hommes, Chimpanzés, bonobos et gorilles
GRANDS SINGES EN DANGER !

CHIMPANZES, BONOBOS, OURANG-OUTANS, GORILLES, humains

 

 

Si les grands singes pouvaient parler (2013)

 



"Si les émotions transmises par les regards des grands singes
– même en photographe- vous frappent, ce n’est pas le fruit d’une simple projection. 
Ne laissez pas les projections interculturelles s’interposer.
Le lien que vous percevez existe ».

Franz De Waal. 

"La face du singe anthropoïde est un visage, précisément
parce que celle-ci participe de sa personnalité propre ».
Dominique Lestel
 


Pour le paléoanthropologue et maître de conférence au Collège de France, Pascal Picq,
 il y a 3 enjeux principaux qui justifient
que l'on tente de sauver les derniers primates anthropoïdes :

*
Un enjeu scientifique, car ces grands singes partagent avec nous les mêmes systèmes sociaux et des pans entiers de l'humanité.
* Un enjeu anthropologique, car ils détiennent une partie de nos origines communes, et ils nous permettront de savoir d'où nous venons.
* Un enjeu philosophique enfin, car
"est-il acceptable que l'expansion de l'homme se traduise par l'extinction des autres espèces ?"


"L’homme n’est pas le seul animal qui pense mais il est le seul à penser qu’il n’est pas un animal".

le Dossier grands singes de pascal picq
"Non, l'homme ne descend pas du singe... il est simplement un singe, et plus précisément un grand singe.."


cultures humaines

cultures chimpanzés

Cultures bonobos

Cultures gorilles

cultures orang-outans

 

 


 

cultures humaines


Cultures Chimpanzés

La vie du chimpanzé

Singes et forêts : même combat !

Déclin inquiétant des singes africains

En 1983, prés de 80 % des populations mondiales des gorilles (Gorilla gorilla) et des chimpanzés (Pan troglodytes) vivaient dans les épaisses forêts du Gabon et de la République du Congo.
Une étude récente (Nature, 10 avril), menée entre 1983 et 2000, montre que le nombre de ces animaux a diminué en vingt ans de plus de la moitié. 
La première cause du déclin est la chasse facilitée par l'expansion rapide de l'exploitation mécanisée du bois de forêt. La seconde est la fièvre hémorragique Ebola, qui décime les populations de singes. 

Très inquiets de cette situation, les chercheurs suggèrent de classer les chimpanzés et les gorilles dans la catégorie des espèces "en danger critique", alors qu'ils ne sont actuellement considérés que comme de simples espèces "en danger" par la World Conservation Union. 

La fin des grands Singes ?

Rien de plus normal : l'Homo soit disant Sapiens a massacré tous les Hominidés concurrents au cours des derniers millénaires, jusqu'au dernier Homme de Néandertha !
Trop proches, trop similaires à nous, trop gênants pour ces crânes d'oeufs de prêtes, imams, rabbins et autres abrutis, déclamant en dépit de toute logique que l'Homme est à l'image de Dieu.

Pauvre Dieu, s'il existe !
 
Il y a juste une espèce qui résiste encore avec férocité au rouleau compresseur de notre triste race : les
Babouins, des singes comme nous, qui ont quitté la forêt pour s'attaquer à la savane. Aux toutes dernières nouvelles, ils tiennent encore le coup ! 



 



Chimpanzés captifs au Zoo d'Anvers : l'horreur d'un ennui sans fin et d'une promiscuité violente...

Presque identique dans ses fondements à celle des êtres humains, la culture chimpanzée  connaît la politique, le mensonge, le meurtre, le cannibalisme, la torture, mais également l'usage d'outils, l'éthique et le langage sous sa forme verbale et gestuelle simplifiée. 

La principale préoccupation de ces deux races de grands singes - séparés depuis moins de 5 millions d'années - est de constituer des alliances et d'accéder au pouvoir. Comme les "chimpanzés de savanes" que nous sommes, ceux de la forêt pluvieuse n'ont pas de plus grand plaisir que de constituer des bandes de mâles pour défendre férocement leur clan et infliger des raclées à leurs voisins immédiats lors de raids silencieux et sanglants. 

Guerre, racisme, sexisme, maltraitance à enfants trouvent d'ailleurs là leur origine chez l'homme, ainsi que le prouve de façon lumineuse l'indispensable étude de Jared Diamond "Le Troisième Chimpanzé" ("The Rise and Fall of the Third Chimpanzee»). 

On ne peut donc que donner raison au Great Ape Project qui réclame un élargissement des Droits de l'Homme à toutes les races d'hominidés. Puisque nous partageons le même génome que les chimpanzés, à 1, 6 chromosome près, mais aussi la même sensibilité, il convient de classer d'urgence cette espèce comme une simple variété de la nôtre, au même titre que l'homme de Néanderthal ou l'Australopithèque robuste. Les  chimpanzés sont en effet dans un rapport plus étroit avec nous que le cheval l'est au zèbre !

Le journal LE MONDE du 26.06.03 publiait à ce propos les informations suivantes : 

"Les humains seraient des chimpanzés "légèrement remodelés"
C'est l'opinion qu'une équipe de biologistes américains s'est forgée après avoir décrypté le code génétique des grands singes. Les différences sont si minimes que ces chercheurs ont proposé de classer ces animaux dans le genre "Homo". Un choix que ne partagent pas tous les primatologues. Grâce aux travaux d'anthropologie moléculaire, on sait que de tous les grands singes (orangs-outans, gorilles, chimpanzés communs, chimpanzés bonobos), les chimpanzés sont les plus proches cousins de l'homme. 98,7 % du code génétique des deux espèces sont identiques. 

Mieux, une étude de chercheurs du Centre de médecine et génétique moléculaires de l'université d'Etat Wayne à Detroit (Etats-Unis) vient de porter ce pourcentage à 99,4 %. Aussi les scientifiques proposent-ils de placer les chimpanzés communs (Pan troglodytes) et les bonobos (Pan paniscus) dans le genre Homo. L'un de ces scientifiques, Morris Goodman, spécialiste de la paléontologie des primates au niveau moléculaire, considère en effet que "l'accumulation d'évidences concernant l'ADN fournit maintenant une vision objective non anthropocentrique de la place de l'homme dans l'évolution. Nous, humains, apparaissons seulement, ajoute-t-il, comme des chimpanzés légèrement remodelés.

Dans cette nouvelle classification, publiée dans les Proceedings of the American Academy of Sciences (PNAS) du 19 mai 2003, les chimpanzés communs deviennent ainsi Homo (Pan) troglodytes, les bonobos Homo (Pan) paniscus, tandis que l'homme est appelé Homo (Homo) sapiens. 

Conséquence de ce choix : le genre Homo englobe également Homo neandertalensis, Homo erectus (1,8 million d'années), ainsi que les préhumains qui n'en faisaient pas partie jusqu'à présent, tels Ardipithecus ramidus (4,5 mA), Australopithecus afarensis (4,2 mA) et Parantropus robustus (1,9 mA).

Pour arriver à cette conclusion, iconoclaste pour certains, l'équipe américaine dirigée par Derek Wildman a comparé 97 gènes fonctionnels (codant pour les protéines et soumis à la pression de la sélection) appartenant aux humains, aux chimpanzés, aux gorilles, aux orangs-outans, aux singes de l'ancien monde (Europe et Asie) et... à la souris. Ils ont aussi fait appel à l'"horloge moléculaire" qui mesure le taux de mutation supposée de l'ADN mitochondrial et permet ainsi aux généticiens de remonter le temps. 
Ils en ont déduit que le groupe hommes-chimpanzés s'était séparé des gorilles il y a 6 à 7 millions d'années et que l'ancêtre commun des hommes et des chimpanzés vivait il y a 5 à 6 millions d'années". 

Jared Diamond, de son côté , n'a de cesse d'affirmer :  

" La distance génétique qui sépare l'Homme du chimpanzé commun et du chimpanzé pygmée est grossièrement le double de celle qui sépare ces des deux espèces entre elles (0,7 %). Elle est plus petite que celle existant entre les deux espèces de gibbons connus (2,2 %) ou entre deux espèces aussi étroitement apparentées que le sont le viréon à oeil rouge et le viréon à oeil blanc (2,9 pour cent). Le reste de l'ADN humain, c'est-à-dire les 98,4 pour cent, ne représente au fond rien d'autre que de l'ADN normal de chimpanzé. Ainsi, l'hémoglobine humaine ( la protéine transportant l'oxygène et qui donne au sang sa couleur rouge), sous sa forme normale, est identique à l'hémoglobine de chimpanzé par chacune de ses 287 unités". 


Sur ce point, comme sur beaucoup d'autres, nous ne sommes qu'une troisième espèce de chimpanzé, et tout ce qui est applicable au chimpanzé commun et au chimpanzé pygmée nous l'est aussi. 

Les instructions génétiques relatives aux importantes caractéristiques qui nous séparent des autres chimpanzés (station debout, dimension du cerveau, aptitude au langage, quasi-absence de pelage et vie sexuelle particulière) doivent être concentrées dans cette simple portion de 1,6 pour cent de notre programme génétique ".

"Le troisième chimpanzé. Essai sur l'évolution et l'avenir de l'animal humain"
Jared Diamond. NRF Essais. Gallimard. 1992. 


Les femelles chimpanzés jouent avec des bâtons comme si c'était des poupées....

Les chimpanzés femelles traitent des bâtons et des petites bûches de bois comme des poupées en les caressant, en créant des jeux pour eux et en les mettant même "au lit".
Alors que les jeunes chimpanzés masculins sont moins enclins à ce type de comportements, les chercheurs responsables d'une étude récente mettent en exergue
la toute première preuve que les jeux peuvent différer entre mâles et femelles, même chez des espèces non-humaines, quoique infiniment proches de nous !
Lire l'article en anglais et regarder les images en page

Les chimpanzés en deuil face à la mort de leurs proches

Les chimpanzés se font la guerre et torturent leurs ennemis

Des chimpanzés altruistes ont recours à l'adoption


A visiter également :

Welcome to Chimpanzee World

Friends of Washoe

Washoe fut la première guenon chimpanzé à apprendre l'Ameslan ou langage des  sourds avec le Dr Gardner et sa femme, qui l'abandonnèrent parla suite sans  scrupule à l'adolescence. Récupérée au fond d'une cage obscure du centre de  Primatologie de Yerkès par le merveilleux Roger Fouts, son instructeur préféré,  la pauvre Washoe a traversé mille épreuves afin d'enfin trouver la paix.  Décédée aujourd'hui, elle a vécu une longue et belle vie heureuse, épanouie parmi les siens - d'autres " sujets  d'expérience " sauvés de justesse par Fouts - dans une magnifique réserve  arborée, pleine de jeux et de stimulations. Chaque jour des dialogues intenses  ont lieu entre les singes et les humains. 
Les souvenirs d'enfance, la vision de  l'espace et du temps, la sensibilité de Washoe, Tatu et ses autres amis - apparaissent en filigrane de ces échanges dûment enregistrés - et nous ouvrent  les portes du monde intérieur naïf, charmant, profondément émouvant de nos  frères chimpanzés. 

Cela dit, précisons tout de même que nous réprouvons ces  expériences sur le langage qui aboutissent toujours, comme le prouve l'histoire de Washoe, à des conséquences cruelles, du fait de la captivité obligée des sujets d'expérience.
Il serait beaucoup plus intéressant d'aller étudier le langage chimpanzé sur place, dans les forêts d'Afrique à préserver d'urgence ! 


Tatu et Roger Fouts

Roger Fouts et Tatu

Primate Info Net
Une bonne base pour visiter les très nombreux sites consacrés aux gorilles et ouran-outangs, tout aussi gravement menacés dans un tiers-monde africain et asiatique en proie aux pires délires guerriers... 

Jane Goodall Institute
Jane Goodall a tout découvert.
Sans elle, nous ne saurions  rien des guerres cruelles qui opposent les tribus chimpanzés frontalières, nous ne saurions rien de leur goût de la chasse et du sang ni de leur usage constant d'outils - bâtons, piques, pierres, bâtonnets à termites soigneusement calibrés et préparés à l'avance et parfois même des casseroles en métal volées qu'on frappe pour effrayer l'adversaire. Nous ne saurions rien de leur culte de l'orage, de leur danses de pluie, ni de leur éthique sociale, qui pousse les vieux amis à s'entraider ou favorise le don gratuit. 
Dès les petits singes verts, des "mots" existent pour désigner différents prédateurs mais il semble bien que les "longs calls" des chimpanzés s'articulent comme des phrases et que certains de leurs gestes s'apparentent à des codes. A tout le moins, ils disposent de leur pharmacopée propre et sans doute d'autres connaissances en "sciences naturelles", que nous n'aurons sans doute pas le temps de découvrir...

L'action scientifique remarquable de Jane Goodall se poursuit et il faut la soutenir dans son nouveau combat : sauver des geôles des laboratoires américains les quelques 1700 malheureux chimpanzés, parfois vétérans de la NASA, qui s'y trouvent désormais livrés aux plus horribles expériences sur le virus HIV... 

Great Ape Project 

Ce groupe lutte depuis des années pour obtenir un élargissement des Droits de l'Homme à toutes les races d'hominidés et il n'est pas loin d'y parvenir vraiment : la Nouvelle-Zélande (où, sans doute, les chimpanzés ne courent pas les rues) vient récemment de couler en force de loi les généreuses propositions du GAP.  

Chimpanzoo
Pitié pour les singes en prison ! Un très beau plan d'action, à soutenir d'urgence !

Quelques échanges verbaux entre chimpanzés :
http://www.janegoodall.org/chimpanzee-wraa-call
http://www.janegoodall.org/chimpanzee-huu-call
http://www.janegoodall.org/audio/chimpanzee-pant-hoot

 

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cultures Gorilles

Les expressions faciales des grands singes sont les nôtres. Ici, la puissance d'un dos argenté !


Lire les dossiers :

Quatre gorilles dans la brume du Zoo d'Anvers

Cultures gorilles

Quant aux gorilles, leur culture est bien différente, plus paisible sans doute, malgré les images terrifiantes que les Hommes s'en s'ont faits.
King Kong est en fait un être doux, paisible et végétarien !
Les enfants naissent et se développent au sein d’un groupe conduit par un mâle à dos argenté protecteur et dominant.
Une population de gorilles comprend des groupes reproducteurs, quelques groupes de célibataires et des mâles solitaires.
Les groupes reproducteurs rassemblent en moyenne dix animaux, exceptionnellement plus de 20.
Chez le gorille de l’ouest, un seul mâle à dos argenté est généralement présent.
Il est accompagné de 3 à 4 femelles adultes en moyenne et de leurs descendants, du plus jeune à l’adolescent.
Les groupes de gorilles de montagne comportent, dans 40% des cas, plusieurs mâles à dos argenté. Seul le mâle dominant du groupe assure les accouplements.
Les femelles, fécondables quelques jours par mois, initient ces accouplements en s’approchant du dos argenté avec des cris caractéristiques.

La mère s’occupe seule de son enfant qu’elle porte sous le ventre pendant près d’un an. Vers 4-6mois, il fait ses premiers pas. A partir d’un an, il se repose, joue et voyage sur le dos maternel. Les femelles ont peu de contact entre elles. En revanche, elles ont des liens étroits avec le dos argenté.
Ce dernier, toujours en alerte, défend activement sa progéniture.

Mais leur intelligence, contrairement à certaines légendes, n'est pas moindre que celle des autres grands singes.
Qu'on en juge notamment par les capacités de la gorille Koko à manier le langage humain et à créer des oeuvres d'art d'une réelle beauté, tout comme son défunt compagnon, Michaël.




Conversation avec un gorille
http://www.youtube.com/watch?v=rf7ZpdvnoEE&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=X67zBy0IQqw&feature=related

http://www.koko.org/world/signlanguage.html

http://www.youtube.com/watch?v=ILzOMRroQgc&feature=related

Lire aussi en français : "J'ai très mal aux dents" déclare Koko la Gorille

Koko prend son pied avec un kaléidoscope
http://www.youtube.com/watch?v=Pmuu8UEi2ko&feature=related

Koko en train d'apprendre (Photographer: Ron Cohn, copyright www.koko.org/

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Cultures Bonobos

Le "Chimpanzé Nain" ou Bonobo est le petit génie de la famille, celui qui a découvert un nouvel art de vivre, qui marche debout et pratique une façon bien agréable de transcender les conflits. Une espèce fascinante et délicieuse, infiniment proche de l'homme et qui pourrait tant nous apprendre !
Au lieu de cela, on abat le bonobo et on le bouffe comme du gibier !
Survivre prisonnier ou mourir comme viande de brousse ?

Quelle est la solution ?  Les Bonobos, nos frères génétiques les plus proches - au  point qu'un gynécologue ne saurait distinguer à l'échographie un foetus humain d'un foetus bonobo ou autre Hominidé à huit mois de grossesse ! - sont en grave danger d'extinction.

En les perdant, nous perdons tout. 
La richesse de leurs cultures, leurs connaissances des plantes médicinales, leur mode vie pacifique, le fait qu'ils ressemblent à s'y méprendre  ce que nous fûmes jadis, constitue pour les Hominidés que nous sommes une source de savoir insondable sur l'Humain lui-même.

Des gens se battent pour leur permettre de se maintenir dans leur biotope d'origine, où ils font merveille.  Qui d'entre nous pourrait tenir ne serait-ce que quelques jours dans les forêts épaisses, hostiles et marécageuses où ils prospéraient il y a peu ?

D'autres ont choisi de les mettre en cage, afin de préserver leur génome.
Mais parle-t-on ici encore de vrais bonobos ?

Beaucoup d'entre meurent dans les conditions carcérales qu'on leur impose. 
Ils y deviennent des clowns, des animaux de spectacle, qui perdent peu à peu les connaissances de leurs anciens.

A cet égard, la Belgique est l'un des rares pays qui possède une "collection" de bonobos vivants.
Ceux-ci disposent d'une toute petite île dans le parc de Planckendael.
L'été, ils peuvent bouger, c'est vrai, courir ici et là sur une surface bien inférieure à celle d'un appartement.
Rien à faire, rien à chercher, des relations sociale limitées aux sels pensionnaires.
Et ne parlons pas de l'hiver ! Les voilà dans une sorte de fosse aux murs vitrées, à regarder passer les jours, privés plus encore de la moindre occupation, de la moindre stimulation, entassés les uns sur les autres. Est-ce ainsi ainsi que vivent les bonobos ?

Pourquoi ne fournit-on pas aux grands singes des ordinateurs, des journaux ou des télévisions ?
Ils sont parfaitement capables de s'en servir  et de se réjouir de la stimulation que ces médias leur procurent, puisque leur système auditif et visuel est parfaitement semblable aux nôtre !

Ce sont là tout bonnement des australopithèques, mais qui auraient évolué dans le bon sens, vers une culture sans violence...

Kanzi le Bonobo

Il comprend ce qu'on lui dit au téléphone, fait la cuisine, allume le gaz, joue au PACMAN sur son ordinateur, apprécie comme tous les grands singes la lecture des magazines et la vision des vidéos, et dialogue  couramment avec son instructrice, le Dr Savage-Rumbaugh, par le biais d'un système de signes assez complexes portés sur un tableau électronique. 

On lira également les recherches du professeur Franz de Waal - le remarquable auteur du "Bon Singe" et de "La politique des Chimpanzés" à propos de la vie culturelle et sociale des derniers bonobos à survivre encore en liberté, et sans doute pour peu de temps.

Ils marchent, ramassent du bois, se parlent par signes et par "long calls"..
Ils pensent, ressentent, soufrent, imaginent le futur, se souviennent du passé comme nous le faisons.
Alors, de quel droit les met-on en cage ?
de quel droit ?


http://www.youtube.com/watch?v=2Dhc2zePJFE

http://www.youtube.com/watch?v=LxmbjLoUnhk&feature=channel

 

 

Il comprend ce qu'on lui dit au téléphone, fait la cuisine, allume le gaz, joue au PACMAN sur son ordinateur, apprécie comme tous les grands singes la lecture des magazines et la vision des vidéos, et dialogue  couramment avec son instructrice, le Dr Savage-Rumbaugh, par le biais d'un système de signes assez complexes portés sur un tableau électronique.  On lira également les recherches du professeur Franz de Waal - le remarquable auteur du "Bon Singe" et de "La politique des Chimpanzés" à propos de la vie culturelle et sociale des derniers bonobos à survivre encore en liberté, et sans doute pour peu de temps. Ils marchent, ramassent du bois, se parlent par signes et par "long calls"...  

Ce sont là tout bonnement des Australopithèques, mais qui auraient évolué dans le bon sens, vers une culture sans violence...

NON A LA DEFORESTATION DU CONGO RDC

La petite Malou. Les bonobos sauvages font l'objet de trafics jusqu'au fin fond de la Russie de Poutine.. Les autres sont mangés sur place.

Aidez les bonobos du congo !

"une tendresse sauvage"

Lire aussi : "Le singe en nous" de Franz De Waal 

Février 2011
Peter Gabriel et les bonobos



Ce type est un génie, une grande âme.
Il a connu Kanzi, sa mère et a crée dans la foulée le projet Apenet,
destiné à permettre aux Grands Singes captifs de communiquer entre eux, via Internet.
Reste à l'amener maintenant jusqu'à la Cause des cétacés.
Car eux aussi font de la musique..
Encore plus belle et merveilleuse que celle des Bonobos... 

http://www.lematin.ch/loisirs/musique-concerts/peter-gabriel-apprendre-bonobos-232733
http://www.ina.fr/ardisson/tout-le-monde-en-parle/video/I08332198/interview-de-peter-gabriel.fr.html
http://www.facebook.com/pages/Interspecies-Internetorg-Formerly-Apenet/193262246162?v=info

http://www.bonobo.org/broadcast.html

 

 

 

 

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cultures Orang-outans



L'orang-outan

Orangutan Foundation International


au zoo, plus rien à faire...

Au cirque, le cauchemar ...

Ce qui se cache derrière ces spectacles odieux est pire encore : les singes que vous voyez sont des gosses.
Leurs parents ont été abattus quand leur forêt indonésienne a été incendiée pour faire de la place aux palmiers à huile, et qu'ils marchaient sans but, sans arbres où se cacher, dans les cendres de leur monde perdu.. Beaucoup sont torturés, brûlés vivants, tondus et livrés à la concupiscence de malades zoophiles.
Et leurs bébés sont vendus pour faire de la boxe en Thaïlande ou au Cambodge.

https://www.sauvonslaforet.org/petitions/572/brutale-attraction-touristique-en-thailande-des-combats-de-boxe-d-orangs-outans

http://www.eteignezvotreordinateur.com/des-combats-de-boxe-organises-entre-singes-orangs-outans/


Août 2010

Le langage gestuel des orang-outans

Lingga : une vie sauvée

 





























pour la première fois photographié en train de pêcher

 

L'horrreur de la captivité

Le bonheur d'être singe, c'est à dire Hominien. Ces créatures adorables sont nos frères immédiats.

Août 2010

Le langage gestuel des orang-outans

On le savait depuis Washoe, les recherches sur le terrain l'ont confirmé pour les Bonobos : les grands singes, dépourvus d'un organe phonatoire aussi complexe que le nôtre, font grand usage d'un langage "signé" qui leur est propre, non enseigné par l'homme.  Rien d'étonnant dès lors à ce que les orang-outans fassent de même, en dépit des cris puissants que peuvent pousser les mâles adultes.

Juin 2010

Une maman orang-outan battue à mort. Son bébé vit encore... 
 

Voir aussi l'insoutenable et magnifique documentaire (45 minutes) :
"Les derniers jours d'une femme orang-outan"

une maman orang-outan allaitante a été battue à mort en Indonésie.
Le cas est fréquent.
On les tond avant de les violer,
on les attache à un arbre avant de les brûler vivants,
on leur fait fumer des cigares devant les bordels locaux, etc.

Ceci sous prétexte que ces malheureux Grands Sin
ges mangent les récoltes des paysans, faute de mieux, leur forêt étant brûlée à vive allure par d'immondes spéculateurs sans scrupules qui préfèrent les palmiers à huile (votre plat micro-onde est truffée de cette huile) aux forêts primaires. La victime a laissé un bébé vivant, dont de braves gens s'occupent...

Pour en savoir plus sur le sort abominable réservé à ces primates roux
hyper-intelligents, beaux, doux et gentils :


http://etrangenature.blogspirit.com/archive/2008/04/27/un-orang-outang-qui-peche.html
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/vie-1/d/la-fuite-des-orangs-outans-face-aux-incendies-en-indonesie_9933/
http:/.../www.4apes.com/orangutan/?lang=fr

http://www.dauphinlibre.be/lingga.htm
 

 


les derniers orangs-outans font face aux incendies

Photo IFAW

Epuisé, suffoquant, un grand singe vient de tomber de son arbre.
Les responsables de ce génocide annoncé ?
les compagnies chinoises qui voudraient voir la forêt tropicale remplacée par des palmiers à huile.
Ces arbres permettent e effet la production de cosmétiques, détergents, denrées alimentaires
telles que confiserie, chocolat, crème glacée, repas précuisinés et margarine


palmiers à huile et incendies

Lire sur IFAW

tortures à bornéo

Lingga, un grand singe à paris !

Aidez les derniers orangs-outans !

Orangs-outangs torturés à Bornéo

Singes boxeurs en Thaïlande

Photo Irene Spencer
 


La destruction programmée

Leur forêt natale est ravagée. Leurs enfants sont vendus comme des « animaux familiers » jusque l’âge adulte les renvoie vers un destin plus atroce encore (fumer des cigares à l’entrée des bordels ou simuler des combats de boxe, entre autres…).
Considérés par les populations locales comme des «parasites», ils sont chassés systématiquement.
Afin de lutter contre cette situation dramatique, l’association «Borneo Orangutan Survival (BOS) et ses centres de réhabilitation et de bases de survie (BOS) constituent peut-être le dernier espoir pour les orang-outans de Bornéo, poussés jusqu’aux limites de l’extinction imminente et totale..

Comment les orangs-outans en sont-ils arrivés là ? 

La coupe illégale des arbres au sein de zones supposées protégées, les incendies prétendument «accidentels » destinés à dégager de l’espace pour produire de l’huile de palme - principal ingrédient de tous nos plats préparés destinés a four à micro-ondes, rappelons-le ! - détruisent jour après jour l'habitat naturel de l'orang-outan et les arbres immenses où, sautant de branches en branches à la limite de la canopée durant des millénaires, il a pu déployer ses cultures et son exceptionnelle intelligence.

 Privés de leur milieu de vie, les grands singes sont désormais obligés de marcher sur la cendre de leurs anciennes forêts à la recherche de nourriture.

Dès lors que l’un d’eux est repéré aux alentours d’une plantation humaine ou qu’il s’approche d’une bourgade, il est abattu aussitôt ou longuement torturé. Pire encore, des «expéditions punitives» sont également organisées en forêt pour réduire le nombre orangs-outans et permettre aux planteurs d’étendre leur domaine, mais aussi de se faire un peu d’argent en revendant les petits sur le marché juteux du trafic si peu contrôlé des animaux exotiques (le troisième plus grand business au monde, après la drogue et la prostitution.)   

Que peut-on faire pour les protéger ?

BOS a plusieurs objectifs :

 

Apprentissage de la vie en forêt 

Un centre de réhabilitation, du nom de « Nyaru Menteng » accueille actuellement près de 650 Grands Singes. Le personnel y enseigne aux jeunes orangs-outans sauvés de justesse à survivre de manière indépendante. On montre aux orphelins comment trouver de la nourriture, ainsi que d’autres techniques de survie en habitat forestier qu’ils auraient du normalement apprendre de leur maman.

Fixation d'un habitat sûr.

Une fois que ces orphelins sont jugés physiquement et psychologiquement aptes à l’autonomie, on les déplace sur diverses îles du fleuve local. Avec l’aide de donateurs et de fonds supplémentaires, il serait possible de réhabiliter de la même manière plus d’une centaine d’orangs-outans. La fondation BOS se consacre également à reboiser les zones dévastées afin de permettre une plus large extension de ses prochaines réhabilitations. Cette action s’accompagne bien évidemment d’une analyse scientifique des environnements concernés.

 Faire participer les communautés locales.

Il est clair que tout le problème vient la misère des populations humaines qui vivent sur le même territoire que les grands singes. A l’instar du Rwanda ou de l’Ouganda en Afrique, associant le tourisme à la préservation des gorilles, ou de ce que tente de faire notre compatriote Claudine André pour le peuple Bonobo en République démocratique du Congo, la survie des orangs-outans pourrait pourtant représenter un levier économique majeur capable de fournir du travail aux habitants des lieux.

Mais il s’agit d’abord d’informer ceux-ci, de leur faire comprendre à quel extraordinaire «animal non-humain » ils ont affaire, par le biais d’exposés et de conférences menées de village en village. Ce type d’informations encourage la coopération et permet d’empêcher de nouvelles attaques à l’égard des orangs-outans.

30.000 orangs-outans à Bornéo

On estime qu’il ne reste que 30.000 orangs-outans à Bornéo, un chiffre terrifiant par rapport aux immenses populations de grands singes, dont les grand mâles  qui lançaient ses formidables appels du fond de leur jungle inviolée, il y a un siècle à peine. 

BOS est l’une des trop rares organisations - citons notamment le combat de Kinabatangan Orang-utan Conservation Projet – qui ose se battre sur le terrain, face à des gouvernements trop souvent corrompus par des profits rapides et pour lesquels la «personne non-humaine» n’existe tout simplement pas !

La WSPA a décidé de soutenir ce travail étonnant et développe à cet égard une campagne de collecte de fonds de la base pour aider BOS à poursuivre son travail.
 

Project's page:

http://www.wspa-usa.org/pages/2355_orangutans.cfm

http://images.smh.com.au/2009/05/31/548723/orang-utan%20%281%29-600x400.jpg

Lire aussi :

L’intelligence de l’orang-outan

http://fr.wikipedia.org/wiki/Orang-outan

http://www.youtube.com/watch?v=JVRS3mTPPTI

http://www.dauphinlibre.be/linggajdp.html

http://www.dauphinlibre.be/chat_et_singe.htm

 

 

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