Les delphinariums chinois capturent en Namibie

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Dauphins à Walvis Bay

Les delphinariums chinois capturent en Namibie

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Le dauphin de Heaviside ferait très chic dans un delphinarium de Pékin !


3 janvier 2017

Aucun permis ne sera délivré

NAMIBIE – Le ministre de l’Environnement de la Namibie affirme qu’aucun permis ne peut être délivré pour la récolte de toute ressource naturelle, y compris la faune marine, en Namibie sans la délivrance spécifique du certificat d’autorisation. Il a également félicité le public namibien pour son suivi sur ces questions environnementales, les exhortant à continuer à le faire et à alerter les autorités s’il devait s’inquiéter de la moindre activité criminelle liées aux ressources naturelles.


Le 29/12/2016 

Le Ryazanovka, toujours présent, charge de grands filets 

TROUBLE: Photos submitted publicly on Facebook show large industrial purse seine nets aboard the Ryazanovka, still at anchor at Walvis Bay.

Les soupçons du public à l’égard du Ryazanovka, le chalutier détenu par la Chine, s’intensifient depuis qu’on a vu l’équipage préparant de grands filets de pêche.
Il se confirme que le navire est équipé pour capturer des spécimens de la faune marine au large des côtes de la Namibie. A ce jour, le ministère namibien des pêches n’a toujours pas approuvé ou refusé publiquement le permis de capture pour plusieurs espèces marines menacées, dont des dauphins et des orques. Une déclaration récente du capitaine du Ryazanovka a laissé croire que la demande avait été retirée en raison des critiques sévères à l’échelle internationale et locale. Les autorités namibiennes ont toutefois répondu qu’elles n’avaient pas été informées du retrait de la demande.

La semaine dernière, les autorités portuaires de Walvis Bay et les inspecteurs des pêches ont été informés que le Ryazanovka avait changé sa position d’ancrage pendant plusieurs jours, en dépit d’un protocole strict des mouvements de navires dans la baie.
De plus, on a vu des membres d’équipage travailler sur des engins de pêche industriels à grande échelle appelés filets à senne coulissante. Ces filets permettent aux petits et grands navires de chasser, encercler et piéger de grands groupes d’animaux marins avec une précision dévastatrice. Les filets sont conçus pour contenir des poids importants.

« L’équipement qu’ils ont sur ce navire est très dangereux et est conçu pour capturer spécifiquement les poissons et autres espèces marines. Les dauphins peuvent facilement être pris avec ces filets » a déclaré à Namibian Sun un expert de la pêche de Walvis Bay, qui a préféré rester anonyme.
L’expert en pêche a fait ses commentaires après avoir examiné un certain nombre de photos montrant des filets à senne coulissante et des équipements connexes sur le pont de Ryazanovka. Il a déclaré que même s’il était impossible de dire exactement combien il y avait de ces filets à bord du Ryzanovka, les photos indiquaient qu’ils étaient de taille industrielle, ce qui pourrait signifier des kilomètres de filet.
«Nous ne savons pas ce qu’ils ont l’intention de faire avec ces filets, bien sûr. Personne ne le sait. Mais avec un filet comme ça à bord, vous pouvez travailler n’importe où … si vous voulez braconner, alors vous pouvez braconner. Si c’est ce qu’ils veulent faire, alors ils le feront, car ils le peuvent. « 

Selon certaines sources, les senneurs peuvent atteindre plus de deux kilomètres de long et 200 mètres de profondeur.
« La taille du navire détermine la taille du filet. Le Ryzanovka est un chalutier, un gros navire, et s’il tourne, pour placer le filet circulaire en place, il lui faut du matériel solide», continue l’expert.
On s’inquiète aussi de l’absence de système de repérage standard sur le navire. Selon la réglementation maritime internationale, les navires d’une certaine taille doivent être équipés d’un système d’identification automatique (AIS). Toutefois, ce chalutier de 448 tonnes Ryazanovka n’est pas équipé d’un AIS, ce qui rend impossible de surveiller ses mouvements.

Nets raise alarm Namibian Sun


Le 20 décembre 2016

Victoire ! Le Ryazanovka quitte la Namibie !

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Soulagement pour les dauphins de Namibie !

En raison de la publicité négative reçue de partout dans le monde, la société propriétaire du navire Ryazanovka a décidé de ne pas poursuivre sa demande pour un permis de chasse. Au lieu de cela, le bateau quittera Walvis Bay sous peu.
La compagnie a également tenu à publier un communiqué à ce propos, expliquant que « son but était de booster le tourisme en Namibie grâce à un delphinarium de première classe. En refusant de se prononcer et en laissant une minorité d’activistes tromper le peuple namibien et l’opinion internationale, le gouvernement condamne son pays à la pauvreté ! »
Rien moins.
Tout le problème est à présent de savoir où le Ryazanovka va bien pouvoir aller jeter ses filets…

Company that wants to export live sea creatures throws in the towel

 


9 décembre 2016

Le Ryazanovka prêt à partir en chasse !

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Le Ryazanovka prêt à partir en chasse !

Le Ryazanovka, ce chalutier chinois controversé qui est venu en Namibie pour capturer des cétacés, est actuellement en train de se ravitailler et de stocker des vivres et du carburant au port de Walvis Bay.
Selon le plan portuaire public de NamPort, le navire se trouve au quai 8 depuis jeudi et qu’il est prévu qu’ils restent au port jusqu’à dimanche. Le navire charge d’énormes caissons, des bunkers, des provisions et de l’eau. Les volumes sont énormes.
Le ministère des Pêches n’a toujours pas décidé s’il allait accorder un permis à la société chinoise Welwitschia Aquatic and Wildlife Scientific Research. Cette société avait demandé, il y a plusieurs mois, de pouvoir exporter, entre autres espèces, des dauphins, des orques et des manchots africains à destination des aquariums chinois.

Un Namibien bien informé a déclaré hier qu’il était clair que le navire prenait «des quantités énormes de carburant» jusqu’au dimanche. La question urgente est maintenant de savoir quels sont les objectifs et les plans de l’équipage du navire, une fois qu’il aura quitté le port.
De plus, bien qu’il soit d’usage que les navires soient équipés d’antennes AIS à des fins de suivi, en particulier dans les ports, le Ryazanovka est resté hors-ligne depuis des mois.
Cela pourrait s’expliquer par le fait que le navire change de propriétaire et que ses nouveaux possesseurs tentent d’immatriculer le navire en Namibie. Néanmoins, l’invisibilité du navire est une préoccupation pour beaucoup. (…)
Lire la suite sur Namibian Sun


Mobilisation pour les orques de Namibie

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Un article d’Y.G pour One Voice


Les delphinariums chinois capturent en Namibie

16 octobre 2016 

#Namibia – Manifestation contre le projet de capture de mammifères marins en Namibie par les delphinariums chinois.
Katja Glöditzsch, l’un des organisateurs du groupe « Namibiens contre le Pillage de Notre Vie Marine » a déclaré qu’ils allaient protester contre les plans du navire russe Ryazanovka.
Celui-ci se tient en effet à quai, attendant le signal de partir piller les plus précieuses ressources marines de la Namibie au profit du marché chinois.
Les animaux marins ciblés pour l’exportation seraient prétendument destinés à des « recherches ».
La courageuse Katja Glöditzsch a déclaré aussi que le groupe Nouvelle Ere allait remettre une pétition au ministère des Pêches et des ressources marines à Walvis Bay.

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Katja Glöditzsch

10 octobre 2006 


1 octobre 2016 

Le ministère de la pêche réfléchit à l’opportunité de délivrer une autorisation à une société désireuse de capturer des mammifères marins en Namibie pour l’industrie de la captivité chinoise. 
Welwitschia Aquatic and Wildlife Scientific Research, une société commerciale enregistrée en Namibie mais détenue par un homme d’affaires chinois, travaille avec une autre société chinoise, la Beijing Ruier Animal Breeding and Promoting entity, en tant que partenaire technique.

La Namibie a entendu la demande de la société, à savoir l’autorisation de capturer et d’exporter 10 orques, de 500 à 1.000 otaries à fourrure du Cap, de 300 à 500 manchots africains, de 50 à 100 dauphins de l’Indo-Pacifique, de 50 à 100 dauphins Tursiops communs et d’un nombre indéterminé de requins.
Le secrétaire permanent au Ministère des Pêches, Moses Maurihungirire, a confirmé qu’il avait bien reçu cette demande et que son équipe réfléchissait à la question.
Maurihungirire a également admis que les dauphins, les « pingouins » et les orques étaient des espèces protégées en danger dans les eaux namibiennes.

De son côté, la société chinoise est prête à investir 300 millions de N $, qui serait très utile pour assurer la protection et la gestion de ces ressources marines.
Elle insiste aussi sur le fait qu’elle paiera des taxes conséquentes pour chaque exportation vers la Chine, rappelant que le marché du delphinarium chinois est énorme.
En outre, l’entreprise affirme qu’elle va introduire des technologies scientifiques de premier plan pour ses opérations et respecter strictement les lois et règlements relatifs à la gestion des espèces marines, tant namibiennes qu’internationales.

La proposition de la société se fonde cependant sur du vent : la Namibie n’a aucune stratégie de surveillance des mammifères marins et ne peut donc réinvestir actuellement dans ce secteur. Elle suppose également que la Namibie «abonderait» en phoques, en manchot, en  dauphins, en orques, en  rorquals communs, en baleines pygmées et en  dauphins de Heaviside.
La société laisse d’ailleurs entendre que si les pêches ont été si mauvaises ces dernières années, c’est à cause des phoques, dauphins et autres manchots qui mangent tout le poisson.
Les retombées des opérations de captures pourraient être d’une grande importance pour la Namibie, en lui permettant de déterminer les stocks exacts de mammifères marins dans ses eaux et l’impact qu’ils ont sur la pêche.
« Nous espérons que le gouvernement va nous fournir la licence requise pour participer à ce projet sur une base scientifique et durable», déclare le document de demande.

 

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Walvis Bay en Namibie


La présence d’un navire russe – Le Ryazanovka, occupé par un équipage chinois – dans le port de Walvis Bay depuis le 18 Août soulève de vives inquiétudes.
Ce bateau a déjà été impliqué dans la capture très controversée des orques de la côte russe du Pacifique, il y a quelques années.

La présidente de l’association Namibia Environment and Wildlife Society, Frauke Kreitz a déclaré que la diminution des espèces décrites comme « mangeant trop de poissons » ne va pas améliorer la situation. Au contraire, leur disparition va déséquilibrer la faune marine et diminuer encore les stocks de poissons en Namibie.
En revanche, dit-elle, cela va aggravera certainement la situation déjà très mauvaise des espèces rares menacées dans les eaux namibiennes.
« Pour des raisons éthiques mais aussi de conservation, la plupart des zoos et aquariums des pays civilisés ont renoncé à capturer des animaux sauvages pour leurs collections, même en petit nombre », a déclaré Kreitz, « La capture est très stressante pour les animaux et s’accompagne toujours de pertes collatérales importantes ». 
Selon Kreitz, les cétacés vivent au sein de groupes sociaux complexes, et l’élimination sans discernement de certains individus peut avoir un impact sérieux sur la dynamique des populations.

 

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Un spécialiste marin, qui a refusé d’être nommé, a déclaré la Namibie avait été bénie des dieux avec ses variétés de baleines et de dauphins, qu’on ne trouve parfois que dans le courant de Benguela.
Ce spécialiste a ajouté que si la Namibie vendait ses dauphins aux Russes et aux Chinois, cela aurait des conséquences catastrophiques pour les populations de cétacés, ainsi que pour le tourisme côtier, qui fait de la Namibie un pays apprécié par les éco-touristes.

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« Lissodelphis peronii », le dauphin aptère austral. Très joli aussi en bassin !


Maurihungirire a dit qu’il ne peut pas divulguer maintenant ce que le ministère de la pêche décidera.

« Tout ce que je peux dire, c’est que nous savons ce que nous faisons. La réponse que nous donnerons sera très prudente. Nous serons responsables, et le public sera heureux de notre réponse « , a-t-il ajouté.
Selon lui, il y a eu déjà eu des demandes similaires dans le passé, et les entreprises ont le droit de le faire.
La décision sera prise d’ici peu.

 


Pétition !

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Industrie de la captivité : les nouveaux empires  

Delphinariums : la menace chinoise