Un bébé orque élevé par un dauphin
au Seaworld, Texas
9 octobre 2005
D'autres sites l’ont déjà annoncé : une petite orque vient de voir le jour dans les bassins du Shamu Stadium, au cœur du complexe commercial Sea World à San Antonio, Texas, USA .
Le bébé mesurait 1 mètre, 83 et plus ou moins 125 kilos à la naissance.
La maman, une femelle orque âgée de 17 ans du nom de Kayla est elle-même née captive des œuvres de deux parents capturés en mer et aujourd'hui défunts (Kenau et Orky II selon l'info de Pamela Carzon).
Cete naissance porte à huit le nombre d'orques présentes à Sea Wolrd Texas.
En ce début d'octobre, elle vient de donner naissance à un bébé au terme de deux heures d’accouchement.Bonne nouvelle ? Oui sûrement, tant pour le fleuron international de l’Industrie de la Captivité, le groupe Sea World-Anheuer Busch que pour ses fidèles serviteurs, la presse internationale.
Les éleveurs de cétacés en boîte peuvent désormais se vanter de produire des orques captives de la deuxième génération ! Wow ! Super, bien qu'on se demande un peu pourquoi, vu le nombre encore abondant d'orques dans toutes les mers du monde, qui ne justifie pas que l'on tente de les faire se reproduire en bassin.
A moins bien sûr que de rêver d'une nouvelle espèce d'orque domestique, génétiquement modifiée, qui pourrait en effet rendre de bien beaux services à l'industrie des loisirs tout autant qu'à l'armée américaine.
Si Kalya pouvait nous la raconter, sa version de l'histoire serait sans doute très différente.Et pour commencer, qui est le père de cet enfant rejeté ? Un ami de longue date, issu d'un clan allié, comme cela se passe en mer libre ? Un vieux copain d'enfance, qui l'aurait fait craquer au détour d'un fjord enneigé ?
Ou bien plutôt une seringue injectant du sperme congelée dans le vagin d’une orque qui ne comprend rien à l'origine de sa grossesse ? Une future maman que nul n'accompagne, ni ne peut conseiller ?
Rien d'étonnant dès lors à ce que cette pauvre mère renie son enfant et refuse de s’en occuper !
"Dès que Kalya a manifesté son désintérêt à l'égard de son nouveau-né, notre équipe est aussitôt intervenue pour prendre le relais » a déclaré Dudley Wigdahl, vice-président du Département de zoologie et conservateur général chez SeaWorld. "Nous avons donc adjoint au nouveau-né un autre animal de compagnie, à savoir l’une de nos femelles dauphins, afin qu’elle nage avec l’enfant ».
En voilà une bien étrange nouvelle !
Le fait de faire élever une orque par un dauphin est déjà aberrant : on sait en effet que les structures sociales et l'éthologie de ces deux espèces de cétacés sont très différentes et que parfois, le dauphin peut être la proie de l'orque : un peu comme si une petite chatte devait élever un bébé tigre !
Mais surtout, ce comportement de rejet, fréquent chez les animaux de zoos, est symbolique de la disparition progressive de toute culture transmise authentique.
Lorsque les orques ont le loisir de vivre selon leurs véritables traditions - c'est à dire libres et dans leur milieu d'origine - elles s'occupent de leurs enfants avec un amour que peu d’Humains peuvent égaler et qui constitue le fondement même de leurs subtiles cultures matriarcales.
Comme ceux de la Nation Eléphant, les bébés orques sont entourés des soins jaloux durant de longues années, cajolés par toute leur famille, en ce compris les frères ou les cousins mâles qui, plus tard, veilleront sur eux lors des premières sorties et leur enseigneront les techniques de chasse subtiles propres à la tribu dont ils sont membres.
Rien de tout cela n’existe en bassin, bien sûr.
A l’image de tant d’autres cétacés qui ont tué ou nié leurs enfants, conscients sans doute que ces malheureux n’avaient aucun avenir ni aucune chance de survivre à long terme, telle la pauvre Mavina noyant son propre bébé au West Edmonton Mall, Kalya a perdu tout ce qui faisait d’elle une orque véritable.
Plus de culture, plus de traditions, plus de clans, plus de vie sociale complexe et excitante : juste l’obéissance aveugle aux coups de sifflets de Singes Tueurs dressés sur leurs pattes de derrière et des repas de poissons morts à heures fixes.
Ici, les orques sont formatées comme de vrais Mickey Mouse pour les besoins d’un public abruti de pop-corn et de soft drinks. Et tant mieux si ces baleines tueuses y perdent leur éthique, leurs valeurs et toutes leurs connaissances durement acquises au cours des trente derniers millions d’années : elles ne sont plus là que pour participer à des spectacles qui n’ont absolument plus rien à voir avec une quelconque information sur la vie marine.
Le Marineland d’Antibes n’a pas été le dernier d’ailleurs à suivre l’exemple de ses modèles américains : désormais, en France, comme aux USA, les shows d’orques ou de dauphins s’intègrent à des dramatisations dignes des meilleurs concerts de rock : pirates, bateaux fantômes, lasers, murs d'eau et musiques tonitruantes sont mises à profit pour casser l’ennui profond des spectacles traditionnels, conçus dans les années trente.
Aujourd'hui, le public imbécile qui paie pour voir ce genre de choses n'en a plus rien à cirer de la protection des océans, ni des cultures non-humaines : il veut juste un max de fun pour le pognon qu'il lâche !
Les cétacés ne sont plus désormais que des acteurs secondaires, des faire-valoir dans ces délirantes mises en scènes théâtrales.
Pour rappel, Sea World a ouvert son premier parc d’attractions à San Diego, Californie, en 1964.
Dès 1965, et jusqu’à aujourd’hui, ce groupe n’a plus jamais cessé depuis de mettre en scène des orques captives de la première ou de la seconde génération sous le nom générique et déposé commercialement de «Shamu».
Sea World a ouvert un second parc en Ohio en 1970, puis en Floride en 1978 et enfin à San Antonio, Texas en 1988. Ces quatre parcs à thèmes ont été rachetés en 1989 par le holding Anheuser-Busch, sous le nom de Busch Entertainment Corp., basé à St. Louis, dans le Missouri. L’objet social de cette société est la fabrication de l'une des plus célèbre bière américaine.
Pour en savoir plus sur les orques au Sea World Texas
http://www.whale-web.com/orcas/sw-family.shtml
Kayla + Nouveau né
Kyuquot
Keto
Unna
Keet
Tuar
Tekoa
http://members.aol.com/OrcaInfo/page4.htm
http://www.captivitystinks.org/facilities/seaworldtex.html
http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/shows/whales/etc/chart1.html
http://www.whale-web.com/orcas/keet.shtml
http://www.friendoftheorcas.co.uk/FOTOV21/The_Orcas/SWT/Keto.htm
27-07-2004 Ky s'en prend à son soigneur
Lors d'un spectacle au Sea World Texas, Ky (ou Kyuquet) une jeune orque mâle de 13 ans née en captivité s'en est pris de façon inexpliquée à son soigneur. Il lui a sauté dessus à plusieurs reprises, l'enfonçant sous l'eau à chaque fois que celui-ci refaisait surface, et l'empêchant de sortir du bassin. Il est difficile d'expliquer pourquoi cette orque s'est comportée ainsi. Ky est un jeune mâle, qui vient d'atteindre sa maturité sexuelle, ce qui peut constituer une explication. Cette fois-ci, le soigneur s'en est sorti sans dommages. Mais cela n'avait pas été le cas de sa consoeur Keltie Lee Byrne, alors âgée de 20 ans, qui le 20 février 1991 est morte noyée dans le bassin des orques, après que les orques Tillikum, Haida II (coïncidence troublante, ce sont les deux parents de Ky) et Nootka IV aient "joué" avec elle au centre de leur bassin pendant plus de 10 minutes. Les orques n'ont pas leur place dans les delphinariums, et cet incident est là pour nous le rappeler.Source: Réseau Cétacés