GRANDS SINGES EN DANGER !
CHIMPANZES, BONOBOS, OURANG-OUTANS ET GORILLES :
tous nos frères hominiens auront disparu en 2050
L'alternative aux zoos : les sanctuaires pour Grands Singes
"Si les émotions transmises par les regards des grands singes
– même en photographe- vous frappent, ce n’est pas le fruit d’une simple projection.
Ne laissez pas les projections interculturelles s’interposer.
Le lien que vous percevez existe ».Franz De Waal.
"La face du singe anthropoïde est un visage, précisément
parce que celle-ci participe de sa personnalité propre ».
Dominique Lestel
«Les grands singes : l’humanité aux fond des yeux»
Le Grand Singe Tueur des savanes,
mieux connu sous le nom d'Humain
Appel de pascal picq
Pour l 'anthropologue et maître de conférence au Collège de France, Pascal Picq, interrogé par le journal "Le Monde", il y a 3 enjeux principaux qui justifient que l'on tente de sauver les derniers primates anthropoïdes :
* Un enjeu scientifique, car ces grands singes partagent avec nous les mêmes systèmes sociaux et des pans entiers de l'humanité.
* Un enjeu anthropologique, car ils détiennent une partie de nos origines communes, et ils nous permettront de savoir d'où nous venons.
* Un enjeu philosophique enfin, car "est-il acceptable que l'expansion de l'homme se traduise par l'extinction des autres espèces ?"
http://www.hominides.com/html/lieux/grands_singes_disparaitre.html
"L’homme n’est pas le seul animal qui pense mais il est le seul à penser qu’il n’est pas un animal".
Pascal Picqle Dossier grands singes de pascal picq
"Non, l'homme ne descend pas du singe... il est simplement un singe, et plus précisément un grand singe.."
Déclaration de kinshasaLes bonobos sont une espèce rare, précieuse et unique au monde, qui ne subsiste qu'en république du congo. Qui s'en soucie parmi les dirigeants auto-proclamés congolais ? Qui s'en soucie parmi les "amis" néo-colonialistes du Congo ?
La seule vraie richesse durable et future du congo RDC ESt sa nature, sa faune et sa flore sauvage
Un sanctuaire pour anciens chimpanzés captifs
La fin des grands singes
"Il est minuit moins une pour les grands singes», affirme Klaus Toepfer, Directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE).
Décimées par la déforestation, la chasse et les maladies, toutes les espèces de grands singes sont confrontées à un risque élevé d’extinction, dans un avenir immédiat ou au mieux dans les cinquante années à venir, si aucune mesure d’envergure n’est prise pour les protéger.
Les orangs-outans, autrefois présents dans une grande partie de l’Asie, ne subsistent plus qu’à Sumatra et à Bornéo. En Afrique occidentale, les populations de chimpanzés et de gorilles ont diminué de 56 % entre 1983 et 2000*.
Les Nations unies estiment qu’il faudrait investir immédiatement 25 millions de dollars si l’on veut sauver les derniers grands singes, notamment en créant des zones protégées".* Nature, avril 2003
En 2050, il n’y aura plus aucun grand singe en liberté. Quant à ceux des zoos, ces malheureux zombis privés de leurs cultures, ils finiront sans doute eux aussi par disparaître, faute d’être capables de se reproduire de manière suffisante.Telle est aussi la terrifiante conclusion sur laquelle se clôt un remarquable dossier édité par le journal "Le Monde" en novembre 2005 sous le titre « L’adieu aux grands singes ».
« En 1983, prés de 80 % des populations mondiales des gorilles (Gorilla gorilla) et des chimpanzés (Pan troglodytes) vivaient encore dans les épaisses forêts du Gabon et de la République du Congo.
Une étude récente (Nature, 10 avril), menée entre 1983 et 2000, montre que le nombre de ces animaux a diminué en vingt ans de plus de la moitié. La première cause du déclin est la chasse facilitée par l'expansion rapide de l'exploitation mécanisée du bois de forêt.
La seconde est la fièvre hémorragique Ebola, qui décime les populations de singes.
Très inquiets de cette situation, les chercheurs suggèrent de classer les chimpanzés et les gorilles dans la catégorie des espèces "en danger critique", alors qu'ils ne sont actuellement considérés que comme de simples espèces "en danger" par la World Conservation Union».
Les chimpanzés
Presque identique dans ses fondements à celle des êtres humains, la culture chimpanzé connaît la politique, le mensonge, le meurtre, le cannibalisme, la torture, mais également l'usage d'outils, l'éthique et le langage sous sa forme verbale et gestuelle simplifiée.
Les grands singes utilisent des brindilles pour capturer des fourmis ou égrainer des fruits.
Ils se servent de feuilles pour se protéger des plantes urticantes et se fabriquent des coussins pour s’asseoir au sec. Ils confectionnent aussi des tongs en branches pour grimper aux épineux et utilisent des sondes pour pêcher.
En Guinée et en Côte d’Ivoire, ils manient des marteaux et des enclumes de pierre pour casser des noix, et les parents apprennent ces techniques aux petits.
Les équipes de Jane Goodall ont enregistré 50.000 heures de «cris» jusqu’à isoler trente vocalisations exprimant chacune une émotion. Elles ont repéré des comportements sociaux différenciés selon les communautés, telle que la «poignée demains ou ou une variété de la « danse de la pluie » chez les mâles, accompagnée de frappes d’arbres à coups de branches.
Certains chimpanzés possèdent une connaissance des plantes médicinales, comme l’Aspilla , antiparasitaire, la Vernonia amygdalina, et d’autres plantes étudiées depuis pour leurs qualités anti-paludiques et anti-tumorales.
On ne peut donc que donner raison au Great Ape Project qui réclame un élargissement des Droits de l'Homme à toutes les races d'hominidés. Puisque nous partageons le même génome que les chimpanzés, à 1, 6 chromosome près, mais aussi la même sensibilité, il convient de classer d'urgence cette espèce comme une simple variété de la nôtre, au même titre que l'homme de Néanderthal ou l'Australopithèque robuste. Les chimpanzés sont en effet dans le même rapport à nous que le cheval l'est au zèbre !
Le journal LE MONDE du 26.06.03 publiait à ce propos les informations suivantes :
"Les humains seraient des chimpanzés "légèrement remodelés"C'est l'opinion qu'une équipe de biologistes américains s'est forgée après avoir décrypté le code génétique des grands singes. Les différences sont si minimes que ces chercheurs ont proposé de classer ces animaux dans le genre "Homo". Un choix que ne partagent pas tous les primatologues. Grâce aux travaux d'anthropologie moléculaire, on sait que de tous les grands singes (orangs-outans, gorilles, chimpanzés communs, chimpanzés bonobos), les chimpanzés sont les plus proches cousins de l'homme. 98,7 % du code génétique des deux espèces sont identiques.
Mieux, une étude de chercheurs du Centre de médecine et génétique moléculaires de l'université d'Etat Wayne à Detroit (Etats-Unis) vient de porter ce pourcentage à 99,4 %. Aussi les scientifiques proposent-ils de placer les chimpanzés communs (Pan troglodytes) et les bonobos (Pan paniscus) dans le genre Homo.
L'un de ces scientifiques, Morris Goodman, spécialiste de la paléontologie des primates au niveau moléculaire, considère en effet que "l'accumulation d'évidences concernant l'ADN fournit maintenant une vision objective non anthropocentrique de la place de l'homme dans l'évolution. Nous, humains, apparaissons seulement, ajoute-t-il, comme des chimpanzés légèrement remodelés.
Dans cette nouvelle classification, publiée dans les Proceedings of the American Academy of Sciences (PNAS) du 19 mai 2003, les Chimpanzés communs deviennent ainsi Homo (Pan) troglodytes, les Bonobos Homo (Pan) paniscus, tandis que l'Homme est appelé Homo (Homo) sapiens. (...)
Pour arriver à cette conclusion, iconoclaste pour certains, l'équipe américaine dirigée par Derek Wildman a comparé 97 gènes fonctionnels (codant pour les protéines et soumis à la pression de la sélection) appartenant aux humains, aux chimpanzés, aux gorilles, aux orangs-outans, aux singes de l'ancien monde (Europe et Asie) et... à la souris.
Ils ont aussi fait appel à l'"horloge moléculaire" qui mesure le taux de mutation supposée de l'ADN mitochondrial et permet ainsi aux généticiens de remonter le temps.Ils en ont déduit que le groupe Hommes-Chimpanzés s'était séparé des gorilles il y a 6 à 7 millions d'années et que l'ancêtre commun des hommes et des chimpanzés vivait il y a 5 à 6 millions d'années".
Jared Diamond, de son côté , n'a de cesse d'affirmer :
" La distance génétique qui sépare l'Homme du chimpanzé commun et du chimpanzé pygmée est grossièrement le double de celle qui sépare ces des deux espèces entre elles (0,7 %).
Elle est plus petite que celle existant entre les deux espèces de gibbons connus (2,2 %) ou entre deux espèces aussi étroitement apparentées que le sont le viréon à oeil rouge et le viréon à oeil blanc (2,9 pour cent).
Le reste de l'ADN humain, c'est-à-dire les 98,4 pour cent, ne représente au fond rien d'autre que de l'ADN normal de chimpanzé. Ainsi, l'hémoglobine humaine (la protéine transportant l'oxygène et qui donne au sang sa couleur rouge), sous sa forme normale, est identique à l'hémoglobine de chimpanzé par chacune de ses 287 unités.
Sur ce point, comme sur beaucoup d'autres, nous ne sommes qu'une troisième espèce de chimpanzé, et tout ce qui est applicable au chimpanzé commun et au chimpanzé pygmée nous l'est aussi.
Les instructions génétiques relatives aux importantes caractéristiques qui nous séparent des autres chimpanzés (station debout, dimension du cerveau, aptitude au langage, quasi-absence de pelage et vie sexuelle particulière) doivent être concentrées dans cette simple portion de 1,6 pour cent de notre programme génétique ".
La principale préoccupation de ces deux races de grands singes - séparés depuis moins de 5 millions d'années - est de constituer des alliances et d'accéder au pouvoir. Comme les "chimpanzés de savanes" que nous sommes, ceux de la forêt pluvieuse n'ont pas de plus grand plaisir que de constituer des bandes de mâles pour défendre férocement leur clan et infliger des raclées à leurs voisins immédiats lors de raids silencieux et sanglants.
Guerre, racisme, sexisme, maltraitance à enfants trouvent d'ailleurs là leur origine chez l'homme.
Mais le même auteur ajoute : «L'animal humain est cependant le seul à déployer une capacité à détruire massivement les écosystèmes et à ruiner les bases de sa propre alimentation tout en éradiquant avec méthode les grands mammifères terrestres et marins... "
"Le troisième chimpanzé. Essai sur l'évolution et l'avenir de l'animal humain"
Jared Diamond. NRF Essais. Gallimard. 1992.
La triste HISTOIRE DE JERôMe, un singe de laboratoire parmi des millions d'autres
Washoe s'est éteinte fin octobre 2007 parmi siens, dans la gentillesse et l'amitié.
Merci de nous en avoir tant appris sur tes semblables, petite washoe !Capturée en forêt pour les besoins de l'armée américaine, Washoe fut la première guenon chimpanzé à apprendre l'Ameslan ou langage des sourds avec le Dr Gardner et sa femme, qui l'abandonnèrent par la suite sans scrupule à l'adolescence.
Récupérée au fond d'une cage obscure du centre de Primatologie de Yerkès par le merveilleux Roger Fouts, son instructeur préféré, la pauvre Washoe a traversé mille épreuves afin d'enfin trouver la paix.
Elle vit aujourd'hui heureuse, épanouie parmi les siens - d'autres "sujets d'expérience" sauvés de justesse par Fouts - dans une magnifique réserve arborée, pleine de jeux et de stimulations. Chaque jour des dialogues intenses ont lieu entre les singes et les humains.Les souvenirs d'enfance, la vision de l'espace et du temps, la sensibilité de Washoe, Tatu et ses autres amis - apparaissent en filigrane de ces échanges dûment enregistrés - et nous ouvrent les portes du monde intérieur naïf, charmant, profondément émouvant de nos frères chimpanzés.
Roger Fouts et Tatu
Un site japonais
Le peintre chimpanzé qui a inspiré Picasso
Lire aussi l'article de Franz De Waal
Une bonne base pour visiter les très nombreux sites consacrés aux gorilles et ourang-outangs, gravement menacés dans un tiers-monde africain et asiatique en proie aux pires délires guerriers...
Jane Goodall a tout découvert. Sans elle, nous ne saurions rien des guerres cruelles qui opposent les tribus chimpanzés frontalières, nous ne saurions rien de leur goût de la chasse et du sang ni de leur usage constant d'outils - bâtons, piques, pierres, bâtonnets à termites soigneusement calibrés et préparés à l'avance et parfois même des casseroles en métal volées qu'on frappe pour effrayer l'adversaire. Nous ne saurions rien de leur culte de l'orage, de leur danses de pluie, ni de leur éthique sociale, qui pousse les vieux amis à s'entraider ou favorise le don gratuit. Dès les petits singes verts, des "mots" existent pour désigner différents prédateurs mais il semble bien que les "longs calls" des chimpanzés s'articulent comme des phrases et que certains de leurs gestes s'apparentent à des codes. A tout le moins, ils disposent de leur pharmacopée propre et sans doute d'autres connaissances en "sciences naturelles", que nous n'aurons sans doute pas le temps de découvrir...
L'action scientifique remarquable de Jane Goodall se poursuit et il faut la soutenir dans son nouveau combat : sauver des geôles des laboratoires américains les quelques 1700 malheureux chimpanzés, parfois vétérans de la NASA, qui s'y trouvent désormais livrés aux plus horribles expériences sur le virus HIV...
Ce groupe lutte depuis des années pour obtenir un élargissement des Droits de l'Homme à toutes les races d'hominidés et il n'est pas loin d'y parvenir vraiment : la Nouvelle-Zélande (où, sans doute, les chimpanzés ne courent pas les rues) vient récemment de couler en force de loi les généreuses propositions du GAP.
Pitié pour les singes en prison ! Un très beau plan d'action, à soutenir d'urgence !
Chimpanzés : docteurs de la Jungle !
les chimpanzés s'abritent dans les grottes
Non contents d'utiliser des outils et de faire usage de médicaments,
les chimpanzés vivent aussi dans des grottes pour échapper à la chaleur
et chassent leurs proies avec des armes fabriquées par eux mêmes
Appel du peuple congolais en faveur des bonobos de bolobo
"Depuis des temps immémoriaux , les autochtones d’ethnies Téké, Boma, Tiene, Nunu et Mpee vivaient
en harmonie avec les bonobos et bien qu’ils ne les mangeaient pas suite à des tabous ancestraux séculaires, ils les considéraient comme leurs congénères, leur patrimoine culturel embellissant et agrémentant le paysage de la forêt dense; donc un motif de fierté.
Depuis que les grandes sociétés de la contrée ont commencé à recruter la main –d’œuvre en dehors des ethnies précitées,
on a assisté au massacre systématique des bonobos. Ceux-ci sont consommés, boucanés, compilés dans des paniers et expédiés à Kinshasa pour être vendus. D’autre part, les bébés bonobos font l’objet d’un commerce florissant et sont envoyés à la même destination pour être vendus comme animaux de compagnie ou comme jouets pour enfants. Il sied de noter que pour arracher un bébé bonobo à ses parents,
les braconniers tuent au moins 5 adultes de sa famille".
ONG MBOU-MON-TOUR
Culture BonoboLe "Chimpanzé Nain" ou Bonobo est le petit génie de la famille, celui qui a découvert un nouvel art de vivre, qui marche debout et pratique une façon bien agréable de transcender les conflits. Une espèce fascinante et délicieuse, infiniment proche de l'homme et qui pourrait tant nous apprendre !Au lieu de cela, on abat le Bonobo et on le bouffe comme du gibier !
Il comprend ce qu'on lui dit au téléphone, fait la cuisine, allume le gaz, joue au PACMAN sur son ordinateur, apprécie comme tous les grands singes la lecture des magazines et la vision des vidéos, et dialogue couramment avec son instructrice, le Dr Savage-Rumbaugh, par le biais d'un système de signes assez complexes portés sur un tableau électronique.
On lira également les recherches du professeur Franz de Waal - le remarquable auteur du "Bon Singe" et de "La politique des Chimpanzés" à propos de la vie culturelle et sociale des derniers bonobos à survivre encore en liberté, et sans doute pour peu de temps. Ils marchent, ramassent du bois, se parlent par signes et par "long calls"...Ce sont là tout bonnement des Australopithèques, mais qui auraient évolué dans le bon sens, vers une culture sans violence...
NON A LA DEFORESTATION DU CONGO RDC
Lire sur Rain Forest
Les élections au Congo ne concernent pas que les Humains. Toute la biodiversité est ici en jeu.
Il est donc plus que temps que le futur Gouvernement congolais annoncé - et très militairement soutenu par la Belgique -prenne enfin conscience que la ressource la plus précieuse et la plus remarquable de ce magnifique pays qu'est le Congo RDC est sa biodiversité.
Bien que fort proches de nous en termes génétiques, les bonobos et les chimpanzés ne peuvent sans doute pas voter. Mais s'ils survivent jamais à notre frénésie de destruction, ils pourraient pourtant constituer à l'avenir une source de richesse immense pour les populations locales et toute la Nation Congolaise.
Juillet 2006
Elections au Congo rdc
La seule vraie richesse durable et future du congo RDC ESt sa nature, sa faune et sa flore sauvage
Aidez les bonobos du congo !
La pédagogie au sanctuaire des bonobos
"une tendresse sauvage"
Toute l'histoire de malou à Roissy
Lire aussi : "Le singe en nous" de Franz De Waal
pour la première fois photographié en train de pêcher
Sans doute le plus intelligent parmi tous les grands singes, malgré ses moeurs apparemment solitaires mais qui le sont beaucoup moins que nous ne le pensions.
Doté d'une mémoire phénoménale et capable d'utiliser l'outil, de comprendre le chinois ou l'anglais, de manier le langage gestuel, de peindre des tableaux, de faire et défaire des noeuds, et d'imiter de façon hallucinante des comportements aussi humains que celui d'allumer un feu, il se trouve aujourd'hui à l'extrême limite de sa totale extinction. Les incendies à Bornéo en 1998 et les guerres incessantes dans l'archipel indonésien ont quasiment signé son arrêt de mort.Peut-on encore l'aider ? Il le faut ! Autrement, nous ne verrons bientôt plus que des orang-outans au zoo, transformés en zombis, privés de leur culture et soumis à leur geôliers.
Août 2010
Le langage gestuel des orang-outans
On le savait depuis Washoe, les recherches sur le terrain l'ont confirmé pour les Bonobos : les grands singes, dépourvus d'un organe phonatoire aussi complexe que le nôtre, font grand usage d'un langage "signé" qui leur est propre, non enseigné par l'homme. Rien d'étonnant dès lors à ce que les orang-outans fassent de même, en dépit des cris puissants que peuvent pousser les mâles adultes.
Juin 2010
Une maman orang-outan battue à mort. Son bébé vit encore...
Voir aussi l'insoutenable et magnifique documentaire (45 minutes) :
"Les derniers jours d'une femme orang-outan"
une maman orang-outan allaitante a été battue à mort en Indonésie.
Le cas est fréquent.
On les tond avant de les violer,
on les attache à un arbre avant de les brûler vivants,
on leur fait fumer des cigares devant les bordels locaux, etc.
Ceci sous prétexte que ces malheureux Grands Singes mangent les récoltes des paysans, faute de mieux, leur forêt étant brûlée à vive allure par d'immondes spéculateurs sans scrupules qui préfèrent les palmiers à huile (votre plat micro-onde est truffée de cette huile) aux forêts primaires. La victime a laissé un bébé vivant, dont de braves gens s'occupent...
Pour en savoir plus sur le sort abominable réservé à ces primates roux
hyper-intelligents, beaux, doux et gentils :
http://etrangenature.blogspirit.com/archive/2008/04/27/un-orang-outang-qui-peche .html
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/vie-1/d/la-fuite-des-orangs-outans-face -aux-incendies-en-indonesie_9933/
http:/.../www.4apes.com/orangutan/?lang=fr
http://www.dauphinlibre.be/lingga.htm
les
derniers orangs-outans font face aux incendies

Epuisé, suffoquant, un grand singe vient de tomber de son arbre.
Les responsables de ce génocide annoncé ?
les compagnies chinoises qui voudraient voir la forêt tropicale remplacée par
des palmiers à huile.
Ces arbres permettent e effet la production de cosmétiques, détergents, denrées
alimentaires
telles que confiserie, chocolat, crème glacée, repas précuisinés et margarine
palmiers
à huile et incendies
Lire nos dossiers
Lire
sur IFAW
Lingga, un grand singe à paris !
Aidez les derniers orangs-outans !
Orangs-outangs torturés à Bornéo

Orangs-outans
La destruction programmée
Leur forêt natale est ravagée. Leurs
enfants sont vendus comme des « animaux familiers » jusque l’âge adulte les
renvoie vers un destin plus atroce encore (fumer des cigares à l’entrée des
bordels ou simuler des combats de boxe, entre autres…).
Considérés par les populations
locales comme des «parasites», ils sont chassés systématiquement.
Afin de
lutter contre cette situation dramatique, l’association «Borneo Orangutan
Survival (BOS) et ses centres de réhabilitation et de bases de survie (BOS)
constituent peut-être le dernier espoir pour les orang-outans de Bornéo, poussés
jusqu’aux limites de l’extinction imminente et totale..
Comment les orangs-outans en sont-ils arrivés là ?
La coupe illégale des arbres au sein de zones supposées protégées, les incendies prétendument «accidentels » destinés à dégager de l’espace pour produire de l’huile de palme - principal ingrédient de tous nos plats préparés destinés a four à micro-ondes, rappelons-le ! - détruisent jour après jour l'habitat naturel de l'orang-outan et les arbres immenses où, sautant de branches en branches à la limite de la canopée durant des millénaires, il a pu déployer ses cultures et son exceptionnelle intelligence.
Privé de leur milieu de vie, les grands singes sont désormais obligés de marcher sur la cendre de leurs anciennes forêts à la recherche de nourriture.
Dès lors que l’un d’eux est repéré aux alentours d’une plantation humaine ou qu’il s’approche d’une bourgade, il est abattu aussitôt ou longuement torturé. Pire encore, des «expéditions punitives» sont également organisées en forêt pour réduire le nombre orangs-outans et permettre aux planteurs d’étendre leur domaine, mais aussi de se faire un peu d’argent en revendant les petits sur le marché juteux du trafic si peu contrôlé des animaux exotiques (le troisième plus grand business au monde, après la drogue et la prostitution.)
Que peut-on faire pour les protéger ?
BOS a plusieurs objectifs :
1. Apprentissage de la vie en forêt
Un centre de réhabilitation, du nom de « Nyaru Menteng » accueille actuellement près de 650 Grands Singes. Le personnel y enseigne aux jeunes orangs-outans sauvés de justesse à survivre de manière indépendante. On montre aux orphelins comment trouver de la nourriture, ainsi que d’autres techniques de survie en habitat forestier qu’ils auraient du normalement apprendre de leur maman.
Fixation d'un habitat sûr.
Une fois que ces orphelins sont jugés physiquement et psychologiquement aptes à l’autonomie, on les déplace sur diverses îles du fleuve local. Avec l’aide de donateurs et de fonds supplémentaires, il serait possible de réhabiliter de la même manière plus d’une centaine d’orangs-outans. La fondation BOS se consacre également à reboiser les zones dévastées afin de permettre une plus large extension de ses prochaines réhabilitations. Cette action s’accompagne bien évidemment d’une analyse scientifique des environnements concernés.
Faire participer les communautés locales.
Il est clair que tout le problème vient la misère des populations humaines qui vivent sur le même territoire que les grands singes. A l’instar du Rwanda ou de l’Ouganda en Afrique, associant le tourisme à la préservation des gorilles, ou de ce que tente de faire notre compatriote Claudine André pour le peuple Bonobo en République démocratique du Congo, la survie des orangs-outans pourrait pourtant représenter un levier économique majeur capable de fournir du travail aux habitants des lieux.
Mais il s’agit d’abord d’informer ceux-ci, de leur faire comprendre à quel extraordinaire «animal non-humain » ils ont affaire, par le biais d’exposés et de conférences menées de village en village. Ce type d’informations encourage la coopération et permet d’empêcher de nouvelles attaques à l’égard des orangs-outans.
30.000 orangs-outans à Bornéo
On estime qu’il ne reste que 30.000 orangs-outans à Bornéo, un chiffre terrifiant par rapport aux immenses populations de grands singes, dont les grand mâles qui lançaient ses formidables appels du fond de leur jungle inviolée, il y a un siècle à peine.
BOS est l’une des trop rares organisations - citons notamment le combat de Kinabatangan Orang-utan Conservation Projet – qui ose se battre sur le terrain, face à des gouvernements trop souvent corrompus par des profits rapides et pour lesquels la «personne non-humaine» n’existe tout simplement pas !
La WSPA a décidé de soutenir ce travail étonnant et développe à cet égard une campagne de collecte de fonds de la base pour aider BOS à poursuivre son travail.
Project's page:
http://www.wspa-usa.org/pages/2355_orangutans.cfm
http://images.smh.com.au/2009/05/31/548723/orang-utan%20%281%29-600x400.jpg
Lire aussi :
L’intelligence de l’orang-outan
http://fr.wikipedia.org/wiki/Orang-outan
http://www.youtube.com/watch?v=JVRS3mTPPTI
http://www.dauphinlibre.be/linggajdp.html
http://www.dauphinlibre.be/chat_et_singe.htm

Quant
aux gorilles, leur culture est bien différente, plus paisible sans doute.
Le mâle dominant gère une sorte de harem.
Mais leur intelligence, contrairement à certaines légendes, n'est pas moindre
que celle des autres grands singes. Qu'on en juge notamment par les capacités de la gorille Koko à manier le
langage humain et à créer des oeuvres d'art d'une réelle beauté.
http://www.koko.org/world/signlanguage.html

Lire aussi en
français :
"J'ai très mal aux dents" déclare Koko la Gorille
Veillée mortuaire pour un
gorille
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Fevrier 2009
Les gorilles ont leur propre langage
Des scientifiques de l'université de St Andrews (Ecosse), ayant effectué l'une des plus vastes études jamais menée sur les grands singes, ont découvert que les gorilles possédaient un répertoire de 102 signaux différents, leur permettant de communiquer.
Les gorilles ont leur propre
langage des signes. Les chercheurs ont observé les
mêmes gestes chez des gorilles qui n'avaient jamais été en contact les uns avec
les autres.
Mieux : ils se sont aperçus que chaque signe était effectué après une
observation attentive de l'auditoire, ces signaux silencieux étant uniquement
utilisés quand les autres singes peuvent les voir.
Auteur principal de l'étude, le professeur Byrne explique : "Comme nous ne cessions d'ajouter de nouvelles populations à notre étude, nous avons constaté que la plupart des gestes qui avaient au début semblé spécifiques à un individu ou un site étaient finalement toujours retrouvés ailleurs."
L'équipe a conclu de ses observations que la gestuelle des gorilles n'était pas apprise mais acquise, faisant partie d'un répertoire naturel permettant aux gorilles de communiquer entre eux.
"Le Dr Joanne Tanner et moi avons étudié une femelle gorille qui copiait des gestes humains et nous avons découvert que ces imitations étaient en fait des actions propres, qui ressemblaient aux actions humaines imitées mais n'étaient pas parfaitement identiques. Nous pensons que le fait que ces singes aient un vaste répertoire propre à leur espèce peut expliquer pourquoi ils imitent mal nos gestes : ils n'en apprennent pas de nouveaux, mais en "réutilisent" de leur propre répertoire" conclut le Pr. Byrne.
Janvier 2009
7 gardes forestiers en mission de patrouille ont du résister aux agressions de
ces milices pendant plus de trois heures pour protéger les grands singes. Nous
essayons d'obtenir des renforts mais cela prendra au moins 12 heures.
Si les connections Internet locales le permettent,
www.gorilla.cd/blog
D’ores et déjà, dites-le à vos amis et à votre famille : ces gardes forestiers
de l’ancien «parc de Virunga» luttent seuls depuis des années et ont un besoin
urgent d’une aide internationale massive de la part des pays occidentaux qui ne
se soucient guère de la sauvegarde des ultimes gorilles encore vivants hors des
zoos !
Note YG : Nombre de
missions parlementaires belges, dont celle du
parti Ecolo, se sont succédées dans ce pays et il est surprenant de
constater que la plupart de ces dignitaires subventionnés par le CGRI semblent
se contrefoutre de la préservation de la biodiversité du bassin du Congo, second
poumon du Monde avec l’Amazonie !

Bébé gorille orphelin.
Toute sa famille a été massacrée
Le traumatisme psychique qu'il subit est semblable à celui d'un enfant humain.
Écrire au Président de la RDC
APPEL DU GREAT APE SURVIVAL PROJECT
Ces grands singes que les zoos rendent fous !

Grands singes au cinéma
ourang-outans
boxeurs en thailande
Les grands singes du zoo d'anvers
CONGO RDC
Le secteur de Tshiaberimu, dans les Monts Virunga, où
tentent encore de survivre des tribus de gorilles libres, a été l’objet
d’une violente attaque de la part de guerriers Maï-Maï hier, 9 janvier
2009
Sept gardes forestiers en mission de patrouille ont du résister aux
agressions de ces milices pendant plus de trois heures pour protéger les
grands singes. Nous essayons d'obtenir des renforts mais cela prendra au
moins 12 heures. Si les connections Internet locales le
permettent,
D’ores et déjà, dites-le à vos amis et à votre famille : ces gardes
forestiers de l’ancien et réputé
«Parc des Virunga»
luttent seuls depuis des années et ont un besoin urgent d’une aide
internationale massive de la part des pays occidentaux qui ne se
soucient guère de la sauvegarde des ultimes gorilles encore vivants hors
des zoos

dossier grands singes de
pascal picq
