L’histoire de Shouka, la petite orque française

10 ans de solitude…

 

L’histoire de Shouka, la petite orque française


 28 mars 2016

Qui est coupable ?

Adieu1

Les adieux des dresseurs à Shouka, qui ne se doute de rien. Eux savent bien les souffrances que son départ va causer. Mais ils obéissent. Au Marineland, les orques ne sont pas sensées penser. Les dresseurs non plus.


Quand a vu Blackfish et entendu les pleurs déchirants de ces orques dont on enlève l’enfant, on saisit mieux toute l’horreur du transfert de Shouka.

Arrachée à sa mère Sharkane, à son frère Val, à son papa Kim, elle est partie vers les Etats-Unis pour y rester complètement seule pendant dix ans.
Elle végète aujourd’hui à SeaWorld parmi des orques zombies mais il est sûr qu’elle doit penser encore souvent à sa maman et à son petit pod perdu.

Si un jour il venait l’idée au Marineland de reprendre son orque louée à SeaWorld, Shouka retrouverait son monde dévasté, où ni sa mère, ni sa tante, ni son demi frère qu’elle aimait tant n’auraient survécu. Et tout cela, après seulement 14 ans de séparation, pour des animaux qui peuvent vivre centenaires.
Séparer une fille de sa mère est une crime grave quand il s’agit d’orques, car toute leur culture matriarcale se fonde précisément sur le transfert de connaissances de la mère à la fille depuis des générations, mais aussi sur ce lien d’amour indéfectible qui ne se dénoue qu’à la mort.
Il est plus rare que le père soit aussi lié à sa fille, mais c’était le cas de Kim2, qui adorait Shouka. Comme Val, le petit dont elle avait pris soin dans son enfance.

Sharkane a beaucoup pleuré après le départ de Shouka.
Elle a sifflé le long cri d’appel pour ceux qui sont au loin. Elle avait entendu sa propre mère le crier quand on l’avait enlevée d’Islande avec Tanouk.
Pour la première fois, Valentin a commencé à se frapper la tête, ventre en l’air, sur le bord du bassin près de la « grotte des soigneurs ». Il a gardé ce comportement jusqu’à sa mort à 19 ans.
Kim2 n’a pas supporté non plus l’exil de sa fille. Il en est mort 3 ans plus tard, suivi par Sharkane en janvier 2009. Et Valentin est mort aujourd’hui, de la douleur d’avoir perdu sa mère.

 

familleval

Val se frappe la tête sur le bord du bassin de désespoir, le lendemain du départ de Shouka.

C’est un massacre.
Et l’homme qui, en accord avec le patron d’alors, Mike Ridell, a pris cette décision criminelle de séparer une fille orque de sa mère et de sa famille,  se nomme Jon Kershaw.
Il est toujours en fonction.

©PHOTOPQR/NICE MATIN / FRANZ CHAVAROCHE / ANTIBES / LE 14/10/15 Après les violentes intempéries de la semaine dernière et après les nombreuses polémiques qui circulent sur les réseaux sociaux, Marineland nous ouvre ses portes. Le directeur zoologique John Kershaw. French water park Marineland was badly affected by the recent flooding.

Jon Kershaw


24/8/2012

Shouka déportée à SeaWorld

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Shouka arrive à SeaWorld

 

Suite à une féroce campagne de pétitions, mettant en exergue l’illégalité de l’isolement de Shouka, Six Flags a fini par craquer. 

Un grand conteneur bleu a transporté la dernière orque du Six Flags Discovery Kingdom de Vallejo jusqu’à l’aéroport lundi dernier. L’avion-cargo l’a emportée jusqu’à Sand Diego où elle est arrivée à 5:50 du matin.

L’orque est arrivée bien sanglée dans un conteneur rembourré de mousse et rempli de milliers de litres d’eau pour qu’il ne se déplace pas pendant le vol.
Une fois débarquée, Shouka a été de nouveau chargée dans un camion spécialement équipé qui l’a conduit jusqu’au SeaWorld de San Diego où elle est arrivée vers 7h du matin.
Un équipage de six personnes l’accompagnait et l’arrosait d’eau de façon régulière. Une escorte policière entourait le convoi. Une grue a transporté la captive jusqu’aux bassins du complexe « Shamu pool »

« La première priorité sera de la présenter puis de l’intégrer dans la « famille » des huit orques déjà présentes puis à l’habituer à ses nouveaux dresseurs » a déclaré un officiel de la grande prison aquatique.

Video

De nuit, une fois encore, embarquée vers une autre prison…

Dès son arrivée, Shouka s’est placée sous la haute protection de la matriarche du bassin, Corky II.
Corky, capturée à 3 ans le 11 décembre 1969, a vécu l’enfer tout au long de sa vie et vit mourir nombre des ses proches.
Sans doute est-ce pour cela que, spontanément, elle prend désormais soin des jeunes qui débarquent dans son bassin et les traitent comme ses propres enfants.  Une chance pour Shouka qui, dès le lendemain, fraternisait déjà avec Orkid.

Rappelons qu’Orkid assista toute petite au décès sanglant de sa mère Kandu lorsqu’elle agressa Corky et se brisa la mâchoire contre le mur du bassin. Elle se mit à agresser plusieurs de ses « soigneurs », puis les convives de l’attraction Dine with Shamu.  Un mur de verre les protège désormais.

L’histoire ne dit pas si la nouvelle arrivante a déjà fait connaissance avec la redoutable Kasatka, qui faillit noyer son dresseur tout récemment et commis elle aussi bien d’autres « crimes ».
Quoiqu’il en soit, Shouka sait de quoi il retourne, puisqu’elle a elle-même attaqué sa dresseuse.
Alors, heureuses, nos petites baleines tueuses de San Diego ?

Pour l’instant, Shouka est encore dispensée de show.
On envisage bien entendu qu’elle soit rapidement engrossée par un étalon du bassin. Ce qui pose un léger problème, dans la mesure où deux des orques mâles de San Diego ont été eux-mêmes enfanté grâce au sperme congelé du « criminel » Tillikum, assommé de calmants, mais toujours utile à ce niveau.

La semence de Kshamenklui aussi toujours seul à en mourir au fin fond de l’Argentine – commencerait donc à être utilisée, car une grave menace de consanguinité pèse sur cette fausse tribu d’orques, créée par la main de l’Homme et pour un temps seulement, à partir d’individus de toutes origines.

En lice, côté prétendants : Ulises, capturé en mer le 31 décembre 1981 et père – via insémination artificielle – de la petite Moana, fille de Wikie à Antibes, Keet, né captif des oeuvres de Kotar et de Kalina en février 1993, Nakai, né des oeuvres de Kasatka et du désormais lobotomisé Tilikum (via insémination artificielle) en septembre 2001, et enfin Ikaika né de Katina et de Tilikum, toujours, en 2002.

Tout ce petit monde entassé dans les bassins de SeaWorld – et dont pas mal traînent derrière eux une histoire tragique – va donc accompagner la nouvelle venue dans leur tâche commune et obligée : répéter sans fin les mêmes shows chaque jour de chaque semaine de chaque année au son d’une musique assourdissante jusqu’à leur éventuel transfert ou mort précoce annoncée.

Shouka, Orkid et Corky fin août 2012


 

14/8/2012

L’orque la plus seule au monde

On s’’est beaucoup intéressé aux orques de SeaWorld récemment – surtout depuis les attaques effrayantes de ces grands mammifères marins à l’encontre des dresseurs du “Shamu Stadium”.  Ces accidents, en particulier le décès en 2010 de Dawn Brancheau provoqué par l’orque Tilikum, ont soulevé de nouvelles questions concernant les problèmes éthiques que pose le fait de condamner des prédateurs aussi grands et aussi intelligents à se retrouver confinés leur vie entière dans un bassin de la taille d’une piscine olympique.

Mais alors que la violence anormale des orques de SeaWorld – – car il faut rappeler qu’en milieu naturel, aucune attaque mortelle menée par des orques libres n’’a encore jamais été répertoriée – continue à faire les gros titres des journaux sur un mode sensationnaliste, un drame bien plus discret mais tout aussi affligeant se déroule actuellement dans un parc d’attractions du nom de «Six Flags Discovery Kingdom» au nord de San Francisco, où demeure la petite Shouka, l’’orque la plus malheureuse du monde.

Situé au coeur des collines de Vallejo, Shouka exécute plusieurs fois par jour un spectacle toujours identique dans son petit bassin cerné de hauts gradins, pour le plaisir d’une foule conquise.
Cependant, à la différence de ses congénères de SeaWorld et d’autres parcs à thème, Shouka y vit complètement seule.

Le fait de maintenir une créature aussi sociale, complexe et intelligente que peut l’être une orque constitue non seulement une souffrance et un stress majeur pour cet animal, mais représente également une grave violation des lois et règlements fédéraux.

Les installations détenant des mammifères marins captifs aux Etats-Unis sont en effet soumis au Animal
Welfare Act
, qui interdit la captivité des cétacés si ceux-ci ne cohabitent pas avec au moins un “compagnon approprié” issu de la même espèce.

Du fait que les orques figurent parmi les plus grands membres de la famille des delphinidés, les parcs peuvent cependant contourner la loi en ne gardant qu’une seule orque, dès lors qu’un autre dauphin (Tursiops truncatus, notamment) se trouve dans le même bassin.
Shouka est l’une des deux orques solitaires maintenues en captivité aux USA.

Lolita n’a plus vu d’autres orques depuis 1980. Appréciez la taille de son bassin par rapport à celle de son corps. Les spectateurs sont protégés su soleil, mais pas elle.

Lolita assure elle aussi les shows tout seule, enfermée dans le minuscule bassin du Miami Seaquarium (qualifié de «Whale Bowl» tant il est petit), et captive depuis quarante quatre ans ! 
Capturée à l’âge de 4 ans dans d’atroces circonstances au large de Puget Sound (Colombie britannique) le 8 août 1970 par une équipe de SeaWorld, Lolita pourrait encore rejoindre son pod d’origine, selon les dires des experts
scientifiques.
Nous savons en effet exactement d’’où elle provient. Après tout ce temps ?
Mais oui ! Lolita, à l’inverse de Keiko (qui ne pouvait se passer ni des humains ni de la compagnie des orques libres car il avait été enlevé tout bébé à sa famille islandaise) est, elle, toujours parfaitement capable de retrouver l’Océan et de s’y réadapter. Elle pourrait même aujourd’hui, puisqu’elle est encore jeune selon les critères Orques (90 ans de vie pour les femelles !) retrouver d’anciens amis, des parents, voire même sa propre mère, et donner naissance à des enfants puis guider son propre « pod » !

La capture de Lolita

Capture de Lolita
Video de la capture

On en est loin.
Durant plusieurs années, Lolita a vécu en compagnie du mâle Hugo, décédé en 1980 après s’être jeté tête la première contre la paroi en verre de son bassin.
Et bien que le Seaquarium ait remplacé Hugo par plusieurs dauphins successifs, un examen pratiqué en 1986 a révélé que Lolita avait développé des troubles du sommeil et affichait divers comportements qui s’apparentaient manifestement à des signes de deuil. L’Industrie continue à prétendre que sa réhabilitation est impossible. Mais ce qui est surtout impossible, c’est que le Miami Seaquarium, déjà sub-standard et à demi pourri, survive financièrement au départ de son esclave vedette !

Lire toute l’histoire : Lolita, l’orque qui ne voulait pas mourir

Non, vous ne rêvez pas : Kshamenk parvient à survivre dans ce trou d’égout !

Une troisième orque enfin, du nom de Kshamenk, vit aujourd’hui solitaire dans le trou d’eau crasseux du Mundo Marino en Argentine.
C’était le compagnon annoncé de Shouka, mais son transfert aux USA n’’a jamais eu lieu.
L’état psychique et physiologique de ce mâle «échoué de force» s’aggrave de jour en jour mais il est néanmoins utilisé pour fournir du sperme congelé destiné à l’insémination artificielle des femelles de la chaîne commerciale Sea World.

Inutile de décrire le cauchemar que peut être sa vie.
En d’’autres termes, les orques ont besoin de vivre avec d’’autres orques.

Libres de choisir leurs compagnons et de vivre en famille leur vie entière…

  Les orques voyagent en moyenne 160 km par jour.
Leur territoire varie entre 320 et 1.300 kilomètres.
Elles plongent à plus de 100 mètres de profondeur.

Il faut savoir que la société des orques en milieu naturel est généralement fondée sur une première «unité matrilinéaire», constituée de la matriarche, de ses enfants et de ses petits-enfants, c’est à dire au minimum de 5 à 6 individus. Du fait que les femelles peuvent atteindre l’’âge de 90 ans et plus en liberté, il n’’est pas rare de voir 4 générations se déplaçant ensemble. Ces groupes matrilinéaires sont très stables. Ses membres ne se séparent que quelques heures par jour, pour aller s’accoupler ailleurs ou se nourrir.

Au deuxième degré, de 2 à 4 unités matrilinéaires de ce type se regroupent pour former un «pod», composé pour sa part d’une vingtaine de personnes. Ces pods peuvent se diviser et se séparer durant plusieurs semaines, voire des mois, avant de se retrouver.

Le troisième niveau de la structure sociale des orques est le «clan». Il regroupe un ensemble de pods, qui partagent tout à la fois le même dialecte et une lointaine ancêtre commune.

Enfin, le stade ultime de l’organisation sociale des orques est appelé une «communauté».
Il s’’agit d’un vaste ensemble de clans qui socialisent et se retrouvent régulièrement, mais ne partagent ni le même dialecte ni d’’ancêtre commun.
On le comprend, le type de «sociétés» qu’imposent les delphinariums à leurs prisonniers n’a rien à voir avec ces structures sociétales à ce point complexes.

Même son fidèle ami Merlin fut enlevé à Shouka

 

Quand l’’orque est détenue seule, elle devrait à tout le moins partager son espace avec un autre membre de la famille des delphinidés.
Ce qui nous ramène à Shouka : l’’an dernier, son compagnon depuis 7 ans, un dauphin Tursiops mâle du nom de Merlin, a été transféré hors de son bassin “à cause de problèmes d’’incompatibilité survenus récemment” selon les responsables du Six Flags.

Ceux-ci ont assuré qu’ils cherchaient un autre compagnon approprié pour Shouka, laquelle est désormais enfermée seule. Mais ce compagnon tarde à venir, semble-t-il, et Six Flags viole donc toujours de façon flagrante le texte même de l’Animal Welfare Act. Dans le même temps, Shouka commence à perdre les pédales. Elle s’est rebellée récemment contre ses soigneurs, un indice évident de son niveau de stress croissant.

Selon les vidéos fournies par le site internet «Without-Me-There-Is-No-You», il apparaît que Shouka s’est propulsée hors de l’eau pour agresser ses soigneurs, lesquels restent désormais prudemment derrière les barrières de protection.

“Il n’’y a plus aucun contact avec Shouka durant les shows”, précise le site, “Plus de nage en commun, bien sûr, mais plus de câlin non plus, plus de bisou, plus de caresse, juste un poisson qu’on lui lance de loin”. Déjà privée de la compagnie de ses semblables, Shouka l’est à présent de celle de ses geôliers ! Elle se retrouve totalement seule.

Le 12 août 2012 dernier, Wendy Cooke, une activiste de Vallejo qui se bat contre la captivité, a visité le bassin de Shouka et envoyé son témoignage par courriel à David Kirby au sujet du triste sorte de notre orque abandonnée.

« C’était déchirant. Pas une seule fois en cinq heures, je n’ai vu un seul de ses dresseurs interagir avec elle, sauf durant le spectacle », a déclaré Ms Cooke.
« Ils se tiennent toujours derrière les barreaux et n’ont aucun contact avec Shouka même pendant le spectacle. La malheureuse semblait s’amuser un peu avec quelques enfants, ouvrant la bouche comme si elle allait les manger et les poursuivant de vitre en vitre à la manière d’un jeu. En dehors de cela, elle flotte, inerte, au milieu de son bassin ou carrément se couche au fond de l’eau »

Shouka est arrivée aux Etats-Unis il y a dix ans.
Elle naquit au Marineland d’’Antibes en France, il y a dix-neuf ans.
Valentin, son demi-frère, Inouk, son frère préféré, Wikie, sa soeœur, Freya, sa « marraine », survivent toujours dans les bassins d’’Antibes.

Son départ leur avait d’’ailleurs causé à tous tant de chagrin que l’’on suppose que la mort précoce de Kim2 et de Sharkane, ses parents, est directement liée à la séparation d’’avec leur fille.

Si le Six Flags refuse d’obéir à la loi américaine et de lui trouver immédiatement un compagnon, les responsables de ce parc devraient au moins pouvoir accepter que l’on renvoie Shouka chez elle. Il est bien évident que
Shouka, comme toutes les autres orques captives, devrait être déplacée dans un sanctuaire marin pour y vivre le reste de ses jours dans un environnement naturel, parmi ses semblables et loin des coups de sifflets et des poissons congelés lâchés par ses dresseurs pour la faire obéir.

En attendant, il est urgent de mettre fin à la situation illégale et profondément scandaleuse à laquelle est soumise Shouka. Shouka de retour en France, la meilleure option immédiatement disponible ?

D’après un article de David Kirby (« Death at Seaworld »)
Traduit par Stéphanie B. et complété par Y.G

2002 : Shouka est partie. Toute sa famille s’inquiète.

 

Voilà notre Shouka casée pour un moment.
Elle va donc bientôt être intégrée dans le sempiternel et mensonger « programme de reproduction » en vue de préserver une espèce gravement menacée » …notamment par les captures russes ou japonaises commanditées par les delphinariums !

Comme le disait William M. Johnson, l’auteur du remarquable Rose-Tinted Menagerie :

« La reproduction en bassin constitue peut-être une bonne nouvelle pour les dauphins sauvages en tant qu’’espèce, puisqu’’on le capture moins, mais ce n’’en est certainement pas une pour les individus captifs. En effet, l’’un des principaux dangers inhérent au succès de ce type d’’élevage est que le commerce de ces animaux n’’est dès lors plus réglementé par les conventions internationales (tel que la CITES) qui contrôlent les échanges des espèces menacées. (…..)  Selon une logique inexplicable, le dauphin né captif se voit privé des derniers droits dont bénéficiait encore ses parents capturés en mer. Ces animaux captifs de la seconde génération, qui parviennent aujourd’’hui à l’’âge adulte et qui n’’ont jamais vu l’’océan, se voient donc dépouillés de leur véritable identité et ne disposent plus désormais que des «droits» minimaux accordés aux poules ou aux cochons de batterie des fermes industrielles ».

Pour rappel, Shouka est un « breeding loan » du Marineland d’Antibes (« un prêt reproductif »).
Elle est donc toujours la « propriété » de Kershaw et consorts. Même à SeaWorld.
Son « bien-être » relève donc de la responsabilité de cette geôle aquatique française.

Il serait bon de le rappeler à ces organisateurs de spectacle « façon Johnny Halliday », qui n’ont pas levé le petit doigt pendant
les longues dix années de souffrances insupportables qu’a du subir leur « petite protégée » et dont ils n’ont que foutre ! Il est vrai que Shouka n’appartient pas non plus à Marineland mais bien à Parques Reunidos, la société mère. Un conflit juridique a été entamé.

Shouka arrachée à sa famille au Marineland d’Antibes

 

Puisqu’on parle de Shouka, rappelons-nous qu’elle devait être unie à l’orque Kshamenk.
John Kershaw et Mike Ridell se frottaient alors les mains au Marineland d’Antibes ! On avait du les
payer gros pour arracher la petite orque née captive à sa mère et à ses frères. Pendant ce temps, de l’autre côté du monde, on avait fort opportunément poussé Kshamenk à s’échouer, pour mieux le « sauver » ensuite.
Celui-ci n’est jamais arrivé aux USA, suite à un vif mouvement d’opposition de la part des activistes locaux. Mais vu qu’il ne fut pas libéré non plus, son sort ne fut guère plus enviable que celui de sa « fiancée ». Au moins avait-il encore avec lui un compagnon dauphin (qu’il a mordu à sang…), alors que celui qu’on avait assigné à Shouka (Merlin) est mort…
Kshamenk vit encore aujourd’hui, en 2015, dans son minuscule trou d’eau en Argentine, mais tout le monde
semble l’avoir oublié.


 

Pour en savoir plus :

Kshamenk se meurt !

Shouka se meurt !

L’histoire (incomplète) de Shouka

Photos de Shouka ou l’histoire d’une vie brisée

Kskamenk encore vivant en 2012 ?

Keiko, Kshamenk : une vidéo de la WDCS

Et que devient notre ami Kshamenk ?

Libérez Kshamenk !!

Libérez Kshamenk 2

Et que devient notre amie Shouka ?

SAUVONS KSHAMENK

SHOUKA A VALLEJO

Manifestation pour libérer shouka

Vallejo se prépare à accueillir Shouka

KSHAMENK reste en argentine

Shouka apprend de nouveaux tours !

La réponse du marineland d’Antibes

Protestations contre le transfert

Le Marineland attaque !

Courrier à Nice Matin

Le combat d’AARLUK

Le départ de shouka en 2002

Bienvenue dans le pénitencier de SeaWolrd, Shouka. Tu seras esclave jusqu’à ta mort.

 

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