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Le vrai visage de l'industrie  
Captures sauvages 
dans le tiers-monde en crise !  

Copyright Terra Com http://www.terra.com.mx/noticias/

Parque Nizuc, Cancun, Mexique.  
Les enclos géants où sont confinés et "dressés" les dauphins des Iles Salomon
avant leur revente dans le monde entier.


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Iles Salomon  

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5 juin 2009

New dolphin business in north Malatia

Une nouvelle compagnie du nom de Bita'ama Dolphins Investment Company est désormais opérationnelle au nord des îles Malatia (Iles Salomon) peuplée par les ethnies Baegu et Baelelea http://www.theseedcompany.org/project/north-malaita-ig-cluster

On rapporte que la compagnie a fait revivre une ancienne tradition qui consiste à appeler les dauphins en bord de mer. Tout récemment, des centaines  de dauphins ont ainsi été attirés vers les plages et capturés aussitôt. Après avoir relâché l’ensemble des «pods» en mer, la Compagnie en a conservé quatre dans le port de Bita'ama. 

Le manager de la Bita'ama Dolphins Investment company, Emmanuel Tigi  aurait déclaré que son business consistait à trouver de nouvelles ressources financières en agissant de la sorte et en vendant ses dauphins à des compagnies étrangères ou en créant un delphinarium local destiné à attirer les touristes.

La compagnie travaille sous le contrôle du propriétaire du Marine Mammal Centre, résidant dans la province centrale afin de mener à bien de façon professionnelle son activité commerciale et de trouver des débouchés sur le marché international.

Les habitants de Bita'ama ont donné leur accord au fait d’interdire aux bateaux  et aux canoës motorisés de pénétrer dans le port lorsque les dauphins y étaient rassemblés. La vente de dauphins captifs devient ainsi l’une des principales activités commerciales de l’île.

Par le passé, nombre de dauphins des Iles Salomon ont déjà été exportés vers des delphinariums situés au Mexique, à Dubaï ou aux Philippines. http://www.dauphinlibre.be/empire.htm

Rappelons qu’un dauphin “brisé” – c’est à dire dûment dressé, prêt à l’emploi et capable de peut rapporter jusqu’à un million de dollars par tête. Derrière cette initiative, l’incontournable Chris Porter, http://solomontimes.com/news.aspx?nwID=305 qui continue  affirmer qu’un dauphin clown vivant et vendu très cher est plus rentable qu’un dauphin mort que l’on mange et dont les dents servent de monnaie d’échange. On sait que la chasse aux dauphins est une activité traditionnelle des populations des Iles Salomon.

http://toabaita-authority.blogspot.com/


11/9/03
Les choses ne s'arrangent pas à Gavutu où ne demeurent plus que 25 dauphins alors qu'il y en avait 41 récemment.

Où sont passé les autres ? Sont-ils morts de faim et de désespoir, ont-ils déjà été vendus ou pire encore, les a-t-on tué pour revendre leurs dents ?  On n'en sait rien. 
 
En réaction, à l'initiative du groupe Australians for Animals, un ensemble d'associations internationales - dont ce site même - ont contribué financièrement à la publication d'une annonce pleine page dans les journaux des Iles Salomon afin de dénoncer ce trafic atroce et plaider pour un développement du whale-watching plutôt que de la captivité. 
L'annonce "publicitaire" comporte une déclaration d'intention à l'adresse des habitants des Iles Salomon mais aussi (et la chose touchera ceux qui l'aimaient) ... une photo de la delphine Iris au dernier stade de son agonie. 

  


3/9/03
De nouvelles captures sont en cours aux Iles Salomon tandis que meurent les captifs dans leurs enclos.  
Merci de faire connaître votre vigoureuse opposition à ces massacres passés et à venir aux responsables locaux : 

E-mail: Dr David Kemp Minister for the Environment

E-mail: Alexander Downer Minister for Foreign Affairs


Dauphin mourant à Gavutu 


2/9/03

On trouvera en anglais un compte-rendu des derniers événements relatifs aux dauphins des Iles Salomon sur le site de Sue Arnold "Australians for Animals", avec toutes les adresses utiles pour écrire et protester.  
Merci de votre aide ! 


27/8/03

A Gavutu (Iles Salomon), l'un des 35 dauphins récemment capturés a déjà subi un début de dressage. 
Alors, il tourne sur lui-même car c'est un tour qu'on vient de lui apprendre. Il a compris que quand il faisait cela, les humains lui donnaient du poisson.  Mais personne ne lui en a plus donné depuis longtemps. 
Il y a ici tant de dauphins à nourrir et si peu de nourriture ! 

Alors le petit dauphin affamé tourne et tourne encore dans son enclos d'eau sale, en vain... 

D'après un reportage filmé commenté par Sue Arnold.(Australians for Animals)

 


26/8/03

Notre ami Franck Dupraz nous fait savoir aujourd'hui que : 

"La semaine dernière, le Mexique a annoncé officiellement qu'il interdirait désormais toute importation de nouveaux dauphins sauvages en provenance des îles Salomon, principalement car ces nouveaux dauphins, d'une espèce différente de celle habitant les eaux mexicaines, sont considérés comme des "animaux d'origine exotiques" selon la loi mexicaine, et qu'en l'occurrence ils ne peuvent en aucun cas être en contact avec des animaux sauvages autochtones sous risque de leur transmettre des maladies. Or c'est actuellement le cas, car ces dauphins importés sont captifs d'un enclos situé en pleine mer.

Le gouvernement mexicain a par ailleurs décidé hier - 25 août - la fermeture temporaire du parc marin Parque Nizuc suite au décès ce week-end d'un dauphin captif depuis 5 ans dans cet établissement. Les représentants du gouvernement ont déclaré que le parc resterait fermé tant que les dauphins importés des îles Salomon ne seraient pas complètement mis à l'écart et qu'ils n'auraient pas subi une série de tests médicaux. Selon de récents témoignages, les dauphins sont vraiment très mal en point. Après avoir subi le choc de la capture, celui de l'interminable transport en avion, ils doivent faire face à un autre choc, celui du changement radical de régime alimentaire. En effet, ces cétacés sont nourris avec des poissons qu'ils n'ont pas l'habitude de manger. A tel point que plusieurs d'entre eux refusent de se nourrir et doivent être gavés de force par intubation.

Une grande campagne de protestation a été lancée au Mexique intitulée "Sin orgullo y sin verguenza" ce qui signifie "Sans fierté et sans honte". Vous pouvez écrire aux contacts ci-dessous afin de demander la réhabilitation et la libération des dauphins de Cancun. Dans vos mails, prenez soin de noter dans le sujet "Sin orgullo y sin verguenza":

The Honorable Vicente Fox Quesada
President of Mexico
E-mail: vicentefox@presidencia.gob.mx

Lic Victor Lichtinger Waisman
Secretary of Environment
E-mail: vlichtinger@semarnat.gob.mx

Biol. Raul Arriaga Becerra
Subsecretario de Gestión para la Protección Ambiental
E-mail:rarriaga@semarnat.gob.mx


25/08/03

Pendant que les violences continuent à l'égard des journalistes qui tentent de s'informer sur la situation des dauphins encore détenus aux Iles Salomon (dont le nombre est estimé à 170 par les autorités australiennes), le trafiquant canadien Christopher Porter, responsable de cette opération monstrueuse, parade en compagnie des officiels de l'île qui l'aident désormais à gérer son business de mort. 

Le Ministère de la Pêche et des Ressources Marines de l'île vient en effet de défendre l'exportation massive de dauphins vers le Mexique et la contention actuelle des dauphins résiduels sur le territoire de l'île en expliquant que de telles captures avaient été menées de façon humaine et selon les termes de la loi de 1988 qui permet l'exportation d'animaux aquatiques. 

Les ministres Nelson Kile et le Secrétaire Permanent Albert Wata ont par ailleurs affirmé que ces captures contribueraient à l'éducation du public, aux progrès de la recherche et donc à une meilleure protection des dauphins locaux qui pourraient s'échouer !
Bref, le discours classique de tous les gestionnaires de delphinarium du monde... 

A Gavutu, pendant ce temps-là, 35 dauphins (en ce compris un delphineau) restent confinés dans leurs enclos plein d'eau sale. Tous sont malades, affamés et endormis la plupart du temps. 

A Honiara, 19 autres dauphins survivraient encore dans le même genre d'enclos et dans les mêmes conditions de santé. Ils étaient 20, il y a quelques jours encore... 
Soit 54 dauphins en tout. S'il y en a encore 170 présents sur l'île, où donc sont passés les autres ? 
Seraient-ils déjà aux mains des acheteurs thaïlandais et japonais qui rôdent ici et là, le carnet de chèques en main ? 

Quant aux dauphins arrivés à Cancun et qui seraient encore au nombre de 54, ils continuent à vivre les uns sur les autres, Tursiops truncatus et Tursiops aduncus joyeusement mélangés. S'ils apportent avec eux des maladies rares ou des virus du Pacifique, eh bien, ce sera tant pis pour les dauphins sauvages qui peuplent encore les côtes du Mexique, car personne ne s'est soucié de cet aspect sanitaire des choses, alors qu'en général, la moindre réhabilitation de dauphin captif est condamnée pour ce motif de contamination possible.     
Les Tursiops venus des Iles Salomon souffrent également de la diète nouvelle qu'on leur impose, les poissons n'étant pas les mêmes de ce côté-ci du globe. Selon certains observateurs, tous se tiennent tournés vers le même point de l'horizon - vers leur île natale ? - flottant immobiles comme des radeaux. Le reste du temps, ils sont soumis à des séances de dressage intensif, sous le soleil et sans ombre....


14/08/03

Sous le flot des protestations internationales, le Ministre de l'Environnement Iles Salomon, Mr David Kemp vient de se prononcer en faveur de libération des 170 dauphins incarcérés à Honiara et pour l'arrêt des captures ultérieures. 

Plus de détails et lettres à adresser aux autorités compétentes pour exiger le retour des dauphins à la mer sur le site de l'association britannique WDCS.


13/08/03

* Le ministre australien de l'Environnement David Kemp a annoncé dimanche dernier la décision du Mexique de ne plus importer de dauphins vivants capturés illégalement dans les îles Salomon, dans le Pacifique Sud.

Un parc d'attraction de Cancun a déjà reçu 28 dauphins vivants capturés aux Salomon et l'un d'entre eux est mort le mois dernier. Quelque 170 autres dauphins sont actuellement captifs dans un enclos marin situé à Honiara, la capitale des Salomon, dans l'attente du même sort. Les défenseurs des animaux soulignent que la capture d'un tel nombre de ces cétacés en même temps est un fait sans précédent.
Le ministre australien de l'Environnement a annoncé dimanche que le gouvernement mexicain lui avait donné l'assurance de ne plus autoriser de nouvelles importations de ces animaux vivants en provenance des Salomon et s'était engagé à garantir la sauvegarde des 27 survivants du parc de Cancun.
M. Kemp n'avait pas réussi le mois dernier à obtenir des autorités de Mexico qu'elles interviennent contre l'importation des dauphins, en application de la Convention internationale sur le commerce des espèces en danger (CITES).
(Dépêche AFP) 


* Pendant ce temps, 40 dauphins et un delphineau sont en train de mourir lentement de faim et de déshydratation dans un enclos primitif à Gavutu, aux Iles Salomon. Ces dauphins sont à bout de force. 

A moins que les gouvernements de Nouvelle-Zélande et d'Australie ne prennent des mesures urgentes pour leur fournir immédiatement de la nourriture et des soins vétérinaires, la plupart d'entre eux mourront dans des conditions atroces.  

Après des semaines de négociations intenses avec l'homme d'affaires canadien Christopher Porter, Directeur du «Solomon Islands Marine Mammal Education Centre" et responsable de ces captures, un groupe d'activistes locaux a pu inspecter les dauphins maintenus sur l'île de Gavutu. 

Le rapport de ces témoins oculaires nous décrit les privations terribles et les souffrances infligées à ces dauphins sauvages brutalement capturés. La plupart des dauphins portent des blessures dues aux combats fratricides qu'ils se livrent pour obtenir leur nourriture ou au transports violents dont ils ont fait l'objet. 
En outre, l'eau est si peu profonde et les courants si faibles dans ces enclos de fortune qu'ils flottent en surface, immobiles, dans leurs propres déjections.

On nous a raconté que les dauphins étaient alimentés à raison de 8 kilos de poissons pour chacun et chaque jour, ce qui nous semble impossible.  Il faudrait alors rassembler une quantité énorme de poissons à l'usage de ces 40 dauphins et personne ne semble actuellement capable de faire cela au niveau local de manière quotidienne.  

Selon le témoignage de l'équipe sur place, les poissons que l'on donnait au dauphins étaient tout mous, spongieux et  à demi pourris. Les gardiens de ce camp les leur apportent dans des seaux d'une saleté repoussante, tandis que les dauphins frénétiques se montent l'un sur l'autre pour arriver les premiers à la nourriture. 

L'un de ces dauphins prisonniers se tient presque debout, le ventre gonflé, la queue posée sur le fond, sans bouger. 
Un autre a été mis en isolement dans un petit réduit, sous prétexte qu'il était agressif. Ce dauphin flotte pourtant lui aussi totalement immobile.
Nombreux sont les captifs qui éternuent, reniflent ou respirent de façon erratique et trop rapidement. Ils semblent tous extrêmement malheureux et malades.       

Pour exiger que les dauphins soient nourris, soignés puis libérés, il convient aujourd'hui de s'adresser aux autorités australiennes et néo-zélandaises qui tiennent en main la situation aux Iles Salomon.
L'association Australians for Animals nous demande d'inonder de nos faxes et de nos e-mails les bureaux de ces gouvernements.



* Fax Prime Minister John Howard and ask him to organize a rescue mission to Gavutu Island. His fax number is: 61 2 62715414 or 61 262734100. Email Prime Minister Helen Clark in New Zealand at : prime.minister@ministers.govt.nz

Australia and New Zealand are in a position to give immediate relief to the dolphins. 
AFA urges every group, every individual to get on the fax machine and computer and DELUGE AUSTRALIA AND NEW ZEALAND GOVERNMENTS WITH FAXES AND EMAILS.  The lives of these dolphins are in our hands. For further information, email :

Australians for Animals 
sarnold@byronit.com
 

 

 

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30 Juillet 2003
L'enfer de cancun 

Copyright A. Mauricio Cortez-Aguilar


Au mépris des toutes les réglementations existantes, plusieurs centaines de dauphins viennent d'être capturés illégalement dans les eaux des Iles Salomon par un groupe international de trafiquants d'animaux. 
Cette exploitation éhontée des ressources naturelles d'une nation en proie au pire chaos politique est susceptible de procurer à ces trafiquants un bénéfice de plusieurs millions de dollars.

Pour chacun de ces 200 (voire des 400 ?) dauphins sauvagement capturés, les pêcheurs locaux ont touché la somme des $260 USA. 
Chaque dauphin qui parviendra à survivre ensuite se verra dressé par la faim et la peur à exécuter des shows pour les delphinariums et les "petting-pools" (bassins où les touristes peuvent nager directement avec les animaux). 
Puis le cétacé une fois "brisé" pourra être revendu pour la somme de 30.000 US Dollars aux delphinariums intéressés. 

Ces captures inhumaines ont eu lieu dans un climat de violence extrême : les dauphins ont été arrachés à la mer et jetés au fond d'une barque. Ensuite, la peau desséchée, le souffle court, ces malheureux ont été emmenés jusqu'à des enclos aquatiques minuscules situés à une heure de route de leur lieu de capture. Sept dauphins au moins sont morts durant ce premier trajet, des douzaines d'autres ont été blessés ou mis en état de choc. 

Des fonctionnaires dépendant du gouvernement mexicain ont pourtant autorisés l'importation de 28 de ces dauphins capturés en violation manifeste des lois internationales et mexicaines, ainsi que des réglementations environnementales en vigueur au Mexique et aux Caraïbes. 

Les habitants des îles Salomon, traditionnellement respectueux du bien-être des "peuples de la mer", ainsi que nombre d'associations de défense de la nature du monde entier ( à l'exception notoire du WWF), exigent aujourd'hui que ces dauphins soient ramenés chez eux sur le lieu de leur capture, et ceci aux frais de la société américano-mexicaine qui les a illégalement importés, à savoir : Parque Nizuc
 

L'aéroport de îles Salomon a été fermé et mis sous surveillance de troupes armées lors du décollage clandestin de ces dauphins vers le Mexique. Les journalistes qui ont tenté de couvrir cet événement se sont vus gravement molestés.

D'autres transports de dauphins sont encore programmés pour les prochaines semaines. L'arrivée récente des troupes d'intervention australiennes aux Iles Salomon permet peut-être d'espérer que les centaines de dauphins encore détenus dans des enclos obscurs et minuscules pourront être immédiatement remis à la mer.

Signalons enfin que les dauphins capturés appartiennent à la sous-espèce Tursiops aduncus (ou Dauphin de l'Indo-Pacifique)
Cette communauté régionale est dotée d'un bec un peu plus long, ainsi que de langages et de cultures propres, qui les différencient de Tursiops truncatus, le "Flipper" classique que l'on retrouve dans nos bassins et qui provient pour sa part essentiellement des Caraïbes. 
Leur capture sauvage dément donc une fois de plus, s'il en était besoin, les affirmations fallacieuses  de l'Industrie. 
Mélanger des Tursiops d'origines différentes ne donnera in fine naissance qu'à des hybrides, sans parler des conflits violents qui peuvent survenir, comme chez nous, entre dauphins (ou orques) de cultures différentes enfermés dans une même prison. 
Ces faits vont bien sûr également à l'encontre de cette fameuse "conservation de la biodiversité" que prétendent assurer zoos et delphinariums avec leurs programmes criminels et foireux de "captive breeding". 


Au vu de ces faits, nous exigeons que les dauphins des Iles Salomon soient rendus à leurs eaux natales au frais de la société Parque Nizuc et que les responsables de ces captures illégales soient traînés devant les tribunaux mexicains pour maltraitance aggravée à l'égard d'une espèce animale théoriquement protégée. 

D'après un texte de Taffy Wiliams. New York Whale and Dolphin Action League   


Commentaires  

Au début des années 90, alors que le Royaume Uni mettait fin à la détention de dauphins sur son territoire, que les dauphins captifs Rocky, Missie et Silver étaient triomphalement rendus à la vie libre au large des Iles Turks et Caicos et tandis que d'innombrables recherches scientifiques menées en mer nous révélaient les stupéfiantes capacités intellectuelles, culturelles et sociales des grands cétacés, on aurait pu croire à bon droit que les delphinariums ne seraient bientôt plus qu'un mauvais souvenir. 
C'était sans compter avec la crise économique qui allait frapper toute la planète moins de vingt ans plus tard. 
C'était oublier l'expansion fulgurante du Grand Empire Américain.



En 2003, l'Industrie de la Captivité, très largement téléguidée par Sea World et la US Navy, est plus que jamais florissante. 
Se nourrissant tel un vampire de l'amour des humains pour les cétacés, leurs frères en intelligence, elle le détourne à son profit de la manière la plus abjecte, utilisant la souffrance des enfants autistes pour vendre ses thérapies bidons à base de dauphins prisonniers, interdisant tout contact en mer avec des dauphins libres afin de favoriser le développement des delphinariums et s'amusant à faire se reproduire par insémination artificielle de malheureuses femelles orques, bélougas ou dauphins qui ne parviennent pas, de toutes façons,  à élever leur enfant en cellule. 

Mais aujourd'hui, l'Industrie fait plus fort encore et franchit un nouveau pas dans l'ignominie : elle exploite de manière éhontée les pays économiquement fragilisés comme le Sénégal ou les nations politiquement déstabilisées comme les Iles Salomon pour y mener des opérations de capture géantes à bas prix. 

Ce qui vient de se passer aux Iles Salomon est sans aucun équivalent connu : sous le regard bienveillant des autorités locales, des pêcheurs ont capturé près de 400 dauphins d'un seul coup avec la dernière violence.
Ce rapt géant a été conçu et mené à bien par une poignée de vétérans mexicains et américains endurcis, parmi lesquels, très certainement, le terrifiant Jay Sweeney, ceci au bénéfice d'entreprises commerciales bien connues sur la place et sans doute même cotées en bourse ou subventionnées par l'Europe.   

Quelques dizaines de dauphins arrachés à leur famille sont d'ores et déjà sur la route de leurs futures prisons, tandis que les autres continuent à mourir sur place, aux Iles salomon. 


Picture: KATE GERAGHTY


Plusieurs escales avaient été prévues pour l'avion gros porteur qui les emporte dans la nuit loin de chez eux, dont l'une au Brésil et l'autre à Cancun, Mexique.  
Un immense camp de regroupement,  façon "La Paz", y attend là-bas les survivants de ce voyage infernal. 
Ils y sont encore maintenus ce soir, 26 juillet 2003, enfermés dans des boxes minuscules d'où ils crient si fort leur désespoir que leurs appels s'entendent jusqu'au rivage. Les premiers cadavres sont traînés sur la plage et l'on dit que les pertes ont été très sévères pendant le voyage même.  

C'est d'ici, de Cancun, avec la bénédiction des autorités locales que nos malheureux dauphins vont être re-expédiés vers divers parcs marins, "petting pools", centres de delphinothérapie infantile et autres prisons aquatiques à l'usage des touristes d'Europe ou d'Asie. Ils ne tarderont pas à y mourir au terme de quelques très brèves années de souffrance, si du moins ils survivent  à ce nouveau et terrifiant voyage. 



Si la capture simultanée de toute une tribu de dauphins est en soi déjà choquante par les dégâts qu'elle suscite au niveau environnemental, il est plus scandaleux encore d'apprendre qu'à aucun niveau de pouvoir, ces captures n'ont pu être légalement arrêtées. Les journalistes qui ont tenté de couvrir l'événement aux Iles Salomon ont été interpellés par la police et des organisations comme le WWF et la plupart des autres instances internationales qui prétendent défendre la faune sauvage s'illustrent aujourd'hui par un silence tombal.


Pourtant, l'exemple des Iles Salomon est particulièrement terrifiant en ce qu'il ouvre une nouvelle époque pour les delphinariums : celle du «sans foi ni loi», celle du «tout est permis », celle de l'exploitation massive du «bois d'ébène à nageoires » jusqu'à épuisement des stocks vivants disponibles…avec la complicité tacite de tous les gouvernements et de leurs organes de presse. 

Il est à noter à cet égard que la France et la Belgique ont maintenu jusqu'ici un black-out total sur cette capture insensée au niveau de leur presse.  Aucun journal francophone européen n' a cru bon d'évoquer cette affaire qui discrédite l'image et donc les intérêts du lobby de la captivité, à l'exception notoire du quotidien belge "La Dernière Heure" de ce 1er août .  

A Bruges comme à Antibes ou ailleurs dans le monde, les gestionnaires des camps de la mort pour cétacés ont en effet toujours affirmé, la bouche en cœur, qu'ils ne détenaient quasiment plus que des dauphins nés captifs. 
Les captures sauvages qui viennent d'avoir lieu prouvent au contraire à quel point l'Industrie de la Captivité a encore et toujours soif de nouvelles victimes, qu'elle arrache sans vergogne à l'océan et à leurs familles dans des conditions d'extrême violence.  


Il faudra toujours se souvenir de ces images tragiques de dauphins entassés dans des boxes comme des poules de batterie à Cancun, la prochaine fois que nos journaux belges feront la publicité en faveur du Dolfinarium de Brugge désormais sous le contrôle direct de trafiquants espagnols directement liés aux tueurs mexicains.  

Qu'on le sache une fois pour toutes : il n'y a pas de captivité propre.
Il n'y a pas de delphinariums honnêtes ou acceptables. 
Il n'y a là qu'une Industrie de la Mort et de la Désespérance, une folie cupide, haineuse et criminelle qui dévaste les océans du monde en les privant à jamais de leurs joyaux les plus précieux : les peuples cétacés.  
 

YG Juillet 2003

 

 

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Pour en savoir plus


Ambassade du Mexique en France

E-mail : embfrancia@sre.gob.mx

 
Ambassade du Mexique en Belgique

Avenue F. Roosevelt 92, 1140 Bruxelles  
(02)629.07.77   Fax(02)646.87.68
 


Les sponsors officiels de cette opération criminelle aux Iles Salomon :
Pepsi
, American Express
Fuji film, Telemex, 
Dos Equis beer


Pour en savoir plus

Dolphin Project
http://www.wspa.org.au/02news/21news_dolphin.html

HSUS
http://www.hsus.org/ace/19388

Rituels funéraires chez Tursiops aduncus
mikura.htm



Contact Information 
Mexican Embassy in Canada
45 O'Connor, Suite 1500 
Ottawa, Ontario K1P 1A4 
Tel: (613) 233-8988 
Fax: (613) 235-9123 

Mexican Management Authority / Autoridad Administrativa / Organe de gestion
M.V.Z. Georgita J. Ruíz Michel Funge
Directora General de Vida Silvestre
Subsecretaría de Gestión para la Protección Ambiental
Secretaría de Medio Ambiente y Recursos Naturales (SEMARNAT)
Av. Revolución 1425 Nivel 1 Col. Tlacopac
San Ángel Deleg. Álvaro Obregón
01040 MÉXICO, D.F.

Tel: +52 (55) 56 24 33 06/07/08/09
Fax: +52 (55) 56 24 36 42

Lic Victor Lichtinger Waisman
Secretary of Environment
SEMARNAT
Fax: 011 52 55 56 28 06 44
E-mail: vlichtinger@semarnat.gob.mx

 

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Retour esclaves

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20 mai 2004

Alerte en HAITI !
Des dauphins sont capturés sauvagement 
au large de l'ile en plein chaos 



4 juin 2004

Bien joué, Ric ! 
Victoire en Haïti ! 


Grâce aux nombreux courriers que les activistes  du CFN ont massivement adressé aux autorités locales compétentes, mais surtout à la présence courageuse de Ric O'Barry dans ce pays en pleine crise et au soutien de One Voice,
les six dauphins survivants ont pu être relâchés en mer. 

Nos dauphins nagent désormais libres et heureux dans l'océan, auprès de leur famille et de leurs amis d'enfance....

Pour cette fois, ils ne seront donc pas transformés en clowns désespérés dans quelque obscur delphinarium des Caraïbes ou d'ailleurs...  


Tous les détails sur le site de One Voice

Voir aussi les photos :  
http://news.search.yahoo.com/search/news/?p=haiti%20photos%20dolphins&ei=UTF-8&=&c=news_photos


Lettre aux autorités de Haïti 


De: "Yvon Godefroid" yvon.godefroid@chello.be

À: dgmde@rehred-haiti.net

Objet: Merci !
Date: samedi 5 juin 2004 09:56

A Monsieur Yves Andre Wainwright 
Ministère de l'Environnement 
181, Haut Turgeau 
Port-au-Prince
Haïti 
Fax: 509 245-7360 


Monsieur le Ministre 

Permettez-moi, au nom de tous les amis des dauphins francophones du monde, de vous féliciter avec chaleur pour l'acte admirable que vous venez de poser en écoutant les arguments de M.Ric O'Barry et en libérant les six dauphins survivants capturés le long de vos côtes par des trafiquants de l'Industrie de la Captivité. 
Cette décision courageuse fera date dans la région des Caraïbes et prouvera qu'à l'encontre de certaines nations voisines et malgré les terribles difficultés climatiques et économiques qu'affronte votre pays, Haïti est un lieu où l'on respecte l'océan et les créatures qui le peuplent. 
Croyez-bien que nous ferons en sorte que les touristes du monde entier s'en souviennent longtemps encore ! 

Avec toute mon amitié et tous mes voeux de bonheur et de prospérité au sympathique Peuple Haïtien : MERCI ! 

Yvon Godefroid 
Bruxelles Belgique 
Comité pour une Belgique sans Delphinarium 
Comitee for a Delphinarium Free Belgium 
http://www.dauphinlibre.be

 


dernières nouvelles du 24 mai  2004
reçues de Hélène O'Barry 


Le Ministre de l'Environnement a réservé bon accueil à Ric O'Barry, qui a reçu la permission d'inspecter les dauphins. 

Ceux-ci sont actuellement au nombre de six et semblent tous être des mâles. Ils ont été capturés avec l'autorisation du Ministre de l'Agriculture précédent, destitué avec Aristide. 
Le permis a été accordé à une compagnie locale du nom d'Action Haïti, gérée par M.Jose Roy. 
Cette société a été autorisée à capturer dix dauphins pour le seul usage local et dans un but d'éducation et de tourisme. Aucun transfert de dauphins hors de Haïti n'est en principe permis. 
Action Haïti a ensuite commandité des spécialistes mexicains pour capturer et "entraîner" les dauphins.
(Il s'agit en fait de les "briser", comme des chevaux rétifs).  

Selon le dernier témoignage de Ric O'Barry, les six dauphins sont blessés pour la plupart et flottent dans des sortes de cageots exposés au soleil, sans fond suffisant pour qu'ils puissent descendre s'y rafraîchir. 

La toute récente tempête a du changer un peu les choses mais nous n'avons encore aucune nouvelle depuis lors. 

 
M. Roy prétend que huit dauphins seulement ont été capturés et que deux sont morts. Il confirme que c'est bien une compagnie espagnole qui finance toute l'opération, menée sur le terrain par ses agents mexicains.   
S'agit-il de "Inversiones espagnols Arrecife", un groupe qui détient le Parc Manati  et dont le président est José Miguel Moreno Nigorra ? Ou bien d'une autre compagnie espagnole? Les recherches continuent... 

Il semblerait en tous cas que les autorités actuelles ne soient pas aussi positives à l'égard de ces captures que le régime précédent. Ric O'Barry négocie dur la libération des dauphins. 


Lire la suite sur Dolphin Project


21 mai 2004

Alors que l'industrie du dauphin captif ne s'est jamais mieux portée, surtout dans les Caraïbes, et qu'elle réalise des bénéfices faramineux, on comprend que les appétits s'aiguisent et que toutes les occasions sont bonnes pour se procurer du dauphin à bas prix. Dans les années 60, le Tursiops fraîchement capturé ne valait que 300 dollars. Aujourd'hui , son prix sur le marché a grimpé à près de 100.000 dollars US ! 

Plusieurs Tursiops (8, 1O ? ) destinés aux innombrables delphinariums des Caraïbes, viennent donc d'être capturés durant les trois derniers mois le long des côtes de Haïti, dans les îles des Arcadins, non loin de Port-au-Prince. Tout laisse croire que d'autres le seront encore. 

On sait que la région de Port au Prince est aujourd'hui encore livrée au chaos économique et social le plus complet, malgré le départ d'Aristide et de ses "chimères". 
Une fois de plus, l'Industrie mondiale de la captivité a saisi l'occasion d'y dépêcher ses fidèles trafiquants mexicains, afin de dépeupler les eaux nationales de l'Ile de Haïti sans craindre aucune sanction pénale ni condamnation environnementale quelconque. 
Cette opération est calquée sur celle menée antérieurement aux Iles Salomon , au Sénégal ou en Guinée Bissau, tous pays gravement déstabilisés au niveau politique.  

Aujourd'hui les dauphins capturés sont détenus "pour dressage" dans des conditions atroces : la peau brûlée par le soleil et déchirée par les cordages des filets, ils flottent, immobiles, entassés dans l'eau sale de minuscules enclos de moins de 5 mètres carré et profonds d'un peu plus d'un mètre. 
Des tortues de mer se débattent avec eux.  
Deux de ces dauphins seraient déjà morts à l'arrivée. 

Selon Ric O'Barry qui se trouve sur place, non sans risques pour sa sécurité, la situation est vraiment explosive et les trafiquants mexicains très agressifs et même dangereux. Prendre une photo peut vous coûter la vie. 
Néanmoins même dans ces circonstances, il semblerait qu'il existe un gouvernement sur l'île et qu'il puisse être interpellé...
Merci dès lors d'écrire à : 


Monsieur Yves Andre Wainwright
Ministère de l'Environnement
181, Haut Turgeau
Port-au-Prince
Haïti
Téléphone: (509) 245-7572/(509)245-9309
Fax: 509 245-7360
Email: dgmde@rehred-haiti.net

Pour en savoir plus sur la situation en Haïti

Merci aussi de vous rappeler que tous les delphinariums du monde sont "in fine" complices de tels agissements, en ce compris celui de Bruges
S'il n'y avait pas de tels spectacles, il n'y aurait pas de tels massacres...


Autres adresses où envoyer vos félicitations : 

Ambassade de Haïti 
http://www.haiti.org/

Télévision nationale de Haïti 
http://www.tnhaiti.org/

tnh@tnhaiti.org


 

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