Massacres annuels de cétacés au Japon
L’identité des victimes


Cultures humaines, cultures delphiniennes

Lorsque l’on évoque les tueries sanglantes de Taiji ou par les captures qui les précèdent au profit des delphinariums, le mot «dauphin» est trop souvent utilisé de façon générique, sans qu’il soit précisé de quelles espèces ni moins encore de quelles personnes il s’agit.

Car nous le savons, du fait de ses prodigieuses capacités cognitives, chaque dauphin est un être unique doté d’une identité précise (signature sifflée), vivant au quotidien dans un environnement culturel et social particulier à chaque espèce, voire à chaque tribu.
Ce contexte socioculturel est quant à lui parfaitement adapté aux conditions spécifiques du milieu marin (côte ou haute mer, nature des fonds, ressources alimentaires, etc.)

Pour mieux faire comprendre l’intensité de l’horreur qui frappe chaque année des milliers de cétacés japonais, il est donc intéressant de rappeler ici brièvement le mode de vie des victimes concernées et de réaliser ensuite que celles-ci finiront en viande de boucherie découpés à la hache ou bien en «clowns de cirque» réduits en esclavage le temps d’une existence cruelle et raccourcie.

Ces précisions sont d’autant plus utiles que les pêcheurs de Taiji, épaulés par un gouvernement de droite, ne cessent de répéter à l'envi que ces massacres annuels font partie de la culture nipponne. Les habitants des Iles Salomon ou ceux des Iles Féroë ne disent pas autre chose.
Pas de chance : les dauphins, eux aussi, ont leurs traditions propres, aussi dignes d’être protégées que celles de l’Homo sapiens.

A défaut de pouvoir les décrire en détails sur ce site - à supposer que toutes aient été documentées par des recherches en milieu naturel - nous nous contenterons donc ici de donner un bref aperçu des principales caractéristiques de ces créatures que l'on égorge désormais sous un auvent de toile bleue à l'abri des regards.
La première victime sera décrite de façon plus précise sur base d'informations glanées sur divers sites anglophones. Le nom des autres espèces considérées mèneront ensuite vers d'autres sites. On pourra également entendre sur cette page les dialectes de quelques uns de nos amis à nageoires et même des vidéos de leur existence libre. 
Que leurs âmes reposent en paix et que justice leur soient rendue un jour : le Japon DOIT mettre fin à de tells actes de barbarie ou il le paiera cher ! 

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Les dauphins massacrés



Lorsque résonnent les sinistres coups de barre de fer dans l’eau de la baie de Taiji, un certain nombre de cétacés paniqués s’y entassent durant toute une longue nuit d’angoisse, avant de périr d’une mort atroce ou d’être expédiés pour dressage intensif au Taiji Whale Museum voisin, puis, par exemple, vers l’Aquarium de Vancouver…

Quels sont-ils ?



Le grand dauphin (Tursiops truncatus)
paroles de Tursiops
Vidéos

A tout seigneur, tout honneur : le Grand dauphin est particulièrement apprécié pour sa chair au Japon, mais surtout pour sa capacité  à survivre en captivité dans les plus abominables conditions. C'est lui qui fera donc l'objet de la plus grande attention, et lorsque par miracle, on trouve un dauphin mutant à quatre nageoires, les tueurs se frottent les mains : sa valeur marchande en tant que curiosité dépasse infiniment celle de sa viande sur les étals des bouchers.
Inutile de décrire ici les traditions complexes de ce prince de l'océan puisqu'on trouvera sur ce site tous les détails en pages : "Intelligence' et "Langage" ainsi qu'en page "Libre".


Le dauphin bleu et blanc (stennella coeruleoalba)
paroles de dauphin
Vidéo


Filant comme l'éclair dans l'étrave des navires, "Stenella coeruleoalba" est un petit bonhomme de quelques 2 mètres 50 hyper-sympa et hautement socialisé.
Parfaitement adapté à la haute mer, ce ravisant dauphin aime à se déplacer par groupes de 100 à 500 personnes.
Ses plongées sont impressionnantes, puisqu'il peut descendre jusqu'à 700 mètres de fond pour capturer des poissons luminescents ou d'étranges calmars...
Il aime également fraterniser avec d'autres espèces de dauphins, tel le dauphin à long bec. 
Son habitat naturel - toutes mers tempérées du monde - est aujourd'hui gravement menacé par l'augmentation du trafic maritime et les filets dérivants.

Les Japonais ont commencé à le massacre au début de la guerre 40 : huit mille à neuf mille dauphins furent tués chaque année pendant cette période avec une année record de vingt-et-une mille prises. Depuis 1980, les massacres doivent théoriquement se limiter à 1000 individus par an, mais l’on se doute que les contrôles gouvernementaux doivent être d’un laxisme exemplaire..
L’IUCN a tout même le toupet de classer cette espèce menacée dans la catégorie «low concern», comme si tout allait bien…  Vu que ce  dauphin vif et fou de grands espaces ne survit pas plus que quelques semaines en captivité, c'est donc pour sa chair seule que les pêcheurs japonais le tuent, et non pas pour les delphinariums.
 



Le Dauphin Tacheté pantropical (Stenella attenuata)
Paroles de Dauphin Tacheté
Vidéos




Les Dauphins tachetés pantropicaux (Stenella attenuata) fréquentent aussi bien les eaux des zones pélagiques que les eaux bordant les îles océaniques. Il existe bon nombre de différences entre les populations de ces types de milieux, notamment en ce qui concerne le nombre de dauphins par groupe, l’importance des déplacements et la fréquence des associations avec d’autres peuples cétacés (notamment les dauphins à long bec, ou «spinner dolphins» avec lesquels ils fraternisent volontiers). Leur apparence physique se modifie également selon le milieu qu’ils fréquentent. Les dauphins résidant le long des côtes sont plus grands et portent davantage de taches sur le corps.

A la naissance, le bébé mesure entre 80 et 90 cm. Les adultes atteignent la taille de 2 mètres 50 et peuvent peser jusqu’à 120 kg. La maturité sexuelle est atteinte vers 10 ans pour les femelles et à 12 ans pour les mâles. La durée de vie moyenne des dauphins tachetés est en moyenne de 40 ans.

Leur rostre est long et fin. Leurs deux mâchoires de couleur sombre sont séparées par deux minces traits blancs, qui évoquent l’image de lèvres.
Le menton, la gorge et le ventre vont du blanc pur au gris pâle, parsemé de quelques taches. Les flancs sont divisés en trois bandes de couleurs distinctes, la plus claire près du ventre suivie par une rayure grise au milieu puis d’un dos gris sombre.
Leur aileron concave est de cette même couleur. La caudale épaisse est gris pâle.

Le dauphin tacheté pantropical est d’un naturel joueur et joyeux. Toujours très actif, il se livre souvent à de superbes sauts par-dessus la surface, lesquels s’achèvent par un vigoureux “splash” bien sonore et bouillonnant d’écume. Il apprécie également de chevaucher la vague que créent devant eux les gros navires.
Le dauphin tacheté pantropical accompagne fréquemment aux bancs de thons. Ces grands poissons sont comme lui des prédateurs marins et le dauphin les suit pour partager leurs proies. Cette association lui vaut d’être entraîné puis noyé dans les filets dérivants qui déciment les bancs de thons ainsi que son espèce.

En d’autres circonstances, notre dauphin se nourrit de calmars ou de crustacés qui remontent des fonds durant la nuit.
Il s’agit donc d’un chasseur nocturne. Immédiatement après le coucher du soleil, les plongées peuvent atteindre jusqu’à 213 mètres de profondeur et les chassent se mènent à vive allure.

Il n’est rare d’observer des rassemblements de dauphins pantropicaux comptant plusieurs centaines voire un millier d’individus. Ils aiment se déplacer en vastes groupes. Bien que non-
migrateurs, ils se rapprochent néanmoins des côtes durant les mois d’automne et d’hiver – d’où les dates des tueries japonaises – et s'en éloignent en été.

Les principales menaces qui pèsent sur ces dauphins sont la pêche au thon et les massacres japonais.
Estimés à quelques trois millions d’individus repartis dans toutes les mers du monde, leurs effectifs ne cessent de se réduire du fait de l’impact humain.

Malgré cela, et faute sans doute d’une vigilance sufisante ou de pressions politiques obscures, nos amis figurent parmi les espèces relativement peu menacées de la liste rouge de l’IUCN. Il faudra donc attendre quelques massacres de plus pour passer à la catégorie «éteinte en milieu naturel», à moins que celle du thon,
prévue comme imminente, ne leur laisse un peu de répit...

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Le Dauphin à Flancs Blancs du Pacifique (Lagenorhynchus obliquidiens)
Paroles de dauphin à flancs blancs
Videos



Ce dauphin se nourrit de petits poissons de haute mer , tels que les anchois, les poissons-lanternes, le maquereau-cheval et autres. Il apprécie également diverses variétés de céphalopodes. Lui aussi aime s'associer à d'autres espèces de cétacés, tels les dauphins de Risso ou même les otaries !

Déjà gaiement décimés par les Japonais lors de leurs pêche à grande échelle au saumon, aux anchois ou aux calmars - en 1989, pas moins de 6.100 de ces dauphins étaient morts dans les filets des pêcheurs de calmars ! - ils sont également très prisés par les delphinariums, sans doute parce qu'ils supportent un peu mieux que les autres dauphins pélagiques les souffrances de la captivité. L'aquarium de Vancouver en a fait sa spécialité et renouvelle régulièrement ses stocks d'esclaves auprès de ses fournisseurs de Taiji.



Vancouver : la mort atroce de Whitewing

Espèce jugée peu menacée par l’IUCN  (Ah bon ?)
 



Le Dauphin de Risso (Grampus griseus)
Paroles de dauphins de Risso
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Le Globicéphale Tropical (Globicephala macrorhynchus)
Paroles de globicéphale

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De 1963 à 2008, plus de 140 animaux ont été capturés pour les delphinariums. L'espèce ne supporte pourtant pas bien captivité et n'y survit pas longtemps.
En août 1967, le parc marin Marineland a finalement libéré Bimbo le globicéphale, au terme de près de huit années de captivité.
Bimbo avait agressé d'autres animaux et ses propres gardiens, il avait brisé une fenêtre d'observation et placé sous sédatifs.
Le Dr. M.E. Webber, un médecin spécialisé dans les soins aux cétacés, a décrit Bimbo comme un "psychotique " (cité par Valentry, 1969).
Corky, l'orque du même Marineland, a également brisé la fenêtre d'observation le séparant du public, ce qui a entraîné la perte de plus d'un tiers de l'eau du bassin. 

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L’Orque (Orcinus orca)




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Orques captives : lire sur ce site


Le Pseudorque (Pseudorca crassidens)

Paroles et VIDEOS



5 juillet 2010
tentative de suicide d'une pseudorque captive au Japon (video)

Une fausse orque captive du nom de Kuru a sauté hors de son bassin à Churaumi, Japon.
Capturée il y a de cela six ans au large d'Okinawa, la malheureuse ne supportait plus la promiscuité atroce qui régnait dans cette geôle ni le tintamarre insoutenable de la "musique de fond" que vous pouvez entendre. Quand on connaît la sensibilité auditive des cétacés, ce doit être un cauchemar quotidien pour eux ! 

Kuru s'est jetée sur le sol, de façon délibérée et volontaire, comme le prouve la vidéo, de la même manière qu'un humain le ferait s'il sautait de la fenêtre d'un immeuble pour se suicider, ainsi que le souligne avec rage notre ami Ric O'Barry.  On la voit en effet non pas "sauter à côté de son point de chute" par accident mais bien  s'extraire volontairement et non sans peine de la prison où elle croupit depuis sa capture, confinée en compagnie d'autres cétacés qui ne partagent n i les mêmes cultures ni le même langage qu'elle. 

La malheureuse a survécu à cette tentative de suicide ratée et reprendra donc ses shows de gré ou de force, d'ici peu.

Mais ce geste de désespoir absolu prouve, s'il en était encore besoin, que la captivité ne convient à des êtres aussi subtils, intelligents et libres que sont les dauphins et autres cétacés. Particulièrement en ce qui concerne les espèces pélagiques telles que le pseudorque ou le dauphin commun... Mais les Japonais n'en ont rien à cirer.
Du neuf, du frais, et quand ça meurt, on en capture d'autres... Merci au Seapark de Bruges et à toute l'Europe de continuer à prétendre que ces cirques aquatiques indignes de l'éthique humaine ont une vocation  "pédagogique" et permettent ainsi aux pires delphinariums de se développer partout dans le monde à une vitesse accélérée !

http://www.greenwala.com/community/blogs/all/8538-Did-Dolphin-Try-to-Commit-Suicide-Jumping-Out-of-Aquarium-Tank


A propos des pseudorques libres



Le Marsouin de Dall (Phocoenoides dalli) 

Video




Le plus rapide et le plus fou des petits cétacés. Un vrai bonheur que de le voir passer comme une torpille vivante !
Mais tout le monde n'a pas son humour ni sa joie de vivre. Et surtout pas les Japonais, qui le préfère immobile et sanglant, puis croustillant dans leurs assiettes.
Lors des chasses aux Marsouins de Dall, pratiquées au harpon électrique, des Lissodelphis Boréaux (Lissodelphis borealis) sont aussi tués indirectement.

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La Baleine à Bec de Baird (Berardius bairdii)



Que sait-on d'elle, de cette baleine si discrète, qui ne fait surface que très rarement ?
Les Japonais ne se soucient que d'une chose, sans doute : c'est qu'elle donne beaucoup de viande ! Comme la baleine de Minke, il arrive qu'elle soit poussée dans la Baie Sanglante en même temps que des centaines de dauphins terrifiés. Son espèce est rare et précieuse, sans doute gravement menacée, mais qui s'en soucie ?  Les Japonais sont de si bons alliés économiques ! On ne va tout de même pas se fâcher avec eux pour quelques "poissons qui respirent", n'est-ce pas ?
 


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