Novembre 2001
En
prévision de la cinquante-quatrième réunion annuelle de la Commission Baleinière
Internationale au mois de mai 2002 à Shimonoseki (préfecture de Yamaguchi,
Japon) une vaste coalition contre la chasse à la baleine vient de se constituer
au Japon.
Cette
coalition se compose des associations suivantes :
Dolphin and Whale Action Network
International Fund for Animal Welfare (IFAW),
Greenpeace Japan
Japan Whale Conservation en tant que membres fondateurs.
Naoko Funahashi, le représentant d'IFAW au Japon sera le coordinateur de cette
coalition.
En
outre, afin de donner plus d'ampleur encore à ce mouvement à l'échelle
nationale, Mr Hisanori Iwamoto, créateur de dessins animés, et le Professeur
Toshio Kasuya Teikyo, de l'Institute of Technology se sont proposés comme
conseillers techniques.
L'association
Dolphin and Whale Action Network pour sa part, continuera pour sa part son
activité spécifique, à savoir : informer les Japonais et les autre nations
par le moyen de ses bulletins publiés sur son site :
http://homepage2.nifty.com/kujirahogo/
Il
faut noter qu'aucun progrès majeur
n'a pu être accompli lors de la réunion de la CBI à Londres en juillet 2001,
ni pour les « pro » ni pour les « contre ».
Lors du prochain sommet à
Shimonoseki, des propositions relatives à
l'établissement de sanctuaires pour cétacés dans le Pacifique Sud et
l'Atlantique Sud ou à propos dela réforme du système de gestion (RMS) attireront
probablement l'attention du grand public. La nouvelle coalition «anti-chasse à
la baleine » insistera sur ces points, et l'on s'attend à ce que la question
de la chasse à la baleine soit un sujet très débattu au Japon l'an prochain.
A
cette occasion, la Coalition rappellera notamment les points suivants :
1.
Les baleines sont de grands mammifères marins qui vivent en milieu sauvage,
dont la durée de vie est longue et qui ne donnent naissance qu'à un seul
enfant à la fois, de manière très espacée. Une telle espèce n'est donc pas appropriée
à l'exploitation commerciale.
2.
Nombre de ces espèces ne se sont pas encore relevées des chasses furieuses qui
leur été faites au cours des dernières décennies et tout au long des siècles
précédents. Reprendre la chasse à la baleine dans un tel contexte, alors que
les populations sont complètement épuisées, serait fatale à ces espèces et
encouragerait le développement de chasses clandestines, de braconnage, etc.
3.
Aujourd'hui même, on trouve aisément de la viande de baleine sur la plupart
des marchés japonais, alors même que la disponibilité de ce produit est sensée
être réduite. La gestion et le contrôle d'un tel marché est extrêmement
difficile.
4.
Les baleines qui vivent en haute mer n'existent pas pour les chasseurs. Il est
temps de considérer la valeur économique des baleines, non pas seulement comme
de simples ressources alimentaires mais également en tant que ressources
touristiques et éducatives.
5.
Vu notre connaissance scientifique encore bien incomplète des mécanismes de l'éthologie
marine, le japon ne peut prétendre gérer les équilibres naturels des océans
en tuant des baleines.
6.
À la différence de ce qui s'est passé durant la dernière guerre mondiale en
40-45, la viande de baleine ne constitue plus aujourd'hui une source de protéines
indispensables à la population. Il a été calculé qu'en moyenne, chaque
japonais ingérait moins d'un gramme de viande de baleine par an.
7.
De nos jours, la viande de baleine est fortement souillée par diverses toxines
d'origine chimique, du fait que cet animal se trouve au sommet de la chaîne
alimentaire, qu'il dispose d'une vie longue et que son sang est chaud. De ce
fait, sa chair et sa graisse sont devenues très dangereuses pour l'être humain
qui les consomme. Cette pollution constitue également une menace grave pour les
baleines elles-mêmes.
8.
Les pays économiquement développés devraient restreindre leurs campagnes de
chasse à la baleine, car il s'agit d'une ressource naturelle limitée. Le Japon
devrait favoriser la protection de ses ressources naturelles au lieu de les
consommer sans retenue.
9.
Le fait que le gouvernement japonais utilise l'argent des impôts pour financer
des chasses à la baleine prétendument scientifique mais dont le but avéré
est de protéger une industrie commerciale, le fait qu'il dépense ce même
argent pour acheter les votes d'autres pays lors des débats de la Commission
Baleinière International constitue à nos yeux un véritable problème.
Coalition
Anti-Baleinière du Japon
Fiche
technique :
Nom
officiel : Kujira Hogo Renraku Kyogikai (Anti-Whaling Coalition of Japan)
Fondée le 14 novembre 2001
Equipe de base :
Directeur: Naoko Funahashi (International Fund for Animal Welfare)
Vice-directeur 1 : Nanami Kurasawa (Dolphin and Whale Action Network)
Vice-directeur 2 : Motoji Nagasawa (Greenpeace Japan)
Organisations
constitutives :
Dolphin and Whale Action Network
International Fund for Animal Welfare
Greenpeace Japan
Japan Whale Conservation Network
Conseillers
:
Hisanori Iwamoto (cartooniste) a organisé les premières expéditions de «
whale watching" au large des côtes du Japon en 1988. Il a joué un grand rôle
dans la popularisation de cette nouvelle pratique au Japon.
Toshio
Kasuya (Professeur Au Teikyo Institute of Technology), pour sa part, a étudié la biologie
marine au Cetacean Research Institute, au National Research Institute of Far Seas
Fisheries et à la Mie University. Il s'agit d'un expert scientifique très réputé
au Japon pour sa connaissance des cétacés.
Objectifs
:
Convaincre la population japonaise dela nécessité de protéger ses
baleines et autres cétacés, ce ci par le moyen de lettres d'informations, d'un
site web, de réunions scientifiques régulières, de symposiums etc.
Pour
en savoir plus, merci de contacter :
Anti-Whaling
Coalition of Japan
5-15-15 Toyotama-Kita, Nerima-Ku, Tokyo, 176-0012
Tel/Fax: 03-5912-1872
E-mail:kujirahogo@nifty.com
IRUKA
& KUJIRA (Dolphin & Whale) ACTION NETWORK
Kiyo bldg. 205 2-5-5 Hyakunin-cho, Shinjuku-ku, Tokyo, Japan
phone&fax +81-3-3366-8122 Email:QWP06555@nifty.ne.jp
http://homepage1.nifty.com/IKAN/English1.html