Dr Lori Marino : lettre ouverte à SeaWorld

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Dans un sanctuaire marin, Tilikum retrouverait la santé. Peu à peu, sa nageoire dorsale redeviendrait droite à force de plonger profond comme il ne l’a plus fait depuis son enfance…

Dr Lori Marino : lettre ouverte à SeaWorld

An Open Letter to SeaWorld Parks & Entertainment
Posted by  On March 29, 2016 in Kimmela News 

 

Bien que nous applaudissions à la  décision de SeaWorld de mettre fin immédiatement à son programme d’élevage d’orques captives et d’éliminer progressivement les spectacles théâtraux en 2019, nous ne pouvions, en conscience, laisser passer sans réponse ni critique les fausses déclarations énoncées dans votre nouvelle campagne de publicité.  

Malgré vos progrès, 28 orques restent enfermés dans des bassins en béton, ce qui est préjudiciable à leur santé.

La meilleure solution pour ces animaux serait d’être déplacés vers un sanctuaire marin le long d’une côte.  Il a été scientifiquement prouvé qu’un habitat naturel stimule la bonne santé des orques et des dauphins.

Nous rejetons catégoriquement votre façon de qualifier ces sanctuaires marins de « cages en mer ». En outre, votre campagne publicitaire confond manifestement l’action de déplacer des orques captives dans une baie fermée, avec le fait de les relâcher en plein océan, ce qui n’est pas proposé par aucune organisation responsable.
Votre annonce est une tentative de créer un faux choix : soit on garde les orques dans vos installations, soit on les balance en mer pour qu’elles s’y débrouillent par elles-mêmes !

La meilleure option qui ait été proposée jusqu’ici est de réinstaller chaque orque captive dans un sanctuaire soigneusement géré. Elles pourront s’y épanouir sans être contrainte d’exécuter chaque jour des shows ni subir tous les facteurs de stress bien connus de la vie en bassin. Au lieu de cela, elles recevraient des soins vétérinaires et elles seraient nourries dans un cadre plus naturel.

Les sanctuaires pour les animaux captifs sont une alternative efficace, durable et globalement acceptée à la détention dans des enclos artificiels. C’est le cas pour les éléphants, les primates, les félins, les chevaux et bien d’autres espèces. C’est un modèle qui fonctionne très bien.
Il n’y a donc AUCUNE bonne raison de ne pas étendre ce modèle aux cétacés captifs.

 

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Le sanctuaire des orques en Islande, proposé par le Dr Ingrid Visser. Tous les captifs en Europe et aux USA pourraient y trouver place.

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Ou comment nombre d’orques – dont Tilikum – ont déjà vécus dans une « cage de mer »
et s’en sont plutôt bien porté !  

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