Le Jour du Dauphin Japonais 2017-2018

Le Jour du Dauphin Japonais 2017-2018

Communiqué de presse

Du 1er septembre 2017 jusque fin mars 2018, les pêcheurs de Taiji vont se livrer une fois encore à leur plus lucrative activité saisonnière : la chasse aux dauphins.
101 globicéphales, 450 dauphins bleu et blanc, 414 dauphins Tursiops, 251 dauphins de Risso, 400 dauphins tachetés, 70 fausses orques, 134 dauphins à flanc blanc du Pacifique, 20 dauphins sténo et 100 dauphins d’Electre, soit 1.940 individus hautement conscients et sociaux, pourront être capturés, tués ou gardés en esclavage.

Si ce mode de chasse au rabattage existe au Japon depuis le 17e siècle, ce n’est qu’à partir des années 70 qu’à la demande des delphinariums, de puissants bateaux à moteur rabattent des cétacés terrifiés par familles entières vers les eaux peu profondes de la baie de Taiji pour les y enfermer derrière un filet, parfois des jours durant, avant de les sélectionner et de garder les plus beaux en esclavage.

Les autres sont tués sont sous une bâche. Une tige de métal enfoncée sous l’évent, le dauphin paralysé se noie dans son propre sang au milieu des siens pendant de longues minutes. Sa viande se vend mal, pourtant. Elle restera au congélateur ou deviendra de la pâtée pour chiens, car la plupart des Japonais n’acceptent plus de manger une chair aussi lourdement chargée en métaux lourds. Alors, pourquoi continuer à en produire ?

 

Parce que cette immonde boucherie n’est qu’un prétexte, un rideau de fumée, un paravent traditionnel qui cache la VRAIE raison de ces rabattages annuels : les captures pour les delphinariums, bien plus rentables que la chair sombre des cétacés morts.

Juste avant le massacre, les exemplaires sélectionnés par des dresseurs de l’IMATA et arrachés hors de l’eau avec une violence extrême puis transportés à la Dolphin Base, l’annexe flottante duTaiji Whale Museum. Ils y subissent un premier dressage brutal, assorti d’injections de Valium. Beaucoup meurent à ce stade. Seuls les plus vigoureux feront la preuve qu’ils tiennent le coup et seront jugés dignes d’une vie de spectacles.

Transport de dauphins captifs par avion. La pressurisation, l’immobilité et le bruit des moteurs est une torture pour eux.

Car c’est ensuite que le véritable enfer commence, la mort lente, l’horreur au quotidien.
C’est lorsque ces malheureux sont expédiés en Chine, en Russie, au Moyen-Orient ou même en Roumanie, qu’ils comprennent que le cauchemar ne prendra jamais fin. Ils sont là pour toujours, à refaire sans fin les mêmes gestes aux mêmes heures, pour une poignée de poissons morts. Ils ne reverront jamais la mer.
La plupart meurent dans leur bassin sordide au bout de quelques années, incapables de surmonter la somme de traumatismes qu’ils ont subi, incapables d’accepter une vie aussi abominable.

Tant que la Belgique, la France, l’Europe et les Etats-Unis toléreront encore l’existence de prisons aquatiques sur leur territoire, il faut s’attendre à ce que les pays émergents y voient une source de profits.
Arrêter les massacres à Taiji, c’est d’abord mettre fin aux delphinariums chez nous et abolir pour de bon cette industrie esclavagiste criminelle !

Femke, capturée à Cuba

Le Jour du Dauphin Japonais

Le Jour du Dauphin Japonais est organisé au niveau international par le Ric O’Barry’s Dolphin Project depuis 2003.
Plusieurs manifestations ont également lieu au Japon, malgré la répression féroce du gouvernement

Bruxelles

01/09/2017 13:00

Merci à tous pour votre présence ce vendredi devant l’ambassade du Japon !
Si le nombre de manifestants fut sans doute le plus bas jamais atteint depuis 2002, en revanche, nous avons eu la chance de voir nos panneaux photographiés sous toutes les coutures.
Ces images, prises avec précision ont été envoyées à Tokyo , ainsi que le tract et le message que nous transmis au représentant de l’ambassadeur, le même petit monsieur tout poli et sans aucune opinion que l’an dernier.
Nous lui avons rappelé que la capture des dauphins pour les delphinariums russes et chinois n’avait vraiment rien de traditionnel, que sur l’île de Toshima, au Japon, les dauphins sont citoyens d’honneur, que la viande des cétacés est dangereuse pour les enfants et que la Nouvelle-Zélande gagne des milliards en whale-watching, depuis qu’elle protège ses baleines et ses dauphins au lieu de les massacrer.

Le Japon sait donc qu’en Belgique, une poignée d’irréductibles continue à lutter contre les horreurs de Taiji et qu’ils ne lâcheront jamais le morceau !

Encore une fois, merci à tous ainsi qu’à la police de Bruxelles, dont les inspecteurs semblaient tout droit sortis d’un vieux polar de Georges Lautner !

Yvon Godefroid

 

Il y a beaucoup de parallèles à faire entre le commerce du « bois d’ébène » et celui des dauphins.

Japan Dolphins Day 2017


 

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Taiji : vaste capture de dauphins tachetés pantropicaux

Etc….