Japon, Norvège et CBI
Un génocide total menace les cétacés
 

Source des photos : Ocean Creation http://www.oceancreation.com

 


Sommaire


Mai 2010

Tuez-les toutes !
La Commission Baleinière internationale va-t-elle lever tout moratoire
sur la chasse à la baleine ?

PROtESTEZ !
Sans Baleines, 
ces êtres intelligents, sensibles,  dotés de conscience de soi, de cultures
 et de langages, grands mangeurs de plancton, vont devenir des égouts réservés
aux méduses géantes ! 

 


juin 2009

CBI:  de qui se moque-t-on ?

 


CBI Sorrento 2004
Une bonne nouvelle dans ce monde de brutes


Un génocide total menace les cétacés

Une coalition anti-baleinière vient de naître au Japon !
Norvège
Une balle en pleine tête pour soixante dauphins !
Lettre de Mr Guy Verhofstadt, Premier Ministre du Gouvernement Belge

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Une bonne nouvelle dans ce monde de brutes...

Depuis le 15.07.04, la Belgique est désormais membre de la Commission Baleinière Internationale qui se réunit cette semaine à Sorrento, Italie. Ce ne fut pas sans mal, mais on y est arrivé !

Notre délégué, M. Alexandre de Lichtervelde, aura fort à faire aux côtés des autres amis des baleines pour empêcher que les Japonais ne déclenchent un nouveau et ultime massacre de grands cétacés dans tous les océans du monde, en ce compris dans le sanctuaire antarctique, afin d'alimenter leurs restaurants en viande de luxe.

Rappelons également que de plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer le fait que les baleines hissées à bord des bateaux japonais sont tout simplement... sciées vivantes, au prix de souffrances atroces et proprement inimaginables.  

Le site de la Commission 
http://www.iwcoffice.org/meetings/meeting2004.htm

Le journal des débats (rapports  WDCS) 
http://www.wdcs.org/dan/publishing.nsf/allweb/6E9DAE117DFFEEED80256ECF003418E8

Services Fédéraux de l'Environnement 
Alexandre de Lichtervelde 

alexandre.delichtervelde@health.fgov.be

 


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CBI, Londres, 23-26 Juillet 2001
Un génocide total menace les cétacés du monde ! 




 

Nuées d'orage sur la CBI 
Au terme d'un épouvantable holocauste baleinier qui a réduit les effectifs de certains cétacés à près de 90 % et mené à l'extinction complète quelques populations locales, la Commission baleinière internationale (International Whale Commission) a décidé d'un moratoire sur la chasse commerciale à la baleine dès 1982. 
Celui-ci est entré en vigueur en 1986. Par ailleurs, la Convention sur le Commerce International des Espèces en danger (CITES) a renchéri en ce sens en interdisant tout échange international de produit baleinier, également depuis 1986. 

La prochaine réunion de la Commission Baleinière Internationale se tiendra à Londres du 23 au 26 juillet 2001. La réintroduction légale de la chasse commerciale à la baleine sera l'un des thèmes de discussion de cette rencontre et le risque est important qu'une telle proposition soit adoptée.

A cette occasion et plus encore que les années précédentes, la Norvège et le Japon entendent en effet mettre le maximum de pression sur les états membres de la Commission pour que soit ré-autorisée de manière officielle la chasse à la baleine commerciale et la vente des produits baleiniers. 


Le prétexte des chasses scientifiques 
Bien que le moratoire de la CBI ait pu sauver de manière effective des dizaines de milliers de cétacés, le Japon persiste aujourd'hui encore à ne pas se conformer à ces réglementations internationales et continue à mettre à mort plus de 500 baleines chaque année. Sous prétexte d'un soi-disant programme de recherches, lesquelles sont en effet autorisées par la Convention sous une forme limitée, le Japon continue à mener des campagnes de chasse prétendument justifiées au plan scientifique. Ces expéditions sanglantes serviraient notamment à contrôler le contenu des estomacs des animaux tués, afin de s'assurer qu'ils ne pillent pas les réserves de poissons des pêcheurs ou à estimer leur population globale. 
L'année dernière, le Japon a encore élargi son prétendu programme scientifique de pêche à la baleine en y incluant deux espèces de cétacés, pourtant reconnues comme "en danger d'extinction", le cachalot et le Rorqual de Brydes. (Balaenoptera edeni) 


Le marché de la viande morte... 
La réalité est évidemment bien différente : le but non-avoué de ces massacres est d'alimenter les restaurants de luxe Japonais en viande de baleine, toujours très chère et très demandée, et qui s'obtient dans un contexte de plus en plus difficile. 
Face à la demande importante de ce géant économique que demeure le Japon, des pays comme l'Islande envisagent de reprendre à leur tour le massacre ou d'autres encore - tels les Russes - se mettent à chasser des espèces de cétacés plus petites mais dont la chair, une fois sur l'étal, ressemble à s'y méprendre de la viande de baleine. La Norvège, pour sa part, qui a une longue tradition baleinière derrière elle et des stocks de graisse monumentaux dont elle ne sait que faire, aimerait reprendre le commerce international des produits baleiniers avec le Japon et ce, en violation flagrante des interdits de la CITES. 

Rappelons que la chair de baleine est à ce point polluée par diverses toxines chimiques d'origine humaine qu'elle peut nuire de manière sévère à la santé des consommateurs. Au Japon même, l'importation de graisse de baleine d'origine étrangère est interdite pour ces raisons. Néanmoins, en dépit des protestations des organismes de protection des consommateurs Japonais, la Norvège et le Japon entendent maintenir l'accord. 


...et de la viande vivante 
Un troisième marché justifie les massacres que ces nations imposent aux différentes espèces de cétacés, et c'est la demande des delphinariums. La mortalité au sein de ces établissements est à ce point importante qu'ils doivent toujours et sans cesse se ré-alimenter. A cet égard, le grands chasses annuelles menées au Japon fournissent un excellent matériel vivant à cette industrie du divertissement. Les autorités laissent en effet leurs pêcheurs massacrer de manière extraordinairement cruelle la plupart des petits cétacés qui croisent au large des côtes du Japon : dauphins, pseudorques et autres marsouins. Le but de ces pêches est non seulement de se procurer de la viande de cétacés de qualité inférieure mais néanmoins commercialisable mais aussi de fournir les delphinariums du Japon ou d'ailleurs avec quelques dauphins sélectionnés avant le massacre et jetés depuis une grue dans des camions. ...

On comprend que dans ce contexte, il est essentiel que les prochains débats de la CBI incluent, outre les grandes espèces protégées par la CITES (cachalots, baleines franches, baleines bleues), tous les "petits" cétacés du type globicéphales, bélougas, orques, fausses orques et toutes les variétés de dauphins et de marsouins. 

Source des photos : Ocean Creation http://www.oceancreation.com


Agir : la campagne Sea Red 
Conscient des graves enjeux de ces prochaines rencontres de la CBI, le Whale and  Dolphin Conservation Society lance une vaste campagne internationale en direction des pays membres dela Commission. 

Cette campagne est intitulée Sea Red ("Mer sanglante : je vois rouge") et fournit aux personnes intéressées un "mémento" tout à fait remarquable, expliquant en détails et chiffres à l'appui pourquoi la chasse aux cétacés doit être immédiatement totalement interdite et ce, une fois pour toutes et sans aucun compromis. Outre le fait que l'huile de lampe et les corsets pour dames sont depuis longtemps passés de mode et que le whale-watching offre des rentrées financières  autrement plus intéressantes que la chasse commerciale, cette chasse, dit le WDCS, est par essence cruelle,  pernicieuse, insupportable, malsaine, et corrompue. 

Cruelle
Tirer au canon sur un mammifère dont la peau nue est d'une sensibilité extrême est, par définition, profondément inhumain. 
Mais sait-on assez que la mort par harpon explosif ne survient qu'au terme de 10 à 20 minutes d'une sanglante agonie ? 

Sait-on que les japonais font en sorte de ne pas tirer à l'arrière de la tête - ce qui procurerait à toute le moins une mort relativement rapide - afin de préserver certains éléments du crâne prétendument précieux à leurs recherches ? 

Sait-on qu'une procédure de "seconde mise à mort" est prévue sur le pont du navire, une fois que le malheureux cétacé a été hissé à bord ? Avec un fusil de chasse, un harpon électrique ou tout autre moyen d'une égale cruauté, on tente d'éteindre la dernière étincelle de vie accrochée dans la chair de cet innocent colosse. Et pas toujours avec succès : selon certains témoignages, nombreuses sont les baleines qui auraient été dépecées vivantes sous la scie électrique ! 

Sait-on que les baleiniers tirent d'abord sur un bébé cachalot, de sorte que sa mère, puis tout le groupe d'adultes, vient se porter à son secours ... et se placer sous le tir des harpons ? 

Enfin, comme pour les éléphants ou les grands primates, sait-on que tuer une baleine, c'est aussi déstabiliser tout le groupe social où celle-ci s'intègre et le mener parfois à une dissolution rapide. 


Pernicieuse 

Si la chasse d'une baleine particulière est autorisée, au prétexte que sa population serait plus abondante , il ne faudra pas longtemps pour que d'autres espèces soient chassées légalement à leur tour. 

Insupportable  
Un nombre croissant de recherches scientifiques prouvent clairement que les cétacés doivent faire face aujourd'hui à des menaces environnementales d'une extrême gravité, et dont les conséquences pourraient être catastrophiques. Il est clair que ces populations déjà épuisées ne seront bientôt plus à même de supporter une chasse directe et continue. 

Malsaine  
La viande de baleine est de plus en plus polluée par des substances toxiques et donc inutilisable pour la consommation humaine. 

Corrompue  
L'histoire de l'industrie baleinière est une longue suite de chasses illégales, de dépassements de quotas autorisés et d'un manque de contrôle des autorités pour limiter ces massacres. 


Par ailleurs, envisagés sous l'angle de l'éthologie cognitive, les grands cétacés tels que le cachalots sont des êtres pacifiques et intelligents vivant au sein de sociétés hautement complexes dotés de cultures et de dialectes. 

Nous ne savons encore quasiment rien d'eux, ni de leurs moeurs ni de leurs chants ni des prodigieuses compétences cognitives qu'ils ont pu développer depuis plus des millions d'années au coeur des océans. 

Depuis 1840, la chasse industrielle a décimé leurs rangs de façon si dramatique qu'elle les amené au bord extrême de l'extinction. Aujourd'hui, les chasser pour leur viande est donc aussi aberrant que de fournir nos boucheries en viande d'okapi ou de panda.


Pourquoi la Belgique doit condamner le Japon et la Norvège  
Bien que la Belgique ne soit pas encore membre de la Commission Baleinière Internationale, elle ne s'en est pas moins opposée à toutes les propositions de déclassements des baleines lors de la dernière conférence de la CITES à Nairobi et a déclaré officiellement, dans le cadre des réunions européennes préalables, qu'il n'était pas question à ce jour de réouvrir la chasse à la baleine. 

Il serait donc logique qu'en tant que représentant d'un pays traditionnellement soucieux de l'environnement et du bien-être animal, et sur les plages duquel s'échouent, hélas, trop régulièrement cachalots et marsouins, le Gouvernement Belge s'implique plus activement dans cette problématique et qu'il invite les gouvernements membres de la CBI à bien vouloir suspendre, au nom de la Belgique et en accord avec les décisions antérieures de notre pays, toute décision favorable à la reprise d'une chasse commerciale à la baleine.

Rappelons à cet égard que l'ancien président des États-Unis, Mr Bill Clinton, a récemment admonesté le Japon sur ce point et l'a menacé de lui interdire tout accès aux eaux territoriales américaines s'il persistait à fouler au pied les accords internationaux relatifs à al préservation des grands cétacés. La Nouvelle Zélande puis l'Allemagne ont récemment fait de même au printemps 2001. 
 
On lira ci-dessous une réponse que le Premier Ministre de Belgique nous a envoyé au début du printemps, suite à un courrier que nous lui adressions. Puissent les bonnes intentions exprimées dans cette lettre se manifester de manière immédiate et concrète : le temps presse et nos petits-enfants risquent bien de ne plus voir des baleines qu'au musée...


Lettre de Mr Guy Verhofstadt, Premier Ministre du Gouvernement belge

Jeudi 15 mars 2001

A l'attention de Monsieur Y. Godefroid
Correspondant du Cetacean Freedom Network en Belgique
Supporter du WDCS
Co-auteur du livre "Liberté pour les dauphins" (Labor,2000)

Concerne: FW: Lettre ouverte à Monsieur Guy Verhofstadt, Premier Ministre du Gouvernement belge, à propos de son prochain voyage au Japon et de la CBI.


Cher Monsieur Godefroid,

Je vous remercie pour votre message du 29 janvier relatif à la préservation des baleines et d'autres cétacés. J'en ai pris note avec beaucoup d'attention.

Le Ministre des Affaires étrangères m'a fait savoir que dans le cadre d'une démarche commune entreprise avec d'autres pays en février dernier, la Belgique a fait part de sa préoccupation par rapport à la persistance du Japon à conduire des programmes de recherche scientifiques conduisant à la capture d'un nombre important de baleines, y compris dans le sanctuaire des mers australes. 

Avec d'autres pays, la Belgique s'est également montrée préoccupée par la décision prise, l'année passée, par le Japon d'étendre la chasse scientifique à deux nouvelles espèces : le cachalot et la baleine de Bryde. 
La recherche scientifique ne justifie pas la capture de baleines et elle peut être menée en ayant recours à des méthodes non létales.

 La Belgique et les autres pays qui ont souscrit à cette démarche ont instamment prié le Japon de reconsidérer sa position dans ce domaine et de respecter les résolutions de la Commission Baleinière Internationale adoptées en juillet 2000.

Tout en vous remerciant, de votre intérêt pour cette problématique, je vous prie de croire, Cher Monsieur Godefroid, en l'expression de ma considération distinguée.

Guy Verhofstadt
Premier Ministre


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