Cirques, delphinariums et justice de classe 
Le cirque Bouglione est en belgique ! 

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Notons que depuis fin novembre 2006, la rtbf télévision diffuse un spot publicitaire
vantant le spectacle des éléphants esclaves au cirque bouglione



Cirques : gaia accepte un compromis avec le ministre PS
a quand l'interdiction pure et simple des animaux de cirque ?


 
8/9/04
Le ministre Rudy Demotte change-t-il de camp ?
 

22 juillet 2004

Les cirques avec animaux sauvages interdits en Belgique : 
A quand la fin des cirques aquatiques ?
Il Florilegio Circus 
interdit en Angleterre, acclamé en Belgique
BROK au secours de la défense animale ?
Le Cirque, la grande passion des enfants !
GAIA versus Bouglione !
Le rapport de GAIA sur les cirques
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25 octobre 2003 

BROK au secours des animaux? 

Le 23 octobre 2003, le quotidien belge "La Dernière Heure" puis à sa suite, le journal "Vers l'Avenir" et "Le Soir" nous apprenaient la bouche en coeur que, sensible au conflit qui opposait GAIA et le Cirque Bouglione, ce bon député Denis Ducarme allait présenter une proposition de loi relative aux cirques. 

Celle-ci ne prétend nullement interdire la présence d'animaux sauvages sous chapiteau - comme le font déjà, horresco referens, les pays scandinaves - mais seulement d'en exclure un certain nombre d'espèces déterminées. 
Car, observe d'un oeil très
libéral notre bébé-député, sans doute le fiston du Ministre Daniel Ducarme : «Enlever les animaux sauvages des cirques, c'est tuer le cirque. Les cirques sont des entreprises. Bouglione, par exemple, c'est 50 emplois»  
 
Parmi les animaux que les cirques ne pourraient plus détenir, on trouve notamment les girafes ou les ours polaires, mais aussi les rhinocéros et les crocodiles, tous animaux que le Cirque Bouglione ne possède pas.  
On s'étonnera dès lors peu de l'appui enthousiaste que M.Bouglione apporte à cette proposition de loi.... 


Gaia n'a évidemment pas été consulté mais bien une étrange association du nom de
BROK dont le site Internet est rédigé dans un sabir épouvantable et qui n'a de cesse que de prôner la chasse, la consommation de viande, les expérimentations animales et tout usage prétendument légitime de l'animal non-humain par l'animal humain. 

A lire ces pages infectées de mensonges, d'approximations folles et de divers virus - Attention ! - on pourrait croire qu'il s'agit d'un gag, d'un exercice de style destiné à créer une sorte d'Anti-GAIA caricatural. Est-ce vraiment auprès d'une "société" aussi grotesque et peu crédible que le député Denis Ducarme entend prendre conseil ? Mais de qui se moque-t-on ? 

Par ailleurs, ce charmant petit jeune homme s'est-il jamais demandé si la souffrance quotidienne de tant d'animaux justifiaient vraiment le maintien de cinquante emplois ? Et puisque, de son point de vue, les girafes ou les rhinocéros ne sont pas faits pour le cirque.... en quoi les tigres le seraient-ils davantage ? Ou les éléphants ? Ou bien encore les chimpanzés
En quoi, bon dieu, ces grands mammifères intelligents dotés de cultures et de conscience de soi seraient-ils mieux adaptés à subir des coups de bâtons et des voyages sans fin au fond d'une cage sur roue qu'une girafe ou un ours ? 

En rien, sans doute. 
Mais il faut que le show se poursuive, que les emplois soient maintenus à toute force, quelles que soient les obstacles éthiques, et c'est au nom de cette seule logique de développement capitaliste sauvage et suicidaire que certaines de nos éminences et la plupart de leurs médias perçoivent aujourd'hui la réalité du monde. C'est également au nom de cette logique inhumaine que des
procès sont conduits et des condamnations prononcées, au mépris de toute Justice.... 

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Le Cirque, 
la grande
passion des enfants ! 

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Est-ce ainsi que les vrais éléphants vivent ? 
Est-ce ainsi que les enfants doivent les voir ? 


L'association One Voice nous rappelle par ailleurs qu'au-delà de la souffrance qu'il impose à des animaux nobles et intelligents, le cirque avec ménagerie à la sauce Bouglione affecte en profondeur une juste vision du monde chez les enfants des écoles, cible privilégiée de l'Industrie de l'Exploitation Animale. 
Sous le titre "La violence en exemple", Franck Schrafstetter écrit : 

"En France, l'Education Nationale a publié la note de service n° 98-185 du 09/09/1998 qui stipule que, dans le cadre de l'éducation à la solidarité internationale, les enseignants seront attentifs à éveiller les élèves à la notion de développement durable, qui allie l'économique au social et au respect de l'environnement dans le souci des générations futures. 

La présentation d'animaux en captivité, dans un cadre non pas de préservation mais de loisir n'est pas compatible avec cette instruction de respect de l'environnement, l'élève assimilant l'utilisation et la captivité à des fins lucratives et de divertissements à une "normalité". 
Il serait par conséquent plus pertinent de sensibiliser l'enfant à la fragilité et à la disparition des écosystèmes plutôt que de lui montrer l'intérêt plaisant et rentable que l'utilisation de l'animal pourra lui apporter. 

Le Bulletin officiel spécial n°7 du 26 août 1999 souligne quant à lui l'importance qu'il existe de montrer à l'élève que les êtres humains appartiennent au règne animal, mais que néanmoins plusieurs caractères les distinguent des autres espèces. 

Dans une société où la violence pose de plus en plus de problèmes et où la reconnaissance de la différence n'est pas encore un acquis, la présentation scolaire d'animaux comme frères de notre " règne animal" puis dans un cirque comme soumis à la domination de l'Homme ne peut conduire qu' à la reconnaissance de la différence comme critère d'exploitation. Ce qui est une fois de plus contraire à la mission de l'Éducation nationale. 

Le rapport entre l'animal et l'enfant est très fort, Laure Delvolve parle même d'une "naturelle communication interespèce" l'enfant voyant l'animal comme un "petit frère". Ce n'est pas un hasard si l'animal est un des vecteurs principaux dans les contes et fables enfantines... 

Comme le souligne
Anne Maille-Ubersfeld, l'animal de cirque est ce qui fait rire par imitation maladroite du comportement humain adulte et qui par conséquent crée une sorte de complicité vis-à-vis de l'animal. 
Mais c'est aussi une manière de montrer (inconsciemment ?) à l'enfant sa suprématie sur un monde animal qu'il peut dominer et dénaturer à sa guise. 

Le problème de l'animal de cirque réside dans son exotisme coïncidant étrangement avec les périodes colonialistes de notre histoire. Au XIXe siècle, on trouve dans de nombreuses œuvres telles que "Mémoires d'un âne" de la Comtesse de Ségur (auteur pour enfants) une dénaturation de l'animal qui est réduit à l'état d'esclave, et que l'enfant devra percevoir comme tel afin d'apprendre à traiter au même titre ces esclaves humains. 

L'esclavage humain et le colonialisme sont (officiellement) bannis mais il reste encore cette triste vitrine néocolonialiste sous les chapiteaux, où l'exotisme (chameau, éléphant, lion...) s'incline et se soumet face au dompteur et aux spectateurs occidentaux. Mais qu'en est-il aujourd'hui de la perception de l'enfant face à cette leçon ethnocentrique que leur proposent les cirques ? Est-il vraiment du devoir des écoles de se risquer à une telle présentation ? 
Nous sommes en droit d'en douter .

D'un point de vue purement pédagogique, One Voice est également très sceptique sur la présentation même des animaux dans les ménageries et sur les pistes de cirque. Le mélange des espèces de milieux différents (hippopotame du Ghana avec éléphant d'Asie ; tigre de Sibérie et lions d'Afrique...), la présentation dans des postures non adéquates pour l'espèce (éléphants sur les pattes arrières, singes en robe rose...), dans un milieu n'ayant strictement rien à voir avec le milieu naturel (camion, piste ronde...) et la relation "animal-humain"  faussée n'apporteront à l'enfant spectateur qu'une vision erronée du monde animal et de ces interactions. 

Il est donc important que les écoles cessent d'emmener leurs élèves dans ces spectacles antipédagogiques, mais qu'au contraire - conformément à la volonté de l'éducation nationale - celles-ci fassent un pas supplémentaire pour véhiculer des valeurs aussi positives que le respect et le partage, et pour éradiquer la différence comme critère d'inégalité. 

On ne peut assigner une morale si l'on omet d'y adjoindre l'exemple.
Cette situation est d'autant plus inacceptable que notre société nous offre une multitude de manières de découvrir les animaux dans leur milieu naturel. Ce respect de la différence doit simplement ne pas s'arrêter de manière incohérente à la barrière de la race et du sexe, mais doit aussi franchir la barrière des espèces. Car le respect, lui, ne souffre pas d'exception".

Franck Schrafstetter (One Voice) 



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GAIA versus Bouglione ! 

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Est-ce ainsi que les vrais tigres vivent ? 
Est-ce ainsi que les enfants doivent les voir ? 



Octobre 2003

Depuis quelques jours, la polémique fait rage entre l'association belge de défense animale GAIA et le Cirque Bouglione installé à Bruxelles jusqu'au mois de décembre avec ses tigres et ses éléphants dressés.  
Ce pauvre M.Bouglione a eu le déplaisir de constater dès son arrivée que toutes ses affiches étaient masquées par un autocollant de Gaia : "Annulé pour cause de maltraitance aux animaux". 

Aussitôt notre artiste du cirque, comme il aime se présenter,  a porté l'affaire en justice. 
Il exige aujourd'hui 100.000 Euros de dommages et intérêts pour le préjudice causé. 
L'
American Circus, présent à Gand a fait de même, tandis que le cirque Zavata passait carrément à tabac un militant de Gaia !

Choquant ? Pas pour le nouveau Gouvernement belge, en tous cas, ni pour sa fidèle presse-lige : nous venons d'apprendre en effet, par la voix du quotidien wallon «Vers l'avenir» daté du 26 septembre 2003, que M. Raoul Hans, le vétérinaire affecté au
Conseil National du Bien-être Animal (CNPA) s'est rendu sur place et a inspecté "à titre personnel" (?)  la ménagerie du cirque.  

Pour ce bon Raoul, aucun problème, aucun souci ! Les animaux ne sont pas maltraités, que du contraire ! 
Pour lui, le Cirque Bouglione traite ses animaux de manière conforme à la loi de 1986 (Article 4) relative au  Bien-être des animaux.

«Et les ustensiles utilisés par les dresseurs du cirque Bouglione sont corrects», ajoute-t-il, candide.
Ah bon ? Il y a donc des ustensiles ? Il y a donc des instruments pour obliger des animaux naturellement conçus pour vivre libre à se livrer à des shows dégradants ?
Et lesquels, s'il vous plaît ? 
On aimerait tant en savoir plus sur les coulisses du dressage de fauve, inconcevable sans contrainte. 


Cette déclaration incroyable faite à l'Agence Belga est d'évidence politiquement téléphonée. 
Elle s'inscrit en tous cas dans une campagne de presse plus large et fort inquiétante : depuis plusieurs mois, tous les quotidiens francophones unanimes chantent la gloire des cirques avec animaux et celle du crique Bouglione tout particulièrement, laissant croire que seule GAIA, association «flamande» notoirement hystérique, se plaindrait du sort inique imposé aux animaux de cirque. 

Même la RTBF s'y est mise : on a pu voir ainsi l'image de M. Bouglione junior embrassant amoureusement ses petits fauves sur le nez - mais par-delà des barreaux, tout de même. S'agissait-il d'un autre numéro de dressage appris dans la douleur ? 

La problématique des cirques est évidemment bien plus large que  ce que la presse belge tend à nous faire croire : outre le fait que de nombreux pays  d'Europe ont d'ores et déjà interdit ces spectacles d'un autre âge, il faut bien savoir que la réglementation déjà minimale applicable aux animaux du Zoo pour garantir leur bien-être -
cette fameuse loi de 1986 - ne s'applique pas aux animaux de cirques ! 

Ici, le tigre, l'ours ou l'éléphant vivent l'essentiel de leur temps dans un cachot mobile et n'en sortent que pour affronter le stress atroce des spectacles tonitruants sous le fouet du dresseur. C'est tout. c'est cela leur vie : les shows puis et la solitude et le voyage sans fin. 

M. Bouglione réclame en outre à grands cris l'aide du "ministre de la culture", le libéral 
Daniel Ducarme
Son homologue socialiste, Rudy Demotte, en charge des questions animales, se tâte en ce qui le concerne. 
Il hésite à interdire les cirques, dit-il, car tant de gens les apprécient ! C'est vrai ! Et la majorité des gens appréciaient également les exécutions publiques sur le bûcher ou la potence : a-t-on tenu compte de leur avis ? 
Le Président François Mitterrand s'en est-il soucié lorsqu'il a fait abolir la peine de mort ? 

Dans un monde sur-humanisé où la justice ne sert que les riches, où le citoyen est prié de n'être qu'un consommateur, où le profit et l'économie tiennent lieu de convictions philosophiques, dans ce monde où l'on tolère le travail des enfants quand ils font des ballons, des chaussures ou de jolis tapis, la lutte pour les droits des animaux dérange, évidemment, puisqu'elle interfère avec les lois du marché. 

De la même manière qu'il est interdit de dire en France que le
Marineland d'Antibes fait du mal à ses orques en les privant de liberté, on peut craindre qu'il soit bientôt légalement interdit de déclarer que les animaux sont plus heureux dans la nature qu'en cage ou en bassin. 



Samedi 2 août 2003. Extrait du journal "Vers l'Avenir". 

37 communes belges (dont 14 wallonnes) interdisent les cirques avec animaux 

Alexandre Bouglione appartient à une très grande famille du cirque. Il estime s'occuper du mieux possible de ses nombreux animaux.

- Alexandre Bouglione, vous êtes actuellement à Arlon (Belgique). Que pensez-vous des attaques de Gaïa?

- Je pense que son président, Michel Vandenbosch, ressemble fort à Pinocchio. C'est un grand menteur qui n'hésite pas à montrer une cassette vidéo avec des images de cirques qui ne sont pas belges. Le hic, c'est qu'il veut faire passer une loi où l'on interdirait pratiquement tous les animaux mais qui ne s'attaque pas au vrai problème. En effet, cette loi n'empêchera pas les petits cirques de continuer à mal traiter leurs animaux, qu'ils soient des chiens, des chats ou je ne sais quoi. Hier, sur la route, j'ai vu deux chevaux dans un minuscule van qui venait de France. Croyez-moi, mes animaux ont de la place.

- Outre Gaïa, vous n'êtes pas tendres non plus avec les Zoos 

- Les zoos sont des mouroirs. Allez voir un peu où sont es animaux durant l'hiver. Ils deviennent neurasthéniques, on ne les fait pas travailler. Chez nous, il n'y a pas de visite le la ménagerie. On a voulu éviter que les gens ne leur jettent des cailloux pour les réveiller. De plus, je ne veux pas gagner le l'argent sur le dos des animaux. Nous essayons de les entretenir du mieux possible.

- Bref, tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes, au cirque?

- Je n'ai pas dit cela. C'est vrai qu'il y a des abus. Nous sommes les premiers à les dénoncer. Je pense notamment au dressage. Des gens le font de manière brutale, d'autres pas. Moi, je m'occupe uniquement des fauves. Je suis contre l'utilisation de rhinocéros, de dromadaires ou de girafes qui font leur petit tour et puis s'en vont. À quoi servent-ils ?

- Que pensez-vous de la liste, dressée par Gaïa, des communes refusant les cirques avec animaux sauvages?

- Tout ce que je peux vous dire, c'est que je n'ai jamais essuyé le moindre refus en Wallonie. Par contre, cela fait trois ans que je ne vais plus en Flandre car, depuis l'instauration de la circulaire de Luc Martens, je ne 
parviens pas à être agréé.

- Que se passera-t-il si la loi Interdit les cirques comme le vôtre ?

- Ce sera tant pis pour nous et tant mieux pour Gaia. De toute façon, au rythme où cela va, il n'y aura plus de dompteurs dans 10 ans.

- Gaïa évoque aussi les problèmes de sécurité...

- Un cirque n'est pas plus dangereux qu'une dame qui se promène avec un rottweiler! Superman, ce n'est pas à cause d'un tigre qu'il est comme cela mais bien en tombant d'un cheval. Je n'ai eu qu'un seul accident. Et encore, il s'agissait d'un homme saoul qui avait franchi deux barrières de sécurité pour toucher un de mes tigres.


 

 

 

 


Il Florilegio Circus  
interdit en Angleterre, acclamé en Belgique  

Copyright CAPS http://www.captiveanimals.org/circuses/cilflo.htm


Le cirque "Il Florilegio" est de passage à Bruxelles depuis le mois d'octobre jusque fin décembre 2003.
Le site du
CAPS dénonce en termes forts et bien documentés le sort peu enviable des animaux de ce cirque, tel qu'il a été constaté lors de son ultime passage au Royaume-Uni, où il est désormais "persona non grata".

Insistons tout particulièrement sur le fait que la présence d'un rhinocéros, d'un léopard, d'un hippopotame, d'une girafe, d'un bison, de chameaux, de serpents et d'éléphants dans un cirque - qu'il s'agisse de Bouglione ou de tout autre - est aussi profondément choquante, cruelle et injustifiée que celle de dauphins dans un delphinarium. 

Il serait temps, en effet, que l'on prenne davantage en compte les enseignements de l'éthologie cognitive et des études menées sur le terrain par
Cynthia Moss et tant d'autres et que l'on respecte en conséquence la liberté et le bien-être de ces êtres sensibles et conscients, dotés d'une remarquable culture. Faut-il rappeler une fois encore que les éléphants vivent en sociétés complexes et subtiles, qu'ils disposent d'un langage à base d'infrasons, qu'ils honorent leurs défunts et portent secours à leurs blessés ? 

Lire à ce propos : 
http://elephant.elehost.com/

http://www.dolphinsociety.org/4.index.htm
 

Leur place n'est pas dans une arène de cirque, la tête en bas et les pattes en l'air, sous le regard d'un dresseur goguenard, ni dans une cage minuscule transbahutée d'une ville à l'autre jusqu'à ce que mort s'ensuive. 
Leur place est parmi les leurs, dans la savane qui les a vu naître.

Quant aux hippos, aux rhinos et aux girafes, il est piquant de noter que selon Bouglione et ses chers amis Daniel Ducarme et Fils, leur présence ne devrait plus être tolérée sous les chapiteaux. 
Bizarre, bizarre, personne ne proteste du côté du MR...


Merci donc de réagir avec véhémence auprès des pouvoirs publics belges et de nos médias qui soutiennent encore activement ce genre de spectacles obsolètes et cruels et tout particulièrement le journal bruxellois "La Capitale" qui chante une fois de plus à gorge déployée la gloire de ces petits cirques abjects - "
Fliegenpiltz, Bouglione, Il Florilegio, Pauwels, les Bruxellois n'ont que l'embarras du choix"  - dans son édition du 18 novembre 2003...  
Ne s'agit-il pas ici de défendre l'emploi ? 


" Ainsi verrez vous un rhinocéros de voltige que chevauche un gymnaste accompagné d'un léopard dans une époustouflante manifestation de dressage et d'acrobatie, une démonstration d'enlèvement par une poste hongroise à deux chevaux de trait, un pas espagnol dans les danses virevoltantes des consoeurs de Carmen... " 
Un spectateur ravi sur le site du cirque 

"Fidèle à la tradition de Saint-Nicolas et dans le cadre de ses compétences de Ministre en charge des Personnes Handicapées au sein de la Commission Communautaire française, Willem DRAPS a invité tous les enfants handicapés des institutions bruxelloises au Cirque "Il Florilegio" ce jeudi 28 novembre 2002 après-midi. Un merveilleux spectacle, offert gracieusement par le Cirque "Il Florilegio", aura permis à plus de 650 enfants de vivre quelques moments de rêve et d'enchantement en présence de Saint Nicolas et de Père Fouettard qui ont rejoint le site en hôtes inattendus".

Communiqué du Ministre W.Draps


Les coulisses du cirque " Il Florilegio " 
http://www.captiveanimals.org/circuses/cilflo.htm

Le site du cirque 
http://www.florilegio.com/


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8/9/04

La honte 
Le ministre Rudy Demotte change de camp 
et renie ses propres paroles


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Lire le communiqué de Gaia 
http://www.gaia.be/fr/nieuws/090904.html

Interdire les zèbres au cirque alors que ces animaux y sont rares et par ailleurs vendus sous forme de steaks dans tous les magazins Delhaize n'a aucun sens.
Par contre, autoriser la présence des éléphants est authentique scandale : pour la plupart, ces grands mammifères intelligents et dotés de cultures propres ont été capturés enfants dans la nature, suite à l'abattage de leur mère.
Ils se reproduisent donc peu ou pas du tout en captivité et la plupart meurent bien avant l'âge normal, atteints de profondes zoopsychoses,  à l'instar des dauphins captifs.

Lire à ce sujet : 

Eléphants captifs : le désespoir et l'ennui

Le dossier One Voice


 

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