Enquête sur la mort de 41 bébés orang-outans morts en Thaïlande

orang-outan boxeur

Orang-outan boxeur en 2015

Septembre 2015

En Thaïlande, les singes montent sur le ring


 

Orang-outans boxeurs en Thaïlande

8 Août 2004

Le scandale provoqué par le spectacle d’orang-outans s’affrontant en gants de boxe et shorts de satin rouge sur un ring pour le plaisir des touristes imbéciles dans un parc animalier à Pucket, Thaïlande, a connu un nouveau développement le 7 août 2004.

Quelques jours après que la Police Thaïlandaise ait enfin interdit ce type de spectacle et décidé d’enquêter sur l’origine des 110 ourang-outans juvéniles détenus au Parc et sans doute acquis par le biais d’un trafiquant indonésien, plusieurs d’entre ces singes ont disparu juste avant que les tests ADN aient pu être menés.

Les gestionnaires du Parc affirment à grands cris que ces 41 grands singes dont l’espèce protégée est aujourd’hui en train de s’éteindre à vive allure mais dont la valeur sur le marché noir est de £6.600 livres, sont simplement morts de causes naturelles. Leurs dépouilles auraient été immédiatement incinérées.

« C’est vraiment une affaire très suspecte » rétorque le Général Sawek Pinsinchai, chef de Police Thaïe des Eaux et Forêts.

Le directeur du Parc, Pin Kewkacha, a refusé d’être interviewé par le journal « L’Indépendant du Dimanche ». En revanche, il a déclaré au journal « Bangkok Post » que son impressionnant cheptel de jeunes orang-outans était issu d’un programme de reproduction en captivité.

Pourtant aucun orang-outan adulte n’a été découvert au Safari World, et l’on sait que les femelles de cette espèce ne peuvent normalement reproduire que huit ans après avoir atteint leur maturité sexuelle.

La police thaïe a déjà fait plusieurs descentes à Safari World, où, depuis 1988, des couples d’orang-outangs juvéniles ont été affublés de gants de boxe et de shorts en satin rouge et s’affrontent au combat pour amuser les touristes. Jusqu’ici, aucune inculpation pour trafic n’a encore été déposée devant une cour de justice.

Dès l’automne dernier, et après que la police ait saisi le cadavre congelé d’un bébé ourang-outan chez un commerçant d’animaux du nom de Luethai Tiewchareon, le parc Safari World a du répondre à l’accusation de détenir une espèce hautement protégée sans disposer du moindre permis CITES.

La police a confisqué les orang-outans, il y a de cela 11 jours, sur base d’informations dénonçant une contrebande de singes.

Un ouvrier du Safari World a déclaré aux journalistes que les 41 singes disparus étaient morts de diarrhée et de problèmes respiratoires au printemps. 2004. « Nous avons donc du les incinérer pour empêcher la diffusion de la maladie ».

L’association « International Primate Protection League » affirme pour sa part que M. Pin, le responsable de Safari World, pourrait tenter de vendre ses singes aux zoos chinois – les pires au monde ! – en les déclarant « nés captifs ».

Elle dénonce aussi le fait que six bébés des orang-outans ont été apportés en Thaïlande sur un bateau de pêche en provenance d’Indonésie, en échappant aux douanes. Les braconniers avaient tué les mamans de ces pauvres gosses au préalable.

Signalons par ailleurs que le même Safari Park détient des dauphins dans des conditions atroces, comme on l’imagine.