Dauphins Captifs en Europe

Le delphinarium  de Varana, en Bulgarie, pays qui rejoindra l'Europe d'ici peu... Assez loin des normes officielles !

sommaire



Les parcs marins violent les lois européennes !
(2011)
 

Dauphins captifs en europe et ailleurs
(2011)
 

Pourquoi tous les delphinariums anglais ont-ils fermé leurs portes en 1993 ?

Into the blue




Un nouveau groupe d'enquête européen

LA SITUATION des delphinariums aujourd'hui EN EUROPE

Un seul article à amender !
Belgique Danemark (marsouins et phoques)
France  Finlande
Espagne Portugal
Allemagne Italie
norvège SUEDE
malte Lituanie
roumanie bulgarie

Chiffres récents (mars 2011) :
naissances en bassin

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LA SITUATION EN EUROPE 

Eeverti l'un des dauphins captifs le plus au Nord du monde (Finlande)


Les pays qui ont renoncé aux spectacles de delphinariums sont le Royaume Uni, la Croatie, la Norvège, l'Autriche, le Danemark et la Pologne. 

Ceux qui persistent dans cette pratique d'inspiration américaine sont la France, l'Allemagne, la Suisse, la Belgique, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Finlande, la Lituanie,
Malte, Chypres et la Suède

Quant à la Bulgarie et la Roumanie qui devraient intégrer l'Union européenne en 2007 (aucune date n'a  encore été fixée pour la Turquie), rappelons d'ores et déjà que ces deux pays sont intimement concernés par le commerce des dauphins de la Mer Noire.  


Les chiffres 

Le dernier rapport disponible à propos de la situation des dauphins captifs en Europe a été rédigé par M. Manuel Hartman, vétérinaire au Zoo de Duisburg, qui s'intitule : " The European studbook of bottlenose dolphins (Tursiops truncatus) : 1998 survey results. Aquatic Mammals 26(2): 95-100". [publié par le Zoo de Duisburg, Meulheimer Str. 273, 47058 Duisburg, Germany).
Voici les chiffres qu'il nous donne :  

En  janvier 1998, 181 dauphins Tursiops étaient captifs dans l'enceinte de 30 établissements dans 11 pays d'Europe.  Le chiffre augmente puisqu'en 1991, il n'y avait que 91 dauphins pour 25 établissements et 137 en 1993 pour 26 établissements. 

Sur ces 181 individus, 70 sont des mâles et 111 des femelles. 
48, 6 % des mâles et 74,8 % des femelles ont été capturés en milieu naturel. Ils sont à ce titre qualifiés de « fondateurs».  

35,4% de la population carcérale est née en captivité, soit 51,4% de tous les mâles et 25 ,8% de toutes les femelles. 

Les dauphins nés en captivité sont principalement âgés de moins de dix ans. 
La femelle née captive la plus âgée a 14 ans. Le mâle né captif le plus âgé a 16 ans.
L'âge moyen des femelles nées captives est de 4,3 ans et celui des mâles de 6,4 ans. 

En 98, parmi les dauphins capturés en mer (fondateurs), le plus vieux mâle survivant avait 41 ans et la plus vieille femelle 37. 
L'âge moyen des femelles « fondatrices » n'est cependant que de 19,2 ans et celui des mâles fondateurs de 20,2 ans. 

Le rapport laisse entendre que la reproduction en bassin a commencé à se pratiquer de manière rentable seulement à partir des années 90 et que dès lors, un rapport ultérieur sera nécessaire. Il applaudit à la naissance de dauphins captifs de la troisième génération, c'est à dire dont les parents sont eux-mêmes nés captifs mais regrette que ce tour de force ne soit pas encore survenu en Europe... et pour cause !  
On se demande en effet comment les dizaines de delphineaux morts depuis seront recensés par ce genre de rapport, essentiellement destiné à justifier l'Industrie du Delphinarium. 

Chiffres récents (mars 2011) :
naissances en bassin

 


législation et normes minimales 

Toutes les espèces de cétacés sont mentionnées en l'annexe A de la Directive No 338/97 DU CONSEIL européen du 9 décembre 1996
relatif à la protection des espèces de faune et de flore sauvages par le contrôle de leur commerce

Tout échange à but strictement commercial de ces espèces mentionnées par cette annexe A est interdit. 
Cependant, l'industrie de la captivité utilise les «exceptions» présentes dans cette directive pour continuer ses importations, tout particulièrement celles de dauphins Tursiops. 

L'une des plus importantes et des plus utilisées de ces exceptions est celle qui permet l'importation de cétacés pour des raisons scientifiques, éducatives ou afin de participer à des programmes de reproduction, termes qui ne sont pas strictement ou suffisamment définis. Cette échappatoire légale a pour conséquence de permettre l'importation continue des dauphins sauvages capturés afin d'approvisionner les zoos et les parcs marins d'Europe. 

Les principaux pays importateurs de l'Union européenne sont aujourd'hui l'Espagne et le Portugal. 
La plupart des dauphins captifs en Europe proviennent des eaux cubaines. 

L'association WDCS a rédigé un rapport dénonçant «Les Arguments scientifiques pour maintenir des cétacés dans la captivité» qui conclut que : 

- Le confinement que suppose la vie en captivité, combiné avec le comportement altéré des animaux dans un environnement artificiel, le nombre restreint d'animaux dressés et les origines génétiques très mélangées des populations de cétacés captifs disqualifient d'emblée les recherches scientifiques menées en bassin, dont la raison d'être officielle est en principe de mieux connaître et d'aider les dauphins sauvages. Les études de plus en plus pointues qui sont menées actuellement en pleine mer sur des animaux libres sont à cet égard infiniment mieux à même de nous informer sur la vie des dauphins que ces pseudo-recherches menées sur des animaux stressés, malades, et confinés. 

Se fondant sur le fait que la population des dauphins Tursiops en captivité ou toute autre espèce de cétacés maintenus en delphinarium en Europe ne peut se reproduire d'elle-même de manière suffisante et que la valeur éducative des shows n'est certainement pas évidente, le rapport conclut que toute importation des cétacés en vue de leur exposition publique devrait s'interrompre immédiatement. 


Convention européenne sur la diversité biologique (CBD) 

La CBD définit clairement en son article 9 les critères relatifs à la conservation Ex-Situ ("Ex-Situ » signifie la « conservation des composants de la diversité biologique en dehors de leurs habitats normaux ».) 

Article 9. Conservation ex situ
Chaque Partie contractante, dans la mesure du possible et selon qu'il conviendra, et au premier chef afin de compléter les mesures de conservation in situ :
a) Adopte des mesures pour conserver ex situ des éléments constitutifs de la diversité biologique, de préférence dans le pays d'origine de ces éléments;
b) Met en place et entretient des installations de conservation ex situ et de recherche pour les plantes, les animaux et les micro-organismes, de préférence dans le pays d'origine des ressources génétiques;
c) Adopte des mesures en vue d'assurer la reconstitution et la régénération des espèces menacées et la réintroduction de ces espèces dans leur habitat naturel dans de bonnes conditions; 
d) Réglemente et gère la collecte des ressources biologiques dans les habitats naturels aux fins de la conservation ex situ de manière à éviter que soient menacés les écosystèmes et les populations d'espèces in situ, excepté lorsque des mesures ex situ particulières sont temporairement nécessaires, conformément à l'alinéa c) ci-dessus;
e) Coopère à l'octroi d'un appui financier et autre pour la conservation ex situ visée aux alinéas a) à d) ci-dessus, et à la création et au maintien de moyens de conservation ex situ dans les pays en développement.

Les cétacés maintenus dans les delphinariums européens ne sont jamais capturés, à de très rares exceptions près, dans les eaux européennes. Ils ne sont donc pas conservés dans leur pays d'origine, comme l'impose la CBD.

Aucun delphinarium européen n'a par ailleurs jamais participé à la réhabilitation ni à la réintroduction de l'espèce la plus commune dans leurs bassins : le dauphin Tursiops ou Dauphin Nez en Bouteille dont les population sont par ailleurs abondantes dans le monde entier, au contraire d'autres espèces de cétacés infiniment plus menacés (dauphins de rivière, mésoplodons, etc. ) mais que l'on est incapable de garder vivants en captivité. 

De manière générale, aucun delphinarium européen n'est parvenu à mettre en place un programme de reproduction réussi. On attend toujours la naissance de dauphins de la deuxième génération, c'est à dire nés de parents captifs et engendrant à leur tour d'autres dauphins captifs. 

Ces faits sont en contradiction flagrante avec les recommandations de la CBD, mais également avec celles de l'IUCN qui stipule : "La réintroduction en milieu naturel devrait constituer l'objectif final de tous les programmes de reproduction en captivité". 

Alors que les prétendus " programmes de reproduction " se révèlent un échec, l'industrie feint toujours d'ignorer le but final de ce type de programme, qui est le retour des animaux élevés captifs à la vie libre. En outre, puisque ce sont principalement des jeunes femelles que l'on capture, ces prises constituent un danger réel pour la perpétuation de l'espèce en liberté. 


Dimensions minimum des bassins 

Aucune directive globale sur les dimensions des bassins ou sur les conditions de captivité n'a été imposée par l'Union européenne pour maintenir des cétacés « ex-situ», en dehors de leur habitat normal. 
Lorsqu'il s'agit de captivité, parler de la taille plus ou moins grande des piscines n'a pas grand sens.

Les cétacés sont biologiquement adaptés à la vie dans les océans et aucune installation au monde ne pourra jamais fournir un accueil adapté aux besoins réels de ces créatures marines. Cependant, il est intéressant de connaître quelles sont les normes proposées par l'industrie de la captivité elle-même. 

L'E.A.A.M. (association européenne pour les mammifères aquatiques) recommande ainsi les dimensions minimum suivantes des bassins destinés à accueillir des dauphins Tursiops : 

L'espace total disponible en piscine (en ce compris les bassins sanitaires ou d'isolement) doit être calculé pour respecter les normes minimales suivantes en vue d'accueillir un ensemble de cinq animaux.  
Superficie en surface : 275 mètres carrés + 75 mètres carrés par animal additionnel. Un secteur au moins de cette superficie devrait disposer d'une profondeur minimum de 3,5 m. Volume total de l'eau: 1000 mètres cubes + 200 mètres cubes par animal additionnel.  Tout établissement qui remplit les conditions requises au points 1et 2 mais ne répond qu'à 10% du point 3 est jugé acceptable. 

Rappelons que selon toutes les sources scientifiques autorisées, un dauphin mâle juvénile peut effectuer des pointes de 54 km/h.
Il se déplace plus généralement à la vitesse de 4 à 20 km/h. Si le même individu nage à cette vitesse en bassin, dont la longueur conseillée est d'une dizaine de mètres, il pourra fonder droit devant lui ... pendant moins d'une seconde ! 

En ce qui concerne la profondeur (3.5 m. pour 80 % de la surface du bassin et 5 m. pour les 20 % qui restent) soulignons le fait que les dauphins Tursiops du Pacifique plongent couramment à 535 mètres de profondeur et que les dauphins Tursiops de l'Atlantique peuvent aisément descendre sous 390 mètres d'eau. 

Enfin, alors qu'on nous montre en bassin des groupes sociaux étriqués (un mâle, quelques femelles et leurs bébés nés captifs), insistons sur le fait que les dauphins vivent au sein d'une société complexe, dont l'unité de base – le «clan » ou « pod » compte en moyenne 10 à 15 individus et la structure élargie – la tribu – une bonne centaine d'individus, sans compter les "alliances politiques" de tribus à tribus qui mènent parfois à des concentrations de plusieurs milliers de dauphins culturellement apparentés. 


Ces normes ne satisfont évidemment pas aux besoins des dauphins et ne correspondent pas aux projets de recommandation de l'UE soumis en 1990 mais jamais imposés. 
Tandis que l'EAAM suggèrent que "la conception des bâtiments qui abritent des dauphins doit tenir compte de la biologie de ces mammifères", on constate qu'aucun delphinarium européen ne répond à cette norme. 

À moins, naturellement, que le public admette qu'un réservoir en béton nu reproduit fidèlement le monde aquatique des dauphins libres.

D'après un document de synthèse de l'association WDCS


 

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LE GROUPE D'ENQUETE DE 86 

Pourquoi tous les delphinariums anglais 
ont-ils fermé leurs portes en 1993 ?

Rocky, l'un ds trois derniers dauphins captifs anglais réhabilités aux Caraïbes.

Into the blue


La fin des delphinariums anglais 

En août 1986, le Ministère de l'Environnement du Royaume Uni décidait de mettre sur pied un Groupe d'Enquête composé d'experts et de représentants officiels. Le Dr Margaret Klinowska et le Dr Sue Brown, cétologues de renom international, avaient été préalablement priées de rédiger un rapport sur la situation des delphinariums dans le pays. 

Le but de ce rapport consistait principalement à déterminer si "les bénéfices en termes d'éducation, de recherches scientifiques ou de reproduction de cétacés en captivité, valaient que l'on importe de nouveaux dauphins libres pour les livrer en spectacle au public". 

Il fut également demandé aux deux éminnents cétologues britanniques de déterminer les standards qui, selon elles, devraient être appliqués à ces établissements pour que les animaux captifs puissent y trouver des conditions d'accueil satisfaisants à leurs besoins éthologiques et sociaux les plus élémentaires. 


Les conclusions du rapport fournies au "Steering Group" afin qu'il en analyse les recommandations, furent complexes mais ne tardèrent pas à se traduire de manière très concrète dans les faits : incapables de répondre à ces nouveaux critères extrêmement exigeants et coûteux, l'ensemble des établissements concernés durent se résoudre à fermer leurs portes. Il n'y a plus aujourd'hui aucun delphinarium en Angleterre depuis 1993... 

Le Rapport final du Groupe d'enquête émettait quelques suggestions toujours pleinement d'actualité: 

- Il regrettait notamment qu'aucun règlement particulier n'existe pour gérer la situation très particulière de mammifères marins entièrement aquatiques dans le cadre de la captivité.

- Il proposait que tous les dauphins captifs soient clairement identifiés, à l'aide d'un jeu standard de photos et d'un dessin de leur aileron dorsal. Les décès, les naissances, les importations devaient être signalées à un 
organisme officiel dépendant du Ministère et le bulletin de santé de chaque dauphin captif devait être communiqué au moins une fois tous les trois ans à ce même organisme. Les delphinariums devaient s'engager à assurer un avenir décent à leurs pensionnaires au cas où l'entreprise aurait été amenée à cesser ses activités. 

- Une amélioration très nette des conditions d'accueil était par ailleurs exigée et l'inconsistance pédagogique des shows était déjà signalée. 

- Enfin, le Groupe d'Enquête recommandait que les recherches menées dans ces établissements soient placées sous le contrôle d'organismes scientifiques officiels. 

- On lira ci-dessous un certain nombre de ces recommandations, notamment celles relatives à la taille du bassin et à la nécessité de permettre aux dauphins de nager à l'air libre...    

Lire ici les Les recommandations finales du rapport
"A Review of Dolphinaria" 


Merci au WDCS


1991
Un bel exemple de réhabilitation réussie 
Opération "Into the Blue"

Nos trois dauphins captifs en plein bonheur : la liberté est proche ! Photo William Johnson


Peu de temps auparavant, et dans le même contexte, une intense pression de la part des activistes anglais, parmi lesquels Alan Cooper, avait permis la libération de trois dauphins captifs hors des pires geôles du monde et leur réhabilitation en Mer des Caraïibes.  

Rocky était prisonnier au Morecambe Marineland (UK), Missie et Silver étaient incarcérés au Delphinarium de Brighton (UK). Ils virent mourir à leurs côtés plus de vingt de leurs compagnons. Leurs conditions de détention étaient encore pires que celles d'Iris et d'Ivo, puisque à trois, ils totalisaient 56 ans de captivité continue au moment de leur libération. 

Afin de permettre leur retour à une vie normale, une vaste collecte fut organisée avec l'aide d'artistes sous la guidance du journal "The Mail on Sunday".  Les principaux sponsors furent la compagnie British Airways et les magasins Sainsbury. L'opération de récolte de fonds rapporta plus de 400.000 dollars. 
C'était là une somme suffisant que pour mettre sur pied un centre de réhabilitation temporaire aux Iles Turks & Caïcos (Caraïbes). 

Ce "Dolphin Rehabilitation Center" était un lagon fermé de 80 acres donné par la société Trade Wind Industry.
Ce centre fut aménagé avec l'aide de l'association Zoo Check ainsi que par la Bellerive Foundation, la WSPA, le British Divers Marine Life Rescue et l'European Cetacean Organisation (Doug Cartlidge). 

Lors du séjour aux Caïcos, la nageoire dorsale de chaque dauphin fut marquée à la neige carbonique afin de pouvoir les reconnaître en mer, une fois libérés.


Silver juste avant sa libération


Le vendredi 6 septembre 1991, après huit mois de remise en forme, les trois dauphins furent amenés jusqu'au site de réhabilitation, une petite baie déserte non loin de leur lieu de séjour. Le mardi suivant, un 10 septembre, Rocky, Missie et Silver se lancèrent enfin dans les eaux chaudes de l'océan pour la première fois depuis près de vingt ans.

Tout de suite, ils commencèrent à explorer les récifs de coraux et moins de 6 jours plus tard, Rocky fut aperçu parmi une bande de quarante dauphins. 
Silver devint le grand ami de Jojo le dauphin ambassadeur installé à demeure dans les Iles Turks & Caïcos (Caraïbes) tandis que Missie fut aperçue à plusieurs reprises et en pleine forme durant les années qui ont suivi.

Bien entendu, cette opération fut farouchement décriée par les criminels de l'Industrie de la Captivité, tels que le sinistre
John Dineley, et même portée en justice, vociférant que les trois dauphins étaient morts misérablement. Rien de plus faux, ils se sont simplement mélangés aux autres populations leur trace fut peu à peu perdue. Mais les Esclavagistes cétacéens n'aiment pas qu'on leur vole leurs "biens meubles" et sont p^rêts à tout, même à mentir, pour préserver leurs gains.

Lire en anglais :

Rocky, Misie and Silver
(2011)

liste des réhabilitations (2011)


Les Iles Turks et Caïcos aux Caraïbes.


Michael O'Sullivan a eu la chance d'être sous l'eau avec ces trois dauphins au moment où ils ont été relâchés. 

«Je n'ai jamais vécu une expérience aussi édifiante que celle que m'a procuré la vue de ces trois dauphins, portant encore les cicatrices de leurs années d'emprisonnement, s'enfuyant dans l'immensité de l'océan...
De nombreuses personnes m'ont demandé si les dauphins avaient montré des signes de gratitude pour la nouvelle liberté qu'on leur accordait. En fait, lorsqu'ils tournaient autour du pauvre homme que je suis, j'ai eu la nette impression qu'ils me demandaient plutôt de me pousser hors de leur route... Et s'il y a bien un sentiment que j'ai pu éprouver ou un message qu'ils auraient pu tenté de me transmettre, je crois que c'a été tout simplement quelque chose du genre : "Pourquoi avez-vous attendu si longtemps ?"


La liberté est là ! Youpie ! Photo William Johnson


Hélas, les deux dauphins de Windsor et de Flamingoland ne purent être libérés de la même manière : Smarty et Honey furent envoyés du Windsor Park à Harderwijk aux Pays-Bas en mai 1993 puis en janvier 1994, et celui de Flamingoland à Kolmarden en Suède.


Peut-on imaginer que le Royaume Uni a maintenu des orques et des dauphins captifs ? Ici, la pauvre Winnie au Windsor Safari Park, en compagnie d'un petit dauphin non identifié.

Winnie du Windsor Park n'a pas eu de chance non plus:
elle est morte à 26 ans dans une piscine au Texas



Pour en savoir plus : 

Rocky, Misie and Silver (2011)

http://www.iridescent-publishing.com/rtm/ch5p2.htm

http://www.iridescent-publishing.com/rtm/ch6p1.htm

A propos du delphinarium de Brighton


Winnie au Windsor Park... Morte à 26 ans de désespoir, c'est à dire infiniment trop jeune, comme tous les autres captifs de tous les autres bassins du monde, aujourd'hui encore...

Winnie au Windsor Park (UK)


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UN NOUVEAU GROUPE D'ENQUETE à l'echelle de l'europe ?

Prison pour dauphins au Portugal



Le fait que la captivité soit objectivement désastreuse pour les cétacés (dauphins, orques et bélougas) ne relève nullement d'une spéculation «anthropomorphique» : le taux de mortalité de ces mammifères marins est ahurissant, même lorsqu'on le compare aux décès de toutes les autres espèces détenues dans les zoos (30 Tursiops décédés en 30 ans à Anvers, plus de 46 à Duisburg pour la même période, 12 morts en 14 ans à Bruges ) tandis que la durée de vie moyenne des cétacés captifs est réduite de moitié dans le meilleur des cas. 

La reproduction en bassin, prônée avec tant de fougue par les établissements actuels, ne produit que des êtres chétifs et souffreteux, à peine capable d'atteindre l'âge adulte. 
Sait-on qu'il fait traiter aux antidépresseurs les mères privées de leurs delphineaux ? Sait-on que lorsque ceux-ci sont arrachés à leur mère pour se voir expédiés vers quelque lointain bassin, ils continuent à l'appeler plaintivement pendant des semaines ? La promiscuité atroce due à la surpopulation et au manque d'espace génère un climat e tension dont nous ne devinons la violence que par ses effets. 

Ceux-ci sont dévastateurs si l'on en juge par la mort toute récente du dauphin dominant de Duisburg, PlayBoy ou d'autres nombreux décès qui, fort malheureusement, ne sont jamais signalés par les zoos eux-mêmes mais plutôt par le biais d'activistes attentifs.

Par ailleurs, rien dans l'environnement du delphinarium ne se rapproche, même de loin, des conditions de vie réelle, de sorte que les comportements observés, aussi bien que les pathologies, n'ont aucun sens en terme scientifique et encore moins en termes pédagogiques. 

Il est clair que dans un tel contexte et compte tenu des dégâts que provoque la captivité à différents niveaux, la nécessité de mettre sur pied un nouveau Groupe d'Enquête, inspiré de celui de 1986 mais cette fois, à l'échelle de toute l'Europe, s'impose comme une évidence. 

Un tel groupe prendrait compte les nouvelles avancées scientifiques dans le domaine de l'éthologie cognitive et concevrait sur cette base une nouvelle réglementation, laquelle serait fondée pour sa part sur un réexamen attentif de la situation de tous les delphinariums de l'Union Européenne, cas par cas. 

Nul doute qu'un semblable examen à la lumière d'un tel article, n'aboutisse, presque nécessairement, à l'interdiction progressive de ces pratiques obsolètes, extrêmement coûteuses en termes de vies de dauphins et en souffrances individuelles. 


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Un seul article à amender 

 

RÈGLEMENT (CE) No 338/97 DU CONSEIL du 9 décembre 1996
relatif à la protection des espèces de faune et de flore sauvages par le contrôle de leur commerce

Article 8
Dispositions relatives au contrôle des activités commerciales


1. Il est interdit d'acheter, de proposer d'acheter, d'acquérir à des fins commerciales, d'exposer à des fins commerciales, d'utiliser dans un but lucratif et de vendre, de détenir pour la vente, de mettre en vente ou de transporter pour la vente des spécimens d'espèces inscrites à l'annexe A.(entre autres, tous les cétacés) 

2. Les États membres peuvent interdire la détention de spécimens, notamment, d'animaux vivants appartenant à des espèces de l'annexe A.

3. Conformément aux exigences des autres actes législatifs communautaires relatifs à la conservation de la faune et de la flore sauvages, il peut être dérogé aux interdictions prévues au paragraphe 1 à condition d'obtenir de l'organe de gestion de l'État membre dans lequel les spécimens se trouvent un certificat à cet effet, délivré cas par cas, lorsque les spécimens:

a) ont été acquis ou introduits dans la Communauté avant l'entrée en vigueur, pour les spécimens concernés, des dispositions relatives aux espèces inscrites à l'annexe I de la convention, à l'annexe C 1 du règlement (CEE) n° 3626/82 ou à l'annexe A du présent règlement
ou
b) sont des spécimens travaillés ayant été acquis plus de cinquante ans auparavant
ou
c) ont été introduits dans la Communauté conformément aux dispositions du présent règlement et sont destinés à être utilisés à des fins ne nuisant pas à la survie de l'espèce concernée
ou
d) sont des spécimens nés et élevés en captivité d'une espèce animale ou des spécimens reproduits artificiellement d'une espèce végétale, ou une partie ou un produit obtenu à partir de tels spécimens
ou
e) sont nécessaires, dans des circonstances exceptionnelles, au progrès scientifique ou à des fins biomédicales essentielles dans le respect des dispositions de la directive 86/609/CEE du Conseil, du 24 novembre 1986, concernant le rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres relatives à la protection des animaux utilisés à des fins expérimentales ou à d'autres fins scientifiques, lorsqu'il s'avère que l'espèce en question est la seule répondant aux objectifs visés et que l'on ne dispose pas de spécimens de cette espèce nés et élevés en captivité
ou
f) sont destinés à l'élevage ou à la reproduction et contribueront de ce fait à la conservation des espèces concernées
ou
g) sont destinés à des activités de recherche ou d'enseignement visant à la sauvegarde ou à la conservation de l'espèce
ou
h) sont originaires d'un État membre et ont été prélevés dans leur milieu naturel conformément à la législation en vigueur dans ledit État membre.

Ne manquent donc plus que des juristes chevronnés pour prouver noir sur blanc ce que tout le monde sait déjà :

* Les recherches menées par les delphinariums sur leurs détenus n'ont aucune valeur scientifique, du fait des conditions de vie aberrantes qu'on leur impose et qui 'ont strictement rien à voir avec leur vie sociale, affective et culturelle en milieu naturel.

* L'exhibition de cétacés artificiellement regroupés dans des piscines chlorées et contraints par la faim et l'ennui à se livrer à des tours de cirque n'ont aucune valeur pédagogique et constitue bien au contraire un contre-exemple et une désinformation manifeste pour les enfants qui assistent à ces shows. 

(
Lire plus haut)  


La détention des cétacés se doit donc d'être désormais interdite dans tout l'espace européen ! 


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