La chasse à la baleine en Europe

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La chasse en Norvège

La chasse à la baleine en Europe


2015
Massacre de baleines en Islande


2013
Nouvelle campagne baleinière en Islande


Décembre 2009
La Norvège pète le plombs: l’Australie la condamne !

La Norvège a décidé de faire fi des quotas de pêche dictés par la CBI
et augmente sa force de chasse.


23 novembre 2009

La souffrance des baleines

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«Un rapport sur l’analyse scientifique effectuée sur un reportage vidéo a permis de dévoiler un peu plus la cruauté des méthodes japonaises de chasse à la baleine. Ce rapport est co-signé par Russell Leaper, Vassili Papastavrou d’IFAW (Fonds international pour la protection des animaux), et Nick Gales, conseiller scientifique auprès du gouvernement australien.

Ce rapport donne des preuves scientifiques patentes qui contredisent le message scandé par le Japon depuis des années et qui affirme que ses méthodes de chasse à la baleine sont humaines.

M. Ian Campbell, Ministre australien de l’Environnement et du Patrimoine, a fait la publicité de ce document lors d’’une réunion de la CBI, un 17 juin, en déclarant qu’il « recommandait ce rapport à toute personne souhaitant avoir une connaissance approfondie des méthodes d’abattage utilisée par le Japon au nom de la science. Il est en effet assez dérangeant. »

Ce rapport a constaté que la vidéo montre que :

– plus de 80% des baleines ne sont pas tuées instantanément après avoir été harponnées.
Selon le rapport, cela est dû au manque de compétence des harponneurs qui n’arrivent pas à toucher la zone située près du cerveau de la baleine.

– Une fois harponnées, les baleines sont souvent encore vivantes au moment où elles sont treuillées sur le navire, le harpon fiché dans la chair provoquant des souffrances extrêmes.

– Bien souvent, les baleines qui sont treuillées vivantes ne meurent pas des coups du harpon, mais elles meurent d’étouffement car l’évent qui leur permet de respirer est maintenu sous l’eau par l’opération de halage.

– Les baleines qui ne sont pas tuées instantanément par le harpon peuvent se débattre de 10 à 35 minutes avant de mourir, et elles montrent des signes évidents de souffrance pendant cette période.

On verra ainsi en image comment une mère et son bébé sont hissées vivantes, sanglantes, palpitantes d’une douleur atroce, dans les cales d’’un baleinier tristement célèbre, où leur mise à mort finale sera pire encore ce que l’’on peut imaginer….
En savoir plus :

Un texte de Peter Singer auteur du livre « Animal Liberation » :
http://www.project-syndicate.org/print_commentary/singer32/French

Inquiétude…
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_954_chasse_baleine_moratoire_cruaute_inquietude.php

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1956_Japon_chasse_baleine_rorqual.php

 

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Novembre 2009

Contre l’ouverture de la chasse à la baleine
commerciale en Islande‏

http://5467.lapetition.be

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23 juin 2009
Le Danemark a officiellement demandé l’autorisation
de reprendre la chasse à la baleine à bosse au Groenland,
lors de la réunion annuelle de la Commission baleinière internationale (CBI), à Madère

Le Danemark a officiellement demandé mardi l’autorisation de reprendre la chasse à la baleine à bosse au Groenland, lors de la réunion annuelle de la Commission baleinière internationale (CBI), qui se tient sur l’île portugaise de Madère.

« Nous avançons une proposition pour un quota de dix baleines par an sur la période 2010-2012 » à l’abri de la chasse aborigène de subsistance pratiquée au Groenland, territoire semi-autonome danois, a annoncé le Commissaire danois Ole Samsing en séance plénière.
« Nous voulons une réponse rapide à cette proposition » , a ajouté le représentant du Danemark, qui propose en contrepartie de réduire ses captures de baleines de Minke de 200 à 178.

« En demandant un quota de 10 baleines à bosse, nous voulons revenir à une  chasse multi-espèces et à l’équilibre de ressources dont disposait notre peuple avant 1987 », a précisé la délégation danoise. La chasse commerciale à la baleine à bosse, espèce très protégée, est interdite depuis 1966.
Le Groenland a continué à capturer légalement ces grands cétacés connus pour leurs chants et leurs plongeons jusqu’en 1987, lorsque l’interdiction a été étendue à la chasse aborigène de subsistance.

« Le comité scientifique de la CBI a déjà fait savoir que la population de baleines à bosse peut supporter la capture de dix baleines par an », avait indiqué à l’AFP, plus tôt dans la journée, le Commissaire du Portugal Jorge Palmeirim, qui préside la sous-commission pour la chasse de subsistance.

« Mais la question qui se pose est celle des besoins, et il n’est pas du tout clair qu’ils aient besoin d’augmenter leur quota », avait-il précisé. Les organisations de défense de l’environnement s’opposent farouchement à une reprise de la chasse à la baleine à bosse, et contestent les arguments mis en avant par la délégation danoise. « 

Dans l’ensemble, depuis 1991, le Groenland a capturé environ 77% des baleines que lui permettent ses quotas », a affirmé dans un communiqué la Société pour la conservation des baleines et des dauphins (WDCS), appelant les membres de la CBI à rejeter la demande danoise.

http://www.lematin. ch/flash- info/sciences- environnement/ baleine-bosse- danemark- demande-officiel lement-reprendre -chasse

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24 Juin 2009

La Norvège renonce à la chasse à la baleine : pas assez rentable !

Les baleiniers norvégiens ont dû interrompre la chasse à la baleine à la mi-saison cette année, alors que moins de la moitié du quota de 885 cétacés a été prise, pour cause de saturation de la demande, a indiqué mercredi une organisation professionnelle. Pour les écologistes, cette décision est la preuve du désintérêt des consommateurs pour la viande de baleine, un animal protégé par un moratoire depuis 1986, tandis que les professionnels invoquent, eux, des problèmes structurels.
« Le nombre de baleines prises jusqu’à présent suffit à satisfaire la demande connue », a déclaré Willy Godtliebsen, chef des ventes de Norges Raafisklag, l’organisation norvégienne de distribution des produits de la pêche. Les baleiniers norvégiens ont été priés d’interrompre la chasse mardi, en  plein milieu de la saison qui court d’avril à octobre, alors qu’environ 350 petits rorquals (ou baleines de Minke) seulement ont été harponnés.

« Il n’est pas exclu que la chasse reprenne plus tard si de nouveaux acheteurs se manifestent » , a précisé M. Godtliebsen. Pour Greenpeace, cela démontre que le consommateur boude la viande de baleine alors que la délicate question de la chasse agite une nouvelle fois la Commission baleinière internationale (CBI) réunie cette semaine sur l’île portugaise de Madère.
« S’ils ne redémarrent pas la chasse plus tard dans la saison, 2009 sera la ‘pire’ année pour la chasse à la baleine depuis que la Norvège a repris la chasse commerciale en 1993 », a commenté Jo Kuper, un responsable de l’ONG.
Les professionnels affirment, eux, que l’interruption prématurée -qui n’est pas totalement inhabituelle-  est due à un engorgement des usines de conditionnement à terre. Selon Lise Mangseth, chef du marketing de Norges Raafisklag, la crise financière dissuade ces usines de congeler et entreposer la viande comme elles le font d’ordinaire, pour économiser les coûts de stockage.

« Plus généralement, il s’agit de problèmes d’organisation plutôt que d’un problème de demande », a-t-elle déclaré. « Les chasseurs de baleine sont de trop petits acteurs et les volumes de prises trop limités pour que les chaînes de distribution misent vraiment sur ce produit et que l’on puisse faire des campagnes de marketing comme pour les autres produits agroalimentaires » , a-t-elle dit.

La Norvège et l’Islande, qui ont toutes deux émis des réserves à l’égard du moratoire de 1986, sont les seuls pays à autoriser la chasse commerciale à la baleine, estimant leurs populations abondantes. Le Japon pratique aussi la chasse mais officiellement à des fins scientifiques, même si une grande partie de la viande est ensuite écoulée sur le marché.

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octobre 2006
Massacre des baleines en Islande
C’est reparti !

L’Islande ne se donne même plus la peine d’essayer de justifier, au nom de raisons pseudo-scientifiques qui, dés 2003, ne trompaient déjà plus personne, le massacre de ses baleines, une espèce rare, belle et précieuse qui fait pourtant la richesse touristique de ses côtes. Froidement, elle affirme aujourd’hui vouloir les chasser simplement pour leur viande.

Il s’agirait en fait, a expliqué Stefan Asmundsson, d’alimenter en viande de cétacé le bon peuple des Iles Féroé, ces charmants descendants des Vikings aujourd’hui sous drapeau danois et dont l’une des distractions favorites est de massacrer les globicéphales à la hache ou au crochet de boucher.
Mais chacun sait aussi que derrière ce « prétexte », c’est surtout le Japon et la Corée qui a faim de nos dernières baleines et entend bien les annihiler toutes.

Afin de tenter d’endiguer ces meurtres annoncés, aussi obscènes que peut l’être l’exploitation culinaire des grands singes en Afrique ou celle des orang-outans en Indonésie, voici en vrac une liste de quelques opérateurs de whale-watching islandais – cherchez sur Google, vous en trouverez d’autres ! – auxquels je viens de faire parvenir le message ci-dessous en anglais.
Merci d’en faire autant, si vous avez dix minutes à perdre pour les ultimes baleines vivant sur une petite planète de moins en moins bleue…

Pour ce qui est des Etats, la France a déjà protesté.
Quant à la Belgique, membre de la CBI, on attend toujours….

« Dear Sir,

I’d like for long to visit the wonderful whales freely living in the wild all along your Iceland coasts. But I just learnt your country is killing them again. I certainly don’t want to see the blood of intelligent, sympathetic and precious endangered marine mammals flowing in the sea in front of me.
What do you suggest in order to stop this incredible and deeply stupid commercial slaugther of a protected marine species….and save your commercial activity in the meanwhile ?

Thanks in advance for your answer

Yvon Godefroid
Brussels Belgium

TO :
http://www.whalewatching.is/
http://www.randburg.com/is/tourism/whale.html
http://www.arctic-experience.co.uk/tour15/info.htm
http://www.randburg.com/is/whales-around-iceland/index.asp
http://www.nat.is/Whales/whales.htm etc….

Avec copie au Ministère des Pêcheries d’Islande

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La Belgique condamne la chasse à la baleine

Recherches scientifiques ? Vraiment ?

Recherches scientifiques ? Vraiment ?

Ce lundi 18 août 2003, la Ministre fédérale de l’Environnement, Mme Freya Van den Bossche, a informé  la presse belge qu’elle regrettait que l’Islande ait repris ses opérations de chasse à la baleine, sous prétexte de mener des recherches scientifiques.
« La mise à mort de 500 grands cétacés pour cette seule raison semble peu crédible » a- t-elle ajouté.

Freya Van den Bossche nous annonce également une autre bonne nouvelle  : dès mars 2004, la Belgique va rejoindre la Commission Baleinière Internationale et apportera désormais son appui et ses voix au camp des opposants à la chasse aux baleines.

«Jusqu’à ce jour, notre pays ne disposait pas d’un droit de vote officiel, une chose importante quand on sait à quel point les opinions sont divisées à propos de ce type de chasse. Une seule voix lors d’un vote peut faire la différence et ce sera celle de la Belgique ! Pour ma part, je m’opposerai expressément à la chasse à la baleine.» a conclut la jeune et jolie ministre, que nous ne pouvons que féliciter pour cette décision judicieuse, attendue depuis si longtemps par les amis belges des cétacés.

Pour rappel :
Après 14 ans d’interruption, l’Islande a repris la chasse à la baleine ce dimanche 17 août au matin, prétendument dans un but scientifique. Alors que depuis 1989, toutes les espèces de baleines étaient protégées en Islande en vertu d’un moratoire de la Commission baleinière internationale (CBI), Reykjavik a décidé de reprendre la chasse aux cétacés à partir du 15 août pour des motifs scientifiques, les seuls autorisés pour contourner une décision de la CBI.

Selon le gouvernement islandais, la chasse à la baleine permettra en effet d’obtenir des informations sur le régime alimentaire des cétacés et de s’assurer que ceux-ci ne consomment pas trop de poissons essentiels à l’économie du pays, comme la morue. Elle apportera en outre des connaissances sur les réserves de poissons autour de l’Islande.
Au lieu des les trucider, il suffirait bien sûr d’étudier les déjections des baleines mais ce genre de « recherches bénignes » seraient sans doute moins lucratives, tant il est clair ici que l’Islande entend d’abord et avant tout vendre ses trophées de chasse aux restaurants nippons.

Le plan de chasse prévoit la capture de 38 petits rorquals en août et septembre et de 500 au total en deux ans.
Pour l’institut islandais de recherche marine, cela n’affectera pas les stocks estimés à 43.000 grands cétacés de ce
type.

En revanche, le secteur du « whale watching » en plein développement sur cette petite île de l’Atlantique nord risque fort de souffrir grandement de cette décision criminelle, qui affectera sans doute l’ensemble de l’industrie touristique du pays.

D’ores et déjà, la décision islandaise a provoqué de vives critiques dans l’opinion internationale, notamment de la part des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France ou de la Belgique ainsi que de nombreuses organisations comme Greenpeace ou l’IFAW.
Pour ces groupes, les justifications scientifiques avancées par Reykjavik ne sont en fait qu’un prétexte destiné à évaluer les réactions en vue d’une éventuelle reprise de la chasse commerciale en 2006.
Le Rainbow Warrior, navire amiral de l’association Greenpeace, a été dérouté vers l’Islande. Il tentera de s’interposer entre la baleine et les baleiniers pour empêcher le harponnage des cétacés.

L’agence fédérale américaine NOAA (Administration océanique et atmosphérique nationale) a ouvert pour sa part un dossier après la mort de la première baleine tuée par les Islandais, a indiqué Scott Smullen, un porte-parole de cette agence qui dépend du département américain du Commerce. Le département d’État a continuellement mis en garde l’Islande contre une reprise de la chasse à la baleine.
Enfin, une vaste opération de sensibilisation des agences de tourisme qui organisent des voyages vers l’Islande a été récemment lancée.

Rappelons aussi à nos lecteurs l’adresse de l’ambassades d’Islande en Belgique, à laquelle ils peuvent envoyer leurs
remarques sur ce terrifiant « pas en arrière » et sur ces actes criminels commis par un pays pourtant réputé ouvert au respect de l’environnement.

Ambassade d’Islande en France :
8 avenue Kléber, 75016 Paris
Tél. : 01.44.17.32.85
Fax : 01.40.67.99.96 – mél : icem.paris@utn.strj.is

Ambassade d’Islande en Belgique :
74, rue de Trèves, 1040 Bruxelles – tél. : (02) 286 17 00 – fax. : (2) 286 17 70 – mél : 
icem.brussel@utn.stjr.is

+ Consulat Général d’Islande en Belgique :
Galerie Ravenstein 27,
1000 Bruxelles
tél : (02) 512 59 65 – fax : (02) 513 33 80

Ambassade d’Islande  au Québec :
1981 McGill College Ave., Suite 575, Montréal, Québec H3A
2X1 – tél : (514) 982-0188 – fax : (514) 982-0190

Mission Permanente d’Islande en Suisse :
9-11 rue de Varembé, Case postale 86, 1211
Genéve20 – tél : 022-734-02-28 – fax : 022-733-28-39

Pour féliciter Freya

En 2003
Mme Freya VAN DEN BOSSCHE
Ministre de l’Environnement, de la Protection de la Consommation et du Développement durable
Minister van Leefmilieu, Consumentenzaken en Duurzame Ontwikkeling
Rue Marie-Thérèse 1
B-1000 Bruxelles
Tel.:+32-2-549 09 20
Fax:+32-2-512 21 23
http://www.freyaweb.be/

(personal website)
freya@freyaweb.be

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Le petit rorqual

Cliché Highnorth  (Norvège)  : ce petit rorqual va bientôt mourir dans d'affreuses souffrances....

Les petits rorquals ou « minke whales » (balaenoptera acutorostrata) sont aujourd’hui la cible principale des chasseurs islandais.
Ces créatures attachantes se déplacent généralement seules ou par petits groupe de deux à quatre individus. On trouve parfois des assemblées de petits rorquals beaucoup plus nombreuses autour de bancs de krills particulièrement abondants.

Ces petites baleines, réputées curieuses et vives, sont en outre des nageuses rapides. Elles s’approchent des navires ou des ports, ce qui n’est pas un comportement habituel chez les mysticètes. Elles sont également coutumières de sauts acrobatiques, qu’elles exécutent en sortant complètement hors de l’eau, comme le font les dauphins.
Quelques populations sont migratrices – les populations du sud et du nord passent souvent l’hiver dans les eaux tropicales, mais à des moments différents de l’année, selon leur lieu d’origine.

Deux chercheurs (Jason Gedamke et Daniel Costa) se sont récemment rendu compte qu’une variété de petit rorquals australiens émettaient des sons d’une extrême étrangeté, comprenant des séquences chantées comme celle de la baleine à bosse mais évoquant aussi le bruit caractéristique des… épées laser du film Star Wars !

En outre, ces mêmes chercheurs ont été frappés par l’intelligence de ces créatures et par leur curiosité : ils furent suivis pendant près de 11 heures par tout un groupe de petits rorquals dans les eaux australiennes. Ceux-ci venaient nager avec les plongeurs et faisaient cercle autour du bateau !

On se gardera donc bien de considérer les baleines comme les « vaches de la mer », sortes de géants abrutis juste bons à donner leurs viande, ainsi que nous les présentent des tueurs norvégiens de l’association HIGHNORTH.
Comme tous les cétacés, les petits rorquals mènent sans doute une vie fort complexe dont nous savons rien, et ceci d’autant moins que leurs sociétés sont extrêmement diffuses. Deux baleines peuvent « nager côte à côte  » à des centaines de kilomètres l’une de l’autre, en gardant le contact acoustique, alors que nous les percevrons comme « solitaires » et dépourvue de toute vie sociale…

Quant aux méthodes de mise à mort, rappelons que selon un dossier de l’association anglaise WDCS, moins de 30% des baleines sont tuées instantanément par le harpon, certains animaux blessés pouvant survivre… plus d’une heure après le premier tir !

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24 septembre  2003

40 agences de voyage protestent contre la reprise des massacres de baleines en Islande

Plus de 40 agences de voyages européennes, parmi lesquelles des compagnies autrichiennes, belges, allemandes, françaises, suisses et britanniques, viennent de lancer un appel à l’Islande pour qu’elle mette fin au plus vite à ses activités de chasse à la baleine.
Le nombre de tour-operators qui ont tenu à signer la lettre de protestation rédigée par la WDCS, l’association Pro Wildlife et l’ASMS a tout simplement doublé depuis que le premier harpon s’est planté dans la chair d’une baleine.

27 cétacés au moins ont d’ores et déjà été massacrés par les pêcheurs islandais depuis le 14 août dernier, date à laquelle la chasse à la baleine a repris en Islande, au terme de quatorze ans d’interruption.
Suite à cette décision, l’Islande a du faire face à une vague de critiques déterminées et ininterrompues, tant de la part des gouvernements internationaux que des organisations de défense de la nature ou de simples particuliers.

Les 40 agences de voyages se sont associées à 23 gouvernements répartis dans le monde entier pour inviter l’Islande à interrompre immédiatement ses activités de chasse à la baleine. On sait que le tourisme fournit l’essentiel de ses revenus à cette petite île nordique et qu’il constitue la seconde industrie nationale au plan de l’importance économique.

L’image bien établie de Islande en tant que destination privilégiée pour l’éco-tourisme et la découverte d’une nature sauvage vient de prendre un sérieux coup au fil de ces dernières semaines.

« Beaucoup de gens sont en effet convaincus que le whale-watching n’est pas compatible avec la chasse baleinière » ont déclaré les représentants des 40 agences de voyages co-signataires de l’appel  « et de ce fait, nombreux sont ceux qui préfèreront renoncer à leur voyage en Islande si de telles activités doivent encore se poursuivre à l’avenir  »

Le lobby « pro-chasse » islandais a tenté d’apaiser les craintes des organisateurs de « whale watching » en leur assurant qu’ils n’iraient pas tuer des baleines dans les zones naturelles protégées dévolues à ce type d’observation, mais plusieurs rapports confirment pourtant que des chasses s’y sont bien déroulées.

Cette attitude n’est pas seulement malhonnête à l’égard des amateurs de «whale-watching» mais également à l’égard des baleines elles-mêmes, qui ont établi un rapport de confiance avec les touristes au cours des quatorze dernières années et s’approchent désormais sans crainte de leurs bateaux.

La WDCS, PRO WILD LIFE, l’ASMS et les autres organisations internationales signataires de l’appel se réjouissent de la position claire exprimée par l’Industrie du Tourisme Européen.

« Nous ne comprenons pas comment le gouvernement islandais peut suivre les avis mal inspirés d’un petit lobby de partisans de la chasse à la baleine, en ajoutant non seulement de nouvelles menaces à une espèce d’ores et déjà en danger d’extinction, mais aussi en compromettant gravement l’avenir de l’une des activités commerciales parmi les plus rentables de l’Islande»

Une personne sur trois qui se rend en Islande participe à des expéditions de «whale-watching» et ce chiffre était encore en train d’augmenter récemment. Les petits rorquals, qui sont aujourd’hui la cible principale des baleiniers locaux, constituent en effet l’espèce la plus appréciée par les observateurs de baleines dans les eaux islandaises.

Déclaration des agences de voyage

« Nous, sous-signés, représentons les agences de voyage basées en Europe. Tous les ans, nous emmenons un grand nombre de visiteurs en Islande, afin qu’ils en apprécient la splendeur et qu’ils en découvrent en particulier la faune marine, d’une richesse et d’une variété extrême.

L’Islande est réputée à juste titre pour être l’un des meilleurs endroits au monde où observer une large diversité de baleines et de dauphins, en ce compris la majestueuse baleine bleue, la plus grande créature vivante qui ait jamais vécu sur notre planète. Les petits rorquals sont également des animaux facilement observables, puisqu’ils
s’approchent volontiers des bateaux des touristes.

Pour plusieurs de nos clients, cette rencontre avec les baleines islandaises fut l’une des expériences majeures de leur voyage. Un rapport récemment publié affirme qu’en 2002, près de 62.650 touristes se sont rendus en Islande pour y observer les baleines, créant de la sorte un bénéfice global pour l’économie du pays de plus de 12 millions d’Euros.

Si 11% de nos  » whale-watchers » sont de nationalité islandaise, la grande majorité d’entre eux (89%) proviennent des pays d’outre-mer.
Le rapport évoqué ci-dessus fait usage d’un modèle économique d’évaluation préliminaire d’impact qui prévoit que d’ici 2007, entre 80.000 et 106.000 personnes devraient se rendre en Islande pour y observer les baleines, apportant à cette île des revenus estimés entre 17 et 22.5 millions de dollars US.
[‘The Economic value of whale watching: Economic perspectives of whale watching in Iceland’. Geir Oddsson, Landmat International, 2003].

Nous sommes donc très préoccupés d’apprendre que l’Islande envisage de reprendre la chasse à la baleine et a déjà commencé ses premières opérations en août 2003. Beaucoup de gens estiment que l’observation des baleine n’est pas compatible avec de telles pratiques et il est donc très probable qu’ils renoncent à visiter l’Islande si des massacres de baleines devaient une nouvelle fois être commis dans les eaux islandaises.

Nous invitons dès lors le gouvernement islandais à reconsidérer ses projets de chasse à la baleine. Car ce ne sont pas les baleines seules qui sont menacées ici, mais bien l’ensemble de l’économie islandaise ».


 

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