Autant de cerveaux, autant de consciences !

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Torture chez les chimpanzés

 

 Langage et pensée : jamais l’un sans l’autre ?

S’il est facile d’admettre que les hommes ou les cétacés sont conscients d’eux-mêmes, pensent et parlent un vrai « langage articulé », qu’en est-il des autres animaux non-humains qui ne disposent pas de cet outil sémantique, ou tout du moins, qui n’usent pas de grammaire, ni de syntaxe ni de vocabulaire dans le sens strict du terme ?
En d’autres mots, le langage est-il indispensable à une pensée consciente autant qu’élaborée ?

Prenons par exemple le singe le plus proche de l’homme – au point d’ailleurs d’en être bipède – le chimpanzé nain Bonobo.

Si son « vocabulaire vocal » ne dépasserait guère la quarantaine d’émissions sonores selon nos connaissances actuelles,  sa gestuelle compterait, en revanche, plus de 150 signes. Le tout se combinant aux expressions faciales et à l’inévitable polysémie qu’engendre le contexte, on obtient un langage non-verbal de trois ou quatre mille « sémantèmes », équivalent au vocabulaire moyen d’un paysan de l’Arkansas et donc déjà parfaitement susceptible de transmettre une information relativement complexe.

De la même manière, il nous serait parfaitement possible, à nous humains, de survivre de longues années parmi d’autres humains dont nous ne partagerions pas le langage : la gestuelle et les mimiques suffisent déjà largement à entamer des relations parfois profondes, comme le prouvent les étonnantes performances des sourds-muets – qui constituent d’ailleurs une joyeuse communauté fière de l’être ! – ou simplement l’exemple du touriste égaré et pris en charge par la population locale !

Ce dernier exemple prouve par ailleurs que le champ des possibilités verbales ne recouvrent pas nécessairement celui des capacités cognitives. Tous les enfants de deux ou trois ans ont quantité de choses à nous dire mais ils manquent encore cruellement des mots humains pour l’exprimer. Il en est sans doute largement de même pour les grands singes, les loups, les éléphants, les félins ou les ours qui croupissent derrière les barreaux de leur cage et dont le développement mental est bien supérieur à celui d’un jeune enfant !


 

La pensée sans les mots

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Un ouvrage passionnant « La Pensée d’outre mots » (Dominique Laplane, collection Les Empêcheurs de Penser en Rond)   jette un sérieux doute sur l’importance tant vantée du langage articulé – que pratiquent d’ailleurs les étourneaux – dans le fonctionnement de processus mentaux, même les plus fins et les plus abstraits.
L’auteur cite notamment cette confession d’un ancien aphasique qui a retrouvé l’usage de son vocabulaire et témoigne de son expérience :

« On doute, écrit cet homme du nom de Lordat, « que la pensée ait été antérieure à la parole. On dit que la parole était préalable nécessaire, mais on a tort… Ils disent qu’ils ne savent pas penser sans parole. Je sais, d’après mon expérience, qu’on peut penser, combiner des choses abstraites, les bien distinguer sans avoir aucun mot pour les exprimer et sans y penser le moins du monde »

Ailleurs, Lordat décrit l’excitante sensation de pouvoir penser sans mots:

« Quand j’étais seul , éveillé, je m’entretenais tacitement de mes occupations de la vie et de mes études chéries. Je n’éprouvais aucune gêne dans l’exercice de ma pensée. Accoutumé depuis tant d’années aux travaux de l’enseignement, je me félicitais de pouvoir arranger dans ma tête les propositions principales d’une leçon, et de ne pas trouver de difficulté dans le changements qu’il me plaisait d’introduire dans mes idées.
Le souvenir des faits, des principes, des dogmes, des idées abstraites était comme dans l’état de santé… mais dès qu’on venait me voir, je ressentais mon mal à l’impossibilité où je e trouvais de pouvoir dire bonjour ! Comment vous portez-vous ? Il fallut donc bien apprendre que l’exercice interne de la pensée pouvait se passer de mots, que la corporification des idées était tout autre chose que leur formation et leur combinaison. Aussi, tout en reconnaissant l’utilité du langage pour la conservation des idées, pour en faire des archives et pour les transmettre, je n’ai pas pu souscrire à tout ce que Condillac a dit sur la nécessité, l’indispensabilité des signes verbaux pour la pensée. »

Voilà donc qu’après des siècles d’impérialisme linguistique – le Langage nous aurait fait Homme et séparé des « animaux » – nous apprenons que la pensée consciente se passe fort bien des mots pour fonctionner.


 

Les chiens aussi …

Rien ne nous empêche alors d’inférer que chaque animal doté d’un cerveau central – au contraire des éponges et autres échinodermes – possède, lui aussi, à l’intérieur de son crâne, de tout un monde de réflexions, de souvenirs, d’émotions et d’images étroitement connectés en réseaux sémantiques, c’est à -dire en concepts.

Un mode de communication subtil – c’est-à-dire le langage – n’est pas nécessairement lié à un tel monde mental.
La parole sert aux autres, elle sert aussi à compacter le concept dans un mot, à en réduire les sens et à le rendre utilisable à la manière d’un outil. La pensée intérieure n’a, pour sa part, aucun besoin de tels outils.

Qui d’entre nous d’ailleurs pense en phrases toute entières ?
Notre univers interne est un patchwork de sons, de gestes, de désirs, d’icônes intentionnels et de vastes structures innommées jaillies sans cesse du préconscient.
Observons-nous penser, ne serait-ce qu’un instant, et nous verrons bien si notre chère syntaxe subsiste au-delà des quelques secondes et si nous continuons à penser en mots.
Sous ceux-ci se dissimulent en fait de plus vastes ensembles, des concepts sans nom tissés d’impressions sensorielles et qui, en quelque sorte, annoncent et préfigurent quantité de sémantèmes à venir.
« J’ai faim » se traduit rarement, même chez nous, par des mots, mais plutôt par l’image d’un sandwich ou de tout autre plat, clairement visualisé, mais non verbalisée….

Prenons par ailleurs un écrivain qui voudrait décrire la lumière subtilement diaprée d’un matin de printemps sur un pommier en fleurs…
Combien de synonymes, d’épithètes et de périphrases ne va-t-il pas lui falloir essayer avant que l’un d’eux ne « colle » exactement au concept qu’il avait en tête ? Et quel est ce « concept » qu’il cherchait, qui englobait non seulement l’arbre, la lumière, mais aussi les souvenirs accrochés à ces branches, le tout soudé en tout en une seule masse que les mots ont scindé ?

Un chien ne pense pas moins qu’un homme, mais il pense en unités plus courtes, à propos d’autres choses et d’une autre manière.
En lui, comme en nous, battent les mêmes pulsions, les mêmes «idées» communes à tous les mammifères: jalousie, peur, chagrin, joie, souci de dominance, sentiments paternels ou maternels , confiance, amour, solidarité, souci de trouver sa nourriture, peur de la mort, entraide, surprise, attente, humour, tous ces mouvements de l’esprit cohabitent dans son cerveau comme dans le nôtre et n’ayant nul besoin d’être étiquetés pour être …

Lui sont en revanche épargnées les appréhensions lointaines quant au futur et le poids
dévorant des souvenirs et de la culpabilité à long terme. Le chien vit sur un mode essentiellement sensoriel, immédiat, spontané, et à cet égard, on peut dire qu’il vit et plus pleinement la réalité qui l’entoure.

Autant qu’un outil précieux, le langage est un piège, qui nous englue dans les idées toutes faites et limite la souplesse de nos mouvements mentaux. Il réifie notre expérience, fige nos souvenirs en cartes postales, il fonde nos actes et nos croyances au détriment des données sensorielles et nous pousse aux extrémités les plus folles, puis qu’après tout, ce sont les seuls mots de « liberté », de « patrie » ou « d’amour » qui ont pu faire mourir tant de gens !


De vertigineux sommets

Elevage de porcs en batterie

Treblinka pour cochons

 

Dès lors, les Néo-cartésiens argumenteront en affirmant que si, sans doute, certaines émotions de base coexistent éventuellement en l’homme et chez les «autres animaux» ontologiquement inférieurs, seul, le langage est capable de mener la pensée humaine jusqu’aux vertigineux sommets où elle prétend planer à présent.

Une quantité considérable d’expériences de cognition comparée menées sur des singes capucins ou des cochons contredisent cette assertion et mettrent en exergue la capacité de ces êtres  supposés « inférieurs » à résoudre les énigmes humaines.

Néanmoins, à lire le protocole de certains travaux de laboratoire, on constate aussitôt qu’ils sont le plus souvent menés sur des bases peu motivantes (ambiance de confinement, récompenses stéréotypées, angoisse, locaux froids et fonctionnels, etc.) et qu’ils se réfèrent exclusivement à des catégories mentales humaines.
Quel sens peut avoir pour un dauphin la notion de rond ou de carré, de couleurs ou de labyrinthe  ?
Son monde est bâti sur d’autres paramètres, essentiellement acoustiques et non pas visuels, comme le nôtre.

On sait que Kanzi le Bonobo et nombre d’autres singes comprennent parfaitement l’anglais mais ne peuvent le parler, faute de connections nerveuses nécessaires à la transformation de leurs contenus mentaux en unités sonores et d’un larynx inadapté à la productions de sons complexes.
Cette translation des idées sur le mode acoustique n’est tout simplement pas celle que les chimpanzés ont privilégié. Chez eux, la communication est d’abord visuelle, c’est à dire gestuelle et faciale et atteint certainement un haut degré de sophistication.

De la même manière, la manipulation d’un « clavier parlant électronique » enseignée à Kanzi par le Dr Savage-Rumbaugh  reste raide, sans nuances, au regard des modes de communication dont font usage les bonobos libres.
Elle n’intègre nullement les infinies nuances polysémiques d’un bras qui se lève langoureusement, d’un arrière-train qui se tourne de quelques degrés vers la gauche tandis qu’un sourcil se fronce, que le corps se redresse et que les dents, à peine, se mettent à luire sous la babine légèrement retroussée.

En outre, aucune des épreuves que l’on impose à ce singe en laboratoire, aucun des tests qu’on lui fait
subir, ne se réfère à sa réalité propre.
Lui parle-t-on jamais de son univers à lui, de cette vie arboricole où l’on se déplace dans les trois dimensions de l’espace, à des dizaines de mètres de hauteur ?
L’interroge-t-on sur l’élasticité des branches, la géométrie des feuillages, l’épaisseur de la canopée ou sur l’estimation de la force nécessaire à chaque saut ?

Loin de là ! On ne lui parle que de levier, de sonnettes et de lampes qui s’allument, comme si quelqu’un tentait d’intéresser un sage Papou animiste à la pensée de Jean-Paul Sartre….


 

D’autres langages, d’autres pensées


Kewalo Basin (Lou Herman).
Tous les dauphins y sont morts prématurément.

Quant aux dauphins, rien d’étonnant non plus qu’ils ne s’intéressent pas beaucoup non plus aux innombrables freesbies et aux hulahoops qui flottent dans leur piscine.
Pourtant, c’est bien sur ce genre de tests que Louis Herman s’est permis de les juger et de décider de leur degré d’intelligence, sans tenir le moindre compte de leurs chasses en pleine mer, de leur relations sociales ou des échanges verbaux lointains que les dauphins « scouts » entretiennent manifestement avec le reste de leur tribu.

D’autres ajouteront d’ailleurs qu’il suffit d’observer un dauphin captif pour comprendre qu’il ne s’agit là que d’une sorte de gros lamantin à la mimique figée, qui tourne des heures durant dans son bassin et ne manifeste aucun signe d’intelligence particulièrement supérieure.

A cet égard, on suspecte d’ailleurs d’autant plus volontiers un monde mental chez les grands singes que leurs mimiques sont proches des nôtres, que leurs yeux sont en face des trous et qu’ils font volontiers – avec leurs mains ! – ce que nous leur demandons de faire, dessiner, user d’un clavier, ranger, faire la vaisselle ou même utiliser un jeu vidéo.

Mais dès lors qu’un animal s’éloigne de ces paramètres, dès qu’il se montre trop rétif à comprendre les concepts humains, dès que son apparence s’éloigne trop de la nôtre, alors on le juge aussitôt comme moins intelligent ou on ne recherche même pas ce qu’il en est.
La découverte récente de cultures chez les hippopotames ou d’une vie sociale, voire familiale, chez les requins blancs ou les crocodiles  nous démontrent à quel point nous méconnaissons encore gravement les capacités cognitives de la plupart des espèces vivantes.


 

La Joconde et le cul de babouin

Tableau peint par Sissi, une femelle éléphant
D’autres éléphants artistes sont restés célèbres, de même que certains chimpanzés.
(voir  ausi la vidéo d’un éléphant thaïlandais dressé pour peindre en cliquant sur l’image)


Le langage, nous dit-on, introduit la culture et c’est ce qui nous fait Homme.
Fort bien.

Mais comment désigner dès lors le savoir que se transmettent de parents à enfants un grand nombre de mammifères ou d’oiseaux ?
Peut-on concevoir la somme de difficultés que représente, par exemple, l’apprentissage du « filet de bulles » chez la baleine à bosse,  qui doit tisser ses outils impalpables, en calibrer chaque élément, bien calculer leur ascension relativement à la sienne et remonter à l’instant précis où le krill est bien rassemblé ?

Les chants des baleines constituent pour leur part un art à part entière, d’une complexité merveilleuse et d’une grande beauté, riches de sagas rimés, comme nous le décrit avec émotion Roger Payne dans son livre « Among Whales ».

De même que la pêche aux termites pratiqués par les chimpanzés de Gombé ou l’usage fin de sa propre trompe chez le jeune éléphant, le « tir au sonar » des cétacés, sont des arts qui s’apprennent durant de longues années.
Les dauphins roses d’Amazonie  l’enseignent même à leurs enfants en faisant usage de cibles symboliques !
Dans un petite crique bien abritée, la maman pose devant son delphineau un bâtonnet qui flotte et signifie « poisson ». L’enfant s’exerce sur ce leurre puis passe ensuite à d’autres exercices, plus difficiles, sur de vrais cibles vivantes.

Les humanistes rétorqueront bien sûr qu’il s’agit là de connaissances triviales, directement liées à la survie la plus élémentaire et sans aucun rapport avec les investigations philosophiques de l’homme ou ses recherches scientifiques.

Il est exact que chaque intelligence ne s’exerce pleinement que dans le champ qui est le sien, c’est-à-dire dans le biotope où elle a pris racine et dont elle est le reflet.
Pourtant, dès lors que certaines structures cérébrales sont en place – tel qu’un cortex frontal ou son équivalent, permettant la pensée auto-réflexive – une personnalité à part entière surgit, un «moi» complet similaire au nôtre, et ceci quelque soit le volume du cerveau, puisque la petite mangouste, le perroquet ou même la pieuvre atteignent, on le sait, de très hauts degrés de développement psychique.

En quoi dès lors ces créatures mentalement «complètes» éprouveraient-elles le besoin de parler français, anglais, chinois ou de lire le journal ? En quoi notre savoir artistique, musical ou scientifique présenterait-il pour elles la moindre valeur ?
Ni NOTRE science, qui parle de NOTRE monde, ni nos philosophies toutes anthropocentristes n’ont de sens hors du champ culturel de l’humanité, et aucune de ces disciplines ne peut donc se prétendre universelle ou supérieure à d’autres savoirs.

De la Vénus de Milo ou du cul subtilement coloré d’une guenon en oestrus, lequel des deux spectacles le babouin préfère-t-il regarder ?
Quelle valeur peut avoir la Cinquième Symphonie de Beethoven pour une baleine à bosse, qui apprécie d’abord et avant tout ses propres chants rimés et ses valeurs esthétiques ?
Quel usage pour un perroquet, un singe de la forêt ou un loup des collines de connaître le poids moléculaire du plomb, l’énergie électrique ou l’existence des trous noirs et des étoiles à neutrons ? Quel utilité peut avoir le feu pour un cachalot ?

Quel type de pensée enfin – et là, nous quittons le domaine des mammifères et des oiseaux – quel sens de la réalité peuvent  être émises par une colonie de fourmis, de termites ou d’abeilles (dotées d’un langage symbolique, soit dit en passant !).

A ce stade, l’individu n’a plus aucune importance : c’est la collectivité qui pense et non plus lui.
Ce qui n’empêche en rien ces insectes de bâtir des structures architecturales sophistiquées, de prévoir de systèmes
d’aération dont nous pourrions prendre modèle ni enfin de se faire la guerre d’une façon aussi subtile que l’être humain se plaît à le faire !


Gardons-nous donc de confondre la pensée et le langage et d’en tirer le moindre orgueil.
La parole est un outil précieux et les quarante phonèmes de base des trois mille langues humaines ont effectivement fait la preuve de la richesse inouïe de leur combinatoire. Les bélougas en disposent de bien plus, ainsi que les orques ou les dauphins !

Mais pour quel résultat quant à l’animal humain ?

Ce tas de cendres fumantes qu’est devenue la Planète ?
Ce massacre éhonté de tout ce qui n’est pas nous ?
Ce fossé formidable entre les deux milliards de riches et les quatre milliards de pauvres absolus ? Que retiendra de l’Humanité l’histoire des temps à venir ? Ses oeuvres littéraires ? Ses progrès médicaux, réservés à une poignée d’élus et qui ne préserve pas une bonne partie de l’humanité des plus horribles épidémies ?

Ses gadgets, sa domotique, ses CD roms, ses I-Pods  à la con, ses loisirs, son confort, peut-être ?
Ou bien retiendrons-nous plutôt, si jamais nous y survivons, le prix terrible qu’il a fallu payer pour tout cela : la destruction systématique de tous les habitats naturels, la mise en esclavage de toutes les races non-humaines, voire même non européennes, la mise à mort des  survivants du Pléistocène, baleines, cachalots, éléphants et rhinocéros, authentiques chef-d’oeœuvres de la création transformés sans scrupule en viande, en médicaments ou en attractions de cirque, l’exploitation démente des ressources non renouvelables, la pollution de l’air et des océans, la
destruction de la couche d’ozone et le déclenchement de l’effet de serre…

« Si c’est là le genre d’activité mentale que nous jugeons intelligente, alors, il est certain que nous sommes véritablement l’espèce la plus intelligente au monde !  » disait Roger Payne dans son livre « Among Whales », ajoutant cruellement :
« Serait-ce vraiment un compliment pour un dauphin que de s’entendre dire qu’il a la même intelligence que nous ? »

Notre pensée verbale nous a rendu sourds et aveugles.
Semblables à des termites devenues folles, nous rongeons chaque jour un peu plus plus la charpente fragile de notre propre monde.

C’est vrai que nous avons le pouvoir absolu sur toute notre planète.
Nous possédons la force de nos technologies et de notre intelligence.
A nous maintenant de mettre ces « vertus » si typiquement humaines au service de notre planète et pas seulement de notre propre race.
A nous de dépasser les impulsions violentes et primitives propres au singe des savanes et de nous mettre à évoluer, vraiment, pour le bien de tous. C’est alors, et alors seulement, que l’on pourra valablement parler d’une victoire de l’esprit et d’une supériorité intellectuelle humaine.

 

 

Shakti, une mangouste d’Afrique que j’ai appris à connaître jusqu’au fin fond de l’esprit.

Paroles de dauphins
Paroles de cachalots
Paroles de bélougas
Paroles d’orques
Chants de baleines

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Langage Bonobo