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Enrichissement environnemental
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L'
Enrichissement
Environnemental
est-il possible en delphinarium
?

Dauphin en train de communiquer
via un clavier électronique
Le dauphin est un être intelligent, doté d'un cerveau de grande
taille, d'un cortex cérébral riche en circonvolutions nombreuses.
Sa vie sociale en milieu naturel est complexe, ses méthodes de chasses sont
raffinées, ses modes de communication uniques dans le monde animal. On comprend pourquoi le manque de stimulations qu'il subit en captivité peut affecter gravement sa santé et l'amener à mourir bien avant l'âge.
Ce fait est reconnu par les professionnels de la captivité pour l'ensemble des
animaux détenus dans les zoos, cirques et aquariums. Ainsi, l'Association Américaine des Zoos et Aquariums recommande
vivement d'améliorer l'environnement des animaux captifs afin de prolonger leur existence et la
leur rendre mois pénible.
L'AZA consacre d'ailleurs de nombreuses pages techniques à cet "Environmental
Enrichment" (EE)et signale notamment qu'après avis du "Behavior and Husbandry Advisory
Group",
un tel critère de qualité sera ajouté aux standards nécessaires à l'accréditation
des Zoos américains dès le printemps 2002.
La plupart du temps, ces techniques d'enrichissement environnemental se limitent
à reproduire de manière grossière les conditions de vie supposées de
animaux lorsqu'ils sont libres.
On donnera à l'Ours à Collier du Zoo de Londres des bûches à gratter artificielles,
où se trouve dissimulé du miel, on fournira les singes en agrès verticaux
spécialement étudiés pour eux, on permettra à l'éléphant de participer aux soins de son
enclos ou de promener les visiteurs, etc.
Un pas plus loin, et le Zoo de Duisburg pratique ce type d'EE, les chimpanzés
captifs recevront des pinceaux, des couleurs et du papier pour peindre.
Cette activité artistique, inusitée en milieu libre, leur permet cependant d'occuper leurs interminables loisirs et de développer une créativité
bien réelle - les oeuvres sont souvent très belles - qui les sauvent de la dépression.
Il en est de même pour les éléphants, qui aiment beaucoup dessiner.
Même lorsqu'ils
sont libres, ils tracent volontiers des signes étranges avec leur trompe sur le
sable.
La pratique de l'aquarelle a rendu célèbres Koko la gorille et Siri
l'éléphante,
l'usage de la langue anglaise a fait du bonobo Kanzi ou d'Alex le perroquet des vedettes
internationales mais surtout, ces animaux ont tous bénéficié d'une stimulation
particulièrement intense, qui explique leur longévité particulière.

Un dessin de Siri, l'éléphante
Améliorer
l'environnement du dauphin captif apparaît dès l'abord comme un problème
quasiment insoluble :
comment reproduire
en effet les milliers de kilomètres d'océan libre que les dauphins traversent
chaque année, comment simuler la richesse inouïe de la vie des fonds marins,
comment reconstituer les liens sociaux et politiques complexes qui unissent
leurs vastes populations ?
Impossible, bien sûr.
Aucun lieu de captivité ne
pourra rendre un dauphin heureux ou satisfaire ses besoins psycho-éthologiques les plus élémentaires.
Néanmoins, certains chercheurs se sont
rapidement aperçus que lorsque le dauphin bénéficiait d'exercices plus intenses,
lorsqu'il faisait l'objet de tests cognitifs réguliers, sa santé s'améliorait
aussitôt et qu'il vivait plus longtemps.
Pour cet animal, toute activité stimulante
au niveau intellectuel constitue un puissant antidote à l'ennui atroce qui le
ronge en captivité.
Dans un ouvrage intitulé
"Among Whales", le cétologue Roger Payne prend assez curieusement la défense des
delphinariums en tant qu'outils pédagogiques.
A tort, très certainement, mais
ce grand amoureux des cétacés n'est pas moins parfaitement conscient du supplice
de l'ennui qu'endurent les dauphins captifs. Shows insipides et répétitifs,
trop longues périodes de "repos" et d'immobilisation, dressage
fastidieux : leur vie se passe à attendre.
Roger Payne suggère donc de développer, par tous les moyens
techniques actuellement disponibles les expériences de communication
inter-espèce par le moyen d'un langage commun, mais aussi de munir les dauphins
des outils nécessaires pour écouter et créer de la musique sous l'eau, ou
visionner des cassettes.
Enfin, lors des shows, Payne propose que ce soit le dauphin
lui-même qui pose des questions aux visiteurs, question de rappeler à ceux-ci à qui ils ont vraiment affaire !
Ce type d'expériences n'a rien de fantaisiste.
Elles sont régulièrement
pratiquées dans certains laboratoires de recherche et pourraient être mises en
application dans tous les delphinariums du monde.
En milieu libre, ce sont les merveilleux Wade Doak et
Jim Nollman qui
ont poussé le plus loin ces
interactions fascinantes et sans doute saisi le mieux à qui, précisément,
"ils avaient affaire".
En bassin, ces expériences de communication se sont souvent faites à sens
unique : les dauphins ne sont pas écoutés, ils se contentent d'apprendre
l'anglais. Elles sont également critiquées par nombre
d'activistes qui n'acceptent
aucune "amélioration de la captivité, sinon la fermeture totale de tous les établissements.
Cette opinion est juste, sans aucun doute, mais ce serait oublier que des expérience telles
que celles du Project Delphis, qui sont conduites dans le cadre d'un bassin de
contention, ont non seulement ouvert des perspectives nouvelles et largement insoupçonnées sur les capacités
cognitives de nos amis dauphins et ainsi contribué à
les faire connaître en tant qu'individus hautement intelligents et sensibles,
mais aussi fourni aux dauphins captifs - du moins temporairement - un viatique
à leur ennui atroce.
Le
projet Delphis
Sculpture de bulles...
La Fondation
Earthtrust
est une association basée dans le Pacifique sud. Ses préoccupations sont la
conservation des dauphins et baleines en milieu libre et la défense de l'environnement
local, riche, comme on le sait, en nombreuses espèces de cétacés.
Earthrust a également mis sur pied, sans grands moyens ni soutien officiel de
la
part du monde scientifique, une initiative extrêmement audacieuse et originale
: le Projet Delphis.
Le Projet Delphis a été lancé dès 1985 par le
grand défenseur des dauphins Dexter Cate.
La construction du laboratoire
d'observation sous-marin du Projet Delphis s'est achevée en juillet 1990 au
Sealife Park d'Honolulu, Hawaï.
Les dauphins captifs utilisés pour cette recherche sont donc toujours sous la
responsabilité de cette firme commerciale, qui a simplement accepté de les
"prêter" aux chercheurs.
Les buts du Projet Delphis sont les suivants :
1. Sauvegarder les dauphins libres de l'holocauste dont ils font l'objet
actuellement par le moyen des nouvelles connaissances acquises à propos
de leur intelligence.
De vastes projets de conservation sont d'ailleurs entrepris en faveur
d'autres cétacés par la Fondation.
2. Mener des recherches fiables sur le comportement et la cognition des dauphins,
leur fonctionnement mental, etc. afin de livrer ces résultats au monde
scientifique.
3. Enrichir l'environnement des dauphins d'ores et déjà captifs en leur
offrant un moyen de se distraire de manière renouvelée et progressive.
Toutes ces recherches ont vivement suscité l'intérêt des médias anglo-saxons
et japonais et ont même fait l'objet d'un reportage fascinant et drôle, animé
par l'acteur Robin Williams en 1994.
Dès le mois de juillet 1990, une première série d'expériences menées sous la direction du Dr Ken Marten ont permis de mettre en lumière divers aspects du monde cognitif des dauphins :
Comment
réagissent-ils devant l'image télévisée ?
Leurs réactions devant un écran vidéo submergé montrant l'image de leur
propre bassin filmé de l'extérieur a été éclairante : les dauphins ont
commencé à regarder leur entraîneur s'avancer sur l'écran avec un seau de
poisson. Ils sont rapprochés de l'image, ont tenté de se saisir des petits
poissons illusoires en pixels puis aussitôt, ils ont fait volte-face et ont
filé vers la surface, à la rencontre du véritable dresseur et de ses vrais
poissons !
En d'autres termes, les dauphins avaient compris que l'image qu'ils voyaient
n'étaient que le reflet d'une autre réalité, extérieure, qu'ils se sont
hâtés de rejoindre.
Les dauphins ont-ils
conscience d'eux-mêmes ?
L'expérience fut poursuivie avec des vidéos montrant les dauphins eux-mêmes.
La capacité à se reconnaître dans un miroir, d'y faire des grimaces ou
d'inspecter des parties de son corps inaccessibles au regard en temps normal est
réputé prouver l'existence d'une conscience de soi.
Inutile de dire que les dauphins ont aussitôt franchi haut la nageoire ce
fameux "Test de Gallup" et qu'il se sont même montrés capables de distinguer les
images filmées "life" des images pré-enregistrées.
L'art
des bulles
Le Projet Delphis a également mis en lumière une forme d'art inconnue
jusqu'alors en milieu libre : la fameuse sculpture de bulles, sorte d'art
qui tient tout à la fois de la danse et de la manipulation de vastes masses
d'eau, invisibles pour nous.
En bassin, les dauphins captifs pratiquent cette discipline avec une extrême
dextérité et l'enseignent à leurs enfants.
Ce comportement n'avait jamais été relevé jusqu'alors.
Langage naturel
et langage appris
Le Projet Delphis s'est bien entendu intéressé à la communication des
cétacés. Il a ainsi mené des recherches intensives sur les dialogues
échangés entre une delphine et son delphineau (test de Bastien) avec des
résultats toujours à l'analyse.
Aujourd'hui, le Projet Delphis vient de mettre au point un logiciel
qui permet d'identifier de façon claire les sifflements des dauphins. Divers
sifflements-type leur ont été enseigné pour désigner les objets autour
d'eux.
Ainsi, l'écran présente au dauphin l'image d'une feuille d'arbre
accompagnée d'un sifflement caractéristique qu'il s'agit de mémoriser.
Aucun
problème pour le dauphin, dont la mémoire est meilleure que la nôtre.
Lors
d'une prochaine séance, la même image sera présentée en silence. Au dauphin de prononcer
alors le nom commun de la chose, c'est à dire le mot
"feuille" (ou balle, ou homme, ou cerceau, ou poisson) en langage
sifflé commun.
Mots par mots, concepts par concepts, un langage intermédiaire homme-dauphin
est donc en train de s'élaborer.
L'étape des adjectifs est en train d'être
atteinte.
Grâce à l'écran sous-marin, les dauphins ont également la possibilité de déclencher des sons musicaux, de se visionner des séquences animées, d'observer l'extérieur de leur bassin via les caméras indiquées plus haut, etc.
De
telles activités sont obtenues sans la moindre contrainte ni renforcement positif à
l'aide de bouts de poisson : l'amusement est la meilleure des récompenses pour
un dauphin captif !
Vers
une nouvelle alliance ?

le dauphin ambassadeur Rampal
et Wade Doak en train de converser
Force
est de constater que la puissance des delphinariums est énorme.
Les attaques que leur portent les activistes, les critiques que certains
scientifiques courageux leur adressent, les laissent indifférents. Pourquoi s'en soucieraient -ils ?
Tous les jours, les
gradins des parcs marins sont bondés, tous les jours, familles et petits
enfants s'y pressent.
Les médias, les investisseurs, les pouvoirs politiques,
tous ceux qui préfèrent l'argent et le pouvoir à la nature qui les entoure,
soutiennent activement cette citadelle inexpugnable que représente aujourd'hui
l'Industrie du Cétacé Captif.
Sous l'égide de l'Association Américaine des Zoos et Aquariums, une propagande bien huilée suinte vers le grand public, un discours aussi fou et faux que celui d'une secte, partout semblable en tous points du monde, et qui ne fait état que d'heureuses naissances et jamais des agonies atroces et incessantes de milliers de dauphins, orques et bélougas captifs.
A ce niveau, la démarche d'Earthtrust est extrêmement intéressante, tout comme celle défendue par Ken Levasseur.
Plutôt
que de tenter - de manière peu réaliste - de mettre à bas d'un seul coup de
baguette magique l'ensemble des delphinariums dans le monde ou de les priver
d'un coup de tout public, pourquoi ne pas plutôt traiter directement avec l'adversaire, pénétrer
ses défenses et le vaincre avec ses propres armes, englué qu'il sera dans ses
propres contradictions ?
Du
point de vue des dauphins eux-mêmes, ces expériences sont perçues comme
amusantes et variées et sont recherchées par eux. Elle stimulent leur intelligence, rendent du sens à leur pauvres vies et
permettent l'ouverture d'une communication de plus en plus subtile avec ceux qui
les gardent.
On relira à ce propos le merveilleux récit de Roger Fouts "L'école des
chimpanzés" qui montre à quel point ce type de dialogue direct est tout
à la fois être salutaire pour le moral de la petite guenon captive, Washoe, et
profondément troublant
pour Roger Fouts, son instructeur.
Ce premier pas peut être fondamental :
en démontrant, en Europe, même, que les dauphins sont capables de dialoguer
avec nous et de se livrer à des activités intellectuelles de haut niveau, nos
condamnons par là-même la débilité des shows existants et nous pointons du
doigt les carences en stimulations dont ils souffrent chaque jour.
Le fait de
priver de liberté des créatures pensantes et sensibles est plus
difficile à admettre que de garder des canaris dans une cage. Et sans doute est-ce pour cela que si peu de Zoos
et de delphinariums encouragent ces expériences et que celles-ci sont si peu
connues....
D'enrichissement en enrichissement, des jeux vidéos sub-aquatiques aux dialogues directs, les dauphins captifs ressembleront en effet de moins en moins à des robots passifs et l'on en viendra forcément à favoriser plus encore les rencontres en milieu libre par divers moyens, tels que :
* Bateaux-laboratoires spécialement équipés pour faciliter les contacts en pleine mer.
*
Habitat semi-aquatique commun, tel que prôné par feu le Dr John Lilly et par
l'équipe qui perpétue son oeuvre.
Il s'agit de maisons en bord de mer,
comprenant plusieurs espaces contigus, du plus sec au plus mouillé. La piscine
de dialogue (d'environ 1, 50 mètre de profondeur, afin d'être confortable tant
pour l'homme que pour le dauphin) se trouve au centre de l'installation.
Côté
terre, les foyers d'habitation humains et le monde des routes et des villes.
Côté eau, une baie protégée et une ouverture sur l'océan libre, infini,
plein de ses propres merveilles. Les dauphins vont et viennent en toute
autonomie et restent auprès de l'homme quand cela leur plaît.
Rappelons que des recherches de ce type se poursuivent déjà activement aujourd'hui, mais
sans moyens aussi sophistiqués, sous l'égide notamment de Jim Nollman (
bélougas de la Mer Blanche) et Denise Herzing (Dauphins tachetés des Bahamas).
Ces
solutions sont séduisantes.
Pourtant, nombre de personnes les considèrent encore comme fantaisistes ou trop proches des
intérêts de l'industrie des delphinariums.
Pour les uns, toute amélioration significative des conditions de vie des
dauphins en captivité profite d'abord...aux delphinariums eux-mêmes, qui ont
beau jeu de se vanter de donner le meilleur accueil à leurs prisonniers.
C'est parfaitement exact.
Nous ne devrions encourager ces pratiques en aucune manière car la vie normale
des dauphins libres ne nécessite aucun "enrichissement", soyons en
sûr. Toute forme de captivité pour les dauphins est injustifiable et cruelle
en soi.
Mais lorsque le destin d'un individu particulier est en jeu, comme dans le cas
d'Iris, par exemple, les grandes théories sur ce qui devrait être fait ou non
n'ont malheureusement plus cours : il faut agir tout de suite et par tous les
moyens.
Pour d'autres, et c'est là finalement la grande question centrale, qui court à
travers tout le débat sur les delphinariums, le dauphin reste un animal, charmant, certes et digne de respect,
mais qui ne saurait en rien être comparé à notre Espèce Humaine, bien
séparée du reste du monde vivant.
Le simple fait de prêter au dauphin de capacités
cognitives exceptionnelles équivalentes à celle de l'homme semble créer tant
chez les dresseurs que chez certains activistes, une véritable terreur sacrée et la plus vive opposition.
Même ici, parmi les amis des
cétacés, l'anthropocentrisme fait sentir ses effets...
Nous
disons bien pourtant "capacités cognitives équivalentes" et non pas "semblables".
Il
faut relire à ce propos les pages magnifiques que Eric Hoyt ou Wade Doak
consacrent à cette question : le dauphin est un être radicalement autre que
nous, son système nerveux, son monde mental, son ego même n'ont rien à voir
avec les nôtres.
Et en même temps, sa curiosité, son ingéniosité, son
altruisme, son organisation sociale nous semblent étrangement familiers. Y a-t-il d'autres animaux qui quittent les leurs et vivent parmi les
hommes en tant qu'"ambassadeurs" ? Y a-t-il d'autres d'animaux
qui sauvent les nageurs en perdition ou collaborent avec les pêcheurs
de leur propre initiative ? Y a-il d'autres d'animaux qui se laissent soigner sans protester quand ils sont pris dans
les filets, bien conscients que l'on est en train de les tirer d'affaire ? Y a t-il d'autres animaux qui d'eux-mêmes, se rapprochent des bateaux
et recherchent le contact avec ses passagers ? Ou qui se refusent à blesser
quelque humain que ce soit, malgré leur puissance redoutable ?
Il y a deux Pics d'Intelligence dans le monde des mammifères, aimait à dire un cétologue
japonais.
Le premier pic s'appelle le Mont Humain et le second, le Mont
Cétacé.
Le jour où ces deux espèces dialogueront enfin d'égale à égale, le jour où
une nouvelle alliance se conclura entre elles, nul doute qu'alors, les delphinariums ne seront plus
qu'un honteux souvenir...
Projet
Delphis
http://www.earthtrust.org/delphis.html
Project Interlock
http://www.wadedoak.com/projectinterlock.htm
Communiquer avec les
Peuples de
l'Océan
Troisième Phase Alternative à la Captivité
des Dauphins selon le Plan de Dexter Case
Jim
Nollman parle aux bélougas de la mer Blanche
http://www.physics.helsinki.fi/whale/intersp/homepage.html
Wild
Dolphin Project Bahamas
http://www.dolphincommunicationproject.org/bahamas.asp
Un habitat commun
hommes-dauphins
St Thomas Laboratory in the Caribbean Sea
The
Ethics of Keeping Whales and Dolphns captive, by Eric Hoyt
http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/shows/whales/debate/ethics.html
Art
Animal en captivité
http://www.abslogic.com/AnimalArt.htm