Halyn, un bébé orque décède au SeaWorld 
de San Antonio, Texas.

In memory of Halyn

 

 

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Avec des trémolos dans la voix et des sanglots refoulés, les esclavagistes cétacéens du Sea World de San Antonio viennent d'annoncer la mort de la petite Halyn, décédée durant la nuit du dimanche 15 juin 2008.

 

Cette enfant, née en captivité et aussitôt rejetée par sa mère, Kayla née elle-même en captivité en 1988, constitue l'exemple même de l'échec patent de toutes les tentatives de faire se reproduire une espèce hautement intelligente et socialisée dans l'espace étroit d'un bassin clos.

 

Comment une mère qui n'a pas eu de vie familiale normale au sein d'un large pod, avec des frères, des soeurs, des cousins, une doyenne les guidant tous, comment une mère qui n'a reçu en héritage que des coups de sifflets et des leçons de dressage, pourrait-elle élever convenablement son enfant ?

Le cas est le même que celui de Lingga, le bébé orang-outan du Jardin des Plantes à Paris comme pour une infinité d'autres malheureux non-humains, privés à tout jamais de leurs cultures propres et de leur mode de vie authentique.

 

Halyn avait deux ans et demi. Elle fut donc élevée par ses dresseurs - nul doute que ceux-ci maniaient l'usage de la chasse au sonar comme de vrais pros ! - et ne connut du monde que les ballons, les cerceaux, les applaudissements imbéciles d'une foule décérébrée et quelques hommes grenouilles nettoyant sa fosse de béton nu.

 

Halyn n'allait pas bien depuis la semaine précédente, affirment aujourd'hui les dresseurs, qui se plaignent, oh les pauvres,   de souffrir beaucoup de ce deuil inopiné.
Le corps de la petite orque fera l'objet d'une autopsie et là encore, ne doutons pas que l'on trouvera bien une maladie ou l'autre, inventée s'il le faut pour justifier ce décès annoncé.

 

Lorsqu'on voit ce qui vient de se passer en Flandres - pardon, in Vlaanderen - au Brugge Zee Park Circus, avec la mort du jeune Milo (9 ans), on se dit que tout ce bel argent dépensé pour maintenir en vie des avortons livides et malheureux, uniquement  destinés à devenir des animaux de spectacles, serait infiniment mieux utilisé dans la préservation de réserves marines naturelles.
 

Pendant ce temps-là, la jeune génération, abrutie de I-pod et de jeux vidéos, ne sait même plus distinguer les messages de la «Propangada Abteilung» farouche et bien rôdée de ces Camps de la Mort d'avec la réalité.
Sait-elle seulement que leurs hamburgers gluants furent des vaches vivantes dans un passé proche ?
Et qu'il existe encore des orques en liberté ?

 

Au cas où la presse ne vous en aurait pas encore informée, les cétacés vont mal dans toutes les mers du monde et ce ne sont pas ces ahuris de thoniers français, tunisiens ou autres, ni moins encore le Ministre Barnier qui arrangeront les choses !
Pour un thon capturé, un dauphin mort !
 

Alors, arrêtons la pêche, fermons les delphinariums, créons des réserves marines et foutons une bonne fois pour toutes la paix aux cétacés !

 

Yvon Godefroid

Pour Une Europe Sans Delphinarium


Lire en anglais :  

http://www.khou.com/news/state/stories/khou080616_tnt_seaworld.cc16596.html

http://www.woai.com/mostpopular/story.aspx?content_id=f016e77f-495e-4f8d-80d0-c067caf7b562

 

 

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