Taiji : filets coupés, dauphins sauvés !

Dolphin Base à Taiji : filets coupés, dauphins sauvés !

10 janvier 2017

Le petit dauphin « sauvé » en perdition

Près d’une semaine après sa libération, le dauphin solitaire est toujours à l’extérieur de l’enclos marin.
Il a été à ce point systématiquement brisé, qu’il en a oublié ce que c’est d’être un dauphin sauvage et qu’il refuse de quitter son compagnon de cellule (vous pouvez les voir se blottir de chaque côté du filet dans la seconde partie de la vidéo).
Jour après jour, les dresseurs n’ont pas réussi à convaincre ce dauphin de rentrer dans l’enclos en utilisant de la nourriture et des ruses.

Update: Almost a week after its release, the lone dolphin is still outside the sea pen-prison. He has been systematically broken, forgetting what it is to be a wild dolphin and refusing to leave his cellmate (you can see them huddling on either side of the net in the second half of the video). Day after day the trainers have failed to coax this dolphin in to returning to imprisonment using food and mind tricks.

Posted by Sea Shepherd Cove Guardians Page (official) on Monday, January 9, 2017


7 janvier 2017

La Dolphin Base communique sur l’incident

Selon le blog de l’entreprise, les filets de deux enclos situés à la Dolphin Base (Taiji) ont été coupés le 4 janvier 2017. Au total, 7 dauphins vivaient dans les enclos ciblés. 4 se sont échappés par le trou vers la mer, mais en restant dans les environs. Le 5 janvier, trois dauphins étaient de retour à l’intérieur de l’enceinte, tandis que le quatrième fugitif restait à l’extérieur. (Voir image)


5 janvier 2017

Les 4 dauphins libérés ont été repris

« Hier, 4 dauphins se sont échappés des enclos dans la ville japonaise de Taiji, célèbre pour ses chasses annuelles très controversées.
Les employés de la Dolphin Base avaient découvert que les filets séparant les enclos de l’océan avaient été découpés, permettant ainsi à ces quatre dauphins de s’enfuir. Un blog officiel dit que ces dauphins ne se seraient pas véritablement enfuis, et que trois d’entre eux étaient  déjà revenus sur les lieux de leur détention. Le troisième aurait été rattrapé non loin, selon certaines sources. La police locale ignore toujours l’identité de la personne responsable de cet incident.
Âgés de trois à cinq ans et capturés depuis plus de six mois, ces dauphins ont été dressés pour des récréations balnéaires et sont retenus dans des enclos flottants.

Dauphins sauvages ou élevés en captivité ?
Une question à laquelle aucun commentaire ne sera apporté à la BBC. En fait, aucun dauphin n’est jamais né en captivité à Taiji. Quant aux sorties accordées aux dauphins capturés, elles ont lieu le mercredi, jour où les visiteurs peuvent interagir et nager avec ces animaux lorsque le temps le permet.

Certains dauphins ont le privilège d’être tripoté sans fin par les enfants tout près de la baie sanglante. Il doit y avoir des ossements au fond !

La raison pour laquelle ces quatre dauphins ne se sont pas enfuis relèvent des liens affectifs qui les attaches à leurs congénères, même dans le danger, un dauphin n’abandonnent pas les siens.
Lors des chasses et massacres, lorsque seule une partie du pod de dauphins est retenue pour la captivité ou pour la boucherie, l’autre partie du pod doit obligatoirement être violemment repoussé vers le large par plusieurs bateaux, de la même façon qu’ils avaient été précédemment rabattus; ce qui est le cas pour les plus jeunes individus qui ne font pas le poids et sont alors livrés à eux même sans leurs parents.

Les Cove Monitors sur place ne sont en rien liés à cet incident, ils ont pour devise d’oeuvrer en respectant les lois qui régissent au Japon. Le groupe Ric O’Barry’s Dolphin Project condamne d’ailleurs toute action qui se ferait dans l’illégalité. La BBC rappelle que l’horreur de ces chasses furent dénoncées en 2009 par le documentaire THE COVE qui remportera l’Oscar du meilleur film documentaire 2010. Depuis, de nombreuses célébrités sont aujourd’hui devenues ambassadrices de cette cause espérant un jour pouvoir arriver à mettre fin à ces horribles massacres qui couvrent et fournissent également l’énorme marché économique que représente l’exploitation des dauphins dans les parcs animaliers.
BBC Trad. Flo Verelst


4 janvier 2017

Filets coupés à la Dolphin Base : 4 dauphins en fuite

Selon plusieurs sources non confirmées, les filets de la Dolphin Base ont été coupés et quatre dauphins ont pu s’échapper. La presse japonaise et la télévision l’ont mentionné mais ils y reviendront quand les faits seront plus clairs. Il semble hélas que deux dauphins, trop drogués sans doute, aient déjà été rattrapés.
Toute la question est maintenant de savoir qui a pu plonger et couper les filets.
S’il s’agit d’activistes japonais, c’est une bonne nouvelle.
S’il s’agit d’un groupe d’occidentaux, plus aucun témoignage ne nous parviendra plus des captures et massacres au Japon, car aucune étranger ne pourra plus approcher des lieux.

La Dolphin Base à Taiji

Ce n’est pas le Dolphin Project en tout cas, qui déclare :
« Ce matin, les Cove Monitors du Dolphin Project ont remarqué des activités policières à la Dolphin Base, où sont stockés et dressés les dauphins récemment capturés. On leur a enjoint de s’en aller.  Des détectives sont arrivés peu de temps après. Nous avions d’abord cru que quelque chose était arrivé à un dresseur ou éventuellement à un client. La police ne nous a rien dit de la raison de leur présence. Peu après, un reportage de la télévision japonaise  ainsi que le site Web en ligne, NHK News Web annonçaient que des filets avaient été coupés et que 4 dauphins se seraient enfuis. Nous ne pouvons pas confirmer ces informations et nous ne savons rien du sort des 4 cétacés. 

Alors que nous sommes contre le maintien des dauphins en captivité, nous ne tolérons pas les comportements illégaux. Nos Monitors Cove se conforment pleinement à la loi japonaise, en documentant la chasse au dauphin à Taiji tant pour le peuple japonais que pour le reste du monde à voir – y compris les méthodes de capture horribles et les massacres incessants.

Nos campagnes mondiales sont menées avec le plus grand respect pour les lois locales, avec l’objectif ultime d’arrêter les maltraitances faites aux dauphins. Notre espoir est qu’un jour, Taiji finisse par se transformer en une destination touristique, où aucun dauphin ne sera chassé ni capturé pour les delphinariums« .

Les Cove Guardians de Sea Shepherd n’y sont pour rien non plus, qui étaient les premiers étonnés en rapportant la même information. Regrettons au passage, une fois encore, que les deux organisations ne collaborent pas sur le terrain. C’est tout à fait ridicule.

11.15am A small police presence remains and divers are getting ready to get in the water, wish we had more information…

Posted by Sea Shepherd Cove Guardians Page (official) on Tuesday, January 3, 2017

C’est là que les dauphins qui viennent d’être capturés sont stockés et dressés. C’est de là qu’ils ont été libérés

Taiji : filets coupés, dauphins libérés. Les images de la télé japonaise.


Les filets japonais ont déjà été coupés par les activistes

Le cas le plus récent a eu lieu dans la nuit du 27 au 28 septembre 2010.
Des plongeurs de l’organisation hollandaise The Black Fish affirme avoir coupé les filets de six enclos à Taiji. Dans des conditions météorologiques difficiles, les plongeurs se sont approchés de la Taiji Base et en ont libéré un nombre non précisés de dauphins qui ont pu regagner la mer. Aucune arrestation n’a eu lieu, malgré une enquête de police.

 

Le cas le plus ancien remonte aux années 80.
En 1978, l’écologiste américain Dexter Cate a été témoin écoeuré de la mise à mort de plus de 1.300 dauphins par les pêcheurs de la péninsule d’Izu, à 200 kilomètres au sud-ouest de Tokyo. C’était un spectacle si atroce qu’il n’allait jamais l’oublier.

Arrivant sur la plage, il a découvert quelque 300 dauphins enfermés dans des filets à l’embouchure du port.
L’eau dans le port était rouge de sang, suite à un massacre précédent. Un pêcheur qui se tenait dans l’un des bateaux près des filets a planté une lance dans le dos de l’un des ces  dauphins. Cette blessure aléatoire a servi à maintenir les dauphins dans un état de panique et de confusion, et les a empêchés d’échapper puisqu’ils n’abandonnent jamais un membre blessé de leur groupe.

Une douzaine de dauphins à la fois ont été ensuite traînés vivants sur le sable par la caudale.
Ce qui suivit fut horrible, car les pêcheurs travaillaient avec leurs couteaux.
«Des dauphins aux ventres fendus, ouverts, déversant leurs entrailles, se tordaient sur le béton en sifflant de douleur. Ils ne perdaient pas conscience quand le sang jaillissait de leurs gorges … Alors que nous étions là, témoins horrifiés, un pêcheur s’est sais d’un dauphin toujours frémissant et l’a jeté à quelque mètres de nous ».

Les cadavres furent ensuite été traînés par un camion et leur chair broyée pour servir de nourriture pour porcs et d’engrais.
Ici, on ne les tuait pas pour leur viande ou pour les delphinariums; on les éliminait systématiquement comme des nuisibles, des « pestes » qui mangeaient tout le poisson des pêcheurs.

Massacre à Iki

Quand il retourna au Japon fin 1979, Dexter Cate découvrit que le gouvernement encourageait désormais ces meurtres et payait une prime de 80 $ par tête. C’est alors qu’il se tourna vers la désobéissance civile.
A l’aube du 28 février 1980, son petit bateau gonflable quitta l’île du Dragon (Tatsunoshima), un îlot à 800 mètres environ au large d’Iki.
Arrivé sur place, il défit trois cordes, en coupa un quatrième et cela suffit à libérer 300 dauphins !

Quand les pêcheurs sont revenus, se souvenait Cate, «ils étaient en colère, mais pas violents. Ils ont compris enfin que j’avais agi selon mes convictions morales, même s’ils ne les comprenaient pas ».
Ni le tribunal japonais. Après son arrestation, Cate a été accusé de dommages criminels et a été privé de liberté sous caution. Il a passé trois mois en prison avant d’être condamné à six mois de prison et expulsé vers sa maison d’Hawaï, où il fut accueilli en héros.
Dexter Cate mourut hélas quelques années plus tard, lors d’un accident de plongée.

Dexter Cate à son retour à Hawaï

Iki

 


Taiji : vaste capture de dauphins tachetés pantropicaux

La « ferme aux cent dauphins » bientôt à Taiji

L’horreur à Taiji : nouveau massacre de dauphins bleus et blancs