Première session de la Commission spéciale Bruges ce 20 octobre 2006

de l'espoir pour les dauphins de Bruges ?

 

Tout va bien, Mme La Marquise !
Ou comment le Seapark de Bruges estime être un établissement modèle,
un vrai paradis pour les petits dauphins
Quelle chance ils ont de ne pas vivre en mer !


 Avril mai 2008

A propos de la reprise de la Commission Ministérielle pour la prétendue amélioration des conditions de vie des dauphins prisonniers sous le dôme fermé du Sea Park d’Aspro Ocio situé à Brugge, Vlaanderen
 

ameliorer les delphinariums : une escroqueriE ?
Un texte magnifique de Hélène O'Barry

Lire aussi :
http://www.dauphinlibre.be/giet.htm
http://www.dauphinlibre.be/avenir.htm
http://www.dauphinlibre.be/Linda%20Mateo%20Dauphins%20Genova%20%202007.htm
http://www.dauphinlibre.be/tex.htm
http://www.dauphinlibre.be/tex.htm#Novembre
http://www.dauphinlibre.be/italy.htm
http://www.dauphinlibre.be/dauphinsbruges.htm
http://www.dauphinlibre.be/surplus.htm


Courrier adressé à : els.vanautryve@health.fgov.be;info@laurette-onkelinx.be; ann.degreef@gaia.be>;joel.loir@health.fgov.be; protectionanimale@health.fgov.bedelegues@spa.asso.frjsauzier@mmcs-ngo.orgMANUEL@ZOO-VET.DE;   T.Jauniaux@ulg.ac.be  bart.dewever@n-va.be 

Bonjour 

Au terme d’une longue réflexion, et suite à votre invitation de reprendre les "travaux" de la  Commission Ministérielle pour l'amélioration des conditions de vie des dauphins prisonniers sous le dôme fermé du Sea Park d’Aspro Ocio situé à Brugge, Vlaanderen, ma décision est prise :

je refuse de participer à l'élevage, si "soigneux" soit-il, de dauphins domestiques qui seront de toutes façons arrachés un jour à leur famille pour se voir expédiés vers dieu sait quelle structure pourrie quelque part en Europe ou ailleurs.

La seule et unique solution se situe au niveau européen : un seul article à amender !

http://www.dauphinlibre.be/eurofr.htm#Un%20seul%20article%20à%20amender
http://www.dauphinlibre.be/eurofr.htm
http://www.dauphinlibre.be/dauphinlibreurope.htm

Et l’on met fin d’un seul coup à ces prisons qui n’ont d’autre but que de faire de l’argent, de désinformer les enfants,  de créer des dauphins esclaves et de dépeupler les océans.

Il est vrai qu’une réglementation stricte des réserves halieutiques devrait également être décidée dans le même temps si on ne veut pas que tous les cétacés libres meurent de faim, faute de poissons ou de céphalopodes ! 

En fermant tous les delphinariums d’Europe, on cesserait d’un coup de montrer le mauvais exemple aux centaines de pays du tiers-monde qui trouvent chez nous une excellente caution pseudo scientifique et pseudo pédagogique à créer de nouvelles structures de contention encore plus pourries, s’il est possible. 
http://www.mauritiustoday.com/redirect/index.php?url=http://www.lexpress.mu/display_article.php?news_id=78533

Même un grand delphinarium modèle comme celui de Valences n’empêche pas la souffrance des cétacés qui y survivent avec courage et qui n’ont pourtant qu’un besoin, qu’une envie : vivre selon leurs moeurs, avec leur vraie famille, en exerçant leurs vraies compétences physiques et mentales, et ceci en toute liberté. http://www.dauphinlibre.be/belugavalence.html

Il n’est de bon delphinarium qu’un delphinarium fermé, une fois pour toutes, et je refuse personnellement de continuer à jouer dans cette comédie aussi grotesque qu’inutile – Aspro Ocio ne lâchera pas un sous dans cette affaire, tout le monde le sait.

Soyons clair : cette Commission est une farce à forte odeur pré-électorale - le PS/SPA voudraient se maquiller en écologistes, semble-t-il, ce qui est d'autant d'autant plus drôle qu'ECOLO n'en a rien à cirer du bien-être animal (chercher "zoo" ou delphinarium sur leur site, ça vaut le coup )- et dans le contexte politique actuel, qui n'a plus rien de démocratique, je refuse d’y participer, une bonne fois pour toutes ! 

Je le regrette au nom d’Allan, de Kiana, de Jasperina, d’Oshun, de Kim, de Ringo , de Thea, de Skippy, de Terry, de Fernando, d’Iggy,  de Tex, de Linda, de Roxanne, de Mateo, bref, de toutes ces malheureuses victimes passées, présentes et à venir mais ce n’est pas avec le petit "ravalement de façade", le "petit lagon pour rire et  purement esthétique" que nous pourrions obtenir au terme de débats haineux avec des gardiens de prisons et des exploitants de parcs d’attractions, qu’on arrivera jamais à leur rendre la vie plus belle et encore moins à les sauver de la geôle.


Soutenir la production de dauphins domestiques en batterie au service de la US Army ?
Non Merci !


Dolfijnencommissie - Commission des Dauphins
 
Je ne peux m'empêcher d'ajouter quelques réflexions supplémentaires à propos de cette Dolfijnencommissie - Commission des Dauphins, organisée par un Pouvoir fédéral belge exsangue et fantomatique, alors que Bruges se trouve en Flandres et qu'un tel dossier devrait normalement relever du seul Gouvernement flamand et de son Ministre du tourisme.

Mais soit, les choses étant ce qu’elles sont et la Protection Animale encore placée sous la houlette du Département de la Santé publique et du contrôle de la qualité des produits alimentaires, voyons en quoi réside le piège, plutôt habile, dans lequel nous entraîne cette fameuse commission renaissant de ses cendres, tel un curieux Phénix pré-électoral.
 

1. Tout laisse à penser qu’au terme de quelques aménagements mineurs (lagon à l’air libre, shows plus pédagogiques) et si le vrai patron, Aspro Ocio, le veut bien, le Delphinarium de Bruges n’en fasse aussitôt un argument publicitaire de poids et ne puisse ainsi doubler, voire tripler, son chiffre d’affaires en se vantant de « mieux » gâter ses chers petits dauphins et otaries.
 
Bien sûr, rien ne sera dit sur son site ou dans la presse à propos du sort réservé aux dauphins nés captifs ni de la mort des anciens fondateurs, comme le veut la loi du silence de ce type d’entreprises commerciales.
Et puis, un dauphin ressemblant physiquement tellement à un autre – c’est une tactique de défense inspirée de celle des poissons pour survivre en groupes en milieu marin – Bruges pourra toujours renouveler son cheptel en douce en utilisant la célèbre technique «Shamu», c’est à dire en donnant le même pseudonyme à des adultes successifs issus d'une fermes d’élevage hollandaise ou des dauphins en surplus espagnols.
 
2. De telles améliorations ne résoudront en rien la catastrophe pédagogique que les shows de delphinariums (comme les shows de cirque) constituent pour la petite enfance, principal coeur de cible de ce business, désormais éduquée dans l’idée que la nature est faite pour être dominée, contrôlée, manipulée.
Elles ne modifieront pas non plus de manière fondamentale le bien-être des dauphins eux-mêmes, comme le prouve le décès de Tex et d'Aurore déportés dans le lagon-bidon d'Antibes ou le sort malheureux des bélougas du plus grand delphinarium d'Europe à Valences.
 
La seule véritable «amélioration» de la vie des dauphins de Bruges serait de fermer l’établissement et de les déplacer au sein de baies naturelles fermées par des filets, comme à Eilat, et comme il pourrait en exister quantité dans le sud de la France, l’Espagne, la Croatie ou la Grèce potentiellement disponibles.

Les «vieux dauphins» capturés en Floride y retrouveraient leurs souvenirs d’enfance et enseigneraient leurs techniques de chasse aux plus jeunes, nés captifs. On pourrait ensuite les libérer tous.
Le nombre de réhabilitations réussies prouve que ce scénario est parfaitement possible, s’il faut en croire le témoignage de nombre de spécialistes tels Ken Levasseur, Ric O'Barry, ou Howard Garrett, et ainsi que le démontre, précisément, l'exemple des jeunes dauphins d'Eilat nés captifs mais libérés en Mer Noire et toujours en bonne forme aux dernières nouvelles !

 
3. Les capacités cognitives de certains grands cétacés tels que les orques, les bélougas, les grands dauphins, les cachalots...) sont équivalentes, voire supérieures à celle de l'Homme,

Pas plus qu'on ne peut admettre moralement de mettre un Humain en esclavage, on ne saurait tolérer l'existence de prisons pour cétacés, si vastes soient-elles.

Autant on peut accepter que Jane Goodall ait prôné dès 1986 un projet "ChimpaZoo" destiné à améliorer la conception des cages des grands primates, puisque ceux-ci vont disparaître à très court terme dans leur forêt naturelle, autant ce type de projet est impossible à réaliser avec les cétacés, lesquels sont également en danger en mer libre mais à une moindre échelle, dès lors que l’on contrôlerait sérieusement la ponction humaine effrénée des ressources halieutiques.
 
Car si un grand singe peut conserver plus ou moins quelques éléments de sa culture dès lors qu’il vit en larges groupes comme c’est le cas chez Franz de Waal à Arnhem ou dans d’autres sanctuaires (et encore : il a fallu des études sur le terrain pour découvrir que les chimpanzés en liberté utilisaient des outils et chassaient au javelot…), il est impossible de réaliser cet exploit  dans un delphinarium.
 
4. Pourquoi ? Parce que ces établissements fonctionnent sur deux principes pour faire obéir leurs dauphins domestiques :
 
- L'ennui programmé : il FAUT que les bassins soient nus, vides de tout objet, sinon le dauphin sortirait rarement hors de l'eau. De toutes façons, rien ne remplace la richesse d'un milieu marin véritable, avec ses algues, son soleil et ses pluies, ses tempêtes, ses courants, ses poissons, ses invertébrés innombrables, ses marées, etc. qui forme la base de l’éducation d’un jeune dauphin mais aussi et surtout l’extrême complexité de la vie sociale, familiale et affective des cétacés libres, regroupés en clans, tribus, nations, et entretenant des relations intenses d’un « village marin» à l’autre et même d’une espèce de cétacés à une autre.
 
- La contrainte par la faim. Qui a jamais vu un show ou une séance de cette nouvelle escroquerie juteuse baptisée «delphinothérapie», sans que le dresseur n'ait un seau de poissons coupés en petits morceaux à ses côtés) ou par la punition directe des grands mâles indisciplinés (isolement, coups, les exemples récents ne sont pas rares).
 
Dans ces conditions, on voit mal comment on pourrait "améliorer" un delphinarium. Même Harderwijck, avec son grand lagon n'est jamais qu'une vaste ferme à dauphins domestiques élevés en batterie comme des poulets, des vaches ou des cochons.
 
Je resterai néanmoins à la disposition de tous les "gentils" de cette Commission (Gaia, Planète Vie, notamment) pour leur fournir les infos techniques si nécessaires, obtenues par le biais du Cetacean Freedom Network et par des contacts personnels avec des dresseurs en exercice, du moment qu’ils aillent dans le sens d'une amélioration de la vie des dauphins de Bruges.
Pourquoi, une fois encore ?
Parce que j'aime ces prisonniers à nageoires coincés sous un dôme obscur depuis des décennies et que je les connais bien, à force de fouiller dans leurs biographies, de chercher l'origine réelle et les conditions de capture des "fondateurs" ou les raisons de leur mort, à force de suivre, année après année, le destin tragique de leurs enfants expédiés n'importe où (Gènes, par exemple, ou Rome, ou la Suède) sans tenir aucun compte de leurs amitiés ou de leurs liens familiaux.
 
Mais pour le reste, il m'est ETHIQUEMENT impossible de cautionner cette Commission et d'y associer mon nom.
Je le répète : il n’est de bon delphinarium qu’un delphinarium fermé.
Vivent les dauphins libres !

 
Yvon Godefroid
Journaliste.
Gestionnaire du site « Dauphins captifs et dauphins libres » depuis 1997.

 
Lire aussi :
http://www.dauphinlibre.be/giet.htm
http://www.dauphinlibre.be/avenir.htm
http://www.dauphinlibre.be/linda.htm
http://www.dauphinlibre.be/Linda%20Mateo%20Dauphins%20Genova%20%202007.htm
http://www.dauphinlibre.be/tex.htm
http://www.dauphinlibre.be/tex.htm#Novembre
http://www.dauphinlibre.be/italy.htm
http://www.dauphinlibre.be/dauphinsbruges.htm
http://www.dauphinlibre.be/surplus.htm
http://www.dauphinlibre.be/libre.htm#Une%20Nouvelle%20Frontière%20Morale
http://www.dauphinlibre.be/intelligence.htm
http://www.dauphinlibre.be/introlangue.htm

 

Yvon Godefroid
Bruxelles


Pour une Europe Sans Delphinarium
http://www.dauphinlibre.be/dauphinlibreurope.htm


Juillet 2007 : on attend toujours la seconde réunion...


 

Comme annoncé l'an dernier, une Commission spéciale s'est réunie le 20 octobre 2006 en vue de réviser les normes de détention des dauphins dans les parcs zoologiques belges.

Rappelons ici rapidement les enjeux essentiels de cette Commission spéciale qui n’a, hélas, que trop tardé à se réunir :  
 


 


Les enjeux

Lors d’une visite impromptue du Dr Toni Frohoff au Sea Park de Bruges en 2005, il est apparu que les conditions de détention des dauphins maintenus sous le chapiteau de béton de cet ultime "cirque aquatique" flamand, ne répondaient en rien aux besoins psychophysiologiques les plus élémentaires de ces mammifères marins dotés de cultures, d’intelligence et de conscience de soi et dont les déplacements quotidiens s’échelonnent entre 33 et 90 kilomètres en milieu naturel.  

Les principaux problèmes que pose le Dolfinarium sont notamment :

 

* Le manque d’espace, engendrant des agressions interindividuelles incessantes et un stress permanent.
Le Dr Toni Frohof, lors de sa brève visite, a été surprise de constater tant de comportements anormaux et stéréotypés, tels que la nage en cercle, des mouvements corporels subits et répétés en vain, des inspirations profondes et répétées, des comportements de sollicitation (rostre ouvert en direction des visiteurs), des coups de tête brusques, échouages intempestifs, etc. 

 

* Le manque de lumière naturelle : les dauphins ne savent jamais si c'est le printemps, l'été, l'hiver ou l'automne...

 

* Le manque absolu de tout enrichissement environnemental : le bassin de béton est absolument nu et privé de tout objet, à la différence des fonds marins qui eux, sont d’une richesse presque infinie en termes de faune, de flore et de sollicitations sonores, tactiles et visuelles de toute nature. 
Cette privation sensorielle est exceptionnelle dans le monde des zoos, puisque les delphinariums sont sensé appartenir à cette catégorie plutôt qu'au monde des cirques. Partout ailleurs, tant pour les éléphants que pour les grands singes, on s'efforce au contraire de leur donner ne serait-ce qu'une illusion de leur milieu d'origine.
Imaginerait-on de voir un gorille ou un chimpanzé assis dans une pièce vide de tout objet, afin de l'obliger à faire des tours pour nous faire rire ?


 

 

Au Zoo d'Anvers, on tente, malgré l'exiguïté des cages, de rendre la vie un peu plus supportable aux grands singes en multipliant les agrès, les pneus, les troncs, les cordages, etc. 
 

 

Rien de tel pour ce dauphin captif en Espagne, dont on notera l'étrange état de la caudale... ...
 


 

Ici, l'ennui programmé fait pourtant partie du spectacle, il en constitue l'un des fondements, au même titre que la distribution rationnée de nourriture à la main en échange de l'obéissance des dauphins.
C'est la logique même des delphinariums qui veut que les cétacés s'ennuient pour qu'ils acceptent de sauter dans leurs cerceaux ou d'envoyer des ballons vers les gradins, ceci non sans risque pour les spectateurs, comme l'a également noté Toni Frohoff...  


* L’aération des locaux et la désinfection de l’eau à l’aide de chlore qui semblent largement inadéquates. 


* Le bruit insupportable pour des animaux marins dotés d’une audition exceptionnellement sensible et sophistiquée.
Ce tumulte incessant leur est imposé tant durant les shows (musique tonitruante, applaudissements de la foule) que durant le reste du temps (pompes filtrantes).
 

* Le danger de certaines installations de contention, telles que ces portes coulissantes entre le bassin principal et les bassins d’isolement, susceptibles d’entraîner des accidents graves, voire mortels.


* Des risques inutiles en matière de sécurité pour les visiteurs qui peuvent nourrir les animaux, avec tout ce que cela comporte comme risques de morsures ou de transmission de maladies de l'homme au dauphin ou du dauphin à l'homme


* Des programmes éducatifs extrêmement sommaires.
Les shows ressemblent davantage à des numéros de cirque qu’à de l’information pédagogique.

 

* Le fait que des dauphins juvéniles nés captifs vont bientôt parvenir à l’âge adulte et ne pourront pas vivre pleinement leur vie d’adulte. Le déplacement de certains individus (Linda et Mateo sont récemment partis en Italie) et l’arrivée probable de nouveaux détenus constituent un facteur de stress extrême pour les dauphins qui nouent entre eux des liens individuels solides depuis l'enfance. On se souviendra à ce propos que Play-Boy, le dauphin dominant de Duisburg est mort moins d’un an après l’arrivée d’Ivo dans son bassin ou que Tex, le père de tous les dauphins nés captifs à Bruges, est mort dès son arrivée dans le nouveau lagon du Marineland d’Antibes.
 


 

Le Clown Bobo à Bruges est-il le plus apte à nous faire découvrir les cultures multimillénaires des cétacés libres ? Bruges 2004
 



On peut donc craindre que ce "carrousel de la mort" ne se perpétue sans fin dans l’enceinte obscure du Sea Park de Bruges, dont le propriétaire n’est autre que le puissant holding espagnol Aspro Ocio, spécialisé en roller-coasters, perroquets à vélo et autres loisirs familiaux hautement lucratifs, à défaut d'être éducatifs...
Ce ne sont donc pas les dauphins de rechange qui manqueront à l’avenir pour alimenter sans fin notre ultime delphinarium flamand.

 

Des pays comme l’Italie et le Brésil, sans parler du Royaume Uni, ont pris en compte la plupart de ces facteurs de stress dans leurs réglementations, mais pas la Belgique.

La mise en place de la commission spéciale n’est dès lors pas un luxe mais une urgence.
On regrettera le retard qu’elle a pris à se constituer car, dans l’intervalle, la souffrance des dauphins détenus, elle, n’a jamais cessé.  Est-ce à dire qu’une solution est possible et que nos dauphins captifs seront un jour heureux ?

Non, bien sûr. Le seul endroit qui convienne à un cétacé est l’océan, et nulle part ailleurs.

Le piège de cette commission serait justement de faire croire qu’en modifiant l’un ou l’autre élément d’un delphinarium, en allongeant de quelques mètres le bassin ou en filtrant son eau à l’ozone plutôt qu’au chlore, on puisse justifier l’existence de ce genre de prison animale et la perpétuer.


Il est bien évident que dans la perspective antispéciste radicale qui est celle de ce site, tout enfermement d’un animal conscient de lui-même est par définition un acte cruel et injustifiable, même au nom de la "science".


A terme, tous les delphinariums doivent disparaître, où que ce soit, sous quelque forme que ce soit.

Mais au moins peut-on tenter, dans l’immédiat, d’atténuer certaines souffrances et de rendre un peu plus vivable l’invivable. C’est pourquoi nous avons accepté de participer à ce débat qui risque néanmoins d'être fort technique et d'ergoter sur quelques centimètres de bassin en plus ou en moins.
Et même si par extraordinaire, Aspro Ocio acceptait d'investir dans la construction d'un lagon en plein air, sur le modèle de celui de Harderwijck, ce ne sera pas sans risque pour la santé des dauphins, si l'on en juge par la mort précoce de Tex et d'Aurore à Antibes.
 


  

Le jeune Silver dans son lagon à Antibes. Ce pseudo-lac sert surtout aux interactions payantes entre humains et daupins.
 

 


Une règle déontologique propre aux commissions parlementaires ou ministérielles nous interdit d'en dire plus et de révéler la nature des débats avant leur conclusion. Dont acte.
Une chose est sûre, cependant : c'est que dès la première séance, le dialogue fut difficile et ce d'autant que la langue officielle de cette commission est essentiellement le Flamand, sans traducteur invité. Tant pis pour les francophones, c'est la règle aujourd'hui en Belgique Fédérale. 




A quoi servent les delphinariums ?

 

Expansion des bassins à Vancouver

 

Dauphin militaire déplacé vers le champ de bataille irakien.

 


Linda et mateo vont en italie


Lire sur le site de Gaia

Lire le rapport de Toni Frohoff

Lire sur Planète Vie

recommandations du Dr Toni Frohoff

les normes de détention belges

 

Loi belge et delphinarium

 

les normes minimalistes de l’EAAM

 

Les normes de détention au Brésil


Les normes de détention en Italie

 

Les normes en Angleterre

 

Interdiction en australie !

 

Loi et delphinariums dans le monde

 

Le saviez-vous ? La plupart des animaux captifs - tigres, singes, dauphins - reçoivent aujourd'hui des doses massives d'antidépresseurs pour éviter qu'ils ne meurent trop vite de désespoir. Ici à Antibes, à l'usage des orques, on glisse des petites pillules magiques dans le poisson mort. En mer, aucun cétacé n'accepterait de manger du cadavre. Tous lui préfèrent le poisson vivant et bien frétillant !

Loi du 14 août 1986, modifiée par les lois du 26 mars 1993 et du 4 mai 1995, relative à la protection et au bien-être des animaux
 

"Toute personne qui détient un animal,..., doit prendre les mesures nécessaires afin de procurer à l'animal une alimentation, des soins et un logement qui conviennent à sa nature, à ses besoins physiologiques et éthologiques, à son état de santé et à son degré de développement, d'adaptation ou de domestication."

 

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