibli ses défenses immunitaires. Cela pense, une orque, et pas un peu, et cela souffre. En principe, tout le monde reste près de Maman toute sa vie, dans une tribu normale. On sait d’expérience que lorsque une orque dominante est capturée, tout le clan se désintègre et les individus "secondaires" qui le composent finissent par mourir, même en liberté. L'inverse doit donc être vrai également... Il faut donc interdire cette pratique en France, pour commencer, et dans toute l’Europe, qui reste une référence scientifique pour la plupart des pays émergents avides d’arguments pseudo-pégagogiques. Dernières nouvelles 2006-2007
Lire quelques uns de nos dossiers relatifs aux orques http://www.dauphinlibre.be/hyack.htm http://www.dauphinlibre.be/kalyachild.htm http://www.dauphinlibre.be/tom.htm http://www.dauphinlibre.be/links.htm#Orques Halyn, un bébé orque décède au SeaWorld de San Antonio, Texas hyper-Super-pods d'orques en chasse au
Kamtchatka Asuka, l'avant
dernière survivante la vidéo de la capture de ces orques innocentes Pascuala vient de mourir !
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les dauphins du
Marineland Marineland : un cirque parmi tant d'autres !
Un récit de brigitte sifaoui Dossier
Shouka Août 2004 juillet
2004 Vallejo se prépare à accueillir Shouka
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Arrivée en avril 2004 et toujours seule aujourd'hui
Shouka en Californie
une marque déposée !
Notez le petit "TM" à la hauteur du "A" de "Shouka".
les orques ne sont que des marchandises pour les gérants de ces cirques...
Shouka, la petite orque arrachée à sa famille d'Antibes par des margoulins sans scrupule - qui aiment leurs animaux, disent-ils, mais ne les en vendent pas moins aux plus offrants ! - est aujourd'hui toujours aussi seule qu'à son arrivée, tournant sans fin dans son minuscule bassin de Californie.
Dans ces conditions, elle ne risque pas de vivre bien longtemps et c'est pourquoi sans doute, les gérants du parc ont déposé leur marque Shouka TM.
Quand elle mourra, comme "Shamu" ou "Flipper", d'autres orques lui succéderont qui porteront son nom.
Mais puisque les cétacés d'une même espèce se ressemblent tous à nos yeux et qu'il faut être expert pour les distinguer l'un de l'autre, le public enfantin particulièrement ciblé n'y verra que du feu, juste heureux de contempler les pitreries d'un vrai "monstre marin", d'une "baleine tueuse" enfermée dans un trou avec son courageux dresseur !
Lequel, comme on le sait, n'est cependant pas à l'abri d'un accident futur.
Les orques trop solitaires se fâchent parfois et tuent.
Shouka pourrait, elle aussi, "péter les plomb" un jour..
(Merci à P. pour les photos et l'info )
Nous venons par ailleurs de recevoir ce jour (3/8/2004) un message urgent de Franck Dupraz, responsable de Réseau Cétacés :
Une mauvaise nouvelle pour commencer la journée: Neocia, orque captive âgée de 12 ans du Marineland Canada vient de décéder. Elle était malade depuis plusieurs jours. J'espère que je réussirais à avoir le compte-rendu de l'autopsie.
Autre mauvaise nouvelle pour ceux qui ne sont pas encore au courant, Kshamenk est de nouveau sur le point d'être transféré en Californie pour tenir compagnie à Shouka. Je rédige une lettre de protestation pour RC ainsi qu'une lettre type que les internautes pourront envoyer et que je communiquerais dans une newsletter.
Ce transfert de Kshamenk est illégal selon la loi argentine, et de plus l'entreprise Six Flags propriétaire de Shouka est en pleine crise financière et est au bord de la banqueroute.Franck
On lira en anglais à propos de l'illégalité du transfert de Kshamenk (si fréquente dans le business du cétacé esclave) l'information suivante :
http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?file=/chronicle/archive/2004/08/03/BAGI781MOK1.DTL
VALLEJO
Six Flags' orca pursuit not black and white
U.S.-backed whale importation would violate Argentine export law
Six Flags Marine World in Vallejo is trying to import a captive Argentine orca, angering marine-mammal advocates who say the whale should swim free. Six Flags revealed its intention to apply for a federal application to import "Kshamenk," a male orca captured in 1992 in Patagonia, in a July 14 letter to the National Marine Fisheries Service, the federal agency that oversees the international trade in whales, dolphins and other marine mammals.
"Shouka," a female killer whale, is already in residence at Vallejo. Six Flags officials said they hope Kshamenk and Shouka will become paramours and, ultimately, parents.
Joe Meck, vice president and general manager, said it is also likely Kshamenk will participate in the amusement park's orca show, which features the black-and-white, multi-ton predators performing various stunts. Meck said Kshamenk would be brought in to the United States on loan from Mundo Marino, the Buenos Aires aquarium that would continue to own the whale.
"This continues our long-standing program of scientific research and study," Meck said. "Our primary goal is breeding these whales. We want to learn more about them."Mark Berman, the assistant director of the International Marine Mammal Project for Earth Island Institute in San Francisco, said the whale should be released to the open seas. "This is a captive whale, taken from his family group when he was young,"
said Berman. "It's irresponsible for Six Flags to continue the insidious trade in orcas. It's time for Kshamenk to go back to his family, not to a tank in the U.S. thousands of miles from his home.
" Kshamenk originally swam with a population of orcas that hunt elephant seals and sea lions off Patagonia. The group has evolved a singular technique for taking prey: They sidle next to pinniped rookeries on gently sloping beaches, then lunge suddenly out of the water to snare unsuspecting seals.
They sometimes extend almost a full body length out of the water and must shimmy backward on the sand to regain the sea. Their kills have been documented on video and have been widely aired. Kshamenk was a juvenile whale, between 4 and 6 years old, when he was stranded on a beach during an attempted kill.
At that point, he should have simply been returned to the sea, said Berman. Instead, he was transported to Mundo Marino. "He is wild and still retains his predatory instincts," said Berman. "He is a perfect candidate for reintroduction to the wild." Meck said the Argentine government took sworn affidavits that Kshamenk was terminally stranded.
"Mundo Marino rescued and rehabilitated him," Meck said. "A number of whales have died from similar strandings down there."
Six Flags applied for permits from the fisheries service and the Argentine government to import Kshamenk for its Cleveland, Ohio, park in 2001. The fisheries service granted the permit, but the Argentine government refused, citing a law that forbids the exportation of the nation's wildlife.Six Flags sold the Cleveland park to an "animal-free" amusement company called Cedar Fair in early 2004. Shouka went to Vallejo in May -- despite Earth Island's efforts to get her released to the wild. The original fisheries service permit for Kshamenk expired in May. If the new permit is granted, it will differ from the original permit primarily in Kshamenk's final destination: Vallejo rather than Cleveland.
Berman said he is puzzled by Six Flags' move, because the Argentine law against orca exportation is still in effect. "I'm curious how they plan to get around that," he said. Meck said he was unaware of the Argentine law, "but I'm sure our attorneys are working on it."
Jennifer Skidmore, a biologist with the fisheries service's permit division, said the importation of orcas for public display purposes is
allowed under the U.S. Marine Mammal Protection Act.
That's the critical legislation, Skidmore said, that determines whether an importation application will be approved. "We can't issue any permit that violates U.S. law," Skidmore said, "and the applicant is also required to fulfill any foreign export obligation."
If the service approves Six Flags' application, said Skidmore, a 30-day public comment period will ensue, followed by a final agency decision.
Reçu de : Cathy Williamson
Captivity Campaigner
WDCS, the Whale and Dolphin Conservation Society
WDCS
Brookfield House
38 St Paul Street
Chippenham
Wiltshire
SN15 1LJ
T: 01249 449 523
F: 01249 449 501
http://www.wdcs.org
Les dernières images de
Shouka, lors d'un dressage :
Shouka-la-Solitaire à Vallejo
31 mai 2004
Manifestation en faveur de l'orque Shouka
devant le Six Flags marine World à VallejoCe lundi 31 mai 2004, jour du Memorial Day, l'association de protection animale «In Defense of Animals» organise une manifestation devant le Six Flags Marine World à Vallejo Californie, afin de sensibiliser le public à la situation dramatique de la petite orque solitaire Shouka, juste arrivée de l'Ohio.
L'association rappelle que le Six Flags Marine World a déjà massacré 6 orques, 39 dauphins, 5 éléphants et une bonne douzaine de kangourous et de wallabies depuis le début de sa sanglante histoire. Elle insiste également sur les conditions de vie aberrantes imposées à Shouka, alors que par essence, les orques sont des êtres de culture et d'intelligence qui ne quittent jamais leur famille !
In Defense of Animals
http://www.idausa.org/
Contact : deniz_b@yahoo.com
Lire pour rappel le scandaleux "permis d'importer des orques" délivré par les Services Américains compétents, totalement à la solde de l'industrie du spectacle.
http://www.nmfs.noaa.gov/prot_res/overview/New.html
19 avril 2004Shouka est arrivée en Californie !
Shouka, ainsi que les dauphins, les otaries et les loutres de l'ex Six Flags Ohio ont été transférés lundi 19 avril d'abord par avion à partir du Cleveland Hopkins International Airport puis par camion vers le Marine World de Vallejo en Californie.
Une petite fanfare a accompagné la sortie de l'orque Shouka.
Une grue l'a soulevée dans les airs hors de sa piscine avant de la déposer dans le caisson spécialement conçu pour son transport et sur lequel il était écrit : "A manipuler avec amour".
Ses dresseurs de l'Ohio ont accompagné Shouka jusqu'à l'aéroport en roulant sur un seul front que précédaient des voitures de police tous gyrophares allumés.
Un groupe de 7 jeunes ont acclamé le convoi sur la route Ohio 43 lorsque Shouka et son escorte passaient.
Franck Dupraz, responsable de Réseau Cétacés, nous adresse par ailleurs les précisions suivantes à propos d'un possible retour de Kshamenk, le "fiancé impossible" de Shouka...Jeudi 22 avril 2004 19:17
Bonsoir,
Et les mensonges continuent...
Les nouveaux propriétaires de Shouka prétendent dans tous les articles qui sont parus aux USA que le bassin du Marine World de Vallejo est plus grand que celui du Marineland d'Antibes. Chose impossible puisque le bassin des orques du MLF est le plus grand au monde (à équivalence peut-être avec l'aquarium de Nagoya au Japon).
Toujours dans les mauvaises nouvelles, Six Flags n'a toujours pas renoncé à importer Kshamenk, puisque le directeur du Marine World a de nouveau déclaré qu'il cherchait un mâle pour Shouka dans le but d'obtenir une descendance.
En parlant de Kshamenk justement, de récents échanges avec Gabriela Bellazi en Argentine (responsable de la Wild Earth Foundation et en charge du Free Kshamenk Project) m'ont appris que Kshamenk était déprimé. Mais le plus important est que le nombre de ses spectacles quotidiens est passé de 4 à 2, non pas parce qu'il a été malade, mais parce qu'il est assez agressif envers ses soigneurs et envers les Tursiops qui partagent son bassin pendant les shows.
Kshamenk n'aime pas les hommes, ce qui fait de lui un bon candidat à une éventuelle réhabilitation.
Amicalement
Franck
Début avril 2004
Le Six Flags Marine Park de Vallejo en Californie se prépare aujourd'hui fébrilement à accueillir une nouvelle résidente âgée de dix ans et pesant près de 4000 livres.
Cette créature de 16 pieds de long n'est autre que notre amie Shouka (ce qui signifie "La Belle" en langage Inuit).
Jeff Jouett, le porte parole du parc, a déclaré que Shouka serait transportée jusqu'à Vallejo par camion et avion au départ du Six Flags Worlds of Adventure. Ce parc de loisirs situé à Cleveland en Ohio va en effet être vendu et tous ses pensionnaires, tigres, dauphins, zèbres, reptiles et même orque doivent partir, le nouveau propriétaire (Cedar Fair) ayant décidé de ne plus exposer d'animaux vivants.
Née captive en 1993 au Marineland d'Antibes, Shouka a été arrachée à ses parents et à sa famille capturée en Islande pour être envoyée dans cette première piscine perdue de l'Ohio en 2001. Elle devait y rencontrer Kshmanenk, un mâle capturé en Argentine qui ne la rejoignit jamais. Ceci sera donc son second voyage, toujours plus loin de son pod, de sa maman et de son frère Inouk qu'elle aimait tant.
Shouka et son frère Inouk jouant ensemble à Antibes...
Pour Shouka comme pour sa famille, cette séparation est un traumatisme grave.
Rappelons ici que le Marine World de Vallejo où Shouka devra passer le reste de ses jours, a déjà détenu d'autres orques de 1968 à 2000. Ce parc animalier traîne en fait derrière lui une sinistre réputation de cruauté et de négligence envers ses animaux, ce qui lui a d'ailleurs valu quelques procès en justice.
Après avoir assassiné l'orque Yaka, âgée de 30 ans en 1997 puis l'orque Vigga, âgée de 23 ans à peine en août 2000 et soeur sans doute de Bjossa, ce même établissement commercial a tenté de se faire livrer des pseudorques capturées lors des pêches annuelles sanglantes au Japon et s'est même payé le luxe d'arracher à sa mère un éléphanteau de deux ans, lequel est mort peu de temps après.
Bref, on l'aura compris : notre Shouka est entre de bonnes mains !"Elle sera la reine du parc !" nous assure sans rire le porte-parole Jouett.
Mais toute reine qu'elle soit, Shouka devra rester seule pendant un long moment, exactement comme en Ohio.
Le parc songe à lui adjoindre une autre orque (mais laquelle ? Il n'y en a pas des masses en rayon pour l'instant et son fiancé putatif, l'orque Kshamenk, ne quittera sans doute plus l'Argentine) ou bien à lui fournir un simple dauphin Tursiops en guise de compagnon de bassin.
Sans doute à choisir parmi l'un des quatre dauphins survivants du parc en Ohio, à savoir : Jasmine, Sadie, Liberty et Brisbie, qui feront le même voyage en avion depuis l'Ohio jusqu'en Californie.
Cette information résumée de ce qui se lit dans la presse américaine locale appelle plusieurs commentaires :
* Les règlements des zoos interdisent en général que l'on associe des espèces différentes dans un même cage.
Pas de gibbon avec les chimpanzés, pas de chats avec des tigres, pas de renards avec les loups, pas de dauphin avec les orques. Mais qui se soucie encore de ces règles ridicules ?
On place un dauphin de Commerson avec un bélouga à Duisburg, une otarie avec deux Tursiops à Anvers (1998) et des dauphins avec des orques en différents parcs du monde.
* On peut se demander ce que Mr Ridell, ce défenseur auto-proclamé de la Nature tant chéri des media, peut bien penser de tous les déplacements imposés à son orque, indépendamment des conseils de ses avocats mais en tant qu'homme, en toute conscience.
A-t-il bien fait d'arracher Shouka à ses parents, alors que les membres d'un pod ne se séparent jamais en milieu naturel ?
Etait-il vraiment judicieux de l'expédier seule en Ohio puis en Californie, la solitude étant une abomination pour les orques et la plupart des cétacés ?
On aimerait que M. Ridell se pose au moins la question...
Lire aussi les dossiers :
Orques en captivité
Orcas' shadows and dolphin soul
31 Juillet 2002
L'ORQUE KSHAMENK reste
en ARGENTINE !
Un message de l'association argentine Wild Earth Foundation (WEF) nous parvient ce jour, qui nous apprend la
décision du Gouvernement argentin, par la voix de Victoria
Lichtschein, responsable de la faune sauvage d'Argentine et déléguée auprès de
la CITES, de ne pas livrer l'orque Kshamenk au Six Flags Ohio
USA.
Pour rappel, Kshamenk est cette orque mâle qui fut
échouée de force en 1992 sur les côtes argentines, alors même que se tournait un
peu plus loin le film "Free Willy".
Ce n'était alors qu'un enfant.
Prétextant une réhabilitation prochaine, on le mit en bassin, où il resta de
longues années en compagnie de l'orque femelle Bélem, qu'il engrossa quelques
années plus tard.
Bélem mourut sans laisser de descendance
viable en mars 2000, d'une infection rénale.
De nombreuses voix s'élèvent aujourd'hui pour que l'orque
Kshamenk soit rendu à la mer et à sa famille. Celle-ci l'attend toujours au
large des côtes argentines et sa réintégration en milieu naturel ne poserait
donc aucun problème.
Il faut savoir qu'une orque ne peut survivre
seule en bassin. La solution généralement utilisée est de lui adjoindre un autre
cétacé (dauphin, marsouin, otaries pour les dauphins seuls) mais la qualité des
échanges sociaux n'est évidemment pas la même qu'avec un animal de la même
espèce et si possible, de la même culture et s'exprimant dans le même dialecte
(pour les orques : hauturier, sédentaire, Pacifique, Atlantique, etc.
).
Que va-t-il advenir de Kshamenk, si on ne le libère pas
?
Que va-t-il advenir de Shouka, qu'il est IMPOSSIBLE de libérer,
de toutes manières et qu'on ne ramènera pas chez elle ?
Voilà nos
"futurs mariés" séparés par des milliers kilomètres. Kshamenk tourne tout seul
dans son bassin étroit du Mundo Marino.
Shouka tourne toute seule dans
son bassin de Six Flags Ohio, non moins petit. Elle aussi pense à sa
famille....
Une fois de plus, les delphinariums créent des dilemmes désastreux,
absurdes et inutiles, qui n'auraient jamais lieu si on laissait les cétacés
tranquilles ! Suite à la décision aberrante de Mr Ridell et de ses amis,
insoucieux de ce qui pouvait se passer en Argentine, Shouka est
aujourd'hui condamnée à la solitude, c'est à dire à une mort
certaine.... Et Kshamenk n'a pas sans doute pas beaucoup plus de
chance....
Pour libérer Kshamenk
Lic. Oscar Padín
Argentinian Director of Ichtiology and
Aquaculture
E-mail: opadin@medioambiente.gov.ar
driya@medioambiente.gov.ar
Lic. Victoria Lichtschein
Argentinian CITES authority
E-mail:
vlichtsc@medioambiente.gov.ar
10 juin 2002
Des nouvelles de
Shouka

Avec Drew Delgross,
son nouveau dresseur.
Selon un article récent publié par le Beacon Journal (Ohio), Shouka est toujours en bonne forme.
Elle apprend de nouveaux tours ("new routines" ) auprès de la responsable des orques de Six Flags, Mme Jessica Teranteau et s'amuse à jeter de l'eau à la figure des visiteurs quand ils passent près de son bassin.
Elle imite également son nouvel entraîneur, Drew Delgross, en tirant la langue en même que lui.
Pour le moment, elle n'exécute cependant encore aucun show.
Quant à son futur compagnon de bassin, Kshamenk, il est toujours en Argentine où la controverse s'amplifie quant aux conditions dans lesquelles il se serait "échoué" avant sa capture.L'article rappelle que pour les responsables de Six Flags "une orque captive vit dans de meilleures conditions qu'une orque libre, puisqu'elle échappe aux prédateurs, à la famine et à la pollution". "Tout le monde n'a pas la chance de voir des orques libres en pleine mer" affirment-ils en conclusion " et c'est pourquoi la pratique de la captivité se justifie " .
Selon ces mêmes porte-parole de Six Flags, les orques vivent entre 25 et 35 ans... alors même que toutes les études scientifiques nous affirment qu'elles vivent au contraire près de 90 ans en liberté.
http://www.ohio.com/mld/ohio/entertainment/attractions/3356477.htm
SHOUKA PART AUX ETATS UNIS !

Les évènements s'étant précipité ce derniers jours, vous trouverez
ci-dessous une série de dépêches à l'état brut qui relatent le transfert de la
jeune Shouka depuis la France jusqu'aux USA.
Un grand merci à
l'association AARLUK d'avoir assuré un suivi sur le terrain de ce nouveau drame
de la captivité.
Arracher cette malheureuse à sa seule famille pour
l'envoyer se reproduire, trop jeune, avec un mâle inconnu dans un bassin trop
étroit, voilà une nouvelle preuve de la cupidité humaine et de la duplicité
profonde des dirigeants de Marineland, qui se posent en scientifiques alors
qu'ils ne sont que des margoulins sans scrupules.
YG 23-05-02
Lire enfin pour rappel le scandaleux "permis d'importer des
orques" délivré par les Services Américains compétents, totalement à la solde de
l'industrie du spectacle.
http://www.nmfs.noaa.gov/prot_res/overview/New.html
De: "AARLUK le monde des orques"
<info@aarluk.com>
Objet: BULLETIN INFO SHOUKA
Date: jeudi 23 mai
2002 02:54
Bonjour,
Cette journée du 19 restera une date
importante pour tous ceux qui aiment les orques...
Voici une synthèse des
informations que vous nous avez transmises ces dernières heures.
C'est la
présence d'une grue aux abords du bassin des orques qui a fait penser a certains
que Shouka n'allait pas tarder a quitter le Marineland.
Le personnel a
répondu aux questions posées de façon très vague, indiquant une possibilité de
départ de Shouka aux alentours du 27, peut être...
Mais a 18H, un
message se fait entendre au bassin des orques, invitant le public a quitter les
lieux. Le motif est simple: il y a une avarie sur un bassin. A 19H, le bassin
est totalement isole et condamne. Shouka, isolée toute la journée, est avec sa
famille. Elle n'a pas participe aux spectacles et n'a pas reçu de nourriture.
Étrange !!!
A 20H, c'est la confirmation visuelle.
Des portes
étanches sont en place, et l'équipe technique commence la vidange du bassin de
Shouka.
La configuration du bassin, comme une sorte de stade de base
ball, permet difficilement de voir le spectacle.
Grâce a plusieurs
personnes assez bien situées, nous savons que la vidange s'est terminée vers
23H50 et que Shouka a ete placée sur sa bâche de réception a 0H10. le camion qui
va la transporter, de type benne, la réceptionne vers
0H25.
Plusieurs personnes sont avec elle pour l'aider, la
réconforter. Au moins un des soigneurs du Marineland est présent. Le camion se
dirige ensuite vers l'aéroport de Nice, escorté par 2 motards de la Gendarmerie
Nationale (nous remercions au passage le gouvernement français pour sa
contribution au transfert de Shouka...).
Sur place, un
avion cargo, nez relevé, attend Shouka. Il est environ 2H15. le camion grue
précède le camion benne qui doit subir un contrôle (20 minutes
environ).
A 3H50, tout est termine. Shouka vit ses dernières
minutes sur le territoire Français.
AU REVOIR SHOUKA. Espérons
qu'elle ne connaîtra pas le même sort que TANOUK...
Comme a son habitude, le Marineland d'Antibes s'est gardé de
fournir toute information. Cela viendra peut être plus tard. La scène a été
photographiée et filmée par le Marineland lui même. Durant la journée, les
dirigeants et le personnel est venu dire au revoir a Shouka.
Il est
regrettable de laisser partir un animal qui va courir un danger bien plus
grave... En effet, le Six Flag n'est pas aussi bien équipe que le Marineland
d'Antibes. Si techniquement, ce dernier est supérieur a la moyenne mondiale, il
est, sur le plan relationnel, dans les derniers. Même les membres des AMIS DE LA
MER, association gérée par le Marineland lui même n'étaient pas au courant. Il
n'ont même pas pu voir une dernière fois Shouka. Pire, par crainte de
représailles, tous ont souhaite garder l'anonymat...
VOUS AVEZ ETE TRES
TRES NOMBREUX A NOUS ENVOYER DES INFORMATIONS ET A DONNER VOTRE OPINION,
DEMANDER DES INFORMATIONS. NOUS NE POURRONS MALHEUREUSEMENT PAS VOUS REPONDRE
IMMEDIATEMENT. VEUILLEZ NOUS EN EXCUSER. ENCORE MERCI A VOUS
TOUS
QUELQUES PHOTOS DE SHOUKA...
http://www.orcahome.de/shouka.htm
CORDIALEMENT
HEILLETTE Olivier
President de
l'Association AARLUK
AARLUK 9 rue Greneta 75003 PARIS
France
info@aarluk.com
http://www.aarluk.com
From: "AARLUK"
Sent: Monday, May 20, 2002 2:36 AM
Subject: SHOUKA QUITTE
MARINELAND
La nouvelle
vient de tomber a l'instant.
Lundi 20 mai à 1H30, SHOUKA a commencé son
transfert et a été mise en benne...
Ces premières infos viennent de nous
parvenir a l'instant par le biais de Rima.
C'est une très grande
deception et le Marineland prend ses résponsabilités sur le devenir de
Shouka...
Si vous avez des infos supplémentaires, n'hésitez pas a nous
contacter.
Merci a vous tous et un grand merci a
Rima.
Cordialement
Olivier
HEILLETTE
Aarluk
Contact:info@aarluk.com
Site web
http://www.aarluk.com
14 décembre
2001
Shouka va-t-elle partir aux Etats-Unis
?
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Un
nombre croissant d’organisations internationales, parmi lesquelles le WDCS, the
Humane Society of the United States, In Defense of Animals, Aarluk, SOS
Dauphins, etc. - s’élèvent aujourd’hui avec véhémence contre l’intention du
Six Flags (Ohio, USA) d’importer deux orques captives d’origine étrangère vers ses
propres bassins. Six Flags a d’ores et déjà déposé une demande au Gouvernement
des États-Unis pour obtenir un permis d'importation de deux
orques.
Celles-ci proviendraient d'établissements
européens.
L'une des "candidates au voyage" est la petite orque
Shouka, née captive et toujours détenue au Marineland d'Antibes.
L’autre est l’orque mâle
Kshamenk (ou Shamenk) actuellement détenu au Mundo Marino de Buenos Aires.
Kshamenk, rappelons-le, s’est échoué sur une rive
d’Argentine en 1992. Sa compagne, enlevée de la plage en même temps que lui, est
morte l’an dernier.
Shamenk aurait sans doute pu être remis en mer
rapidement, mais selon Mark Berman (Earth Island), ce sont de toutes façons des pêcheurs qui l’ont chassé vers la
rive et forcé à s’échouer.
Qui est Shouka ?
Shouka
survit actuellement ( septembre 2001) au Marineland
d'Antibes en compagnie de ses parents : Sharkane, sa mère, capturée en 1989 et Kim 2 son
père, capturé en 1982 dans les mêmes eaux islandaises, non sans de graves
"dégâts collatéraux".
En 2000, une autre femelle adulte,
Freya, du même pod que Kim 2 et capturée en même temps que lui,
partageait la vie captive de Shouka, ainsi que les jeunes Valentin, Inouk et Wiki.
Aux dernières nouvelles, Freya n'allait pas
bien et devenait dépressive.
Son aileron et celui de Kim2 sont
résolument flasques, signe bien connu d'un état physique et
psychique déplorable chez l'orque.
Les dresseurs d'Antibes ont commencé à
préparer Shouka aux shows qu'elle exécutera toute sa vie dès l'été
2000.
Sa docilité - typique chez les cétacés domestiques - fait
le bonheur de tous, mais peu à peu on s'inquiète : Shouka devient
sexuellement mature, passe de plus en plus de temps avec son
père.
C'est aujourd'hui une adolescente. A cet âge, en milieu
naturel, elle se lancerait et des jeux somptueux avec les compagnons de son âge,
elle "flirterait" déjà sans avoir d'enfant, elle filerait droit pour des courses
folles dans les fjörds enneigés, elle écouterait les volcans d'Islande gronder
sous les eaux noires...
Mais ici, à Antibes, elle ne peut pas bouger, pas
sortir, pas nager aussi fort qu'elle voudrait .
C'est le
"Huis-clos" de Sartre, "Loft Story"
pour la vie entière...
L'exportation de cette femelle ne doit cependant pas avoir lieu
pour des raisons tant éthiques que légales, qui sont largement exposées dans le
dossier du WDCS consacré au trafic des
orques captives
et que nous résumons ici :
Agée de neuf ans à peine, Shouka est
beaucoup trop jeune pour participer à un programme de reproduction qui, de
toutes façons, se solde le plus souvent par d'horribles échecs.
En
milieu libre, les orques ne se reproduisent qu'à partir de douze ou seize
ans.
Dans l'intervalle, en se livrant à des activités de "baby sitting"
ou en aidant leur mère à élever les petits, la jeune orque acquiert peu à
peu ses compétences maternelles auprès des autres femelles du clan. Cet écolage
essentiel est impossible en bassin et les orques, comme toutes les mères
captives, sont donc de mauvaises mères.
A titre d'exemple, on se
rappellera que l'orque Belen, détenue à l'aquarium Mundo Marino (Argentine)
s'est retrouvée enceinte à l'âge de onze ans. De ce fait, son bébé est mort au
moment de la naissance et elle-même est décédée en 2000.
Arracher Shouka au
groupe, certes artificiel, mais familier, qui constitue son environnement au
Marineland d'Antibes et la transporter à des milliers de kilomètres de là pour
la mettre brutalement en présence d'un parfait inconnu, l'orque mâle Kshamenk,
de Mundo Marino, risquent d'être des expériences extrêmement traumatisantes que
cette jeune orque supportera avec peine.
Shouka est certes née
captive mais elle n'en est pas moins issue d'un groupe fondateur originaire des
eaux Islandaises, lequel groupe possède son dialecte et sa culture propre.
L'orque Kshamenk, pour sa part, qui vit aujourd'hui au Mundo Marino, provient
des eaux côtières de l'Argentine. Ces deux types d'orques ne devraient donc en
principe jamais se rencontrer en milieu naturel.
Les conditions du
voyage seront traumatisantes pour la petite orque Shouka.
Le
Dossier du WDCS nous rappelle que nombre d'orques captives ne survivent pas
ou souffrent gravement de ce type de transfert. Ainsi, à titre d'exemple
:
- En août 1968, une jeune
orque mâle du nom de "Tula", capturée dans les eaux de la Colombie Britannique,
fut transportée par avion jusqu'au delphinarium de Harderwijck, aux Pays-Bas, au
terme d'un voyage qui dura 68 heures, soit près de 33 heures de plus que prévu.
Tula survécu à ce voyage mais mourut trois mois plus tard.
- En février
1994, un vol non-stop transporta une autre orque mâle connue sous le nom
d'Ulysse depuis Barcelone jusqu'au Sea World de San Diego. Ce vol rencontra
diverses avaries techniques lors du déchargement, ce qui infligea une attente de
plus de 17 heures à l'orque captive avant qu'elle puisse retrouver un bassin.
Les conséquences de cette épreuve sur l'animal ne sont pas connus.
- En
1995, une jeune orque mâle du nom de «Tanouk» fut transportée par voie aérienne
depuis le Marineland d'Antibes (France) jusqu'au Izu-Mito Sea Paradise (Japon).
Les observateurs ont rapporté que le corps de l'animal était terriblement abîmé
par le voyage. Tanouk portait plusieurs blessures très visibles à l'abdomen et
sur l'aileron dorsal.
- En avril 2001, la femelle adulte du nom de
Bjossa fut à son tour transportée depuis l'Aquarium de Vancouver (Canada)
jusqu'au Sea World de San Diego. On savait pourtant, dès le mois de mars 2000,
que cette orque souffrait d'une maladie grave susceptible de menacer sa vie. Les
observateurs présents ont noté l'extrême détresse de l'orque durant le transport
et ses appels sifflés pitoyables. Quelques mois à peine après son arrivée à Sea
World, soit en octobre 2001, Bjossa mourut de
broncho-pneumonie.
Il est
clair qu’une action doit être entreprise au niveau des instances européennes et
françaises pour faire en sorte que le permis d’exportation de Shouka ne soit pas
accordé.
Malheureusement, ainsi que nous le signale l’association AARLUK dans un e-mail récent :
«Nous avons un peu enquêté sur le droit international
concernant le transfert des cétacés et même écrit à l'Elysée à ce propos. Au
terme d'une étude plus approfondie du dossier, nous nous sommes aperçu qu'il
existait une clause de transfert valable pour Shouka. Ce qui indiquerait que,
légalement, nous ne pourrions plus rien faire. Cette close est la
suivante:
seuls les
spécimens de la deuxième génération - c'est à dire nés captifs - peuvent être
utilisés pour repeupler les parcs dans le cadre d'un programme de
reproduction"
Ce qui est le cas de la petite
Shouka.
Reste donc à espérer que le Gouvernement
français comprendra qu’au de là de
la lettre des textes de lois, il y a des réalités vécues qui exigent que l’on
prenne des décision s nouvelles, courageuses et fondées sur l'éthique et la
compassion.
Le Gouvernement français, avant que d'accorder son
permis d'exportation, devrait également se souvenir ce que pareil voyage a coûté
à l'orque Tanouk, morte dès
son arrivée dans sa "nouvelle demeure". Il devrait également noter à quel point
ce transfert annoncé, qui ne répond qu'à des impératifs commerciaux, viole de
manière flagrante l’esprit des règlements européens en la matière.
On sait
en effet que les orques, comme d'autres grands cétacés, sont mentionnés par
l'Annexe A des Règlements de la Communauté Européenne, qui mettent en oeuvre la
Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore en
danger (CITES). Selon ces réglementations, l'exportation d'un animal
relevant de l'Annexe A ne peut être autorisé pour de "simples raisons
commerciales".
Il est
évident que le but premier qui sous-tend le transfert de cette orque d'un bassin
à un autre est l'intention de la faire participer à des exhibitions
publiques et de l'amener à se reproduire de manière artificielle avec l'orque
Kshamenk pour "faire" - dans le meilleur des cas - de "l'orque domestique", but
qui, de toute évidence, est fondé sur une motivation strictement
lucrative.
Enfin, le Marineland
d'Antibes lui-même devrait être averti de ce que nombre de personnes dans
le monde commencent à être fatiguées de voir cet établissement commercial
français prétendre de manière fallacieuse à des visées scientifiques ou assurer
qu'il œuvre pour le bien-être des océans, alors même qu'il détient des orques
captives dans des conditions qui injurient l'éthique humaine autant que le
simple bon sens.
Nous ne referons pas la liste ici des innombrables cétacés,
nés captifs ou non, qui sont morts dans ses geôles, puisque de nombreux dossiers
en anglais sont disponibles sur le Web à ce propos.
Ses bassins pourraient
mesurer le triple que cela ne changerait rien: ces créatures libres et nobles
sont faites pour l'océan, et non pour faire les clowns en soulevant un ahuri sur
le bout de leurs rostres. Si la captivité est déjà extrêmement douloureuse pour
un dauphin, elle devient franchement intolérable dans le cas de ces bons géants
noir et blanc, si attachés aux valeurs familiales.
Il est donc plus que
temps que "l'exception d'Antibes" prenne fin et que la France, comme l'ensemble
des pays européens, entre enfin de plein pied dans le 21ème siècle en
interdisant une fois pour toutes et de manière légale ces exhibitions publiques
de cétacés, si désastreuses à tous niveaux, en même temps que la chasse aux
oiseaux migrateurs, les corridas et autres pratiques cruelles issues d'un autre
âge qui déshonorent la France.
La réponse du Marineland d'AntibesVoici ce que répond le Marineland aux critiques qui lui sont adressées.
Le courrier, daté du 9 janvier 2002, s'adresse ici à Natacha Zana, qui a rédigée la pétition disponible sur le site SOS Dauphins (Québec).
Nous nous permettons cependant de le reproduire publiquement, puisqu'il éclaire la position du grand delphinarium française sur des points importants. Un bref commentaire suit le texte de cette lettre.
De: DAUPHIN <dauphin@marineland.fr>
A: Elizabeth Zana <natzana@club-internet.fr>
Bonjour,
Il existe en effet un projet qui ferait participer Shouka à un programme de reproduction aux USA. Mais aucune date n'est encore fixée car un tel projet demande d'abord de réunir de nombreuses conditions avant de pouvoir se réaliser.
Les autorités françaises et américaines travaillent avec Marineland sur ce projet.
Vous pouvez constater que nous ne "cachons" pas nos projets qui sont officiels et contrôlés par les instances compétentes.
L'avenir de Shouka n'est pas si simple à Marineland. Elle commence à être mature sexuellement et on ne peut la laisser se reproduire avec son père et ses frères (problème de consanguinité).
Or, son père commence à s'intéresser à elle... Croyez bien que l'on prend des décisions en fonction des exigences de la vie des animaux, et non pas par goût de la difficulté ou sans raison valable.
A notre tour de vous poser une question : pourquoi ne vous intéressez vous pas aux vrais problèmes qui font des milliers de morts parmi les cétacés, à savoir la pêche industrielle et la pollution ?
La famille de cétacés qui vit dans notre parc compte 7 dauphins et 7 orques d'une durée de vie tout à fait acceptable (plus de 30 ans pour les plus vieux).
Il est peut-être temps de se tourner vers des causes moins médiatiques et moins "faciles" que Marineland.
Cordialement,
M.M.
Commentaire
1. Saluons d'abord le fait que les responsables du Marineland répondent à la pétition de Natacha Zana.
Peu de ces établissement se donnent la peine de réagir ou de débattre avec les activistes qui les critiquent et ceci vaut d'être signalé.2. En revanche, l'assertion que "l'avenir de Shouka n'est pas si simple à Marineland. Elle commence à être mature sexuellement et on ne peut la laisser se reproduire avec son père et ses frères" paraît beaucoup moins pertinente.
Les responsables du Marineland n'ignorent certainement pas qu'en milieu naturel, les orques, sœurs, frères, mère et parfois grand-mères, vivent tous ensemble au sein d'un "pod" et ceci durant toute leur vie.
Ils ne quittent jamais le noyau matriarcal et se fréquentent donc de très près sans pour autant se reproduire entre eux !
Des mâles exogamiques viennent lutiner les femelles d'autres "pods" et aucun acte d'inceste n'a jamais été attesté dans la nature.
Comme chez la plupart des grands mammifères, chimpanzés, éléphants, êtres humains, il s'agit là pour les orques d'un tabou universel, strictement respecté.
Le fait que Shouka puisse être fécondée par son père ou ses frères constitue donc un comportement déviant d'une extrême gravité, que seules les conditions de confinement aberrantes et la promiscuité régnant dans les bassins de contention peuvent expliquer.
Rappelons à ce propos que la delphine Iris a été mise enceinte par son fils Ivo dans dans les mêmes conditions de confinement extrême, peu avant la fermeture du delphinarium d'Anvers et leur départ pour Duisburg. Le moins qu'on puisse dire, c'est que cela n'a pas semblé améliorer son moral...3. Nous nous intéressons beaucoup aux filets dérivants et à la pollution, de même qu'aux coupes sombres opérés par les trafiquants russes en mer noire sur des populations de dauphins libres pour le marché de la captivité ou au massacre des dauphins japonais pour la boucherie et les delphinariums.
Le combat pour les dauphins est global : ils sont menacés de partout et ce n'est pas en attrapant quelques centaines de nouveaux captifs chaque année dans tous les océans, ce n'est pas en brisant les familles d'orques ou de dauphins, le plus souvent des femelles et leur enfant en bas-âge, qu'on arrangera leurs problèmes de survie ni qu'on relèvera leur taux de reproduction.4. Quant à la durée de vie des "7 dauphins et des 7 orques", tout à fait acceptable (plus de 30 ans pour les plus vieux)" faut-il rappeler une fois encore que :
La vie normale d'un dauphin libre mâle est de quarante ans en moyenne, celle d'un femelle de cinquante ans et plus.
L'orque vit 90 ans en milieu naturel. Atteindre l'âge de trente ans en captivité signifie surtout qu'un dauphin s'est acharné à vivre jusqu'au bout de ses limites et qu'il a fait preuve d'une extraordinaire capacité de résistance.
En outre, la "durée de vie" ne dit rien sur la "qualité de la vie" et celle-ci est toujours déplorable dans un bassin de delphinarium.
5. "Il est peut-être temps de se tourner vers des causes moins médiatiques et moins "faciles" que Marineland".
Eh bien croyez-le ou non, le Marineland d'Antibes est tout sauf une cible facile et ceci pour une raison très simple : c'est qu'il est populaire et apprécié des habitants du coin autant que par les touristes !
Pourtant, si ces même personnes savaient avec quelle violence ont lieu les captures en milieu naturel, s'ils y assistaient physiquement et pouvaient percevoir, ne serait-ce qu'un instant, le désespoir insondable des orques que l'on sépare, s'ils avaient entendu pleurer Corky au son de la voix de sa mère qu'on lui diffusait dans le bassin, s'ils avaient assisté heure par heure à l'agonie insensée de Bjossa, de Tanouk et de toutes ces autres victimes de la folie des hommes, s'ils vivaient heure par heure la vie de prisonnier que mènent ces bons géants et surtout, s'ils savaient simplement comment vivent les vraies orques dans leur environnement d'origine... alors, il n'y aurait plus un seul spectateur sur les gradins du Marineland d'Antibes.Mais ce n'est pas le cas.
Pour nous, défenseurs des dauphins et des autres cétacés, le seul fait de garder une orque en captivité et de tenter de la faire s'y reproduire est par définition même un non-sens et une aberration, tant éthique que scientifique. Le transfert de Shouka n'est, si j'ose dire, que le déclencheur d'un nouveau débat qui ne prendra fin qu'avec la fin de cette pratique.YG.
12 janvier 2002
Lettres
NON AU TRANSFERT DE SHOUKA
Mardi 18 décembre
2001
A l’intention de la
direction du Marineland d’Antibes
mailto:dauphin@marineland.fr
Madame, Monsieur,
Au nom de notre
association créée au Québec, SOS Dauphins ainsi que de tous les protecteurs
sincères des cétacés, je vous fais parvenir dès aujourd'hui cette lettre afin de
vous informer du lancement de la campagne contre le projet d'envoyer l'orque
Shouka vers Six Flags.
Quelles que soient les raisons que vos
services pourront invoquer, nous sommes tous conscients de ce qu'un tel
transport occasionne comme traumatismes pour des animaux déjà arrachés à la vie
libre dans l'océan pour être projetés dans un bassin si grand soit-il pour le
plaisir égoïste de quelques individus.
La liste des victimes de ces
dernières décennies est trop longue mais le souvenir de cette dernière année
suffit à rendre cette fin d'année sinistre pour tous ceux qui aiment ces
animaux, donc les respectent dans leur élément. Tanouk était chez vous avant
d'être envoyée au Japon où ce fut son dernier voyage, comment peut-on
recommencer peu après à faire courir de si grands risques à une autre orque, qui
peut ne pas survivre au vol sans parler de ce qui l'attend si elle parvient à
Six Flags?
Car forcer une orque à se reproduire est non seulement cruel
mais totalement inhumain quand elle n'a même pas atteint la maturité suffisante
pour le faire EN LIBERTE!
Shouka a déjà été arrachée à sa famille
d'origine, celle que vous lui avez offerte est un ersatz qui est malgré tout
indispensable à des animaux aux liens familiaux si puissants.
Nul besoin
d'épiloguer sur la recherche scientifique dont on se sert pour justifier le
meilleur et surtout le pire, priver un animal de liberté et le faire nager dans
une piscine revient à condamner un humain à un bocal comparé à l'espace sur
terre mais qui s'en préoccupe puisqu'il ne s'agit que d'animaux?
Tout ce
qui est en notre pouvoir d'épargner à Shouka le terrible destin que vous lui
réservez sera fait, nous ne voulons plus pleurer de Tanouk et de Bjossa, notre
regrettée amie envoyée elle à Sea World pour son plus grand mal.
Les animaux
encore maintenus en captivité sur notre sol doivent être les derniers à
connaître ces souffrances, leur place est dans l'océan et la nôtre sur l'eau et
sur terre à les protéger. L'heure est venue d'éduquer l'homme et non de dresser
un animal privé de sa dignité dès lors qu'il sert de jouet.
Compte tenu de ce
qu'ils ont déjà apporté à leurs propriétaires, n'ont-ils pas mérité une retraite
PAISIBLE pour les plus âgés et une réhabilitation pour le plus grand nombre
possible afin de les voir retourner à leur élément?
Bien à
vous,
Natacha Zana
SOS Dauphins
Paris, France
http://sosdauphins.multimania.com
De: "Jess Jones"
<Jess.Jones@btinternet.com>
À: <dauphin@marineland.fr>
Cc:
<yvon.godefroid@chello.be>
Objet: A l'intention de la direction du
Marineland d'Antibes
Date : mardi 18 décembre 2001
21:58
Monsieur, Madame,
Je vous écris pour exprimer mon souci
en ce qui concerne le transfert possible de l'orque Shouka aux
Etats-Unis.
Je m'inquiète de sa sécurité et son bien-être pendant le
voyage long, et ainsi son bonheur après son arrivée à Six Flags.
Le
voyage aux Etats-Unis serait trop stressant pour cet animal extrêmement sensible
aux changements, et en fin de compte, le danger est inadmissible. Plusieurs
autres cétacés ont souffert grâce aux transports injustifiables - Bjossa est
morte d'une condition respiratoire, aggravée par son transfert à Sea World de
Californie, et le cas de Tanouk est célèbre pour sa cruauté envers cet épaulard,
qui n'a été que soutenu par les cordes pendant son transport. Maintenant, il est
mort aussi.
Je ne suis pas membre d'une organisation anti-captivité, bien
que je partage certains inquiétudes avec les sociétés pareilles. Néanmoins je
suis persuadée que Shouka est plus heureuse en ce moment, avec sa vraie famille,
qu'elle serait dans un pays étranger avec un (seul) orque différent, une langue
différente, un climat différent, etc. Tant de changements augmenteront le stress
à Shouka, qui n'aura plus le soutien de sa famille. Bref, ce transport n'est pas
nécessaire, voire il est dangereux, à court terme et à long terme tous les
deux.
Quoique je sois sûre que vous vous occupez bien des animaux à
Marineland, je reste tellement choquée par la décision de transférer Shouka d'un
côté à l'autre de l'Atlantique pour aucune raison - ce n'est pas juste et il n'y
a pas d'avantages pour personne - sauf, peut-être, Six Flags et vous-mêmes, sur
le plan financier. Je vous demande de considérer la santé de Shouka - ce
transfert ne peut que lui faire du mal.
Je vous remercie pour votre
attention et vous envoie mes sentiments les meilleurs.
Jess
Jones
Jess Jones, Dolphin Dreams UK webmistress
Email: Jess@dolphindreamsuk.com
Info:
info@dolphindreamsuk.com
Ever
had a Dolphin Dream? Not like this you haven't!
http://www.DolphinDreamsUK.com
Antibes : UNE HISTOIRE D'AMOUR AVEC LES CÉTACÉS ?
Un texte de
Brigitte Sifaoui

La première fois que j'ai rencontré Mike Riddel, le directeur du Marineland d'Antibes-Côte d'Azur, en avril 1991, je rendais visite à Léo et Nemo, deux malheureux dauphins en pleine agonie après des années de souffrance aux quatre coins du monde. J'en profitai pour voir les autres pensionnaires : dauphins et orques en particulier.
À l'époque, le parc aux requins n'existait pas. Le nouveau bassin pour les orques non plus.
Et l'organisation RIMMO, alibi écolo du Marineland n'avait pas encore fait parler d'elle...
Une phrase me choqua particulièrement dans le discours de Mike Riddel, alors que nous devisions de nos convictions respectives dans son bureau :- Vous savez, Madame, nos dauphins, nous les aimons !
- Alors, Monsieur, permettez-moi de plaindre votre femme...Si vous aimez ainsi, je n'aimerais pas être à sa place !
Car selon Mike Riddel et toute son équipe, l'amour c'est bien cela : posséder, enfermer, avoir toujours à disposition des êtres beaux et apparemment joyeux, sans se soucier de leurs désirs ni de leurs besoins
essentiels. Juste veiller à leur santé... parce qu'après tout, vu le prix du dauphin ou de l'orque sur le marché de la captivité, mieux vaut les maintenir en vie le plus longtemps possible.
Pour M. Riddel, les dauphins sont plus heureux dans ses bassins qu'en pleine mer, confrontés à la pollution, aux grands filets de pêche et aux harpons. Ce monsieur-là doit avoir bien des problèmes quand il s'agit de laisser ses enfants prendre leur envol parmi tous les dangers de la vie... mais libres.
Alors soit, ravalons notre amertume de protecteurs compatissants pour les cétacés et admettons un instant que Mike Riddel et Jon Kershaw son chef soigneur, aiment les dauphins et les orques. Certes, leur action pour améliorer les conditions de captivité en France fut bien réelle lorsque le Marineland collabora avec le Ministère de l'Environnement, il y a une vingtaine d'années, pour la mise en place d'une réglementation draconienne des delphinariums français. Cela entraîna la fermeture de nombreux établissements aussi sordides que meurtriers. À ce moment-là, à ma connaissance, aucune organisation française de protection animale ne s'élevait contre la captivité des dauphins. Mais voyons de quoi est faite cette histoire d'amour qui dure depuis le début des années 70. L'inventaire des prisonniers cétacés du Marineland nous en donnera une idée plus concrète.
Commençons par les dauphins :Dauphins morts :
RALF OU CALF, mâle, capturé le 6/03/1979 au large de Rockport (Texas), tué par le choc de la capture. Il était destiné au Marineland.
LUCKY, mâle, né vers 1965, † le 29/01/1978 de pneumonie (autopsié) ;
VIRGINIA, femelle, capturée le 20/08/1979 pour le Marineland et relâchée dans le Golfe de Mexico le 25/10/1979 (cause inconnue) ;
EVELYNE, femelle, † le 29/07/1979 en mettant son petit Flipper au monde (non autopsiée) ;
ANDRÉ, mâle, † avant 1990 (non autopsié) ;
BRIGITTE, femelle, † avant 1990 (non autopsiée) ; aurait séjourné quelques temps au Musée de la Mer de Biarritz avec un autre dauphin (André ?) avant d'arriver à Antibes ;
FLIPPER, mâle né au Marineland le 29/07/1979, fils d'Evelyne, † le 15/06/1980 de péritonite après avoir avalé un objet qui flottait dans le bassin (autopsié) ;
GEM, femelle, née en 1971, capturée au large de Rockport à Mud Island le 8/03/1979, † le 27/06/1982 d'insuffisance rénale (autopsiée) ;
HOUSTON, mâle, né vers 1975, capturé le 6/03/1979, au large de Rockport (Texas) à Trout Bayou, † le 16/01/1987 de bronchopneumonie (autopsié) ;
ROBI, mâle, né en 1970, importé du Kinderzoo de Knie (Suisse) le 8/06/1981, † le 28/01/1987 d'artériosclérose et d'athérome (autopsié) ;
CORALINE, femelle, née en 1981, capturée le 27/09/1985 à Mississipi Sound, † le 14/03/1991 déchirée en donnant naissance à un petit difforme qui est mort au bout de quelques heures de vie (Aurore a été autopsiée) ;
ROISSY, femelle, née vers 1974, capturée au large de Rockport (Texas) à Trout Bayou le 6/03/1979, † le 31/03/1991 de septicémie et d'insufficance rénale aigüe (autopsiée) ;
LIMO ou LÉO*, mâle, né en 1975, capturé le 23/11/1988 au large du Guatemala, † le 27/01/1992 de pneumonie chronique sévère (autopsié) ;
NEMO*, mâle né en 1975, capturé le 23/11/1988 au large du Guatemala, † le 27/08/1992 de décompensation généralisée (autopsié) ;
OUM, mâle, † le 12/04/1993 de broncho-pneumonie (autopsié) ; d'après le Marineland, il aurait vécu plus de 20 ans.
CORNELIUS, né au Marineland le 28/05/1993, mort pendant un spectacle début 1996.
Dauphins toujours en vie :JOSÉPHINE, femelle capturée le 9/04/1980 au large de Rockport, à Palacios Point, connue pour avoir joué dans le film "Le Grand Bleu" ;
AURORE, femelle, née en 1981, capturée le 27/09/1985 à Mississipi Sound ;
ÉCUME, femelle, née en 1981, capturée le 27/09/1985 à Mississipi Sound ;
ÉCLAIR, mâle, né au Marineland le 13/09/1990 de Joséphine ;
ALIZÉ, mâle, né au Marineland le 19/03/1992 ;
MANON, femelle née au Marineland le 2/06/1993 ;
MALOU, femelle née en captivité le 13/12/1991 et importée de Cecina (Italie).
* Léo et Nemo étaient arrivés au Marineland par décision judiciaire de la France et de l'Egypte après avoir été laissés à l'abandon dans la piscine de l'hôtel Méridien au Caire, en compagnie de plusieurs otaries qui succombèrent à la faim et aux infections.
Le Marineland avait donc organisé l'enlèvement des deux dauphins juste à temps. Léo et Némo avaient ensuite été les otages de la justice, coincés entre le trafiquant de dauphins Bruno Lienhardt (leur propriétaire officiel), le gouvernement égyptien et le Marineland.
Un vague projet de réhabilitation avait été envisagé avec la Fondation Bellerive mais en vain, étant donné la situation juridique.Léo et Nemo sont morts après avoir connu le pire de la captivité : shows itinérants, transports multiples, et même la piscine obscure du Moulin Rouge à Paris où l'un d'eux servait de partenaire à une strip-teaseuse aquatique...
Les orques à présent :
Les orques décédéesCALYPSO, femelle, capturée au large de Colombie Britannique en décembre 1969, † en 1970 au Marineland ; Calypso appartenait au pod A5, celui de Corky (toujours prisonnière du Seaworld californien de San Diego); Calypso avait passé quelques temps au zoo Cleethorpes (Angleterre) avant d'être expédiée à Antibes ;
KIM, mâle né en 1968, capturé le 1/06/1976 au large de l'Islande, † le 24/07/1982 d'abcès du poumon (autopsié);
PRETTY, femelle, née en 1974, capturée le 13/11/1978 au large d'Islande, † le 8/09/1987 de pneumonie (autopsiée) ;
TANOUK, né en 1986, capturé le 12/01/1990 en Islande, importé au Marineland avec dérogation spéciale scientifique (l'importation d'orques est interdite en France depuis la fin des années 80) ; exporté à l'Izu Mito Sea Paradise (Japon) en novembre 1995 car exclus par ses congénères d'Antibes; arrivé là-bas le ventre blessé par les sangles qui avaient servi à le soulever du bassin ; † le 24/10/2000 d'une infection pulmonaire.
Voir ici l'article Tanouk est mort !
Les orques toujours en vie :KIM II, mâle, né en 1978, capturé le 6/03/1983 en Islande, père de Chouka et Valentin ;
FREYA, née en 1975, capturée le 6/03/1983, avec Kim II, mère de Valentin après avoir mis au monde deux petits morts-nés (en 1991 et 1993);
SHARKHANE, femelle, née en 1986, capturée avec Tanouk le 12/01/1990 et importée dans les mêmes conditions, mère de Shouka ;
SHOUKA, femelle, née au Marineland le 25/02/1993 ;
VALENTIN, mâle, né au Marineland le 14/02/1996.
Depuis juin 2000, les orques d'Antibes disposent du plus grand bassin du monde... Un dé à coudre comparé au territoire des orques en plein océan.
Quelle belle histoire d'amour jalonnée de morts, de maladies, de blessures et de séparations...
Une vraie tragédie cornélienne dont se passeraient bien les animaux qui en sont victimes. Et que le public commence à entrevoir grâce
aux campagnes de sensibilisation orchestrées depuis le début des années 90 par les organisations de protection.
Sentant le vent tourner, et peut-être par conviction personnelle aussi, Mike Riddel a fondé RIMMO, une association à but non-lucratif (pour changer du Marineland) qui a pour objet de protéger les cétacés de Méditerranée, notamment contre les filets dérivants.
Une opération de recensement des baleines et dauphins qui croisent au large d'Antibes est organisée tous les étés durant une journée où les plaisanciers prennent part à ce comptage peu fiable car bien peu d'entre eux savent reconnaître les différentes espèces. Au moins est-ce pour M. Riddel une manière de se donner bonne conscience, lui qui a vu mourir tant de cétacés dans ses bassins.
En tant que militante, je n'aime pas exagérer le tableau des personnes auxquelles je m'oppose. Je trouve la réalité déjà bien assez accablante ainsi.
Dans mon ouvrage "Le Livre des Dauphins et des Baleines" (Albin Michel), le chapitre consacré à la captivité évoque largement le Marineland d'Antibes, sans en rajouter. Quelle ne fut pas ma surprise quand en 1996, alors que je signais mon livre au Musée de la Marine à Paris, de voir une jeune femme m'aborder et me féliciter sur ce que j'avais écrit à propos d'Antibes.
Puis elle se présenta : j'avais en face de moi la fille-même de Roland de la Poype, propriétaire du Marineland !
Ce qu'elle me dit me toucha profondément car elle connaissait bien les coulisses du parc marin et reconnaissait les vérités que j'énonçais.
Mike Riddel et les autres aiment les dauphins, mais à leur manière possessive, égoïste et liée à l'argent que ces animaux leur rapporte. D'où la difficulté de les amener à une autre forme d'amour de la nature... et de la liberté.
Tout espoir n'est pas perdu.B.S.
la petite Ona vient de mourir à antibes

Née captive dans un parc d'attractions
catalan,
elle n'avait que peu de chance de jamais parvenir à l'âge
adulte...
27-10-2004
La petite delphine Ona, née captive en Espagne au Marineland de Cataluna, une structure dépendante du groupe Aspro Ocio au même titre que le Delphinarium de Bruges, vient de mourir au Marineland d'Antibes à l'age de cinq ans.
Voici ce qu'en disait Pamela Carzon sur son site l'an dernier :
"Après de nombreuses interrogations quant à la venue d'un dauphin mâle pour faire remuer la vie reproductive du bassin, ce sont finalement deux Tursiops immatures qui ont été importés d'Espagne (Marineland Cataluña) le 11 juillet - Ona, une femelle (née en 1999) et Silver, un mâle (né en 1998).
Après avoir été mis une semaine en quarantaine dans un petit bassin hôpital où ils étaient amorphes et peureux, assez fragiles de santé apparemment, les voici dans l'ancien bassin des dauphins avec les deux Veaux marins, Nina et Kobbé.
Ils y nagent en rond, toujours ensemble, assez nerveux, et viennent respirer aux mêmes endroits.
Ils restent assez longtemps sous l'eau. Ils répondent maintenant à des signes de dressage et subissent un apprentissage pendant le spectacle des phoques, où ils son appelés à la plate-forme et nourris suite à des petits numéros (ballons, cibles, présentation des nageoires...). Ils ont la peau claire avec une grande cape foncée sur le dos.
Silver est couvert de cicatrices. Leur ventre est rosé. Ils ont apparemment passé toute leur courte vie dans des bassins annexes, sans voir le public, soumis à des exercices basiques. Ils rejoindront normalement les autres dauphins au mois de septembre..." .
C'était donc une enfant, presque encore un bébé, mais d'ores et déjà promise à la reproduction forcenée d'autres "bébés dauphins domestiques" malades et stressés, dressés dès le plus jeune âge et crevant peu après....
En mer libre, au même âge, Ona aurait commencé tout doucement à rejoindre une bande de juvéniles et à faire mille folies, mille balades au grand large à la poursuite de poissons rigolos, en compagnie de Silver et de tous ses copains du même âge, sous l'oeil distancié et indulgent de sa maman, de ses tantes et de sa grand-mère...
Ceci pendant dix ans, avant d'entrer dans la vie adulte.
Mais la triste réalité de "l'élevage en bassin" est hélas bien différente : les dauphins nés-captifs font rarement de vieux os et il est rare que l'un d'entre eux survive plus d'une décennie, ceci même au sein des prétendus "meilleurs delphinariums" du monde, à savoir ceux d'Europe.
Après la mort d'Amaya à 22 ans à Paris et l'isolement scandaleux de l'orque Shouka ax Etats-Unis, tout ce gâchis commence à faire désordre.
Ne serait-il pas temps d'arrêter le massacre ? Ne serait-il pas urgent de mettre un terme à ces camps d'extermination pour cétacés, que l'opinion publique semble encore tolérer avec bonhomie ?Que pensent de ce décès tragiques les vedettes de la Star'Ac ou les Sorcières d'Halloween que le Marineland convoque en cette saison pour mieux faire tourner sa machine à fric ?
Car il faut savoir que pendant qu'on autopsie le corps de la petite Ona pour l'expertise vétérinaire :
"Tous les soirs à 19h, une horrible sorcière, survenue du monde des ténèbres, convoite le noir des orques pour parfaire une potion maléfique qui plonge tout être vivant dans les profondeurs infinies du néant. L'épopée est avant tout ! Une profusion de lumières, d'odeur de soufre et d'explosions de feu : un cocktail infaillible pour provoquer des émotions fortes chez le spectateur ! "
Et les orques, elles aiment ça, le soufre et les explosions ?
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le Marineland d'Antibes ouvre sa petting-pool
A la rencontre des dauphins
Ce 15 juin 2005, le Marineland d'Antibes inaugurait la première "petting pool" jamais ouverte en France.
Pour cet établissement de loisirs rendu tristement célèbre dans le monde entier par ses shows "vintage" d'orques de cirque, une telle initiative s'imposait d'évidence.
En France comme partout ailleurs, les spectateurs se lassent en effet peu à peu des spectacles classiques de mammifères marins, que l'on contemple à bonne distance depuis des gradins surpeuplés.
Même si vous leur servez des orques, des bélougas, des globicéphales ou des requins blancs, en bons humains dotés de mains qu'ils sont, les gens ne veulent finalement qu'une seule chose : TOUCHER !
Toucher.
C'est là le principe même de la chasse "sportive".
Certains d'entre nous, encore très proches de leurs racines de Grands Singes Tueurs, aiment à ce point la Nature, les petits lapins, les sangliers et les faisans qu'ils veulent à tout prix les tenir entre leurs mains pour en sentir les poils, leurs plumes, le poids, la consistance, la chaleur déclinante des cadavres encore palpitants et le sang poisseux sur leurs doigts.
De même, dans la plupart des zoos, on permettra aux enfants de manipuler les chèvres naines, les ânes ou les cochons chinois dans des enclos spéciaux prévus à cet effet.
Au Parc Paradisio en Belgique, on peut même jouer avec des lémuriens - parfois non sans risque - en se mêlant à eux sur leur petite île tandis qu'au Monde Sauvage d'Aywaille tout comme au Boudewijn Park de Bruges, les otaries grimpent sur les gradins pour venir faire un gros bizou aux enfants extasiés... qui pourraient tout aussi bien se faire arracher le visage d'un coup de croc.
Les dauphins n'échappent pas à cette mode.
Aux USA, en Asie, au Portugal ou dans les Caraïbes, les touristes sont autorisés depuis longtemps à pénétrer dans la piscine afin d'y palper la peau lisse des dauphins enfermés, pour un temps limité et tarifé à la minute, photo comprise.
La démarche est rentable et permet d'exploiter chaque instant de la vie de ces dauphins-clowns, si chers à l'achat et si coûteux en terme d'entretien, d'infrastructures aquatiques, de salinisation de l'eau et de poissons plus ou moins frais..
Mais pas chez nous, pas encore : en Europe du nord, les règlements relatifs à la sécurité des visiteurs demeurent encore assez stricts et proscrivent théoriquement tout contact direct entre cet animal sauvage et son public.
Ceci pour deux raisons : les réactions agressives possibles de l'animal mais aussi les maladies que l'humain pourrait transmettre aux cétacés.
Aujourd'hui, donc, M. Ridell, le patron de Marineland, vient de faire sauter un premier verrou.
Avec l'habilité commerciale redoutable qui le caractérise, il a imaginé une "école des dauphins" dont le principe est simple : des enfants sont invités à suivre un programme éducatif sur la vie des dauphins !
On imagine aisément que le programme prévu sera léger, bien sûr, et se gardera de mentionner l'étonnante vie sociale de nos amis marins, leur capacité à manier le langage, leurs techniques de chasse si variées ou l'usage qu'ils font des outils.
On doute aussi que soit jamais évoquées en cette occasion les amusantes méthodes de capture utilisés par les trafiquants japonais ou le temps de vie limité qui caractérise les dauphins nés captifs.
A la fin du programme - quelques heures tout au plus - l'enfant doit subir un petit examen.
S'il obtient de bonnes notes - et on ne doute qu'il les obtienne ! - le bambin pourra descendre dans le bassin chaussé de bottes en caoutchouc et TOUCHER, toucher enfin ces dauphins qu'il aime tant.
Un stress pour nos "Flippers" français ?
Que nenni ! s'exclame, scandalisé, M. Ridell dans une interview accordée à la presse locale.
"Il n'y aura que 300 visiteurs par jour "
Une paille ! 300 visiteurs par jour, cela fait combien de visiteurs par heure ?
Avec quel impact sur un dauphin captif qui n'a nulle part où se réfugier quand il en a marre ?
Et qui subit ce bruit de botte dans son ultime espace privé chaque jour de chaque semaine ?
Mais qu'importe ! Il ne s'agit de bien-être animal ici, mais de business !
Pour inscrire votre enfant à "l'école des dauphins", il vous en coûtera 65 Euros.
Sans compter sans doute les photos, le diplôme et tous les gadgets associés qui permettent aux delphinariums de ramasser le plus d'argent possible avec chacun de leur détenus.
Reconnaissons tout de même que la démarche est habile : il ne s'agit en effet ni d'une "swimming pool " - on ne nage pas mais on patauge avec les dauphins - ni moins encore d'une "feeding-pool" comme il en existe ailleurs.
Ici, on ne nourrit pas les captifs soi-même au point de les rendre obèses ou de leur faire avaler des pièces de monnaie et des cigarettes...et c'est encore heureux !
Il est d'ailleurs presque touchant de voir comme le Marineland s'accroche à ce prétexte pédagogique et ose encore affirmer que grâce aux delphinariums, les dauphins sont aujourd'hui mieux protégés.
Pour le gestionnaire du Parc Asterix, à qui nous avons longuement parlé récemment, ce genre d'arguments n'est que du pipeau. Les dauphins sont juste là pour faire de l'audience, et donc du fric, point barre, il n'y a aucune pédagogie là-dedans !
Et les faits lui donnent hélas raison : plus que jamais, et notamment en France, les dauphins sont massacrés par milliers chaque année dans les filets dérivants des marins pêcheurs.
Les choses vont-elles mieux depuis que les delphinariums sont sensés informer les masses ?
Il semble bien que non.
Au contraire...
Notons qu'en voulant se poser en défenseurs de la nature tout en gardant des animaux captifs, les delphinariums en font parfois même un peu trop et s'empêtrent dans leurs contradictions.
Deux exemples :
- Tout récemment le Dolphin Quest, une entreprise d'esclavagisme cétacéen bien connue sur la place, a commandité une étude sur les capacités de plongeur d'un dauphin libre des Bermudes.
Aïe ! Pas de chance ! Le cétacé est descendu sous 600 mètres de fond !
Quand on pense que les meilleurs delphinariums n'offrent à leurs détenus que cinq à six mètres de profondeur de bassin dans le meilleur des cas, on reste rêveur...
- Nellie est née captive en Floride.
Elle fêtera ses 53 ans d'ici peu.
Faut-il s'en vanter ou faire l'impasse sur l'info ? Malaise.
L'Industrie hésite. On sait en effet que le temps de vie moyen des dauphins nés captifs est d'une dizaine d'années, alors que 50 ans, c'est un âge normal en mer. Que dire, alors, si ce n'est que Nellie est une sorte de monstre, une exception, un cas d'école..
Et on en parle le moins possible !
Quelle sera la prochaine étape que franchira le Marineland d'Antibes ?
Des dauphins qui peignent des tableaux, comme au Marineland de Floride ?En attendant , voilà où nous en sommes en juillet 2005, selon le témoignage d'une visiteuse assidue :
" Le lagon est ouvert au public. Les gens peuvent s'approcher de l'eau grâce à la toute petite barrière du bassin.
Cependant, toucher les dauphins n'est pas encore permis : Ils sont trop stressés pour qu'on les laisse s'approcher d'eux, et ne cessent de tourner en rond toujours dans le même sens. J'ai trouvé ça vraiment misérable. Lres pauvres. Aux heures de pointe, ils sont harcelés par les touristes. Certains ne manquent pas de frapper la surface de l'eau et du bassin violemment. Heureusement, ils sont ramenés à l'ordre par les surveillants (quelque fois...), car il n'est pas encore permis de toucher l'eau non plus ^^. Les gens ne se gênent pas non plus pour frapper aux vitre du lagon... Ce qui m'insupporte.
J'ai tellement failli m'énerver que je suis partie à plusieurs reprises, après avoir ramené à l'ordre ceux qui abusaient vraiment... (...) Les otaries sont très stressées, elles aussi. Leur bassin est plus que minuscules, et la chaleur les empêche de rester trop longtemps à se reposer hors de l'eau. Elles participent - à ce qu'il m'a semblé - Au programme de rencontre avec les dauphins "
Lire aussi : Tex est mort
Photos
http://zygo06.free.fr/photos_marineland/marineland_2005/Marineland_2005_06_12/browser.php?directory=dauphins_lagoon_vitre
http://zygo06.free.fr/photos_marineland/marineland_2005/Marineland_2005_06_12/browser.php?directory=lagoon
http://zygo06.free.fr/photos_marineland/marineland_2005/Marineland_2005_06_12/browser.php?directory=rencontre_avec_les_dauphins
En savoir plus sur les petting-pools
Le Scandale des Petting Pools
http://www.wdcs.org/dan/publishing.nsf/allweb/AC4FC0733F9357FC80256D030051813D
http://www.hsus.org/marine_mammals/what_are_the_issues/marine_mammals_in_captivity/biting_the_hand_that_feeds_the_case_against_dolphin_petting_pools.html
biting_the_hand_that_feeds_the_case_against_dolphin_petting_pools.htmlhttp://www.oozemagazine.co.uk/peopleanddolphins.htm
Pour rappel et in memoriam...
http://www.captivitystinks.org/facilities/marinelandant.htmlMerci à RC pour nombre de pages web citées dans cet article
Marineland : A circus by any other name
Orques captives : une souffrance toute spéciale
Bjossa est
morte à 25 ans
L'orque Ruka
s'est-elle suicidée ?
Tanouk
est mort
Une orque libre visite le delphinarium de Nagoya !
Une
orque captive agresse le gardien qui lui prenait son enfant
Photos récentes de
Shouka
http://www.orcahome.de/shouka.htm
Dossier complet sur le trafic des orques
captives sur le site du WDCS
http://www.wdcs.org/dan/publishing.nsf/allweb/A141A8A02A2FE3C7802568F60029D1F9
Photos du
Marineland
http://space.dolphin.free.fr/AlbumPhotos/CoteAzur/marineland.html
http://www.orcahome.de/antibes.htm
Captive Breeding at
Marineland
http://www.monachus.org/library/antibes.pdf
Freya Project
http://www.marine-mammal-cognition.de/English/Freya.html
Photos et informations sur les orques
d'Antibes
http://www.btinternet.com/~Jess.Jones/imgcap.htm
http://www.geocities.com/orca2000uk/MarinelandA.html
Orques en captivité
http://www.aarluk.com/
Et pour protester :
Gouvernement français : Ministère de
l'Environnement
http://www.environnement.gouv.fr/
ministere@environnement.gouv.fr
Marineland d'Antibes
http://www.marineland.fr/
mailto:dauphin@marineland.fr
Six Flags USA et ses "petting pools" !
http://www.sixflags.com/parks/marineworld/ParkPress/article010501.html

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