lagon de retraite dans les balkans ?
Un réseau de petites îles, de petites baies tout le long de la côte croate et monténégrine
qu'il suffirait de fermer par un simple filet : le rêve pour un lagon de retraite
et de réhabilitation !
La Croatie, pays ami des dauphins, a interdit les delphinariums dès 2009 !
La WDCS est heureuse d'annoncer qu'une nouvelle loi a été adoptée en Croatie, qui interdit désormais le fait de maintenir des dauphins et autres cétacés en captivité à des fins commerciales.
La seule exception admise par cette loi est le nécessaire passage de dauphins malades, blessés, ou échoués en lieu clos, en vue de leur préparation au retour à la vie libre.
Cette réglementation a été adoptée sur base d'une étude menée par l'Institut National de la Protection Naturelle, qui a souligné l'importance des informations recueillies par la WDCS.
Elle se fonde également sur les attendus de la résolution 3.13 de l'ACCOBAMS relative aux programmes d'interaction avec les dauphins, telle que votée lors du 3ième Congrès des pays membres de l'ACCOBAMS à Dubrovnik in 2007.
La WDCS félicite la Croatie pour ses efforts importants et continus en faveur de la préservation à long terme des cétacés, tant au niveau local qu'international.
Merci à la Republika Hrvatska
bravo à Animal friends Croatia
Mais si la Croatie allait un pas plus loin ?
L'un des arguments favoris des delphinariums et de celui de Bruges en particulier, est d'affirmer que les dauphins, fondateurs ou nés captifs, ne sont pas réhabilitables et qu'aucune solution n'existe pour les remettre en mer un jour. Incapables de chasser, incapables de se défendre, ils mourraient comme des mouches aussitôt exposés à l'air libre et au soleil.
On sait ce que vaut cette opinion : outre un nombre impressionnant de dauphins déjà réhabilités depuis les années 70, deux dauphins nés captifs viennent d'être remis en liberté en Mer noire à l'initiative du Dolphin Reef d'Eilat.
Par ailleurs, nombreuses sont les solutions intermédiaires qui permettraient, progressivement, de réapprendre l'océan à des enfants dauphins qui ne l'ont pas connu.
Parmi ces options, le lagon de retraite ou "baie fermée" où les delphineaux, placés en compagnie d'adultes fondateurs, peuvent retrouver le goût du poisson vivant et des réalités marines.
Un lieu de ce type avait été envisagé en son temps par sur l'Ile des Embiez dans le sud de la France, au sein d'un vaste marais salant qui s'ouvrait sur la mer.
Ce "Projet Cermam" n'a malheureusement pas eu de suite, faute de coordination suffisante et de volonté réelle de la part des associations concernées.
Aujourd'hui, un nouvel espoir pourrait bien être en train de naître au large de la Croatie et du Monténégro.
On sait que ces régions ont été rudement frappées par une guerre civile d'une sauvagerie inouïe et que leurs économies se relèvent avec peine aujourd'hui des dégâts de ces luttes fratricides.Mais ces régions sont aussi bien connues pour le ravissant ensemble de petites îles côtières dont elles disposent et qui sont bien propres à se transformer, si besoin est, en baies fermées profondes, avec l'aide enthousiaste de ses habitants.
Car on aime les dauphins par là-bas et des gens y signent des pétitions en faveur des dauphins de Bruges !
Au Montenegro serbe, on aime aussi beaucoup les dauphins.
Pas de delphinarium en vue et un dauphin ambassadeur du nom de Yotsa
dont la mort à déchiré le coeur des habitants au point
qu'ils lui ont consacré un monument !
(Le dauphin en bas à gauche est en bronze...)
Puisse les dauphins réunir enfin ces peuples Serbes et Croates
qui ont tant souffert de leur division.
Un tel projet permettait en effet tout à la fois d'être rentable au niveau touristique - les visiteurs se promèneraient le long de la côte en observant les dauphins de manière non intrusive - mais surtout, il pourrait s'imposer comme le premier centre paneuropéen de réhabilitation pour tous les dauphins anciennement captifs de France, d'Italie, de Belgique, de Hollande, de Suède ou d'ailleurs !
En s'inspirant des prolégomènes du projet Cerman, on pourrait envisager de mettre en place une structure de soins vétérinaires et d'observation éthologique, où nos dauphins de Bruges, de Paris, d'Antibes ou de Munster retrouveraient la santé dans les eaux tièdes de l'Adriatique et où leurs delphineaux, peu à peu, redeviendraient de vrais dauphins.
Les enfants du pays, et les nombreux orphelins de guerre en particulier, pourraient y découvrir les mille merveilles de la culture cétacéenne et retrouver là un certain sens à vivre. Ils découvriraient aussi chez les Dauphins un étonnant exemple de sociétés parfaitement solidaires et pacifistes....
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Au large, vit en effet une population relativement importante de dauphins sauvages libres et heureux.
N'en déplaise aux puristes de la génétique, ces Dauphins Croates appartiennent bien à une variété de l'espèce Tursiops Truncatus, c'est à dire à la même espèce que nos dauphins de l'Atlantique, capturés aux Etats-Unis.
Entre ces deux ethnies, il y a autant de différences qu'entre un Américain et un Italien....
Il serait donc concevable à terme de libérer progressivement les pensionnaires du lagon fermé et de reconstituer peu à peu les stocks faiblissants des populations cétacéennes locales.
N'est-ce pas là, après tout, le but de tout "animal breeding " tel qu'on le pratique en Zoo ? (Puisqu'l paraît que le delphinarirum de Bruges est désormais un zoo et non un cirque ? )
L'Oryx arabe, le Tamarin-lion du Brésil, les Chevaux de Przewalski sont parfois réintégrés en nature avec un relatif succès.
Pourquoi pas les dauphins ?
Ou bien alors faut-il admettre, une bonne fois pour toues, que leur reproduction en bassin n'a d'autre but que de créer des "bêtes de cirque" disponibles à toute heure et privées de toute protection CITES, puisque nées en captivité ?
On regrettera à cet égard que la récente (4/10/04) proposition de loi du Député Thierry Giet évoque les bienfaits de la delphinothérapie sur l'enfant et justifie par cet argument le maintien en activité du Delphinarium de Bruges.
Le seul endroit où les enfants devraient voir les dauphins, c'est en liberté.
Les eaux croates regorgent de dauphins Tursiops libres
qui ne demandent qu'à aider leurs compagnons captifs.
Pour en savoir plus sur ce beau projet imaginé par notre amie Caroline, mais également rêvé par bien d'autres activistes, merci de lire les sites :
Les pays qui ont interdit la détention de dauphins libres ou leur capture en mer
http://www.dauphinlibre.be/ban.htmLe problème des grands mammifères captifs
http://www.animallaw.info/articles/dduszoos.htm#IIIConscience Dauphins
http://www.consciencedauphins.org/nos-projets/centre-de-rehabilitation/
Projet cermam
samy, premier dauphin captif de planète sauvage
http://www.dauphinlibre.be/cermam.htmRéhabilitations réussies
http://www.dauphinlibre.be/release.htm
http://www.rockisland.com/~orcasurv/releases.htmInto the blue : une victoire britannique !
http://www.dauphinlibre.be/eurofr.htm#ENQUETE
Nés-captifs libérés !
http://www.dauphinlibre.be/shandy.htmLes Amis des Animaux en Croatie
http://www.prijatelji-zivotinja.hr/indexen.htmlUne tribu de dauphins en Croatie
http://www.cetaceanalliance.org/cetaceans/Tt_croatia.htmDauphins de l'Adriatique
Blue World
Ceux qui aiment ça
http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_dolphinariumsLire aussi
http://www.accobams.org/Et pendant ce temps-là, voici ce que dit la Belgique de notre dernier cirque aquatique , et M. Bart Vermeulen, directeur du Boudewijn seapark de Bruges, un cirque devenu zoo par la grâce de nos pouvoirs publics, malgré le fait qu'au large de notre Vlaamse Kust, des milliers de cétacés vivent encore libres
Oui, la réhabilitation des captifs est possible, toujours, tout le temps et quand on veut
mais les pouvoirs politico-financiers s'y opposent à toute force !