Outre les cétacés et la dernière espèce
d'hominidés survivant aujourd'hui (Homo Sapiens sapiens),
nombreuses sont les espèces qui, chacune à leur manière,
ont développé diverses cultures, traditions, systèmes de
communication et organisations sociales d'une prodigieuse
inventivité. Sait-on que plus de quarante espèces d'animaux se
servent d'outils tout comme l'homme ?
Loin d'être "sauvages", la plupart des animaux
non-humains apprennent dès leur enfance, par le moyen d'une
éducation verbale ou non-verbale plus ou moins prolongée, à
faire face de manière flexible et intelligente aux défis de
leur environnement.
Tout comme nous, ils se montrent extrêmement soucieux d'assurer
le bien commun de leur groupe, la santé de leurs enfants
et leur propre place dans leurs propres sociétés.
En étudiant ces cultures
non-humaines, nous accédons à un autre regard sur la réalité,
à d'autres modes de fonctionnement de la conscience, de
l'esthétique et de la morale. Nous découvrons comment d'autres
cerveaux fournissent d'autres visions du monde et articulent les
événements et les choses selon des logiques résolument
exotiques par rapport aux nôtres.
Or c'est ainsi, et c'est ainsi seulement, que nous pourrons
un jour élargir de façon signifiante le champ de nos
investigations psychologiques, linguistiques ou même
spirituelles sur la nature de l'esprit et du réel qu'il
perçoit, investigations jusqu'ici étroitement limitées
au minuscule "village humain" et coincées dans
l'ornière de l'anthropocentrisme.
A cet égard, le lecteur que ces questions importantes
intéressent se reportera utilement au récent ouvrage de
Dominique Lestel, philosophe et éthologue, intitulé "
Les Origines Animales de la Culture" (Ed. Flammarion,
2001).
On y lira notamment ces lignes :
"Compte tenu de l'extraordinaire multiplicité des cultures
qu'ils créent et au sein desquels ils vivent, certains animaux
doivent être désormais considérés comme d'authentiques sujets
dotés d'une histoire, d'une conscience de soi et de
représentations complexes. Autant dire que le statut de l'humain
doit être repensé de façon radicale : c'est là une des
questions majeures du 21ème siècle".
Mais il faudra se dépêcher ! Ces peuples magnifiques que sont
les éléphants, les léopards, les coyotes, les loups ou les
babouins, sont appelés à disparaître à très court terme sous
la pression de la démographie humaine et de son cortège de
massacres. L'étude des cultures non-humaines ne peut donc se
concevoir sans une action déterminée en vue de leur sauvegarde
en milieu naturel ni sans la condamnation des pratiques qui
interfèrent gravement avec la perpétuation de ces cultures, à
savoir la captivité en zoos, cirques et delphinariums.
GRANDS
SINGES
Chimpanzés, bonobos et gorilles

Février
2010
Des chimpanzés altruistes ont recours à l'adoption

Merci au Dr.Franck Dupraz pour cette info !
Juillet 2003
Déclin inquiétant des
grands singes africains
En 1983, prés de 80 % des populations mondiales des gorilles
(Gorilla gorilla) et des chimpanzés (Pan troglodytes) vivaient
dans les épaisses forêts du Gabon et de la République du
Congo. Une étude récente (Nature, 10 avril), menée entre 1983
et 2000, montre que le nombre de ces animaux a diminué en vingt
ans de plus de la moitié.
La première cause du déclin est la chasse facilitée par
l'expansion rapide de l'exploitation mécanisée du bois de
forêt. La seconde est la fièvre hémorragique Ebola, qui
décime les populations de singes.
Très inquiets de cette situation, les chercheurs suggèrent de
classer les chimpanzés et les gorilles dans la catégorie
des espèces "en danger critique", alors qu'ils ne sont
actuellement considérés que comme de simples espèces "en
danger" par la World Conservation Union.
Presque identique dans ses fondements à celle des êtres humains, la culture chimpanzé connaît la politique, le mensonge, le meurtre, le cannibalisme, la torture, mais également l'usage d'outils, l'éthique et le langage sous sa forme verbale et gestuelle simplifiée.
La principale préoccupation de ces deux
races de grands singes - séparés depuis moins de 5 millions
d'années - est de constituer des alliances et d'accéder au
pouvoir. Comme les "chimpanzés de savanes" que nous
sommes, ceux de la forêt pluvieuse n'ont pas de plus grand
plaisir que de constituer des bandes de mâles pour défendre
férocement leur clan et infliger des raclées à leurs voisins
immédiats lors de raids silencieux et sanglants.
Guerre, racisme, sexisme, maltraitance à enfants trouvent
d'ailleurs là leur origine chez l'homme, ainsi que le prouve de
façon lumineuse l'indispensable étude de Jared Diamond
"The Rise and Fall of the Third Chimpanzee» Vintage Science
Edition, London, 1992.
On ne peut donc que donner raison au Great Ape Project qui réclame un élargissement des Droits de
l'Homme à toutes les races d'hominidés. Puisque nous partageons
le même génome que les chimpanzés, à 1, 6 chromosome près,
mais aussi la même sensibilité, il convient de classer
d'urgence cette espèce comme une simple variété de la nôtre,
au même titre que l'homme de Néanderthal ou l'Australopithèque
robuste. Les chimpanzés sont en effet dans le même
rapport à nous que le cheval l'est au zèbre !
Le journal LE MONDE du 26.06.03 publiait à ce propos les informations suivantes :
"Les humains seraient des chimpanzés
"légèrement remodelés"
C'est l'opinion qu'une équipe de biologistes américains s'est
forgée après avoir décrypté le code génétique des grands
singes. Les différences sont si minimes que ces chercheurs ont
proposé de classer ces animaux dans le genre "Homo".
Un choix que ne partagent pas tous les primatologues. Grâce aux
travaux d'anthropologie moléculaire, on sait que de tous les
grands singes (orangs-outans, gorilles, chimpanzés communs,
chimpanzés bonobos), les chimpanzés sont les plus proches
cousins de l'homme. 98,7 % du code génétique des deux espèces
sont identiques.
Mieux, une étude de chercheurs du Centre de médecine et
génétique moléculaires de l'université d'Etat Wayne à
Detroit (Etats-Unis) vient de porter ce pourcentage à 99,4 %.
Aussi les scientifiques proposent-ils de placer les chimpanzés
communs (Pan troglodytes) et les bonobos (Pan paniscus) dans le
genre Homo. L'un de ces scientifiques, Morris Goodman,
spécialiste de la paléontologie des primates au niveau
moléculaire, considère en effet que "l'accumulation
d'évidences concernant l'ADN fournit maintenant une vision
objective non anthropocentrique de la place de l'homme dans
l'évolution. Nous, humains, apparaissons seulement, ajoute-t-il,
comme des chimpanzés légèrement remodelés.
Dans cette nouvelle classification, publiée dans les Proceedings
of the American Academy of Sciences (PNAS) du 19 mai 2003, les
chimpanzés communs deviennent ainsi Homo (Pan) troglodytes, les
bonobos Homo (Pan) paniscus, tandis que l'homme est appelé Homo
(Homo) sapiens.
Conséquence de ce choix : le genre Homo englobe également Homo
neandertalensis, Homo erectus (1,8 million d'années), ainsi que
les préhumains qui n'en faisaient pas partie jusqu'à présent,
telsArdipithecus ramidus (4,5 mA), Australopithecus afarensis
(4,2 mA) et Parantropus robustus (1,9 mA).
Pour arriver à cette conclusion, iconoclaste pour certains,
l'équipe américaine dirigée par Derek Wildman a comparé 97
gènes fonctionnels (codant pour les protéines et soumis à la
pression de la sélection) appartenant aux humains, aux
chimpanzés, aux gorilles, aux orangs-outans, aux singes de
l'ancien monde (Europe et Asie) et... à la souris. Ils ont aussi
fait appel à l'"horloge moléculaire" qui mesure le
taux de mutation supposée de l'ADN mitochondrial et permet ainsi
aux généticiens de remonter le temps.
Ils en ont déduit que le groupe hommes-chimpanzés s'était
séparé des gorilles il y a 6 à 7 millions d'années et que
l'ancêtre commun des hommes et des chimpanzés vivait il y a 5
à 6 millions d'années".
Jared Diamond, de son côté , n'a de cesse d'affirmer
:
" La distance génétique qui sépare l'Homme du chimpanzé
commun et du chimpanzé pygmée est grossièrement le double de
celle qui sépare ces des deux espèces entre elles (0,7 %). Elle
est plus petite que celle existant entre les deux espèces de
gibbons connus (2,2 %) ou entre deux espèces aussi étroitement
apparentées que le sont le viréon à oeil rouge et le viréon
à oeil blanc (2,9 pour cent). Le reste de l'ADN humain,
c'est-à-dire les 98,4 pour cent, ne représente au fond rien
d'autre que de l'ADN normal de chimpanzé. Ainsi, l'hémoglobine
humaine ( la protéine transportant l'oxygène et qui donne au
sang sa couleur rouge), sous sa forme normale, est identique à
l'hémoglobine de chimpanzé par chacune de ses 287
unités".
Sur ce point,
comme sur beaucoup d'autres, nous ne sommes qu'une troisième
espèce de chimpanzé, et tout ce qui est applicable au
chimpanzé commun et au chimpanzé pygmée nous l'est
aussi.
Les instructions génétiques relatives aux importantes
caractéristiques qui nous séparent des autres chimpanzés
(station debout, dimension du cerveau, aptitude au langage,
quasi-absence de pelage et vie sexuelle particulière) doivent
être concentrées dans cette simple portion de 1,6 pour cent d
notre programme génétique ".
"Le
troisième chimpanzé. Essai sur l'évolution et l'avenir de
l'animal humain"
Jared Diamond. NRF Essais. Gallimard. 1992.
Quant aux gorilles, leur culture est
bien différente, plus paisible sans doute. Mais leur
intelligence, contrairement à certaines légendes, n'est pas
moindre que celle des autres grands singes. Qu'on en juge
notamment par les capacités de la gorille Koko à manier le
langage humain et à créer des oeuvres d'art d'une réelle
beauté. http://www.koko.org/world/signlanguage.html
Lire aussi en français
: "J'ai
très mal aux dents" déclare Koko la Gorille
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A visiter également :
Welcome to Chimpanzee World
Un site japonais
Friends of Washoe
Washoe fut la première guenon chimpanzé à apprendre l'Ameslan
ou langage des sourds avec le Dr Gardner et sa femme, qui
l'abandonnèrent parla suite sans scrupule à
l'adolescence. Récupérée au fond d'une cage obscure du centre
de Primatologie de Yerkès par le merveilleux Roger Fouts,
son instructeur préféré, la pauvre Washoe a traversé
mille épreuves afin d'enfin trouver la paix. Elle
vit aujourd'hui heureuse, épanouie parmi les siens -
d'autres " sujets d'expérience " sauvés de
justesse par Fouts - dans une magnifique réserve arborée,
pleine de jeux et de stimulations. Chaque jour des dialogues
intenses ont lieu entre les singes et les humains.
Les souvenirs d'enfance, la vision de l'espace et du temps,
la sensibilité de Washoe, Tatu et ses autres amis - apparaissent
en filigrane de ces échanges dûment enregistrés - et nous
ouvrent les portes du monde intérieur naïf, charmant,
profondément émouvant de nos frères chimpanzés.
Cela dit, précisons tout de même que nous réprouvons ces
expériences sur le langage qui aboutissent toujours, comme le
prouve l'histoire de Washoe, à des conséquences cruelles, du
fait de la captivité obligée des sujets d'expérience. Il
serait beaucoup plus intéressant d'aller étudier le langage
chimpanzé sur place, dans les forêts d'Afrique à préserver
d'urgence !

Roger Fouts et Tatu
Primate Info Net
Une bonne base pour visiter
les très nombreux sites consacrés aux gorilles et
ourang-outangs, tout aussi gravement menacés dans un
tiers-monde africain et asiatique en proie aux pires
délires guerriers...
Jane Goodall Institute
Jane Goodall a tout
découvert. Sans elle, nous ne saurions rien
des guerres cruelles qui opposent les tribus chimpanzés
frontalières, nous ne saurions rien de leur goût de la
chasse et du sang ni de leur usage constant d'outils -
bâtons, piques, pierres, bâtonnets à termites soigneusement
calibrés et préparés à l'avance et parfois même des
casseroles en métal volées qu'on frappe pour effrayer
l'adversaire. Nous ne saurions rien de leur culte de
l'orage, de leur danses de pluie, ni de leur éthique
sociale, qui pousse les vieux amis à s'entraider ou favorise le
don gratuit. Dès les petits singes verts, des
"mots" existent pour désigner
différents prédateurs mais il semble bien que les
"longs calls" des chimpanzés s'articulent comme
des phrases et que certains de leurs gestes s'apparentent à des
codes. A tout le moins, ils disposent de leur pharmacopée
propre et sans doute d'autres connaissances en
"sciences naturelles", que nous n'aurons sans doute pas
le temps de découvrir...
L'action scientifique remarquable de Jane Goodall se poursuit et
il faut la soutenir dans son nouveau combat : sauver des
geôles des laboratoires américains les quelques 1700
malheureux chimpanzés, parfois vétérans de la NASA, qui
s'y trouvent désormais livrés aux plus horribles
expériences sur le virus HIV...
Great Ape Project
Ce groupe lutte depuis des années pour obtenir un élargissement
des Droits de l'Homme à toutes les races d'hominidés et il
n'est pas loin d'y parvenir vraiment : la Nouvelle-Zélande
(où, sans doute, les chimpanzés ne courent pas les rues)
vient récemment de couler en force de loi les généreuses
propositions du GAP.
Chimpanzoo
Pitié pour les singes en prison ! Un très beau plan d'action,
à soutenir d'urgence !
Culture Bonobo
Le
"Chimpanzé Nain" ou Bonobo est le petit génie de la
famille, celui qui a découvert un nouvel art de vivre, qui
marche debout et pratique une façon bien agréable de
transcender les conflits. Une espèce fascinante et délicieuse,
infiniment proche de l'homme et qui pourrait tant nous apprendre
!
Au lieu de cela, on abat le bonobo et on le bouffe comme du
gibier ! Il faut donc aider d'urgence : L'association les Amis des
Animaux au Congo

Kanzi le Bonobo
Il comprend ce qu'on lui dit au téléphone, fait
la cuisine, allume le gaz, joue au PACMAN sur son
ordinateur, apprécie comme tous les grands singes la
lecture des magazines et la vision des vidéos, et dialogue
couramment avec son instructrice, le Dr Savage-Rumbaugh, par le
biais d'un système de signes assez complexes portés sur un
tableau électronique. On lira également les recherches du
professeur Franz de Waal - le remarquable auteur du
"Bon Singe" et de "La politique des
Chimpanzés" à propos de la vie culturelle et sociale
des derniers bonobos à survivre encore en liberté, et
sans doute pour peu de temps. Ils marchent, ramassent du
bois, se parlent par signes et par "long
calls"...
Ce sont là tout bonnement des australopithèques, mais qui
auraient évolué dans le bon sens, vers une culture sans
violence...
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http://www.clickorlando.com/news/16024577/detail.html Sans doute le plus
intelligent parmi tous les grands singes, malgré ses
moeurs apparemment solitaires mais qui le sont beaucoup
moins que nous ne le pensions.
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En 2012, 2015, peut-être, il n'y aura plus un seul éléphant libre en Afrique.
Depuis toujours, notre espèce les a massacrés mais elle le fait aujourd'hui avec une rage particulière, sous la pression des Chinois, toujours avides d'ivoire et parfaitement indifférents à la noblesse de cette créature, dont, selon Yves Christen, L'animal est-il une personne ? , l'intelligence et la vie sociale équivalent largement celles de l'être humain.
Une culture d'herbivores, certes, mais royaux, sans ennemis outre que le Singe Humain, paisibles et sages croisant sans hâte dans la savane.
Les éléphants se parlent en infrasons, ils soignent leurs blessés, honorent les restes de leurs morts, pleurent à chaudes larmes quand ils ont du chagrin et suivent de longues pistes secrètes qui les mènent vers les puits cachés, au fil d'une très ancienne mémoire.Gravement menacés par la dégradation de leur habitat, victimes de leur propre ivoire, les éléphants libres ne seront bientôt plus qu'un souvenir en Asie et en Afrique.
Très bientôt, Il ne restera donc plus que des clones acculturés, producteurs de profits au fin fond des zoos. Sait-on qu'une matriarche éléphante libre peut communiquer par le biais de leur langage infrasonore près de 300 autres amies ? Comment va-t-on faire conserver ces cultures inouïes en captivité ?
Car que dire de ceux qui croupissent au Zoo et qui s'y reproduisent si mal ? Leurs souffrances sont sans doute très semblables à celles du dauphin ou du chimpanzé : l'ennui, le désespoir, la séparation d'avec les leurs font de leur vie de captifs un enfer interminable. Pire encore est le sort des éléphants de cirque, attachés par des chaînes, transformés en guignols et passant le plus clair de leur temps dans des box minuscules...Certains zoos - ceux de Londres ou d'Atlanta, notamment mais aussi le Parc Pardisio, en Belgique, malgré ses échecs - font aujourd'hui de méritoires efforts pour améliorer la vie psychique de ces bons et paisibles géants, qui aiment à peindre et à dessiner, à communiquer par la langue gestuelle, à se rendre utile en promenant les enfants ou en aidant aux travaux d'entretien des jardins....
http://www.paradisio.be/fr/paradisio-info/des-elephants-au-parc-paradisio.html
http://www.rtlinfo.be/info/votre_region/hainaut/282463/sammy-l-elephant-de-paradisio-est-mortComme tous les autres grands mammifères, les éléphants devraient pleinement bénéficier du statut de "personne consciente" et de "sujet de droit". Et à tout le moins, de sanctuaires vastes et herbeux, où ils pourraient vivre leur vraie vie d'éléphants et perpétuer leurs cultures.
une conscience l'au-delà chez les non-humains ?
![]()
Eléphants captifs : l'horreur absolue
Elephant Information Repository
Elephant SanctuaryL'imitation des sons chez l'éléphant
Le langage des signes chez les éléphants
Le drame des éléphants d'Asie
![]()
Lire aussi :
Eléphants captifs
LOUPs et autres CANIDES
![]()
Les loups et les chiens
* Noble, farouche, violente, soumise et disciplinée, la meute obéit à son couple "royal" qui seul est autorisé à se reproduire. Mais les loups sont aussi des choristes nocturnes et des tacticiens surdoués, capables d'élaborer d'extraordinaires plans de chasse au terme d'interminables délibérations, dont nous ne savons pas en quelle "langue" elles ont lieu...
Le peuple loup est enfin un peuple traqué, haï et massacré par des crétins et des ignorants, surtout en France, et qu'il importe impérativement de protéger. Plus que tout autre, son histoire s'est liée à la nôtre jusque dans la mythologie et l'imaginaire des enfants. Une planète privée de loup serait inconcevable.
Quant au chien, contrairement à sa réputation, il est resté très fidèle à sa culture d'origine : il raisonne comme un loup, nous obéit comme à son chef et retrouve très vite la vie sauvage s'il se retrouve en meute. Malheureusement, peu de bons sites existent sur le chien - nous ne parlons pas ici du dressage ou de l'élevage, qui ne voit le chien qu'en tant qu'objet - et de trop rares traités d'éthologie se consacrent à sa culture hybride.
Une tanière en Europe pour les loups de la terre
Hurlements : les loups de FranceLe clan des loups (Québec)
International Wolf Center
Les Renards
![]()
Les renards ont compris qu'il valait mieux jouer au plus fin avec les hommes, quand il s'agit de survivre dans le même monde qu'eux. Et c'est ce qu'ils font ! Depuis plusieurs années, ces merveilleux prédateurs roux se faufilent à l'aube dans les rues des banlieues, grimpent sur les toits ou vident les poubelles. Habile, malin, social, le renard est comme la mangouste: un curieux mélange de culture "chat" et "loup" qui cohabite dans un corps agile. Dans dix mille ans, il sera toujours là !
Renards en Belgique: tuez les tous !
Renards en Belgique : respect !
La vie secrète de notre ami renard
![]()
La Chine tue et encage dans des fermes d'élevage les derniers tigres de cette planète !
Tout est bon dans le tigre, selon les chinois : la fourrure pour un commerce totalement illégal, et certains organes vitaux qui servent d'ingrédients à une médecine moyenâgeuse et inefficace.
Protestez !
Ambassade de Chine en Belgique
http://www.fmprc.gov.cn/ce/cebel/fra/Ambassade de chine en France
http://www.amb-chine.fr/fra/
Eux aussi avaient la réputation de vivre en solitaire. Et c'était faux !
La société féline se fréquente à distance, en de rares occasions, mais des règles et des rituels complexes régissent son bon ordonnancement, principalement fondée sur la gestion des territoires.
Techniques de chasse élaborées (les lions coopèrent), longues réflexions méditatives, sagesse souple et profonde: les félidés sont assurément un peuple fier et farouche, qui lutte aujourd'hui désespérément pour la sauvegarde de ses terres et de ses traditions.On lira à ce propos l'incontournable et émouvant plaidoyer en faveur de la nation félidée que signe Yves Christen sous le titre "Le Peuple Léopard : Tugwaan et les siens" aux éditions Michalon, Paris, 2000.
Mais les simples amoureux des chats savent aussi quels trésors d'amour, d'humour, de férocité et de tendresse exquises leur petit coeur peut abriter...
Lions
LIONS
http://fr.wikipedia.org/wiki/LionTigres
La protection du tigre aujourd'hui
Tiger Information CenterGuépards
The Cheetah SpotLe peuple Léopard
Extrait de la préface :" (Pour moi) Panthera pardus - la panthère ou le léopard, les deux noms sont synonymes - a cessé d'être une espèce animale pour devenir un peuple...
D'autres ont utilisé la même expression : " le peuple singe ", " le peuple de l'herbe ", etc. Mais il s'agissait davantage de choisir un mot fort que d'en illustrer le concept en traitant d'individus particuliers. Inversement, quelques livres remarquables -je pense notamment au voyage de Shirley Strum chez les babouins - portent sur des personnes animales et sur leur famille, mais sans prendre en considération l'ensemble de leur peuple, de son histoire et des menaces qui pèsent sur lui. Cet ouvrage ambitionne de traiter d'un groupe animal comme d'un peuple.
D'où le titre. Il s'agit bien ici d'ethnologie autant que d'éthologie. L'ethnologie reconstitue l'histoire des peuples.
L'étude des structures de la parenté en forme le noyau dur et sa sensibilité essentielle lui confère un tropisme vers les groupes menacés. Mon regard sur le léopard procède de ces préoccupations: des individus félins situés dans leur parentèle, des chats menacés et pourtant si talentueux qu'ils illustrent le triomphe du peuple persécuté mais qui résiste et devient plus fort encore.
Ce qui caractérise l'ethnologue, écrit Jean Copans, c'est " toujours la quête de l'altérité et de ses formes identitaires".
L'altérité se situe aussi au cur de l'interprétation que propose Jean Poirier dans son encyclopédie: "l'ethnologie est née avec la découverte d'autrui et l'acceptation de l'homme en tant que semblable et autre tout ensemble"
D'où, sans doute, un certain regard qui rend impossible la froide objectivité. De ce point de vue, l'ethnologie animale se distingue de l'éthologie ou de la sociobiologie. File ne leur ôte rien. Elle ajoute simplement une reconnaissance de l'Autre ru tant que sujet et pas seulement objet.
Va pour l'ethnologie animale dira le lecteur complaisant, tandis que d'autres, agacés, auront déjà rejeté l'affaire en bloc.
Mais pourquoi le léopard ? Chacun comprendra mes raisons de défendre le peuple qui, plus que tout autre illustre la notion du beau.
Mais il existe un autre motif, de l'ordre du symbole.
Qu'est-ce qu'un peuple en définitive ? Les jeux sur les mots ne me passionnent pas vraiment.
Comme le Prix Nobel Francis Crick, j'observe qu'aucun général n'a jamais gagné une guerre en commençant par en donner la définition. Autant dire qu'en posant la question je n'envisage pas de recourir au Petit Larousse mais de m'efforcer de percevoir du sens derrière les mots.
On pense "peuple" quand la population ou la tribu, celle à laquelle on appartient ou celle de l'Autre, passe sous le joug de la menace. On pense "peuple " quand on prend conscience que l'Autre, tenu plus pour un objet que pour un sujet, voisine avec nous depuis longtemps sans même qu'on l'ait jamais perçu jusqu'alors.
Tel est le cas du peuple léopard, qui chemine à nos côtés depuis l'origine, et qui a accompagné l'hominisation, lui donnant peut-être même un coup de pouce décisif.
Un peuple, aussi, membre du monde des félins, le groupe génétiquement le plus proche de nous en dehors de nos frères primates.
Un peuple, donc, qu'il nous faut regarder d'un oeil différent en en comprenant mieux la dignité. L'esclave était un Autre avant qu'on le libère, et le Bochiman aussi, avant qu'on ne l'étudie.
De même, depuis l'aube de son histoire et de la nôtre, si proches dans le temps et l'espace, la panthère était un être autre dont il faut désormais reconnaître l'altérité tachée. (...)
Yves Christen"Le Peuple Léopard : Tugwaan et les siens"
Editions Michalon, Paris, 2000.
Petit cerveau, psychisme aigu : c'est un univers drôle et généreux que celui des mangoustes.
Une Reine, un Roi, comme chez les loups et un clan très uni qui s'entraide, protège ses malades, fait le guet et s'interpelle en un curieux langage sifflé ou couiné qui désigne les choses comme chez le singe vert. Quelquefois, toute la tribu s'en va-t'en guerre, à la conquête d'autres territoires.
Speedée, charmante, bourrée d'humour et fidèle - malgré son haut degré d'évolution - au gabarit simplifié des premiers mammifères du temps des dinosaures, la mangouste n'est pas en voie d'extinction. Maligne, elle gagne du terrain et peu à peu, s'adapte au monde humain à la manière de l'étourneau, du renard ou du tatou, pour devenir notre commensale.
Même en captivité, les mangoustes s'adaptent mais leur trafic est évidemment à proscrire : il ne s'agit pas là d'animaux de compagnie.Lire "Une mangouste à Bruxelles" et la liste des liens
Ours
![]()
Peu connu, pourchassé, en voie de disparition à peu près partout dans le monde, l'ours a pourtant été notre compagnon de route durant des millénaires. Son intelligence, sa force, et son habilité à échapper à nos pièges a forcé l'admiration de nos ancêtres, qui le craignaient et qui, de ce fait, n'ont pas manqué de l'asservir et de l'humilier lors de spectacles de cirque.
Qui dira toute la beauté du monde de l'ours libre, toute la richesse de ses cultures subtiles avant que nous ne le détruisions ?
Quant à l'ours blanc, son sort est encore plus pitoyable, si c'est possible, et son extinction annoncée à cours terme, en même temps que celle de la calotte glaciaire. Le Gouvernement du Québec envisage pourtant de reprendre la chasse sportive à l'ours blanc, dont la chair, dit-on, est fort bonne ! Là aussi, il faudra sans doute se fonder sur les récits des anciens Inuits pour se faire une vague idée du monde mental et des capacités cognitives de ce prodigieux géant des glaces...
L'ours en France
Le retour de l'ours dans les PyrénéesGrizzly bear information (Ours)
Lire aussi :
"En Russie vit la plus grande population d'Ours du monde.
Dans la tradition russe existent différentes manières de chasse à l'ours, méconnues en autres parties du monde, comme par exemple la chasse à l'ours à mains nues et armées seulement de couteau ou la chasse en caverne, fréquent dans les zones de la Sibérie.
Sans entrer dans la matière discutable de la systématique des ours, nous constatons, qu'en Russie vivent ours de toutes les dimensions, du petit Ours du Caucase qui pend sur les 150 Kgs., au gigantesque Ours du Kamcatka qui arrive aussi à 600 Kgs. Nous avons choisi quelques chasses à l'ours en Russie sur la base des probabilités de succès et pas sur la base de la taille ou de la sous-espèce.
La chasse classique à l'affût se déroule au printemps ou en automne dans la Russie centrale, quand les ours sortent manger dans les cultures agricoles.
On chasse au crépuscule ou dans les nuits de lune pleine. Toujours au printemps et en automne on chasse les gigantesques ours aussi dans la péninsule du Kamcatka et dans la zone limitrophe de Magadan. Pour cette chasse on utilise les motoneiges ou hélicoptères pour arriver au champ de base pour puis continuer à pied.
Dans les mêmes zones, de la deuxième moitié de mai et en juin, on chasse sur la côte au bord de bateaux et, après avoir localisé l'ours, on continue à pied; par contre en automne on chasse le long des fleuves où les ours vont pêcher les saumons qui remontent les fleuves dans cette époque.
Le dernier type de chasse à l'ours est ce qui se fait en caverne dans la Sibérie centrale dans les mois de hiver jusqu'au 28 février. Cette chasse consiste dans l'approche du chasseur à la caverne de l'ours, préalablement localisé par les guides locaux qui avec laide de chiens spéciaux, incitent l'ours à sortir. Cette chasse est entre le plus dangereuses parce que on tire de distance rapprochée; de toute façon le chasseur est protégé par les chasseurs professionnels qui s'installent à ses côtés".http://www.russianhunting.com/hunting.htmlµ
http://pegazus.free.fr/htdocs/pages/frame_38.htm
http://www.safariinternational.com/webfr/gros/ours_en_russie.htm
Le Perroquet et les corvidés
Les oiseaux ont un petit cerveau mais ils pensent, ils parlent,
et comprennent ce qu'ils disent lorsqu'ils imitent les mots
humains.
Alex, le perroquet gris le plus célèbre au monde, donne ses
propres interviews et commence même à apprendre à LIRE.
D'ores et déjà, il sait compter, distinguer les catégories
(identité, matière, couleur, distance, temps, nombre etc.) et
exprime ses désirs en petites phrases anglaises.
Dans la nature, c'est
encore mieux.
Les perroquets s'organisent en bandes très structurées et
portent eux aussi des noms sifflés personnels.
Ont-ils un vrai langage ? Les recherches sont en cours !
Et puis bien sûr, il y a les corvidés, capables de manier les
outils aussi bien que des singes, les pies, les geais, les
mainates, les charmants calopsytes, les goélands, les pingouins
et mille autres "petits cerveaux" étrangement
performants et dotés d'un psychisme qui ne correspond nullement
au volume cérébral. Où se cachent donc les fondements neuronaux d'une conscience
aussi vive ? Mystère...
Alex
Foundation
La veille de sa mort,
Alex a dit à Irène
Pepperberg son entraîneur :
"On se voit demain, sois sage. Je t'aime".
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Non à l'importation des perroquets en
Europe
Le chant du merle
noir
http://pagesperso-orange.fr/g-artnature/boisbreteau/S-merlenoir.htm

Les
corvidés disposent d'une intelligence proprement hallucinante.