La delphine Iris : un symbole

Le 28 mars 2003, la delphine Iris mourut sous le dôme obscur de la prison aquatique de Bruges, au terme d’une vie de souffrances et d’humiliations.

Capturée à l’âge de 12 ans dans le Golfe du Mexique, en même temps que son fils Ivo et plusieurs membres de son pod, Iris fut enfermée dans les bassins réniformes du delphinarium du Zoo d’Anvers en 1981. Elle et son fils survécurent à tous leurs compagnons, morts les uns après les autresjusqu’à les laisser seuls dans le bassin.

Iris en 1982 au Zoo d’Anvers

 

Avec l’appui du Prince Laurent de Belgique, de Ric O’Barry et de Planète Vie, une vaste campagne fut organisée auprès des autorités du Zoo et du monde politique pour obtenir, sinon leur libération, du moins leur transfert vers un lagon de retraite.
Cette ultime faveur leur fut refusée.

En dépit du bon sens, on déporta donc les deux derniers dauphins d’Anvers à Duisburg, où croupissaient alors le mâle dominant, Play Boy, sa compagne Pepina et leurs enfants. Ivo tua Play Boy et Iris se laissa mourir, non sans avoir donné naissance à un ultime enfant mort-né.

Son supplice reste le symbole de la cruauté et de l’aveuglement des hommes.
Car si toutes les conditions étaient réunies pour fournir une fin de vie plus heureuse à cette esclave et à son fils, la logique du Profit a prévalu sur celle de l’Ethique.

Il ne fallait pas, il ne faut toujours pas, que quelque dauphin captif que ce soit trouve jamais le chemin de la liberté ou même celle d’une retraite décente.
L’’industrie du Cétacé Clown a préféré l’’envoyer à la mort en toute connaissance de cause, plutôt que de faire preuve, ne serait-ce qu’’une seule fois, d’’un peu de compassion.

Aujourd’hui encore, de tels méfaits ne sont pas punis.
Mais il viendra un jour où des criminels tels que ceux qui viennent d’’expédierl’orque Morgan  à Loro Parque, devront rendre compte de leurs actes devant un tribunal.

Les dauphins sont des gens, des personnes à part entière.
Nul n’’a le droit de se rendre maître de leur corps et de leur  esprit, nul n’’a le droit de les vendre ou d’en disposer comme de choses, nul n’a le droit de les « dresser » ou de les faire se reproduire comme des poulets de batterie, nul n’a le droit de les arracher à leur famille, à leur cultures ni à la mer immense qui est leur demeure.

Que la Paix soit sur cette pauvre Iris et la Honte sur ceux qui l’’ont avilie au point qu’’elle choisisse de mourir.

Les derniers dauphins d’Anvers…


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Iris et Ivo, les deux derniers dauphins d’Anvers