2006
Commerce global de cétacés vivants
implication sur la conservation des espèces


Les petits cétacés odontocètes, tels que dauphins ou marsouins, sont depuis longtemps les acteurs les plus populaires de nos parcs marins et de nos delphinariums.
Des cétacés captifs sont également employés pour la
recherche scientifique ou lors d’opérations militaires.

Dans quelques rares pays, des entreprises qui exploitaient des dauphins captifs ont été fermées ou ont été interdites. Par ailleurs, aux USA et même à Hong Kong, une proportion importante de dauphins et de petits cétacés sont nés et ont été élevés en captivité.


Pourtant, il existe désormais une nouvelle forme d’exploitation commerciale  opportuniste qui croît de manière importante. Celle-ci ne se fournit plus en  dauphins frais et autres baleines à dents à partir de l’Amérique du Nord, de l’Islande ou du Japon : elle a déplacé ses sources d’exploitation vers la Fédération de Russie, les pays émergents de l’Amérique latine, les Caraïbes, l’ Afrique occidentale et l’Asie du Sud-Est.
 La demande en dauphins fraîchement capturés est désormais exprimée :

 *  par une nouvelle vague de delphinariums de type habituel, mais de plus en plus répandus,

* par des «travelling shows», ces cirques à dauphins sous tente qui se déplacent chaque jour de ville en ville tant au Moyen-Orient q’en Asie, en Amérique Latine ou dans les Caraïbes.

Un nouveau "delphinarium" recouvert ensuite d'une bâche et d'un chapiteau est creusé à chaque étape du Mundo Marino...

 * par les entreprises offrant ces programmes de plus en plus populaires de «contact physique» avec les cétacés, en ce compris la possibilité de les nourrir, de les caresser et de nager avec eux.

Russie

* Par la prolifération de «centres holistiques» qui proposent des séances de Dolphin Assisted Therapy, afin de (prétendument) traiter les maladies ou l'autisme.


Cuba. Dauphins captifs prêts pour l'exportation.


Les recherches sur le terrain qui nous permettraient d’estimer aujourd’hui le nombre exact de cétacés libres font défaut, faute de crédits. Pourtant, tout laisse à penser que les captures effectuées pour le bénéfice des entreprises citées ci-dessus augmentent encore la pression sur des populations marines déjà mises gravement en péril par la chasse, les prises accidentelles dans les filets de pêche, la dégradation des habitats naturels, la pollution et par bien d’autres facteurs dus à l'action de l’homme.

Trop souvent, ces entrepreneurs commerciaux qui vivent du dauphin captif semblent tirer profit des règlements relâchés, voire inexistants, qui prévalent dans de petits états insulaires ou dans d'autres nations économiquement ou politiquement en crise, afin de répondre à la demande globalement croissante en dauphins et petits cétacés de spectacle.
La réglementation du commerce des cétacés placés sous la protection de la CITES est déjouée à ce niveau de toutes les manières....  


Lire la suite du dossier en anglais :
Global Trade in Live Cetaceans: Implications for Conservation 

Que ce soit dans des piscines géantes ou dans des trous d'eau pourris, de toutes les façons, la place des dauphins n'est pas en captivité. JAMAIS !


Dauphins à vendre

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