Bélugas en captivité

Vancouver Aquarium 2014. Jonathan Hayward

Bélugas en captivité

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Mai 2009

Le béluga Beethoven en pleine dépression  !


Le dernier béluga du Zoo de Point Defiance  du nom de « Beethoven »  parle moins depuis la mort de son seul ami, Qannik, décédé en mars dernier.

Telle est la conclusion d’un groupe de chercheurs  biologistes de l’Université de Puget Sound.
Ces étudiants ont noté l’émergence de comportements aberrants dus au stress manifesté par ce pauvre Beethoven, notamment des mouvements répétitifs tels que le fait de tourner en rond sans fin dans le sens des aiguilles ou de claquer des mâchoires de façon ininterrompue.

En termes « non scientifiques », le fait de perdre son unique compagnon est pour le béluga, comme pour nombre d’entre nous, une source de désespoir intense. Surtout lorsqu’on sait à quel point la vie sociale de ces baleines blanches en voie de disparition est riche et complexe lorsqu’elles ont encore la chasse de vivre en liberté ou de ne pas se faire massacrer par des Inuits débiles, accrochés à des traditions d’un autre âge….

Avant qu’il ne meure à son tour, on l’a vivement expédié au SeaWorld de San Antonio dans le cadre d’un soi-disant programme de reproduction.


 

Beethoven

 

Octobre 2006

Beethoven, le béluga de Point Defiance


Un béluga du Zoo et Aquarium de Point Defiance à Tacoma (Etat de Washington) souffre aujourd’hui d’une grave infection bactérienne.
Les vétérinaires qui se pressent à son chevet pensent qu’il s’agit de la même affection qui, tout récemment, a emporté Turner, son demi-frère.

Beethoven, une baleine blanche âgée de 14 ans, fait désormais l’objet d’une surveillance médicale intensive, depuis que l’infection a été détectée. S’il a perdu tout appétit, les gestionnaires du zoo affirment néanmoins que le cétacé se montre encore alerte et très actif.

Il faut pourtant se souvenir que son demi-frère, Turner, est mort le 7 septembre dernier, apparemment du fait d’une maladie du foie.

À la différence de Beethoven, Turner souffrait déjà d’une maladie rénale chronique qui aurait compromis, affirment ses « soigneurs », le bon fonctionnement de son système immunitaire depuis son plus jeune âge.
Ces deux bélugas sont arrivés au zoo de Tacoma en 1998.
Comme cela se fait couramment dans le petit monde des cétacés captifs, ils ont été loués par le Zoo de Tacoma auprès de leur propriétaire légal, le SeaWorld de San Antonio, dans le cadre d’un prétendu «programme de reproduction» dont les baleines blanches se passeraient fort bien !

Mort à 12 ans…

Il est difficile d’imaginer comment deux bélugas de sexe masculin pourront donner naissance à des enfants.
Mais la question ne semble pas avoir effleuré l’esprit des firmes commerciales qui les exploitent.
En revanche, soucieux de ne pas froisser son fidèle public, le Zoo de Tacoma annonce d’ores et déjà sur son site que le dernier béluga vivant mais solitaire de son cheptel ne pourra pas, hélas, prester ses shows quotidiens.
Le Zoo s’en excuse et engage les enfants des écoles à envoyer des cartes de bon rétablissement à Beethoven, qui n’en doutons pas, s’en portera beaucoup mieux…

 

 

 


Beyli blessé au Marineland

Octobre 2010

Sasha morte à Marineland

Sasha, née en captivité en août 2008 et âgée de 2 ans, au Marineland Canada est morte le 9 octobre.
Il s’agit du 14ème beluga mort de l’établissement. Sa mère Gemini fut capturée en 1999 en Russie.

Quatre ans après que Marineland Canada ait importé ses premiers bélugas de Russie, les gestionnaires de ce delphinarium se déclarent « extrêmement heureux » des progrès de leur programme de reproduction.
Trois cétacés captifs sont nés dans ses bassins au cours de la dernière année. Le quatrième vient de mourir à la naissance ce vendredi 4 juillet 2003.

Pour rappel, le gouvernement canadien avait fort heureusement refusé à cet Aquarium de procéder à la capture de bélougas libres dans les eaux fortement polluées du fleuve Saint-Laurent. Le Marineland s’est alors tourné vers la Russie, pays qui se taille désormais une belle réputation commerciale dans la vente de produits illégaux telle que pornographie, prostitution de mineures, Ecstasy ou cétacés captifs.

En 1999, une opération de chasse-capture est donc menée par les trafiquants russes. Pour un prix extrêmement élevé, reconnaît Mr John Holer, le responsable du Marineland, neuf femelles bélougas furent alors arrachées de force à leur demeure naturelle au prix de grandes souffrances et de séparations tragiques, des enfants étant laissés seuls, sans leur mère, au milieu de eaux froides.
Les pêcheurs russes les jetèrent ensuite dans un avion cargo qui débarqua les captives à Moscou.
De là, elles furent amenées jusqu’à la ville de Hamilton, Canada puis livrées par camion au Marineland de Vancouver. Ces neuf femelles ont rejoint les trois mâles d’ores et déjà présent, qui avaient été capturés quelques mois plus tôt.

Mr John Holer a promis que les enfants nés en bassin seraient maintenus à Marineland et qu’ils ne quitteraient pas leurs parents. En revanche, les mâles seront sans doute expédiés vers d’autres bassins pour y renouveler le stock génétique. A ceux qui penseraient que la reproduction est un indicateur de bien-être chez l’animal captif, rappelons qu’il n’en est rien.
Souvenons-nous par exemple que les orques du Marineland ou les dauphins de Bruges produisent un nombre important de nouveaux-nés depuis des années, alors même qu’ils sont confinés dans des bassins de béton nu minuscules, sans rien à faire de toute la journée.

Nombreux sont les animaux qui se reproduisent même dans les pires conditions de vie, comme le font d’ailleurs les humains également. En fait, la captivité semble exacerber la libido et le besoin de se reproduire, même si nombre e nouveaux -nés sont souvent euthanasiés par leur mère dès la naissance. On constate ainsi couramment que les dauphins captifs sont sujets à des crises violentes d’hyper-sexualité et se livrent à des masturbations frénétiques, à l’exemple des grands singes en cage.

Voir aussi :

Le Marineland du Canada : charniers, orque folle et bélugas malades

 


2002

Non à la capture des bélugas de la Mer Blanche pour la captivité !

« Le Gouvernement russe a récemment fait connaître ses quotas de captures de mammifères marins prévues pour 2002 au sein de ses eaux territoriales. Le Décret 1551 indique à cet égard un nombre de 1.500 captures autorisées de cétacés.

En principe, ces animaux ne sont pas censés être exploitables sur le plan commercial, mais des exceptions peuvent être admises lorsque ces prises servent à l’usage alimentaire des populations indigènes du Nord-Est de la Russie, où peu d’autres sources de nourriture existent. Le Décret évoque également une autre exception bien connue, celle des captures menées dans un but  » scientifique, culturel et éducatif », c’est à dire, plus clairement, à l’usage exclusif des delphinariums !

On le sait, la Russie est un exportateur important sur le marché des mammifères marins destinées au spectacles publics et elle mettre tout en oeuvre pour satisfaire les demandes sans cesse plus pressantes de l’Industrie internationale de la captivité, actuellement en pleine expansion.

Nous ignorons le nombre exact de bélougas destinés à être gardés vivants pour les besoins des delphinariums,
mais nous savons que la capture de cinq orques au moins a été prévue dans ce tableau de chasse. Celui-ci s’établira donc comme suit :

Bélougas:
Mer de Bering Ouest – 300
Mer d’Okhostk Nord – 400
Kamchatskaya Ouest – 100
Sakhalinskaya Est – 200
Mer de Barents – 500
Mer Blanche – 50

Orques :
Sakhalinskaya – 5

Le WDCS, qui lance aujourd’hui un appel vibrant en faveur de ces cétacés, estime que de tels quotas sont inacceptables dans le contexte actuel. La capture de 50 bélougas en Mer Blanche est tout particulièrement inadmissible, lorsqu’on sait que la population locale de ces merveilleuses  » baleines blanches  » ne dépasse plus guère le millier d’individus.

En outre, les bélougas sont d’ores et déjà gravement menacés dans leur derniers refuges de l’Arctique tant par l’exploitation pétrolière, la chasse excessive, le trafic intensif de navires dans leurs zones de reproduction que par le développement industriel et la pollution.

Nombre de ces populations locales ont déjà été presque totalement détruites lors de chasses antérieures menées par la Russie. Nous avons tout lieu de craindre aujourd’hui que les captures nouvellement annoncées ne déciment de manière dramatique les derniers bélougas libres.

En 1999, la Commission Baleinière Internationale (IWC) avait conclu que sur les 29 populations de bélougas connues, quatre seulement pouvaient être considérées comme stables. De son côté, la Russie a toujours refusé de transmettre des données fiables à propos de la situation réelle de ces cétacés dans ses eaux ou du degré de contamination toxiques dont ils sont victimes et qui peuvent rendre la consommation de leur viande dangereuse pour la santé humaine.

En 1999, suite à diverses protestations internationales à l’égard des quotas décidés à l’époque ( soit près 2.100 bélougas capturables et 13 tonnes de viande du même animal exportable vers le Japon) le Premier Ministre russe avait décidé la suspension de cette chasse et des exportations prévues, arguant du manque d’informations fiables quant à la viabilité de ces populations et de leur sensibilité à de telles opérations de chasse. En 2000, les captures et mises à mort ont donc été réduites à zéro mais dès 2001, les chiffres remontaient jusqu’à 1.900 prises autorisées !

Le WDCS a protesté en vain auprès du Gouvernement russe au sujet de ces quotas largement excessifs. En 2002, la question des bélougas sera évoquée une fois de plus lors de la prochaine réunion de la CBI par le WDCS. Cette organisation anglaise estime en effet qu’une prise massive de 50 individus en mer Blanche, où leurs effectifs sont estimés à 1000, soit un prélèvement de 5% de la population essentiellement destinés aux delphinariums n’est manifestement pas supportable et risque de nuire à la survie future de ces populations.

Ces captures violentes nuiront également aux observations scientifiques et au whale watching actuellement menés depuis les côtes russes, c’est à dire de manière non intrusive, et qui apportent un bénéfice croissant aux habitants de la région.

Merci d’écrire une lettre polie au Président de la Russie et à ses divers ministres concernés, en leur demandant de bien vouloir suspendre immédiatement les chasses comme il l’a fait en 1999 et en insistant sur le fait que les bélougas ne survivront pas longtemps à de telles opérations, menées essentiellement pour satisfaire les exigences de l’industrie des delphinariums.

President of the Russian Federation, Vladimir Putin
The Kremlin
Moscow/ Russian Federation

president@gov.ru

http://www.gov.ru

Pendant ce temps, la chasse au béluga continue à être gérée comme une « ressource économique » ainsi qu’en atteste le texte suivant :

« L’Alaska & Inuvialuit Beluga Whale Committee (comité sur le bélouga de l’Alaska et de l’Inuvialuit [AIBWC]) a été formé en 1988 pour faciliter et encourager une saine conservation, gestion et  » utilisation  » des bélugas en Alaska et dans l’Arctique occidental canadien.

Le comité est composé de représentants des communautés et des régions côtières de chasse au bélouga en Alaska et dans le delta du Mackenzie au Canada, de représentants d’organismes gouvernementaux américains au niveau fédéral et régional ainsi qu’au niveau de l’État, et d’autres membres tels que des chercheurs et des conseillers scientifiques.

Seuls les représentants des communautés de chasse au bélouga ont droit de vote sur les questions traitant de la chasse, tandis que le comité au complet vote sur les autres questions.

Des programmes de surveillance des prises sont planifiés et coordonnés lors de la réunion de printemps, mis en application par les chasseurs ou d’autres individus pendant la saison de chasse à la baleine, et ils font l’objet d’un rapport à la réunion d’automne.

Jusqu’à maintenant, le AIBWC a 1) établi des priorités de recherche sur le bélouga,
2) coordonné ou facilité le prélèvement d’échantillons en vue d’études génétiques, d’études sur la contamination, et d’études fondamentales de biologie,
3) subventionné des études sur l’A.D.N.,
4) fourni ses commentaires sur des mesures fédérales (p. ex., en rapport avec les activités d’exploration pétrolière et gazière) pouvant affecter les bélougas, leur habitat ou la chasse dont ils font l’objet,
5) rassemblé les données les plus complètes jusqu’à présent sur les prises en Alaska,
6) publié pour les résidents des côtes alaskiennes un bulletin de nouvelles traitant surtout des grandes questions concernant les mammifères marins, et
7) subventionné la présence de membres du comité aux réunions de la Commission baleinière internationale.
Le AIBWC a ratifié récemment l’ébauche de son plan de gestion du bélouga de l’Alaska, qui fait pendant au plan actuel de gestion du bélouga dans l’Arctique occidental canadien, et a entamé des pourparlers sur un plan de gestion mixte Inupiat-Inuvialuit, pour le stock baleinier commun en mer de Beaufort « .

 


Et pendant ce temps, imperturbable, la Bonne Presse (ici, à pur titre d’exemple, le journal le Soir de Bruxelles en date du 23 Juillet 2002) continue sa désinformation systématique toute en faveur des zoos…
On nous annonce donc, photo à l’appui, et avec des trémolos de bonheur dans la plume, la naissance d’un bébé bélouga dans ce cimetière pour cétacés qu’est le delphinarium de Vancouver.

« Un bébé bélouga s’initie aux jeux aquatiques C’est dans la piscine-aquarium de Vancouver au Canada que
Aurora, une baleine bélouga, appelée aussi baleine blanche, a donné naissance à ce petit bébé qui la suit comme son ombre. Le deuxième bébé , toujours à l’abri de son ventre, naîtra vingt quatre heures plus tard ».
(Photo AFP)


 

Les bélugas du mystic aquarium en 2003

Août 2003

Contact rapproché avec les bélugas au Mystic Aquarium

« Les experts en vie aquatique nous ont ménagé une bonne surprise au Mystic Aquarium (Connecticut USA).
Pendant des années, ils nous avaient déjà permis de bénéficier du spectacle rare de baleines blanches en captivité. Aujourd’hui, ils nous offrent la possibilité d’entrer directement en contact avec ces mystérieuses créatures marines de l’Arctique.

Le Mystic Aquarium est indiscutablement l’un des meilleurs endroits au monde où l’on peut observer des bélugas captifs mais pour s’en approcher plus encore, il vous faudra vous déshabiller et vous désinfecter d’abord !
Kristine Magao est l’un des dresseurs qui supervise ce programme de « contact avec les bélougas ».
Elle nous en explique le principe :

– « Naku est une femelle adulte. Elle est âgée de 22 ans, mesure onze pieds de long et pèse 1.400 livres. En compagnie de Kela, une autre des six bélougas captives à l’Aquarium, Naku va vous réserver tout plein des surprises ! Elle s’amuse, par exemple, à éclabousser brusquement ses invités. Le programme de contact avec les bélougas permet à nos visiteurs d’avoir un aperçu rapproché des dents de ce cétacé et d’observer de tout près la manière dont elles mangent ou dont elle respirent. Voulez-vous jeter un coup d’oeil à l’intérieur de l’évent de Kela? »

Du fait de leur entraînement à la vie en captivité, ces créatures arctiques se sont tout à fait adaptées au contact et aux manipulations humaines.

« Chatouillez- la sous le menton juste une fois » nous conseille Kristine, et les petits cris de Naku confirment l’instruction.

Les bélougas émettent des sons en réponse à plus de seize signaux énoncés par leur dresseur en langue gestuelle.
Chaque bélouga a appris à exécuter par ailleurs environ 60 « comportements  » de natures différentes.
Pour certains d’entre eux, cela prend quelques heures à mémoriser. Pour d’autres, cela prend des années.

À la fin du programme, Kristine discute avec ses hôtes de questions d’environnement :
« Il faut que les gens prennent conscience de ce qui nuit aux équilibres naturels » dit-elle.
Pour les remercier, Naku serre les participants dans ses nageoires.
« Elle va mettre sa tête sur votre épaule, vous pouvez la serrer dans vos bras vous aussi…  »

Contact avec un esclave

Toucher ! serrer ! Dresser !

N’avez-vous jamais rêvé de toucher une baleine? Dans notre programme de contact avec les bélugas, vous serez face à face avec l’une de nos baleines blanches d’un poids de plus de 1.200 livres.
Après environ 20 minutes d’explications sur les bélugas données par nos entraîneurs, vous chausserez des « waders  » (sorte de bottes en caoutchouc qui remontent jusqu’à la taille) et vous pénétrerez durant vingt autres minutes dans la partie la moins profonde de la piscine des bélougas.

Les animaux viendront tout près de vous dans l’eau, vous les entendrez respirer, bondir hors de l’eau et vocaliser dans votre oreille. Vous pourrez les toucher et même caresser leur langue. Vous pourrez voir également de tout près comment ces mammifères marins étonnants sont constitués physiquement. Vous finirez par les connaître autant que nous car on vous apprendra même quelques gestes en langage signé qui vous permettront de leur donner des ordres.

Notre programme de rencontre avec les bélougas est une expérience qui marque une vie entière ! Vous vivrez un contact rapproché avec l’un des plus beaux mammifères de la nature et ce, de la manière la plus intime et la plus instructive possible.

Quand est-ce que je peux faire cette expérience?
Nous offrons ce programme de juin 2003 à octobre 2003 à raison de plusieurs séances quotidiennes à 10:40 du matin, 2:30 et à 4:30 de l’après-midi, sauf le mercredi où seulement les sessions de l’après-midi sont seules disponibles.

Que ce que cela coûte ?
Le coût par participant est de 100 US Dollars.
L’admission dans l’aquarium est de 16 US dollar additionnels pour des adultes, 15 pour les seniors et 11 US dollars pour les enfants de 3 à 12 ans. Les réservations sont fortement suggérées.

Mon enfant peut-il participer?
Pour participer à ce programme, vous devez mesurer au moins 5 pieds de haut. Il n’y a pas d’autres limitations physiques.
Les enfants peuvent donc participer aussi longtemps qu’ils répondent à cette exigence.
(Comme à la foire… )

Comment dois-je m’habiller ?
Tandis que vous serez dans l’eau, vous porterez les « waders » que nous vous fournirons. Sous cet équipement, nous suggérons de longs pantalons et des chaussettes. Les bijoux et autres objets personnels ne sont pas permis.

Est-ce que je peux prendre des photos?
Si une autre personne vous accompagne, elle peut vous photographier tant que vous êtes dans l’eau. Vous pouvez également confier à notre personnel votre appareil-photo : nous serons heureux de prendre des photos pour vous !

Le programme de contact direct avec les bélougas était annoncé par le Mystic Aquarium jusqu’à fin octobre 2003.
Apparemment, c’était rentable. On a continué.
En 2011, pour une rencontre avec un béluga, il fallait payer 130 dollars. Pour le toucher, sans entrer dans l’eau : 50 dollars !
Pour s’essayer au noble métier de dresseur de cétacés esclaves, il vous en coûtera 100 dollars.
On se demande quel pourcentage de ces sommes servent à financer les programmes de sauvegarde des bélugas libres….

Commentaire

Choquant ? Sans doute.
Ces femelles bélugas, nées pour vivre dignement au sein des glaces et de leur famille, se transforment ici en prostituées de luxe, à 130 US dollars la passe. Et comme toutes les prostituées, elles doivent accepter n’importe quel client et mimer les gestes de l’amitié la plus tendre et la plus sincère, alors qu’il ne s’agit que de pur dressage mené sous la contrainte. C’est le principe même des « petting pools »

Mais en même temps, comme Mr Bouglione le rappelait en termes crus lors d’une interview donnée au quotidien belge « Vers l’Avenir » ce 2 août 2003 : «Les zoos sont des mouroirs. Allez voir un peu où sont les animaux durant l’hiver. Ils deviennent neurasthéniques, on ne les fait pas travailler ».

Pour Naku et Kela, ces visites constituent donc peut-être une forme de distraction, en dépit du rythme assez soutenu de trois séances par jour, show non compris.
Pour elles, c’est toujours mieux que de crever d’ennui entre quatre murs nus.
Il est clair que toute stimulation, tout apport de nouveauté ne peut être que le bienvenu en cage ou en bassin.
Quant à la petite leçon finale sur l’environnement et la conservation des espèces, elle est particulièrement obscène dans ce contexte : la jolie dresseuse Karine oublie de nous dire que nombre de bélugas sont encore régulièrement arrachés à leur habitat naturel par des trafiquants russes pour les seuls besoins de l’industrie de la captivité internationale, ce qui déstructure gravement les dernières tribus libres existantes et menace à terme l’existence même de l’espèce.

A ce propos, comme on s’en doute, Naku est morte en 2014 âgée d’à peine 30 ans… 


Samedi 8 avril 2004
NEW YORK AQUARIUM

Kathy, la doyenne des bélugas captifs, vient de mourir à  New York

Une femelle bélouga du nom de « Kathy » vient de mourir à l’âge de trente-quatre ans au New York Aquarium.
Elle était l’une des « baleines blanches » parmi les âgées jamais détenues en captivité et s’est éteinte, selon ses geôliers, d’une infection bactérienne le 8 avril dernier, pendant la matinée.

Malade depuis de longs mois, devenue presque aveugle, tournant en rond sans fin dans son bassin minuscule derrière sa vitre de plexiglas, la pauvre Kathy allait de toutes façons être euthanasiée afin d’abréger ses souffrances.

« Mais elle est morte aussitôt après avoir reçu une première fléchette de tranquillisant, qui devait la préparer avant l’injection finale » a précisé froidement M. Fran Hackett, le porte-parole de l’Aquarium.
Triste fin pour ce Seigneur des Glaces, que l’on euthanasie comme un chien quand il a cessé de servir…

Selon le directeur de l’Aquarium, de toutes façons, les bélugas en liberté dépassent rarement l’âge de trente ans.
« A l’âge de 34 ans  » ose affirmer cet homme que l’on supposerait tout de même mieux informé, « Kathy était donc très vieille ! C’était aussi un animal étonnant, l’ambassadrice de son espèce ! ».

L’affirmation est surprenante, sachant que selon le Smithsonian Institute, les bélougas peuvent vivre soixante ans et plus, comme tous les cétacés de grande taille..

Kathy était née dans les eaux septentrionales du Canada.

En 1969, elle fut enlevée à sa famille à l’âge d’un an, au terme d’une opération de capture hautement traumatisante pour rejoindre dès 1970 le grand aquarium de Brooklyn, à New York.
Malgré les conditions de détention atroces que cette malheureuse a du endurer pendant 32 années consécutives, elle n’en a pas moins réussi à survivre et même à donner naissance à deux enfants : la petite Nyci, qui fut le premier bébé béluga capable de survivre plus de quelques jours en captivité et mourut à l’âge de 8 semaines, et puis Casey, qui vécut 8 ans.

En avril 2004, l’Aquarium ne possédait donc plus qu’un dernier béluga, désormais solitaire : il s’agissait de Marina, âgée de 20 ans, dont on se demande ce qu’elle deviendra dans son bocal de plexiglas…
Aux dernières nouvelles (2010), elle a totalement disparu de ce zoo  cruel.

Quant aux derniers dauphins de Brooklyn, l’un est mort de mort « mystérieuse » et l’autre a été expédiée dans un parc en Floride le printemps dernier.

Le commerce juteux des bélugas captifs

Béluga en Egypte

 

Kavna est morte à Vancouver

Le Georgia Aquarium commande 18 bélugas aux Russes !

La vie palpitante des bélugas captifs à Vancouver

Un show de beluga au japon

un show très bruyant de dauphins et belugas en Thaïlande

Serrer un béluga dans ses bras !

Un béluga meurt à Duisburg

Un béluga meurt à New York

Bélugas à Saint- Pétersbourg

Gasper euthanasié à 17 ans ! 

Le piège de la naïade des glaces