Chang : l’éléphant étalon de Planckendael

Chang est devenu père au zoo de Chester dès l’âge de dix ans !

Chang : l’éléphant étalon de Planckendael


Mai-juin 2015
Deux naissances d’éléphants à Planckendael

babyQ

Baby Q est mort dans de tragiques circonstances quelques semaines après sa naissance


Chang, le nouvel éléphant étalon de Planckendael

16/10/2012

Après la mort tragique de l’’étalon Hussein juste avant son transfert, le parc de Planckendael n’’avait pas encore trouvé de reproducteur pour engrosser ses éléphantes.
C’’est désormais chose faite : Chang, un mâle né en 1988 au Zoo de Copenhague et résidant depuis 2005 au parc Le Pal en France, vient de rejoindre ce mardi 16/10/2012 en soirée les « appartements» qui lui sont réservés.

Le futur papa de toute une ribambelle d’’éléphanteaux morts nés ou maladifs, mais hautement lucratifs en termes de taux de visites, arrivera en Belgique cet automne.
Rappelons qu’en milieu naturel, les mâles forment le plus souvent des bandes étroitement liées (bachelors groups), qui se tiennent aux alentours de la harde des femelles.
En captivité, vu la dangerosité de ces « taureaux », il vivra seul et n’aura que trois occupations : baiser, dormir, bouffer.

Soulignons que ce pauvre Chang a déjà bien voyagé (en camion et sans en mourir) : né au Copenhagen Zoo (Danemark), il est parti ensuite  à l’Odense Zoo (Danemark) avant de se retrouver au Zoo de Chester (UK) puis enfin en France et désormais en Belgique.

Il a laissé sur son passage pas moins de 13 éléphanteaux.
Deux d’entre eux sont morts nés, un a été avorté, un autre a été tué par sa mère, et un autre enfin est décédé à l’âge de 2 ans.

En fait, Chang fut l’’un des mâles les plus prolifiques d’’Angleterre.
Il fut pourtant arraché à sa mère dès l’’âge de 3 ans et demi au
lieu de la quitter, comme il est d’’usage en milieu naturel, à l’âge de 15 ans, et commença donc fort tôt son métier d’’étalon. Entre 10 et 17 ans, il était déjà père de huit enfants ! C’est dire si on a rentabilisé la bête !

Chang n’est autre que le père de Po Chin, géniteur à Pairi-Daiza. Bien que voisins de quelques dizaines de kilomètres, le père et le fils ne se rencontreront sans doute jamais.
Car chaque parc tient à son mini-troupeau et se gardent bien de reconstituer les sociétés multiples et variées des éléphants d’Asie, qui peuvent réunir parfois jusqu’à 100 individus.

Mais foin des esprits chagrins ou trop critiques !
Que l’on se réjouisse ! Le soi-disant programme de reproduction va pouvoir démarrer dans le terrain de foot cerné de barrières électriques du Camp des Pachydermes par le Zoo d’’Anvers. Cet établissement commercial précise dans son communiqué que « trop peu d’éléphants d’Asie naissent dans des parcs animaliers ».
Ce qui est assez normal, vu les conditions de vie artificielles qui leur sont imposées.

Eléphants d’Asie à Pairi-Daiza

 

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