Delphinarium géant et lagon à Dubaï

Photo Seashepherd 2012

Octobre 2012 : de nouveaux dauphins japonais pour Dubaï ?


Dolphin show à Dubaï !

 

2013

« Le Dubaï Delphinarium vous offre le meilleur divertissement pour les familles à Dubaï.
Le Live Show des dauphins et des otaries  est l’une des principales attractions de notre delphinarium sous dôme, doté de l’air conditionné. 
Nos grands dauphins hautement interactifs et talentueux – Senya, Sousha et Marfa- effectuent des tours incroyables inspirés de leurs comportements naturels. Nés avec un sourire permanent, les grands dauphins espiègles et gracieux sont une expérience visuelle inoubliable et une expérience émotionnelle pour les personnes de tout âge. Rejoignez l’un de nos cours et apprenez à dresser les dauphins ».
Publicité sur le site officiel.

3 dauphins annoncés sur le site du Delphinarium.
5 sur le site Cetabase (capturés en Mer Noire et au Japon)

Où sont passés les autres ?
Au Dolphin Bay d’Atlantis Palm !

Atlantis The Palm

 


 

Octobre 2007

28 dauphins de Îles Salomon expédiés à DubaÏ ?

24/10/07
Première photo

Il s’appelle Black, désormais, même s’il portait un autre nom naguère en langage delphinien.
Avec ses 27 autres compagnons, il travaillera désormais toute sa vie à refaire les mêmes shows dans un espace réduit. Chez un dauphin, ouvrir le rostre de cette manière signifie : « J’ai faim ».


22 octobre 2007

Ils sont arrivés !

La société Kerzner International, principale commanditaire de l’’envoi des dauphins déportés des Iles Salomon jusqu’à Atlantis Palm à Dubaï, et par ailleurs propriétaire d’’hôtels de grand luxe, ainsi que son partenaire commercial Istithmar PJSC, une compagnie internationale basée à Dubaï, ont accueilli les 28 dauphins récemment arrivés dans l’un des plus grands bassins au monde, le fameux Dolphin Bay.

Ce nouveau « concept touristique» situé dans le Monde d’Atlantis est situé sur la fameuse île artificielle en forme de Palmier construite à l’usage des milliardaires. Michaël Jackson y dispose d’une résidence.

La propagande de l’entreprise clame haut et fort que les dauphins y seront soignés aux petits oignons, disposant de tout ce qui leur est nécessaire, vétérinaires, entraîneurs personnels, etc.

Ce qui est peut-être vrai, mais n’’enlève rien au fait que les dauphins n’’ont pas demandé à être là et qu’’ils ne reverront plus jamais leurs proches, ni l’’espace libre d’’un océan sans limites ni la vie sociale et culturelle si riche qui était la leur auparavant. Désormais, les femelles seront priés d’’enfanter et les mâles de copuler à la façon des animaux d’élevage, mais surtout, tout le monde sera contraint de travailler à une tâche unique, toute leur vie et jusqu’à leur mort : exécuter des shows et obéir à l’Homme, en échange de morceaux de poisson mort tirés d’un seau et de soins médicaux, parmi lesquels les antidépresseurs.


 

17 octobre 2007

Ils sont partis !

28 dauphins capturés aux Iles Salomon dans des conditions abominables ont été expédiés vers le delphinarium géant de Dubaï

Sous haute protection policière, par crainte des activistes, la Solomon Islands Marine Mammal Education Centre and Exporters Limited, la compagnie qui assure la capture et le stockage des dauphins aux Îles Salomon, a conduit ses «produits d’exportation vivants » à l’’aéroport, où deux avions les ont emmené au bout du monde pour trente heures de vol continu. Avec 28 dauphins à bord, on peut supposer qu’’au moins une douzaine d’’entre eux survivront, ce qui est bien suffisant pour composer un show spectaculaire….

Le nombre exact des dauphins prévus pour être expédiés à Dubaï n’’est pas connu. On sait que la compagnie responsable de ce deal les stocke dans des enclos étroits en bord de plage, presque sans soins et sans nourriture.

Un membre de Earth Island présent sur place a découvert trois carcasses de dauphins morts, dont celle d’un bébé, abandonnés le long de la route menant à l’’aéroport.
«Ils ont sans doute succombé au stress et à la panique avant même d’être enfermés dans l’’avion » a-t-il déclaré.

Quelques déchets abandonnés sur la route de l’aéroport…

Des gardes armés ont empêché toute personne de s’’approcher des lieux de l’’embarquement, autres que quelques journalistes accrédités qui ont pu photographier la scène. Il est vrai que la réputation de l’IMATA et de la WAZA est une fois de plus en jeu dans ce commerce répugnant, et qu’’il s’agit de faire croire que tout s’est passé dans le meilleur des mondes. Ce transfert actuel a reçu l’’approbation des deux gouvernements, celui des Îles Salomon et celui des États Arabes Unis, même si le précédent gouvernement des Îles Salomon avait interdit ce type de commerce après l’’envoi catastrophique d’une trentaine d’autres dauphins locaux à Cancun, au Mexique, qui avait suscité l’opprobre internationale.
Plus aujourd’hui… .

Robert Satu, le directeur de la compagnie Solomon Islands Marine Mammal Education Centre and Exporters Limited a déclaré que ce n’était là que le début d’une fructueuse industrie.

Selon M. Satu, la vente de dauphins captifs aux delphinariums du monde entier constituera désormais une ressource précieuse pour relancer l’économie de son pays et il entend bien poursuivre les captures massives comme par le passé, jusqu’à dépeupler sans doute totalement les eaux de cet île de tout cétacé vivant.

« Ces dauphins valent plus que de l’or ou que n’importe quel bois précieux » a-t-il ajouté.
La sylviculture est en effet l’une des principales et dernières ressources économiques de cette petite île du Pacifique soumise à de fortes tensions politiques.

Mais il est vrai que les gens de cette île n’ont guère d’états d’’âme à l’égard du sort de leurs dauphins, qu’(ils chassent, tuent et dont ils arrachent les dents pour en faire des bijoux.

Ce seront donc quelques uns de ces 28 malheureux dauphins Tursiops aduncus capturés en mer avec la plus extrême violence qui peupleront cette nouvelle prison pour cétacés fraîchement construite à l’usage de touristes friqués sous le nom de DUBAI MARINE WORLD (@ Creek
Park).

Plage à Dubaï

4 mai 2005

La Municipalité de Dubaï a révélé hier son projet de créer le Dubai Marine World, une initiative exceptionnelle estimée à 205 millions de Dh (United Arab Emirates Dirham) et qui sera sensée offrir tout à la fois Connaissance et Divertissement aux résidents et visiteurs de la ville.

Financé en coopération avec le secteur privé, le Monde marin de Dubaï constituera le tout premier projet de ce genre au Moyen-Orient.

Il comprendra un Delphinarium, une exploitation de pisciculture, un « Gator Ville » (ferme d’alligators), un institut de recherches, un centre de delphinothérapie ainsi qu’un aquarium contenant un récif de corail. Ce projet vaste et ambitieux s’étendra sur une surface totale de 19.000 mètres carrés à Creek Park, un lieu particulièrement attrayant au cœur de Dubaï.

Le futur delphinarium à DubaÏ. Vision d'artiste.

Le futur delphinarium à DubaÏ. Vision d’artiste.

 

Essa Al Maidour, Directeur du service des Contrats et Achats à la Municipalité de Dubaï, ainsi que M. Christopher Richardson, directeur général de Royal Segrex, la compagnie chargée du gros œoeuvre, ont dévoilé quelques détails de ce projet lors d’une conférence de presse tenue en présence de hauts fonctionnaires.

Le Monde marin de Dubaï a l’intention de participer activement à la vie de la société. 
Il fonctionnera en synergie avec les institutions et programmes qui offrent des activités utiles aux personnes physiquement ou mentalement affectées. D’autres programmes sont envisagés qui permettront de nager avec les dauphins, à l’occasion de baignades supervisées de 10 à 30 minutes, par groupe ou en formule individuelle.
On pourra également se faire surfer sur l’eau, tiré par un dauphin ou même « parler » avec lui !

L’investisseur a déjà acheté un navire de 82 tonnes, qui servira également à mener des recherches en pleine mer en vue de mieux connaître les mammifères marins vivant dans la région du Golfe et de les identifier.
Des plans existent pour acheter un second navire exclusivement destiné à des excursions de « dolphin-watching » en pleine mer.

Le delphinarium, quant à lui sera ouvert six jours par semaine, avec un jour de repos pour laisser souffler les dauphins et leurs dresseurs. L’établissement disposera d’un stade ombragé et refroidi à l’air conditionné capable d’accueillir 1.500 visiteurs invités. Il comportera quatre types différents de piscines d’eau de mer : le bassin principal (ou « arène ») situé au cœur du stade mais aussi un bassin pour les soins médicaux, un autre enfin pour le dressage des otaries, qui seront situés dans des secteurs privés hors d’accès du public.

Un vétérinaire et un dresseur personnel seront attachés à chaque dauphin. Chaque animal fera par ailleurs l’objet d’une surveillance médicale permanente et bénéficiera de la visite quotidienne de son vétérinaire.
Le delphinarium sera également doté d’un ingénieur spécialisé dans le traitement des eaux afin de contrôler la qualité de l’eau de mer fournie aux mammifères marins.

L’investisseur a déclaré qu’au début, le delphinarium abriterait trois dauphins Tursiops parfaitement dressés et deux otaries. D’autres mammifères marins les rejoindront dans le futur.

Selon les meilleures prévisions, la construction de la première phase du projet Monde marin de Dubaï,
à savoir le delphinarium, commencera cet été et sera achevée vers la fin 2005.
Les deux phases suivantes s’étaleront sur deux ans, avec une ouverture au public annoncée pour 2007.

Ce projet concerne des espèces marines protégées par diverses conventions, dont une au moins a été ratifiée par les Etats Arabes Unis.

A ce titre, le Département de l’Environnement de la Municipalité de Dubaï, qui constitue l’autorité compétente de l’Emirat pour imposer les règlements appropriés en ce domaine, se voit directement interpellé par la construction de de ce delphinarium.
Les fonctionnaires des secteurs concernés du Département affirment qu’ils n’étaient pas au courant de ce projet. Des sources dignes de foi ont cependant indiqué au «Khaleej Times» qu’il existait un certain nombre d’aquariums
et de delphinariums sur le point d’être construits à Dubaï, en tant qu’éléments d’un projet plus vaste et que tous, sans exception, devaient se conformer à la liste des conditions exigées par le Département concerné ainsi que par la CITES.

Le Grand Dauphin (Tursiops truncatus) qui sera l’attraction principale du nouveau Dubai Dolphinarium est inscrit sur la Liste Rouge de l’IUCN (World Conservation Union) sous la mention « données insuffisantes ».
Il est protégé par les lois des Etats Arabes Unis.

Les populations de Tursiops de la Baltique, de la Méditérannée et de la Mer Noire sont pour leur part désormais
incluses dans l’Annexe II de la Convention sur les espèces migratrices (Convention de Bonn) ainsi que dans l’Annexe II de la convention de Berne.

Par ailleurs, tous les cétacés (baleines et dauphins) sont repris dans l’annexe A du Règlement 338/97 du Conseil de l’Europe Unie (c’est à dire inclus dans l’Annexe I de la CITES), de sorte que leur commerce est en principe interdit.

En Angleterre, toutes les espèces de cétacés sont pleinement protégées par le Wildlife and Countryside Act, 1981 et par le Wildlife Northern Ireland Order, (1985).

Signez la lettre de protestation aux autorités de Dubaï

Nos commentaires

Les Etats Arabes Unis disposent d’une faune marine et d’une flore variées et bien protégées, ce qui rend ce projet de delphinarium particulièrement scandaleux.  Comme en Floride, on va donc construire une prison pour dauphins à deux pas des populations libres qui croisent chaque jour dans les eaux du Golfe !

On notera aussi avec amusement comment cet Etat d’une richesse extrême entend couper court aux critiques des activistes que nous sommes, en donnant aux dauphins le meilleur accueil possible… selon leurs critères !

A l’image de salariés humains, les dauphins captifs jouiront d’un jour de repos hebdomadaire. Un médecin personnel et un soigneur personnel leur seront également assignés. Comme si tout ce luxe pouvait remplacer le simple bonheur d’être libre et de vivre parmi les siens !

Mais les responsables de ce projet sont des malins : ils suivent l’actualité de près et savent que les gens savent que les dauphins sont des êtres de conscience et de langage. Ils leur proposent donc de dialoguer avec les captifs !
L’Oceanografico à Valences ne fait pas autre chose, en prétendant étudier le langage de deux pauvres bélougas épuisés..

Par ailleurs, étant donné que l’Islam est une religion d’état régissant toute la vie culturelle et politique du pays, rappelons d’ores et déjà que « d’après l’Islam, l’homme a certes le droit de tirer profit des ressources de la terre. Mais il a le droit de le faire en bonne intelligence et avec bonté »

Or, priver quelqu’un de sa liberté n’est jamais bon, ni très intelligent…

Enfin, et pour conclure :

« Alors que certains prétendent que l’exhibition publique d’une quantité relativement retreinte de cétacés captifs ne soulève en fin de compte que des questions de bien-être animal ou d’éthique, ces «shows de dauphins» ont pourtant  des conséquences négatives très claires en terme de conservation.
Bien qu’un certain nombre de delphinariums situés en Europe du Nord et aux Etats-Unis n’aient plus procédé eux-mêmes à des captures de dauphins en mer libre et font en sorte de garder en vie aussi longtemps que possible les animaux qu’ils détiennent, leur succès économique constitue indiscutablement une forte
incitation pour les entrepreneurs des pays en voie de développement à poursuivre des captures de manière répétée ou inhumaine ».

Naomi Rose HSUS