Delphinariums en Espagne

Bassin du Marineland e Catalunya : vide comme la mort !
sommaire

Tous les delphinariums d’Espagne (2014)

palmitos-park

Palmitos park


 2011
La situation des delphinariums espagnols

Mars 2006
Oceanografico de Valence : les bélugas ne vont pas bien !

Février 2006
Orques en surplus : de SeaWorld à Loro Parque

Avril 2005
Nouvel appel contre l’importation d’orques en Espagne !

Décembre 2004
Importations d’orques captives annoncées en Espagne

L’empire Aspro Ocio possède Bruges

La RTBF chante les louanges de l’Oceanographic

2003
Dauphins massacrés au Sénégal par des trafiquants espagnols

2002
Valence : méga-prison pour cétacés !

2000
La mort d’Ona à Barcelone et autres témoignages



Oceanografico de Valence en 2002

Méga-prison pour cétacés

Plan des installations du nouveau "centre océanographique"

Plan des installations du nouveau « centre océanographique »

La ville des arts et des sciences à Valence en Espagne doit être, selon ses promoteurs, « un espace destiné aux activités culturelles et de loisirs, mais où la culture prendra le premier rôle.
Ce nouveau musée de la mer se veut l’emblème choisi par la communauté des citoyens de Valence qui s’avance dans le 21ème siècle. Ce grand parc urbain de 350,000 mètres carrés représente un stimulus important pour le tourisme de ville et place Valence en haut de la liste de villes disposant des infrastructures culturelles les plus modernes. L’activité de ce nouveau centre s’articule sur trois axes : l’ART, La SCIENCE et la NATURE, trois piliers de la connaissance humaine au service de tous  »

Il s’agit en fait d’une véritable ville sous-marine de près de 80.000 mètres carrés.
Des tunnels sous-marins en verre, dont l’un d’eux ne mesure pas moins de 70 mètres de long, permettent aux visiteurs de déambuler sous l’eau, tandis que des plages artificielles sont parfaitement reconstituées. Un espace récréatif abrite un immense restaurant sous-marin flottant. Les shows de sons et lumières et les fontaines cybernétiques font partie des nombreuses autres attractions fournies aux visiteurs.

Le parc marin comporte un « espace de contact » où le visiteur peut découvrir les habitants de la mer en les touchant directement. Cette construction cyclopéenne constitue le plus grand aquarium en Europe. Elle détiendra in fine 45.000 animaux appartenant à 500 espèces différentes, parmi lesquels 30 requins, des morses, des tortues de toutes tailles, des pingouins, une vingtaine d’orques, de bélougas et de dauphins et quatorze otaries« .

(D’après Hélène O’Barry)

Lors de sa première inauguration en date du 12 décembre 2002, le nouvel aquarium a totalisé plus de 100.000 entrées.
Toutes les attractions ne seront cependant fonctionnelles qu’en février 2003 et aucune orque n’a encore été amenée sur ce lieu de contention. Des animations spéciales mettront en valeur, nous dit-on, les vocalisations des bélougas, dont la capture dans les mers froides russes est prévue. Le WDCS vient de protester à ce propos (février 2003).
Aujourd’hui donc, et pour de longues années encore, des captures sont en cours dans les Caraïbes et ailleurs dans le monde. Des dauphins, des bélugas, des orques, des phoques sont – et seront – arrachés à leur familles et jetés dans des barques puis des avions pour aller crever misérablement dans ce nouveau Barnum sous les vivats de la foule.

Nous adjurons nos concitoyens belges et nos amis français de ne jamais cautionner ce genre d’endroits en les visitant lors de leurs vacances.

Comme dans le cas du tourisme sexuel dans le tiers monde, il s’agit ici boycotter ce genre de pratiques scandaleuses et criminelles au niveau même des pays exportateurs de touristes et d’en avertir les principales agences de voyage. Cela suffit que l’Espagne se complaise toujours et encore dans ses corridas sanglantes issues des âges les plus barbares de l’humanité. Qu’elle ne vienne pas y rajouter des massacres de dauphins et des captures de bélugas !
Non au delphinarium géant de Valence, non à toute forme de captivité pour les cétacés en Europe  !
Voici le commentaire en anglais du WDCS à propos de cette affaire et le courrier que cette association nous propose d’envoyer à différents responsables politiques espagnols.

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30 avril 2004

La RTBF chante les louanges de l’Oceanografico de Valence !

Antenea à cuba/photo Lucrèce

Antenea à cuba/photo Lucrèce

D’après Réseau Cétacés, une quinzaine de Grands dauphins seraient exhibés dans ce parc, certains rapatriés de bassins espagnols et d’autres directement importés de Cuba.
Pour preuve, on voit ici la photo de la delphine Antenea, prise dans les bassins de l’Aquarium de la Havane en 2001, juste après sa capture. Après un passage à Aquapolis, elle se trouve aujourd’hui à Valence et a déjà donné naissance à un bébé.

Merci de protester avec la dernière énergie contre la diffusion d’une émission sur la RTBF (La Une samedi 16 heures) vantant les qualités pédagogiques et scientifiques de l’Oceanographico, un aquarium géant nouvellement construit à Valence.

Il faut savoir que ce titanesque parc d’attractions espagnol importe à tour de bras des dauphins capturés sauvagement au large de Cuba au nez et  à la barbe de toutes les réglementations de la CITES et qu’il détient dans des conditions scandaleuses deux bélougas captifs qui n’ont absolument rien à faire là.

Ne parlons pas ici des centaines d’espèces de poissons exotiques rares arrachés à leur milieu naturel pour faire sonner le tiroir caisse ni des orques dont on annonce l’arrivée prochaine en provenance de Russie….Cette propagande en faveur d’un super-camp de concentration pour cétacés, relayée suavement par notre presse écrite, est particulièrement choquante. Quand est-ce que la RTBF cessera donc de favoriser l’exploitation animale et se décidera enfin à consacrer une émission objective sur les ravages provoqués au niveau environnemental par ces cirques aquatiques que sont les delphinariums ?
Non au delphinarium géant de Valence, non à toute forme de captivité pour les cétacés en Europe !

 

Valence selon l’association WDCS
« Europe’s largest marine park opened earlier this year as Valencia’s ‘Parc Oceanographic’ in south-eastern Spain, but at what cost to the animals? More than 45,000 creatures, in seven themed areas representing marine areas from the Arctic to the Antarctic, are on display. Among these will be unfortunate victims of the international captivity industry, including whales and dolphins. Bottlenose dolphins and white whales (also known as belugas) will soon be the sad stars of the show at the park’s
dolphinarium, which has seating for an audience of 2,500 people. Few visitors will be aware of the circumstances that have brought these animals to be there, as they are projected to celebrity status. In some parts of the world, wild whales and dolphins from close-knit family groups continue to be brutally captured and transported thousands of miles to a life of incarceration: a cruel reality for some of the world’s most sociable and freedom-loving animals ».


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La situation des delphinariums en Espagne (2011)

Dauphins juste capturés à Varadero Cuba : d'ici peu, ils feront le grand voyage vers Barcelone, Madrid, Palma de Mallorca, Alicante ou...Bruges. Photo O.Collon 2001

Dauphins juste capturés à Varadero Cuba : d’ici peu, ils feront le grand voyage vers Barcelone, Madrid, Palma de Mallorca, Alicante ou…Bruges. Photo O.Collon 2001

Il y aurait près d’une centaine de dauphins captifs en Espagne, enfermés dans 11 delphinariums différents. (6 en 2001, 10 en 2003 et 11 en 2011 !).
Aqualand
Aquopolis Vilaseca
Barcelona Zoo
Loro
Parque

Madrid Zoo
Marineland Catalunya
Marineland Mallorca
Mundomar
Oceanografic
Palmitos Park
Selwo Marina

De ces dauphins, plus de la moitié ont été capturés en mer, principalement à partir de Cuba.
Les autres sont nés en captivité ou bien leur origine n’a pas été dévoilée.
Les delphinariums sont notamment situés à Barcelone, Madrid, Palma de Mallorca, Alicante et Tenerife etc.
Un méga-complexe s’est ouvert à Valence.

L’Espagne, déjà rendue tristement célèbre par ses corridas, ses lévriers, et ses superbes marées noires, est donc devenue aujourd’hui le leader incontesté du dauphin captif à usage européen et le principal trafiquant (et consommateur local) de cette lucrative « marchandise vivante », aux côtés de la Russie, bien sûr, du Mexique et de Cuba.

Suite à la fermeture du « lagon de delphinothérapie » à Cadaques, quatre dauphins ont été expédiés vers le Costa Rica entre 97 et 98. Tous les quatre sont morts aujourd’hui. Ils étaient âgés en moyenne de 1à 15 ans.
Le 27 avril 2003, cinq dauphins sont capturés au large de la Casamance (Sénégal) par un groupe de trois trafiquants espagnols. Les conditions de capture et de détention sont à ce point brutales que trois dauphins meurent dans les jours qui suivent. Un delphineau survit, grâce à l’aide de bénévoles du centre de plongée Oceanium, mais il sera remis sans précaution dans la mer où, faute d’adultes pour l’aider, il ne tarde pas à mourir à son tour de faim et de désespoir.

En juillet 2003, deux dauphins espagnols sont exportés depuis le Marineland de Catalyuna sur la Costa Brava vers les bassins du Marineland d’Antibes. Leur état est jugé insatisfaisant, ce qui est assez logique quand on sait les conditions d’accueil de cette prison aquatique.

On vient d’apprendre par ailleurs que le groupe espagnol Aspro Ocio aurait déjà acheté la licence d’exploitation du Delphinarium de Bruges en Belgique. Selon de toutes récentes informations reçues de l’association française Réseau Cétacés,  ce consortium détiendrait à lui seul trois delphinariums, à savoir : Marineland Catalunya, Marineland Mallorca et Aquapark Tenerife (où sont conduites des expériences de delphinothérapie). En tout, ce groupe possède plus de 20 dauphins, dont 50% sont nés en captivité.

On le voit, nos hispaniques trafiquants de cétacés semblent désormais grignoter de plus en plus de terrain en Europe du nord, sous la pression bienveillante, sans doute, des chers alliés américains de Mr José Maria Aznar.
Les dauphins captifs et militaires étant la nouvelle marotte de Georges Bush, on aura compris que l’Industrie de la Mort a de beaux jours devant elle et ce partout dans le monde, des Iles Salomons  jusqu’en Belgique ou en Espagne, sous la houlette de la maison-mère
Sea World à San Diego (Californie) !

Et comme de bien entendu …
Silence radio complet sur toutes ces opérations au niveau de la presse belge ou européenne.


Quelques rares témoignages

La mort d’Ona à Barcelone

photo MR

Barcelone

29 Janvier 2000

Au Zoo de Barcelone, il y avait 7 dauphins.
Anak, 13 ans, Moana, 16 ans, toutes les deux importées de Cuba, Nika « 32 » ans, origine inconnue, Nereida, 19 ans, importé de Floride, Blau, 5 mois, le bébé de Moana, Inuk, 15 ans, né en captivité et enfin Ona, 1 an et demi, qui est le bébé d’Anak.
Le 24 janvier 2000, la petite Ona est morte.
Les dresseurs du Zoo ont voulu la déplacer avec sa mère vers un autre bassin mais le delphineau s’est éteint suite à un arrêt cardiaque.
Selon le quotidien espagnol « La Vanguardia :

« Le delphineau a commencé à crier, à se cogner partout et à vomir. L’un de ces vomissements fut trop violent et lui a causé une trop forte pression dans le cerveau, qui a entraîné l’inconscience. En dépit de soins médicaux intenses, le delphineau n’a pas réagi aux massages cardiaques. Il est mort au terme d’une agonie de trente minutes. Il est probable que la panique soit à l’origine de cette réaction ».

marineland-catalunya

Marineland de Catalunya

« Bonjour

Cela fait quelques temps que je voulais vous écrire, votre site est vraiment une aide et un soutien pour nos amis. Voilà une information qui peut être vous sera utile : cet été en Espagne à Pallafol à côté de Malgrat del Mar, au Marineland de Catalunya, nous avons découvert environ huit dauphins dans un bassin ridicule séparés en 3 parties par des grilles.

Au centre, cinq dauphins très agités, l’autre contenant une dauphine visiblement enceinte, tournant frénétiquement en rond dans son bocal, donnant des coups de rostre dans la grille.

Dans l’autre partie séparée du bassin,  une mère et son bébé qui venait tout juste de naître (je m’y suis rendue 2 fois et la veille, il n’était pas là) tournant eux aussi en rond, les autres dauphins se postant souvent devant les grilles pour voir si les dauphines et le bébé allaient bien.

Il y a aussi des otaries qui elles ne sortent que pour les spectacles, enfermées dans du béton! Le parc compte aussi des singes et des oiseaux tropicaux dans les mêmes conditions de vies que les autres pensionnaires,  tout ça dans un stress pas possibles avec les cris du public et des attractions, vous connaissez la suite: exploitation, stress, déprime…

Il semble aussi que le parc a des choses à cacher, peut être au niveau des naissances. Depuis lors, je n’ai pas de nouvelles mais on va retourner en Espagne bientôt et  voir si le delphineau et les autres dauphins sont toujours en vie !

Avec l’espoir qu’un jour, tous nos amis retrouvent la liberté !

Sincèrement

S. & F., deux amis français des dauphins. Novembre 2002.

 

 

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Décembre 2004
Nouvelles importations d’orques captives en Espagne

Sous la contrainte, Splash a bien fait son job : ramener du fric. Et il en est mort.

Splash

 

 

La mort récente d’une orque mâle connue sous le nom de Splash dans les bassins du Sea World en Californie, vient de faire grimper le score des orques mortes en captivité à 8 victimes en une seule année.  En captivité, la vie des cétacés est raccourcie de façon dramatique tant du fait des maladies que du stress et des blessures subies ou auto-infligées.  Le jeune Splash est mort à 15 ans, comme tant d’autres orques ou dauphins nés captifs lorsqu’ils atteignent l’adolescence.  Durant toute la durée de sa courte vie, il a souffert de crises d’épilepsie, « soignées » à grands renforts de médicaments. En mer, il aurait pu vivre bien plus longtemps, 50, 60, 90 ans peut-être…

Indifférent à ce genre de préoccupations, le Delphinarium de Loro Parque a confirmé qu’il imposera bien un voyage en avion, camion et civière de plusieurs milliers de kilomètres à 4 orques captives, lesquelles partiront de Sea World en Californie pour rejoindre l’Espagne à la fin de cette année.
(Lire ci-dessous)

L’association anglaise WDCS lance une campagne contre cette importation, parfaitement illégale au regard des règlements européens relatifs aux espèces animales en danger.

Un appel de l’association WDCS

Des projets sont actuellement en cours afin d’organiser la première importation survenue depuis plus de dix ans d’orques captives au sein de l’Union européenne.
Le Delphinarium de Loro Parque à Tenerife envisage en effet d’importer quatre orques (ou plus ?) au départ de la compagnie Sea World aux Etats-Unis.

L’association britannique Whale and Dolphin Conservation Society (WDCS) demande instamment à l’Union européenne de ne pas tolérer un tel échange commercial qui viole la législation et met en grave danger les dernières populations d’orques libres. Cathy Williamson, chargée des questions relatives à la captivité pour la WDCS déclare à ce propos :

« Si cette importation a lieu, cela entraînera non seulement de nouvelles souffrances pour les cétacés mais également une augmentation des demandes de la part d’autres delphinariums dans le monde, qui exigeront eux aussi de disposer pour leurs spectacles d’orques captives !
La pression de ces captures renouvelées rendra bien évidemment la vie insupportable aux dernières populations d’orques libres.
Par ailleurs, la WDCS estime que l’Union européenne et le gouvernement espagnol violent la législation, tant au niveau des réglementations européennes que de celles de la CITES, lesquels interdisent en principe l’importation de cétacés vivants à des fins purement commerciales. Merci dès lors de protester avec nous contre ce nouveau trafic d’orques annoncé ! »

Comment cette jeune fille peut-elle accepter de faire cela ?

 

En 2011, 46 orques sont détenues en captivité dans cinq pays du monde.
Ignorant en toute bonne foi les souffrances et la mort précoce que la captivité leur impose, un grand nombre de  gens continuent à payer pour regarder depuis leur gradin ces cétacés hautement intelligents et sociaux, conçus pour vivre libre avec leurs familles au cœur des océans. Compte tenu du fait que le taux de survie des orques capturées en mer se situe autour de 41% et que leur temps de survie en captivité est de moins de six ans (alors que la moyenne d’âge normale est de 90 ans en liberté !), il est clair que la demande en « orques fraîchement capturées » ne peut qu’augmenter, faisant grimper dans le même temps le prix d’achat de chacun de ces cétacés jusqu’à 1 million de dollars US.

Les orques captives souffrent d’une intense détresse émotionnelle et physique, ce que leur taux de mortalité infantile, leur espérance de vie raccourcie et leur comportement agressif prouvent à suffisance. Rien que cette année, 6 orques, en ce compris des nouveau-nés, viennent de mourir dans les bassins de ces centres de loisirs.

Depuis 1961, plus de 135 orques ont été capturées en mer pour le divertissement du grand public. 80% d’entre elles sont mortes aujourd’hui.

« Nous sommes très choqués de voir que les autorités espagnoles autorisent la construction d’un nouvel aquarium pour  abriter des orques captives alors même que tout le monde sait que ce type de cétacés ne supporte pas de vivre en captivité » ajoute Cathy Williamson. « De plus en plus de gens s’opposent à cette pratique odieuse et il est donc indispensable que toute capture, tout trafic, tout commerce de cétacés libres prenne fin au plus. »

L’association WDCS est également très soucieuse au sujet du transfert de ces quatre orques depuis les USA jusqu’en Europe.

L’évidence scientifique suggère en effet que des espèces adaptées à la vie marine telles que les dauphins, les orques ou les bélugas, vivent mal ce type de situations et en meurent fort souvent, si l’on en juge par les statistiques existantes.

loro-trois-orques

Comme prévu par la WDCS, la situation des orques à Loro Parque s’est révélée catastrophique

A propos des orques de Loro Parque en 2015

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Pour en savoir plus

Le commerce des dauphins à Cuba