Kina la pseudorque d’Iki

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Kina la pseudorque d’Iki

L’histoire de Kina est longue et tragique.
Capturée dans une mer de sang lors d’une chasse au rabattage particulièrement atroce survenue en 1987 dans le port d’Iki au Japon, la jeune pseudorque a réussi à survivre à l’extermination brutale de toute sa famille et à ses premiers mois de de détention à l’Ocean Park de Hong Kong.

 

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Massacre à Futo


C’est dans ce delphinarium que la US Marine en fit l’acquisition, afin de s’en servir comme d’un matériel militaire pendant quelques années.

Des cétacés comme Kina, capables de plongées très profondes, sont souvent forcés de descendre jusqu’à des profondeurs dangereuses pour eux, au risque d’en mourir, quand ils n’explosent pas sur quelque mine ou ne meurent pas de froid dans des mers glaciaires.

Mais là encore, Kina parvient à survire !
Elle fut ensuite acquise par l’Hawaii Institute of Marine Biology, sous la direction du Professeur Paul Nachtigall. Elle passa les 13 dernières années sur la Coconut Island dans la baie de Kaneohe, en compagnie de deux dauphins nés captifs, Boris et BJ, devenu ses meilleurs amis.

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BJ à Hawaii

Certaines recherches acoustiques menées par le laboratoire étaient peut-être douloureuses ou fastidieuses à accomplir.
D’autres pouvaient parfois se révéler distrayantes. C’est ainsi que Kina permit de découvrir qu’une pseudorque comme elle pouvait distinguer deux objets à 8 mètres dont la taille ne différait que de l’épaisseur d’un cheveu.  Mais c’est elle aussi qui prouva que lorsque le bruit devenait douloureux, les pseudorques étaient capables de baisser le volume de leur propre audition. Une expérience qui forcément, ne peut se faire sans atteindre un seuil de douleur.

Quoiqu’il en soit, les trois cétacés bénéficiaient au moins d’un véritable enclos marin directement posé sur les eaux de l’océan, de ceux que dénoncent avec tant de fougue SeaWorld ou le Marineland d’Antibes.
Ils pouvaient y ressentir le flux et le reflux de l’océan, et tout en étant prisonniers, évoluer tout de même dans un environnement sain et naturel.
La stimulation intellectuelle dont ils bénéficiaient lors des tests, associés aux soins attentifs d’une équipe qui leur était dévolue, a sans doute contribué à rendre leur captivité moins pénible que pour d’autres cétacés captifs. Ce genre de vie n’a rien à voir avec les shows réglés comme du papier à musique, toujours les mêmes, que l’on inflige aux dauphins durant des décennies.

Pourtant, l’amour que prétendait manifester le personnel chargé de soigner les trois mammifères marins n’a pas tenu face aux contingences commerciales.
Pour faire l’économie des 900. 000 dollars annuels que leur coûtait les trois cétacés en soins, nourritures et dressage, la Hawaii Institute of Marine Biology a décidé de s’en défaire.
Sans permis d’aucune sorte, sans autorisation, Kina, Bori et BJ ont donc été froidement revendus au cirque aquatique du coin, le très touristique SeaLife Park de Hawaii.

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Au Sea Life, la situation est bien différente.

Les trois amis sont coincés dans des cuves en béton dans une installation touristiques bas de gamme. Voilà presque un an qu’ils attendent dans des bassins latéraux, privé de toute stimulation depuis août 2015.  Et laquelle leur donnerait-on, sinon la joie de remorquer des baigneurs  par la nageoire ou de sauter au coup de sifflet ?
Jeff Pawloski, le responsable de Sea Life, affirme que les recherches acoustiques se poursuivent « à distance », pilotés par l’équipe de l’Institut, mais l’on doute que les conditions de foire permanente qui règnent dans ce delphinarium puissent réellement le permettre.

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Sea Life Park de Hawaii

Quoiqu’il en soit, Kina au moins mériterait un peu plus d’égard !
Après avoir été enlevée à son pod dans des circonstances abominables, sur instigation de SeaWorld, après avoir travaillé pour la US Navy , après avoir servi la science au cours d’expériences sonores cruelles qui nous rendraient probablement fous, faut-elle encore qu’elle subisse cela ? Faut-il que des touristes viennent la palper jour après jour, jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus ?
Elle mérite tellement mieux que de mourir dans un bassin fermé !

Parques Reunidos, le groupe financier qui possède le Sea Life Park Hawaii ainsi que le Miami Seaquarium en Floride, est également le propriétaire du Mar del Plata Aquarium en Argentine et du Marineland en France. Il ne faudrait donc pas s’étonner plus que cela de voir un jour Kina transférée à Antibes…

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AIDONS KINA !

Kina a 40 ans, Boris 27 et BJ 30 ! Ils ont le droit de se reposer, maintenant !
Leurs défenseurs exigent qu’ils soient retirés dans un sanctuaire marin immédiatement !

 

 


Février 2017

Kina à l’isolement

Kina, qui se trouvait jusqu’ici dans une piscine circulaire à l’eau verte et putride, est désormais confinée seule dans un bassin rectangulaire peu profond et sans aucune ombre. La Loi sur le Bien-être des Animaux stipule pourtant que des abris naturels ou artificiels doivent être fournis à tous les mammifères marins gardés à l’extérieur pour leur permettre de se protéger des intempéries ou de la lumière directe du soleil, mais ce n’est pas le cas ici. Le personnel s’occupe d’elle de temps en temps mais l’absence de ses deux amis dauphins doit terriblement peser pour Kina. Dans de telles conditions de solitude, ses jours sont comptés. Elle a déjà 40 ans et il n’est pas certain que Sea Life (détenu par le même propriétaire que le Marineland d’Antibes) ait encore envie de dépenser beaucoup d’argent pour ce vieux cétacé inutile qu’il faut nourrir tous les jours.
Toute prise d’image ou diffusion d ‘information à son propos est interdite au personnel de l’établissement. C’est pourquoi des activistes ont franchi l’interdit et révélé que Kina allait de plus en plus mal !

 

Le nouveau bassin de Kina en 2017

 

En haut à gauche, les deux dauphins. En bas à droite l’ancien bassin de Kina en 2015. Les 3 mamifères marins n’ont plus aucun contact entre eux.


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Août 2017

Kina bientôt en scène !

Le 8 août 2017, le Sea Life Park a donné accès à Kina aux journalistes d’Associated Press.
La fausse orque passe ses journées sans rien faire dans trois piscines interconnectées et partiellement ombragées, en compagnie de ses deux vieux amis dauphins. Les bassins sont plus grands que ceux où on l’enfermait au laboratoire de recherches de l’université.

La fausse orque fera son apparition publique dans un bassin de spectacle plus tard dans l’année, après qu’on l’aura déplacée dans une piscine encore plus grande avec davantage de cétacés. Le parc Sea Life détient également des otaries, des tortues marines, des requins et des poissons de récif. Il dipose d’un enclos pour les phoques moine hawaïens en voie d’extinction et mène un programme de réhabilitation pour les oiseaux de mer blessés.
John Nachtigall, le directeur du sinistre Vancouver Aquarium, a osé déclarer :
« Je pense que la meilleure façon de faire des recherches tout en prenant soin d’animaux comme Kina est d’avoir un public payant. Les seuls endroits où l’on peut mener des recherches sur les mammifères marins, ce sont des delphinariums comme Sea Life Park ».
Quant aux défenseurs des cétacés, ils ne désarment pas et exigent d’urgence un sanctuaire marin pour nos trois amis !

In this May 13, 2017 photo, an activist holds a sign during a protest outside Sea Life Park in Waimanalo, Hawaii. A marine mammal that has contributed to groundbreaking science for the past 30 years is again making waves after being sold to the marine amusement park in Hawaii. Kina is a false killer whale, a large member of the dolphin family. Animal-rights activists say she deserves a peaceful retirement in an ocean-based refuge but is instead being traumatized by confinement in concrete tanks at Sea Life Park. But Kina’s former Navy trainer and a longtime marine mammal researcher say no such sea sanctuaries exist, and the park is the best place for the 40-year-old toothy cetacean. (AP Photo/Caleb Jones)

 

 

Pour aider Kina et ses amis Tursiops, merci d’écrire au responsable du SeaLifeParc
JPawloski@sealifeparkhawaii.com

 


 

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Fausses orques libres et souriantes


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Les sales petits secrets de SeaWorld