Un génocide total menace les cétacés

Un supplice interminable pour des êtres conscients d'eux-mêmes et dotés de langages...

Un supplice interminable pour des êtres conscients d’eux-mêmes et dotés de langages…

  Japon, Norvège, Islande, Danemark et Commission baleinière internationale

Un génocide total menace les cétacés

 

Sommaire

CBI/IWC 2012 : triste bilan !

La Corée du sud pourrait temporairement à tuer des baleines

Groenland, Danemark et Corée du Sud au banc des accusés !

La Corée du sud passe dans le camp des assassins de baleines !

Le Danemark, seul pays européen à soutenir la chasse à la baleine

Au Japon, la chair de baleine n’a plus la cote

Commission Baleinière internationale, Journée des Océans, arrestation du Capitaine Paul Watson

Comment meurent les baleines ?

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Russie

Les permis de tuer accordés par la CBI pour raisons « scientifiques »

Conscience, Langages et cultures chez les grands cétacés

Despite the international ban on commercial whaling, Iceland has resumed hunting Minke and fin whales for meat.   This is one of the seven fin whales killed in 2006 as it is towed to shore.

Despite the international ban on commercial whaling, Iceland has resumed hunting Minke and fin whales for meat. This is one of the seven fin whales killed in 2006 as it is towed to shore.

Tuez-les toutes !
La Commission Baleinière internationale va-t-elle lever tout moratoire
sur la chasse à la baleine ?

CBI:  de qui se moque-t-on ?

Une bonne nouvelle dans ce monde de brutes

La Belgique condamne la chasse à la baleine

La Belgique au secours des baleines ?

Une coalition anti-baleinière vient de naître au Japon !

Norvège : Une balle en pleine tête pour soixante dauphins !

Lettre de M. le Premier Ministre Guy Verhofstad

Massacres au japon

Massacres en islande

Massacre en norvège

Massacres au danemark

Les Tueurs de Baleines

 


CBI/IWC 6 juillet 2012

Groenland, Danemark et Corée du Sud au banc des accusés !

viande de baleine pour les restaurants au Groenland

Viande de baleine pour les restaurants au Groenland


GROENLAND
Après les révélations de WDCS à propos de la vente commerciale de viande de baleine très répandue au Groenland à l’usage des touristes, les membres de Commission baleinière internationale (CBI), les États membres concernés par ce problème ont réagi aujourd’hui en refusant d’accorder toute augmentation de quota au Groenland dans sa chasse aux grandes baleines à des fins prétendues de subsistance des autochtones.

En effet, grâce à une faille dans la procédure, le Danemark n’a pas pu obtenir un quota approuvé par tous.

Le Groenland (un territoire danois d’outre-mer) cherchait à augmenter le nombre de petits rorquals et de baleines à bosse qu’il affirme tuer pour subvenir aux besoins des natifs de ce pays durant les six prochaines années, mais l’opération d’infiltration menée par la WDCS a pu démontrer comment le Groenland portait activement atteinte à l’interdiction de la CBI d’utiliser le massacre des cétacés à des fins commerciales, en vendant au vu et au su de tous de la viande de baleine ouvertement dans la grande majorité de ses restaurants et aussi dans ses supermarchés.
L’UE a proposé de modifier la proposition du Danemark, mais le Danemark a refusé, exigeant que sa proposition initiale soit voté.

Le vote de la CBI fut de 25 voix en faveur du Danemark, de 34 contre et 3 abstentions. Les critiques à l’égard du Groenland ont été émises massivement par le bloc des pays latins qui a souligné qu’il y avait peu de différence entre la vente par le Groenland de la viande de baleine aux touristes et les opérations de chasse à la baleine purement commerciales.

Le Danemark a déclaré au nom du Groenland qu’il ne cesserait pas de vendre de la viande de baleine aux touristes et que les baleiniers du Groenland pourraient utiliser des battes de baseball pour tuer des baleines s’ils le voulaient, ne rend guère l’image de ces pays très sympathique aux yeux de la plupart des membres de la CBI.
La WDCS a beaucoup travaillé avec la Commission européenne afin de donner des orientations claires aux États membres de l’UE. Par la suite, les membres de l’UE qui partagent la préoccupation de la WDCS à propos des chasses aborigènes au Groenland qui ne sont pas correctement régulées, ont forcé à procéder à un vote interne sur la proposition danoise.

L’UE a tenté de modifier la proposition à la base, mais son offre a été rejetée par le Danemark. Chris Butler-Stroud, qui représentait la WDCS, a déclaré: « L’Union européenne a finalement envoyé son propre signal au Danemark afin qu’il mette fin au gâchis que représente actuellement la chasse à la baleine du Groenland et qu’il ne tolère plus la vente commerciale aux non-autochtones ».

En réponse aux révélations de ces abus, plusieurs tour-opérateurs européens au Groenland ont réagi en s’engageant auprès de la WDCS et de l’Institut du Bien-être animal de ne plus inviter leurs clients à goûter à de la chair de baleine.


 

COREE
Une invitation ouverte à la Corée du Sud

La WDCS a signalé depuis un certain temps que le flou entre chasse scientifique et chasse commerciale est à la source source de graves confusions.
La Corée du Sud avait pris prétexte de ce double standard de la CBI en octroyant à l’île Saint-Vincent un quota «scientifique » malgré des ventes commerciales évidentes, en prétendant que ses pêcheurs avaient respecté l’interdiction de 1982 sur la chasse.

Butler-Stroud a déclaré : «Reste à voir si la menace de la Corée du Sud de reprendre la chasse commerciale par le biais de la faille de la soi-disant« chasse scientifique» mais la position de la CBI concernant le Groenland devrait lui donner matière à réfléchir. »
Butler-Stroud a conclu: « La CBI doit maintenant nettoyer ses règlements. Elle doit cesser de faire semblant qu’elle ne tolérera pas la chasse commerciale sous quelque forme que ce soit et se concentrer désormais sur la sauvegarde des baleines, et non pas sur les quelques exceptions restantes de chasse industrielle à la baleine industrielle subventionnés dans quelques pays riches ».
D’après un article de la WDCS

QUI CHASSE ENCORE ?
extrait d’un dossier de Réseau Cétacés

– Chasse commerciale: par la Norvège (536 baleines prises en 2009) et l’Islande (38), qui ont rejeté le moratoire de la CBI.

– Chasse « scientifique »: par le Japon (1.004 baleines chassées en 2009, majoritairement en Antarctique), qui fixe ses quotas unilatéralement. De l’avis des experts, il produit peu de recherches et concentre ses travaux sur les utilisations industrielles de la baleine (pharmaceutiques notamment).

– Chasse aborigène: quotas fixés par la CBI. Réservée aux communautés qui peuvent prouver qu’il en va de leur subsistance et de leurs traditions: Alaska (Etats-Unis), Groenland (Danemark), Tchoukotka (Extrême-Orient sibérien) et Saint-Vincent-et-les-Grenadines (petites Antilles).

– Autres: le Canada accorde trois baleines/an aux Inuit, et l’Indonésie chasse de 2 à 50 cachalots, sans passer par la CBI.

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CBI/IWC juillet 2012

La corée du sud passe dans le camp des assassins de baleines !

Par la voix de son délégué, Park Jeong Seok, le Gouvernement de la Corée du Sud vient d’annoncer lors de la 64e réunion annuelle de la Commission baleinière internationale à Panama, que son pays s’apprêtait à lancer un « programme de chasse scientifique » dans le Pacifique Nord-Ouest.

38 000 baleines ont déjà été massacrées de façon inhumaine par le Japon, la Norvège et l’Islande depuis l’interdiction de chasse à la baleine en 1986.

Nous, soussignés, demandons instamment au gouvernement de la Corée du Sud de ne PAS se joindre à cette liste de pays.
Au lieu de cela, nous exhortons la Corée du Sud à retirer sa proposition, car nous croyons que ce pays va bénéficier d’un bien plus vaste essor touristique grâce au whale-watching local mais aussi grâce à la splendeur de ses richesses naturelles.

L’exploitation non létale des baleines que constitue un whale-watching respectueux apporterait un gain financier mille fois plus important que de tuer les petits rorquals du Pacifique Nord-Ouest comme on le fait depuis des décennies. Le monde entier serait reconnaissant à la Corée du Sud, qui gagnerait l’admiration et le respect
international en revenant sur sa décision aberrante et criminelle.

Merci de signer la pétition !

Lire davantage sur cette décision aberrante

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Juin 2012

Le Danemark, seul pays européen à soutenir la chasse à la baleine


Video de Hardy Jones

La 64e réunion annuelle de la Commission baleinière internationale (CBI) débutera le 25 Juin, et la Humane Society Internationale (HSI) appelle de toute urgence le Danemark à aligner strictement sa politique de chasse à la baleine sur les principes et les dispositions de l’Union européenne (UE).

La position de l’UE est « pro-conservation » et s’oppose clairement et fermement à toute chasse commerciale.
Malheureusement, le Danemark n’en tient aucun compte quand il s’agit d’empêcher que les baleines, les dauphins et les marsouins soient capturés, tués ou vendus.

Le Danemark ignore toujours sa responsabilité à l’égard de ces mammifères marins et tout au contraire, exprime son soutien à la chasse commerciale lors des réunions de la Commission Baleinière Internationale.
Cette attitude outrepasse largement ses seules obligations de représenter les intérêts des chasseurs indigènes de ses protectorats (Groenland et îles Féroé).

Plus de détails en page : http://www.hsi.org/news/news/2012/05/breaking_ranks_053112.html

Iles Féroë

Lire aussi :
Le Danemark reprend la chasse baleinière

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Juin 2012

Commission Baleinière internationale, Journée des Océans, arrestation du Capitaine Paul Watson
Cherchez l’erreur !

Japon

Ce lundi 11 juin 2012, trois jours après la Journée Mondiale des Océans, s’ouvre une nouvelle session de la Commission Baleinière internationale.
Une fois encore, le Japon et ses vassaux, la Norvège et l’Islande, tenteront d’acheter les voix des pays pauvres pour qu’ils votent en faveur du massacre des baleines.

Pour rappel, la Belgique est membre de la CBI depuis 2004.
Une adhésion qui ne se fit d’ailleurs pas sans mal ni sans de nombreux courriers

Merci à nos représentants officiels de se montrer un peu plus audacieux face au Japon, à la Norvège et à l’Islande… et de réclamer au passage haut et fort la libération immédiate du Capitaine Paul Watson, condamné par un Costa Rica aux ordres des tueurs  japonais, avec l’aimable collaboration des Allemands.

Car dans ce monde devenu fou sous les coups
de triques du Capitalisme Aveugle, ce ne sont pas les tueurs de baleines, ce ne sont pas les tueurs de dauphins, ce ne sont pas les gérants des prisons aquatiques affublés des doux noms de Marineland, Sea World ou Sea Park que l’on jette en prison pour crime contre les Peuples de l’Océan, non : ce sont ceux-là même qui défendent les cétacés !

Nous demandons au Gouvernement belge de bien vouloir :

– Adopter une attitude pugnace et audacieuse en faveur des baleines (et sans craindre les représailles économiques du Japon) lors des débats de la prochaine Commission Baleinière Internationale qui s’ouvrent ce lundi 11 juin à Panama.

– Condamner avec la plus extrême fermeté M. Yoshihiko Noda, Premier Ministre du Japon, M. Jens
Stoltenberg, Premier Ministre de Norvège et Mme Jóhanna Sigurðardóttir, Première Ministre d’Islande, coupables de protéger des associations de criminels écologiques qui massacrent en toute illégalité et pour en dévorer la viande, des mammifères marins en voie de disparition, tout à la fois sensibles, sociaux, conscients d’eux-mêmes, dotés de langages et d’empathie.

– Réclamer la levée immédiate de toute poursuite contre le Capitaine Paul Watson auprès du Gouvernement du Costa Rica.

En ce jour dédié à la protection des océans, d’avance un grand merci !

une seule adresse :

info@premier.fed.be

Rappelons que le 18 mai dernier, deux navires baleiniers japonais ont quitté l’archipel nippon pour le Pacifique nord-ouest.  Leur objectif est de capturer 260 cétacés en vue de « recherches scientifiques », selon la version gouvernementale officielle exprimée par le Ministère de la Pêche.

Le Yushin Maru et Yushin Maru No. 2 ont quitté le port de Shimonoseki à Yamaguchi, (Ouest du Japon), pour rejoindre le bateau-usine Nisshin Maru, d’ores et déjà sur les lieux du massacre annoncé.

La flotte a été armée afin de pouvoir chasser à peu près 260 baleines, en ce y compris 100 petits rorquals et 10 cachalots, de mai 2012 à août 2012.

Malgré le fait que la chasse commerciale à la baleine soit interdite en vertu d’un traité international, le Japon utilise depuis 1987 une faille dans les textes légaux qui lui permet de mener des « recherche létales » au nom de la science. Curieusement, toutes les prises sont revendues sur le marché de la viande, à des fins alimentaires.

Les baleiniers japonais ont déjà face à une série d’affrontements de haute mer des militants anti-chasse dans l’océan Antarctique – les courageux guerriers du Seashepherd, pour ne pas les nommer – mais n’ont encore rencontré aucune résistance musclée dans le Pacifique.

Il va de soi que les Japonais qualifient les défenseurs des baleines de « terroristes ».

Vous pouvez leur répondre !

 

 

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Mère et enfant. La souffrance d'une baleine harponnée dépasse l'entendement. Mais comme elle ne crie pas...

Mère et enfant. La souffrance d’une baleine harponnée dépasse l’entendement. Mais comme elle ne crie pas…


1

La souffrance des baleines

Harpon explosif

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Conscience, Langages et cultures chez les grands cétacés

Une bonne nouvelle dans ce monde de brutes…

Depuis le 15.07.04, la Belgique est désormais membre de la Commission Baleinière Internationale qui se réunit cette semaine à Sorrento, Italie. Ce ne fut pas sans mal, mais on y est arrivé !

Notre délégué, M. Alexandre de Lichtervelde, aura fort à faire aux côtés des autres amis des baleines pour empêcher que les Japonais ne déclenchent un nouveau et ultime massacre de grands cétacés dans tous les océans du monde, en ce compris dans le sanctuaire antarctique, afin d’alimenter leurs restaurants en viande de luxe.

Rappelons également que de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer le fait que les baleines hissées à bord des bateaux japonais sont tout simplement… sciées vivantes, au prix de souffrances atroces et proprement inimaginables.

Le site de la Commission
http://www.iwcoffice.org/meetings/meeting2004.htm

Services Fédéraux de l’Environnement
Alexandre de Lichtervelde 
alexandre.delichtervelde@health.fgov.be

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CBI, Londres, 23-26 Juillet 2001

Un génocide total menace les cétacés !

Nuées d’orage sur la CBI
Au terme d’un épouvantable holocauste baleinier qui a réduit les effectifs de certains cétacés à près de 90 % et mené à l’extinction complète quelques populations locales, la Commission baleinière internationale (International Whale Commission) a décidé d’un moratoire sur la chasse commerciale à la baleine dès 1982.
Celui-ci est entré en vigueur en 1986. Par ailleurs, la Convention sur le Commerce International des Espèces en danger (CITES) a renchéri en ce sens en interdisant tout échange international de produit baleinier, également depuis 1986.

La prochaine réunion de la Commission Baleinière Internationale se tiendra à Londres du 23 au 26 juillet 2001. La réintroduction légale de la chasse commerciale à la baleine sera l’un des thèmes de discussion de cette rencontre et le risque est important qu’une telle proposition soit adoptée.

A cette occasion et plus encore que les années précédentes, la Norvège et le Japon entendent en effet mettre le maximum de pression sur les états membres de la Commission pour que soit ré-autorisée de manière officielle la chasse à la baleine commerciale et la vente des produits baleiniers.

Le prétexte des chasses scientifiques
Bien que le moratoire de la CBI ait pu sauver de manière effective des dizaines de milliers de cétacés, le Japon persiste aujourd’hui encore à ne pas se conformer à ces réglementations internationales et continue à mettre à mort plus de 500 baleines chaque année. Sous prétexte d’un soi-disant programme de recherches, lesquelles sont en effet autorisées par la Convention sous une forme limitée, le Japon continue à mener des campagnes de chasse prétendument justifiées au plan scientifique. Ces expéditions sanglantes serviraient notamment à contrôler le contenu des estomacs des animaux tués, afin de s’assurer qu’ils ne pillent pas les réserves de poissons des pêcheurs ou à estimer leur population globale.
L’année dernière, le Japon a encore élargi son prétendu programme scientifique de pêche à la baleine en y incluant deux espèces de cétacés, pourtant reconnues comme « en danger d’extinction », le cachalot et le Rorqual de Brydes. (Balaenoptera edeni)

Le marché de la viande morte…
La réalité est évidemment bien différente : le but non-avoué de ces massacres est d’alimenter les restaurants de luxe Japonais en viande de baleine, toujours très chère et très demandée, et qui s’obtient dans un contexte de plus en plus difficile.
Face à la demande importante de ce géant économique que demeure le Japon, des pays comme l’Islande envisagent de reprendre à leur tour le massacre ou d’autres encore – tels les Russes – se mettent à chasser des espèces de cétacés plus petites mais dont la chair, une fois sur l’étal, ressemble à s’y méprendre de la viande de baleine.
La Norvège, pour sa part, qui a une longue tradition baleinière derrière elle et des stocks de graisse monumentaux dont elle ne sait que faire, aimerait reprendre le commerce international des produits baleiniers avec le Japon et ce, en violation flagrante des interdits de la CITES.

Rappelons que la chair de baleine est à ce point polluée par diverses toxines chimiques d’origine humaine qu’elle peut nuire de manière sévère à la santé des consommateurs. Au Japon même, l’importation de graisse de baleine d’origine étrangère est interdite pour ces raisons. Néanmoins, en dépit des protestations des organismes de protection des consommateurs Japonais, la Norvège et le Japon entendent maintenir l’accord.

…et de la viande vivante
Un troisième marché justifie les massacres que ces nations imposent aux différentes espèces de cétacés, et c’est la demande des delphinariums. La mortalité au sein de ces établissements est à ce point importante qu’ils doivent toujours et sans cesse se ré-alimenter.
A cet égard, le grands chasses annuelles menées au Japon fournissent un excellent matériel vivant à cette industrie du divertissement. Les autorités laissent en effet leurs pêcheurs massacrer de manière extraordinairement cruelle la plupart des petits cétacés qui croisent au large des côtes du Japon : dauphins, pseudorques et autres marsouins. Le but de ces pêches est non seulement de se procurer de la viande de cétacés de qualité inférieure mais néanmoins commercialisable mais aussi de fournir les delphinariums du Japon ou d’ailleurs avec quelques dauphins sélectionnés avant le massacre et jetés depuis une grue dans des camions. …

On comprend que dans ce contexte, il est essentiel que les prochains débats de la CBI incluent, outre les grandes espèces protégées par la CITES (cachalots, baleines franches, baleines bleues), tous les « petits » cétacés du type globicéphales, bélougas, orques, fausses orques et toutes les variétés de dauphins et de marsouins.

Agir : la campagne Sea Red
Conscient des graves enjeux de ces prochaines rencontres de la CBI, le Whale and  Dolphin Conservation Society lance une vaste campagne internationale en direction des pays membres dela Commission.

Cette campagne est intitulée Sea Red (« Mer sanglante : je vois rouge ») et fournit aux personnes intéressées un « mémento » tout à fait remarquable, expliquant en détails et chiffres à l’appui pourquoi la chasse aux cétacés doit être immédiatement totalement interdite et ce, une fois pour toutes et sans aucun compromis. Outre le fait que l’huile de lampe et les corsets pour dames sont depuis longtemps passés de mode et que le whale-watching offre des rentrées financières  autrement plus intéressantes que la chasse commerciale, cette chasse, dit le WDCS, est par essence cruelle,  pernicieuse, insupportable, malsaine, et corrompue.

Cruelle
Tirer au canon sur un mammifère dont la peau nue est d’une sensibilité extrême est, par définition, profondément inhumain. Mais sait-on assez que la mort par harpon explosif ne survient qu’au terme de 10 à 20 minutes d’une sanglante agonie ?

Sait-on que les japonais font en sorte de ne pas tirer à l’arrière de la tête – ce qui procurerait à toute le moins une mort relativement rapide – afin de préserver certains éléments du crâne prétendument précieux à leurs recherches ?

Sait-on qu’une procédure de « seconde mise à mort » est prévue sur le pont du navire, une fois que le malheureux cétacé a été hissé à bord ? Avec un fusil de chasse, un harpon électrique ou tout autre moyen d’une égale cruauté, on tente d’éteindre la dernière étincelle de vie accrochée dans la chair de cet innocent colosse. Et pas toujours avec succès : selon certains témoignages, nombreuses sont les baleines qui auraient été dépecées vivantes sous la scie électrique !

Sait-on que les baleiniers tirent d’abord sur un bébé cachalot, de sorte que sa mère, puis tout le groupe d’adultes, vient se porter à son secours … et se placer sous le tir des harpons ?

Enfin, comme pour les éléphants ou les grands primates, sait-on que tuer une baleine, c’est aussi déstabiliser tout le groupe social où celle-ci s’intègre et le mener parfois à une dissolution rapide.

Pernicieuse
Si la chasse d’une baleine particulière est autorisée, au prétexte que sa population serait plus abondante , il ne faudra pas longtemps pour que d’autres espèces soient chassées légalement à leur tour.

Insupportable
Un nombre croissant de recherches scientifiques prouvent clairement que les cétacés doivent faire face aujourd’hui à des menaces environnementales d’une extrême gravité, et dont les conséquences pourraient être catastrophiques. Il est clair que ces populations déjà épuisées ne seront bientôt plus à même de supporter une chasse directe et continue.

Malsaine
La viande de baleine est de plus en plus polluée par des substances toxiques et donc inutilisable pour la consommation humaine.

Corrompue
L’histoire de l’industrie baleinière est une longue suite de chasses illégales, de dépassements de quotas
autorisés et d’un manque de contrôle des autorités pour limiter ces massacres.
Par ailleurs, envisagés sous l’angle de l’éthologie cognitive, les grands cétacés tels que le cachalots sont des êtres pacifiques et intelligents vivant au sein de sociétés hautement complexes dotés de cultures et de dialectes.

Nous ne savons encore quasiment rien d’eux, ni de leurs moeurs ni de leurs chants ni des prodigieuses compétences cognitives qu’ils ont pu développer depuis plus des millions d’années au coeur des océans.

Depuis 1840, la chasse industrielle a décimé leurs rangs de façon si dramatique qu’elle les amené au bord extrême de l’extinction. Aujourd’hui, les chasser pour leur viande est donc aussi aberrant que de fournir nos boucheries en viande d’okapi ou de panda.

Pourquoi la Belgique doit condamner le Japon et la Norvège
Bien que la Belgique ne soit pas encore membre de la Commission Baleinière Internationale, elle ne s’en est pas moins opposée à toutes les propositions de déclassements des baleines lors de la dernière conférence de la CITES à Nairobi et a déclaré officiellement, dans le cadre des réunions européennes préalables, qu’il n’était pas question à ce jour de réouvrir la chasse à la baleine.

Il serait donc logique qu’en tant que représentant d’un pays traditionnellement soucieux de l’environnement et du bien-être animal, et sur les plages duquel s’échouent, hélas, trop régulièrement cachalots et marsouins, le Gouvernement Belge s’implique plus activement dans cette problématique et qu’il invite les gouvernements membres de la CBI à bien vouloir suspendre, au nom de la Belgique et en accord avec les décisions antérieures de notre pays, toute décision favorable à la reprise d’une chasse commerciale à la baleine.

Rappelons à cet égard que l’ancien président des États-Unis, Mr Bill Clinton, a récemment admonesté le Japon sur ce point et l’a menacé de lui interdire tout accès aux eaux territoriales américaines s’il persistait à fouler au pied les accords internationaux relatifs à la préservation des grands cétacés. La Nouvelle Zélande puis l’Allemagne ont récemment fait de même au printemps 2001.

On lira ci-dessous une réponse que le Premier Ministre de Belgique nous a envoyé au début du printemps, suite à un courrier que nous lui adressions. Puissent les bonnes intentions exprimées dans cette lettre se manifester de manière immédiate et concrète : le temps presse et nos petits-enfants risquent bien de ne plus voir des baleines qu’au musée…

Lettre de Mr Guy Verhofstadt, Premier Ministre du Gouvernement belge

Jeudi 15 mars 2001

A l’attention de Monsieur Y. Godefroid
Co-auteur du livre « Liberté pour les dauphins » (Labor,2000)

Concerne: FW: Lettre ouverte à Monsieur Guy Verhofstadt, Premier Ministre du Gouvernement belge, à propos de son prochain voyage au Japon et de la CBI.

Cher Monsieur Godefroid,

Je vous remercie pour votre message du 29 janvier relatif à la préservation des baleines et d’autres cétacés. J’en ai pris note avec beaucoup d’attention.

Le Ministre des Affaires étrangères m’a fait savoir que dans le cadre d’une démarche commune entreprise avec d’autres pays en février dernier, la Belgique a fait part de sa préoccupation par rapport à la persistance du Japon à conduire des programmes de recherche scientifiques conduisant à la capture d’un nombre important de baleines, y compris dans le sanctuaire des mers australes.

Avec d’autres pays, la Belgique s’est également montrée préoccupée par la décision prise, l’année passée, par le Japon d’étendre la chasse scientifique à deux nouvelles espèces : le cachalot et la baleine de Bryde.
La recherche scientifique ne justifie pas la capture de baleines et elle peut être menée en ayant recours à des méthodes non létales.

La Belgique et les autres pays qui ont souscrit à cette démarche ont instamment prié le Japon de reconsidérer sa position dans ce domaine et de respecter les résolutions de la Commission Baleinière Internationale adoptées en juillet 2000.

Tout en vous remerciant, de votre intérêt pour cette problématique, je vous prie de croire, Cher Monsieur Godefroid, en l’expression de ma considération distinguée.

Guy Verhofstadt
Premier Ministre

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