Images rares du delphinarium du zoo d’Anvers en 1997/98

 

Le pire bassin du monde.

Images rares du delphinarium 
du zoo d’Anvers en 1997/98

Ces  documents photographiques nous ont été aimablement
adressés  par les gestionnaires hollandais du site Orca-Orcinus

Il faut bien se rendre compte dans quel milieu  Iris et son fils Ivo ont réussi à survivre pendant près de 18 ans…
Les dauphins nagent ici dans un bassin en forme de  haricot, long de 28 mètres, large de 7  mètres et profond de 3 mètres. 600m3 d’eau artificiellement salée et filtrée le  remplissent.

Tous les bassins ont été construits en  béton armé, imperméable à l’action de  l’eau.
Néanmoins, pour pour freiner le  développement de micro-algues ou de  bactéries dans les fissures du béton, son  revêtement a été réalisé en résine artificielle (epoxy) d’une jolie couleur  blanche, qui renforce par ailleurs  l’étanchéité de l’ensemble mais permet également une douloureuse réverbération  des quelques sons que les captifs – tous capturés en mer – se risquent encore à émettre.

Le bassin était conçu en outre de telle manière que les spectateurs soient très près du bord et puissent toucher les dauphins à l’occasion. On notera que les panneaux sur le mur nous parlent de phoques, pas des dauphins…
C’était vers 1997, il n’y a pas  si longtemps, et aujourd’hui encore, des centaines de delphinariums dans le monde imposent aux dauphins captifs des conditions  d’accueil encore plus scandaleuses.

Iris, Ivo et … Dolly ou Inas ?

Les derniers dauphins d’Anvers furent aussi le  « dernier carré » de survivants d’un même  « pod », tous capturés le même jour au mêmendroit dans le Golfe  du Mexique au début des années 80.
Etonnamment, ce sont eux – Iris, Ivo, Illas, Ina – qui survécurent le plus longtemps, sans doute grâce aux  liens de parenté ou d’amité qui les unissaient. C’était peu avant que le scandale n’éclate : il apparut tout à coup qu’on laissait froidement mourir  les derniers dauphins du Zoo d’Anvers l’un après  l’autre….

Par la suite, le Zoo a eu beau jeu de prétendre qu’il avait décidé lui-même de fermer la structure pour répondre aux nouveaux critères d’accueil en delphinarium. Ce sont en fait les activistes  francophones belges, assistés par le CFN, qui l’ont obligé à prendre une décision qui ne fut pas la bonne. Les deux derniers survivants furent déportés à Duisburg, où Iris ne survécut que peu de temps.

 

Les shows étaient particulièrement minables et débiles à Anvers.

quelques mois avant sa mort, la pauvre Iris faisait encore tourner un cerceau sur son rostre.
On peut supposer que cela la rassurait et lui rappelait le « bon vieux temps » où elle était encore aux côtés de ses vrais amis, ceux qui s’étaient fait capturer en même temps qu’elle puis qui sont morts auprès d’elle.
Ci-dessous à Duisburg en 2002…

Iris à Duisburg, un an avant sa mort. Elle aimait les cerceaux...

Iris et Ivo.

Iris et Ivo…
Grâce à eux, des millions d’enfants belges ont appris que les dauphins étaient faits pour être enfermés, soumis à la volonté de l’homme et ravis de sauter dans des cerceaux au coup de sifflet pour gagner leur pitance.

Aujourd’hui, en 2004, ce même bassin mortel où 30 dauphins au moins ont agonisé des nuits entières dans le froid et le désespoir, « accueille » une malheureuse colonie d’otaries dressées.
The show must go one.. à n’importe quel prix !

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