La Paz, Mexique : dauphins des Iles Salomon

Les installations du Dolphin Learning Center : moins de cinquante centimètres d'eau... Phot Dr Y. Alaniz 2001

Les installations du Dolphin Learning Center : moins de cinquante centimètres d’eau… Phot Dr Y. Alaniz 2001

La Paz, Mexique
dauphins captifs dans de l’eau d’égout


Sommaire

Décès de trois dauphins à La Paz, fin septembre 2003

Extrême Alerte Mars 2002
Sauvez les dauphins survivants de La Paz !

Informations juin 2001


 

Trois nouveaux dauphins meurent à La Paz

Nous apprenons que suite au passage de deux ouragans sur la côte mexicaine (Ignacio et Marty), trois nouveaux dauphins captifs viennent de mourir dans leur enclos de La Paz fin septembre 2003.
Il s’agit de :

– Quinta, un mâle alpha âgé de 20 ans,
– Concha une jeune femelle enceinte de six mois et âgé de 19 ans
– Ricky, un jeune mâle de huit ans.

Selon leur dresseur Javier Ahedo, ces décès sont essentiellement à la formidable quantité de détritus et de déjections que ces tempêtes ont soulevé du fond des berges et projeté dans l’enclos fermé. L’un des dauphins est mort étouffé par l’un de ces déchets qui s’est enfoncé dans sa gorge.  Toute la question étant évidemment de savoir au nom de quoi on enferme des dauphins dans des eaux aussi sales, à quelques encablures d’une grande cité industrielle.

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Mars 2002

Extrême Alerte  !
Sauvez les derniers dauphins survivants de La Paz !

Pour la pauvre Luna, il est déjà trop tard….

Selon l’association Australians for Animals  dont une délégation s’est rendue récemment sur les lieux, les sept dauphins capturés par le Dolphin Learning Centre (FINS) croupissent toujours dans leur enclos de grillage dressé devant la plage de La Paz au Mexique.

Aujourd’hui, le FINS a du fermer ses portes et cesser toute activité commerciale. Deux gardes armés se tiennent devant la structure, afin d’empêcher toute visite.

Seuls, les dresseurs sont encore autorisés à y pénétrer et ceci malgré le fait que les dauphins ont en principe été retirés à leur propriétaire par décision de justice. C’est pourtant toujours bien lui et son équipe qui continuent à nourrir les cétacés captifs et – si l’on peut dire ! – à en prendre soin.

Nous ignorons par ailleurs avec quel type de nourriture les dauphins sont alimentés et selon quels horaires. Pour le reste, ils sont totalement abandonnés à leur sort.
Les visites payantes sont en effet désormais interdites et l’on se demande donc avec appréhension comment l’ex-responsable du FINS va pouvoir acheter cette nourriture et pendant combien de temps.

On en viendrait presque à regretter les shows stupides et les scandaleuses séances de « swim with dolphins » imposées aux dauphins jusqu’alors.
Aujourd’hui, ceux-ci sont totalement privés de toute stimulation, tournant en rond sans fin dans une eau peu profonde qui, une fois encore, risque d’atteindre cet été des températures insupportables aux captifs.
Un delphineau serait né sur place et la présence d’un vétérinaire sur les lieux s’avère donc plus que jamais urgente et indispensable.

Rappel  des faits

L’an dernier, suite à une vigoureuse campagne de protestations internationales, les sept dauphins de La Paz ont été sur le point d’être libérés. Au dernier moment, le processus fut brutalement interrompu le gouverneur de Baja.
Celui-ci lança une action en justice contre le FINS et fut bientôt rejoint par la COMRIMO (Conservacion de mammiferos Marinos de Mexico) qui estimait elle aussi que des séances de thérapie et de nage avec les dauphins avaient eu lieu à La Paz sans autorisation fédérale et donc, de manière illégale.

Le 6 mars 2002, l’enclos fut définitivement fermé et les dauphins confisqués.
Le geste vaut d’être salué, puisque c’est la première fois que le gouvernement mexicain fait usage de la loi pour faire fermer un delphinarium et confisquer des dauphins.

Le jour de la fermeture, la COMRIMO a immédiatement suggéré de libérer les dauphins au terme d’un processus de réhabilitation scientifiquement mené. Malheureusement ,un important travail de lobbying avait lieu dans le même temps.

Il faut savoir en effet qu’une loi vient d’être votée ce pays qui interdit toute capture de dauphins sauvages au large des côtes mexicaines. On comprend que dans ce contexte, les dauphins de La Paz représentent un enjeu commercial d’une extrême importance.

Les industriels de la captivité – et notamment la société CONVIMAR – ont donc réussi à convaincre les autorités d’interrompre immédiatement tout programme de réhabilitation, arguant que cette opération risquait d’être fatale aux dauphins et qu’en outre, le temps de vie en captivité excédait celui des animaux libres !
Les négociations vont aujourd’hui bon train pour savoir vers quel nouveau delphinarium ces malheureux seront expédiés – on parle celui de Vera Cruz.
Rappelons ici l’identité des dauphins concernés :

Ricky, mâle de 2.35 mètres, 5-7 ans.
Nachito, mâle de 2.28 mètres, 4-5 ans.
Capucchino, mâle de 2.12 mètres, 2-3- ans
Aqua, femelle de 2.55 mètres, 10 ans
Concha, femelle de 2.70 mètres,, 15-.17 ans
Quinta, femelle 2.65 mètres, 12-15 ans
Salcita, femelle, 2.10 mètres, 2 ans.
La petit delphine Luna âgée de huit ans, est morte pour sa part en février 2001, dans de lamentables circonstances.
L’une des autres delphines encore vivantes viendrait de donner le jour à une nouveau-né…

Que faire ?

Il faut faire savoir au plus vite au Gouvernement Mexicain que la captivité n’est pas une solution acceptable pour les Sept de La Paz.
Il s’agit ici de convaincre aussi aimablement ces officiels de ce que les dauphins de La Paz ne survivront pas longtemps, ni sur les lieux ni dans aucun autre delphinarium du pays et qu’il convient de les remettre en mer.
Cette option est ici parfaitement réalisable, puisque les dauphins n’ont pas été capturés dans la baie de Magdalena qu’en décembre 2000. Ils pourront donc se réadapter sans la moindre difficulté à la vie libre.

Merci d’adresser un message poli et circonstancié au :

Dr. Lichtinger, Secrétaire à l’Environnement :
DR. VICTOR LICHTINGER WAISMAN
Secretario del Medio Ambiente y Recursos Naturales
SEMARNAT
Fax: (52) 55.56-28-06-43, 44 –
E-mail: vlichtinger@semarnat.gob.mx

LIC. JOSE CAMPILLO GARCIA
Procurador del Medio Ambiente
PROFEPA
E-mail: jcampillo@correo.profepa.gob.mx

LIC DIANA PONCE NAVA
Subprocuradora de Recursos Naturales
PROFEPA
e-MAIL: dponcenava@correo.profepa.gob.mx

SOC. REGINA BARBA PIREZ
Coordinadora de Participación Social y Transparencia
SEMARNAT
E-mail:rbarba@semarnat.gob.mx

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Intervention du Gouvernement Mexicain
en faveur des dauphins de La Paz  
D’après l’éditorial du Toronto Star du 30 Mai 2001

Photo copyright Helene Hesselager O'Barry 2001

« Chaque matin, peu avant midi, les sept dauphins captifs confinés dans l’enclos du FINS à La Paz commencent à s’agiter, à nager en tous sens, à lancer haut et fort des appels aériens.
A l’horizon, un groupe de dauphins libres vient d’apparaître. Ils répondent eux aussi par des appels sifflés à leurs compagnons prisonniers puis s’éloignent comme à contre-coeur.
« Vous voyez, s’exclame le dolphin-trainer Borchert de Aedoun, nos dauphins sont heureux ! Ils peuvent même parler avec leurs amis ! ».

(…) Lorsque Ric O’Barry visite la première fois le centre en Janvier 2001, un témoin lui raconte qu’à l’arrivée des dauphins, le sol de l’établissement était trempé de sang. Interrogé, le Directeur du FINS répondit : « C’est normal, non ? Quand on transporte des dauphins, il y a toujours beaucoup de sang… »

(in : « Toronto Star » 27 mai May 2001 ) 

Après les nombreuses plaintes déposées par des activistes canadiens, les autorités mexicaines de l’environnement se sont enfin déplacées à La Paz afin d’y procéder à la fermeture du Centre FINS de Dolphin Thérapie.
Les négociations ont déjà  commencé concernant la réhabilitation des sept dauphins survivants.

La nuit passée, Victor Lichtinger, Ministre de l’Environnement, s’est déclaré très préoccupé par le fait que le dauphins risquaient de ne pas supporter les chaleurs de la saison qui vient, dans les conditions de captivité où ils se trouvent et dans une eau si peu profonde ».

De son côté, Silvia Manzanilla, biologiste attachée au Ministère et chargée de l’informer sur les questions relatives aux mammifères marins a déclaré :

« Les dauphins risquent en effet de mourir d’hyperthermie durant l’été et le Dr. Lichtinger en est parfaitement conscient. Il espère de tout son cœur que nous parvenions à obtenir leur libération très bientôt ».

Cette déclaration est un premier pas vers une solution de ce scandale que constitue pour le Mexique ce centre de dolphin thérapie installé à La Paz.

On sait qu’après la mort tragique de la delphine Luna, des millions de e-mails ont quasiment fait exploser les terminaux des ordinateurs du gouvernement mexicain.
Mme Manzanilla a ainsi confirmé qu’une immense vague de protestations s’était levée des quatre coins du monde, soutenue par des concerts, des pétitions et des offres d’aides financières en provenance des États-Unis, d’Allemagne, d’Autriche et de bien d’autres pays.

« Les gens veulent vraiment que ces dauphins soient libérés TOUT DE SUITE » a encore déclaré Mme Manzanilla, qui affirme comprendre parfaitement leur attitude.

Malheureusement, la loi mexicaine donne pour l’instant l’avantage aux propriétaires du « Dolphin Learning Centre FINS » de La Paz, qui dispose de trente jours pour faire appel quant à la décision de fermeture qui le frappe.

Cette démarche peut cependant traîner des mois encore et les dauphins, naturellement, seront morts d’ici là.
C’est pourquoi Victor Lichtinger, Ministre de l’Environnement, a commencé à entamer des négociations avec les propriétaires du Centre FINS afin d’obtenir la libération aussi rapide que possible des dauphins captifs et leur transfert vers leur lieu d’origine, à savoir la Baie de Magdalena, du côté Pacifique de la péninsule de Baja.
L’intervention ministérielle a, jusqu’à présent, simplement interdit au Centre de fonctionner. Il ne peut plus faire visiter son site ni proposer de séances de nage avec les dauphins, pour lesquelles un prix de 90 dollars
était exigé.

Les dauphins, on le sait, ont été capturés dans la baie de Magdalena au mois de décembre dernier et amenés dans des conditions terrifiantes jusqu’à La Paz.
Mme Manzanilla a insisté sur le fait que c’était maintenant ou jamais qu’il fallait libérer les dauphins.

D’ici quelques jours, la température risque de grimper de façon dramatique dans l’enclos grillagé où croupissent les sept survivants, incapables d’aller se rafraîchir dans des eaux plus profondes.
En outre, les prochains ouragans, souvent violents dans la région, menacent également leur survie.

Dans sa déclaration d’hier, le Ministère de l’Environnement a également signalé que la Société Mexicaine de Sauvegarde des Mammifères Marins, que dirige le Dr Yolanda Alaniz, se dit prête à assurer le financement complet de la libération et de la réhabilitation des sept dauphins de La Paz.

Le Dr Alaniz, qui vient de fonder le Projet Luna à cette fin aux côtés de Ric O’Barry, s’est déclarée enchantée de la réaction de la Ministre de l’Environnement.

« A ce stade, nous avons de bonnes chances que nos dauphins soient libérés bientôt, a-t-elle affirmé,  »
et je me réjouis de l’attitude actuel du gouvernement mexicain à l’égard de la captivité. Il semble qu’un nouveau courant de pensée naisse à ce propos et c’est réjouissant. Néanmoins, la réhabilitation de nos dauphins n’est pas encore acquise de façon officielle t que, dès lors, il conviendrait que le mouvement de protestation soit maintenu ».

Le Dr Alaniz et Ric O’Barry ont pour projet de déplacer les dauphins – deux mâles et cinq femelles – par camion ou en hélicoptère depuis La Paz jusqu’à la baie de Magdalena, et de les y libérer au terme de deux ou trois semaines de remise en forme et de préparation.
D’après Ric O’Barry, deux des sept dauphins, Quinta et Concha, pourtant blessés durant le
transport, ont particulièrement bien résisté aux tentatives de dressage qui leur étaient imposées et retrouveront donc sans doute très rapidement la liberté.

Dans la foulée de cette affaire, le Ministre Lichtinger a exigé que soit mis en place un moratoire relatif à la capture de dauphins libres dans les eaux mexicaines et réclamé que soit désormais interdite toute ouverture de nouveau centre de dolphin therapy jusqu’à la conclusion d’un enquête officielle.
« Ce genre de programme de nage avec les dauphins produisent sans doute beaucoup d’argent », a déclaré le Ministre, « mais nous n’aimons guère les voir se développer partout dans le pays « .

Pour protester et aider les dauphins de La Paz, une lettre-type ( à adapter) :

« Dear Environment Secretary Victor Lichtinger
vlichtinger@semarnat.gob.mx

I am writing to you today to demand the immediate closure of the dolphin facility in La Paz, Mexico.  I also ask that the Mexican authorities release the remaining 7 dolphins into the care of Yolanda Alanis of the Mexican Marine Mammal Conservation Society for their rehabilitation and release back into their native waters.
Until this happens, I will boycott all Mexican products and will cancel any future trips to Mexico.
Thank you for your time.
Sincerely,

(Votre nom)

 

 

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la Paz: le dossier

Les constructions de La Paz. Photo Dr Yolanda Alaniz. 2001

Un filet, quelques poteaux et hop ! Voilà un delphinarium rapidement monté ! Photo Dr Yolanda Alaniz. 2001

A l’heure où les agences de voyage expédient par milliers les touristes quelque part sous le soleil, il est bon de rappeler que toutes les attractions exotiques ne sont pas à recommander.
Ainsi, au Mexique, un entrepreneur financier vient de mettre sur pied un centre de « dolphin therapy » particulièrement cruel pour les dauphins et dangereux pour les hommes.

Ce type d’attraction, notamment initiée par la société  » Dolphin Quest  » (voir notamment le Centre de l’Hôtel Moorea Beachcomber Park Royal en Nouvelle Calédonie ) et d’autres compagnies, permet de faire beaucoup d’argent en exploitant la souffrance d’autrui ou la paresse de ceux qui n’ont pas le temps d’aller en mer, et rencontre à ce titre un succès croissant auprès des pays du tiers-monde, qui y voit un moyen d’accroître leurs rentrées touristiques.

*Le Dolphin Learning Centre (FINS) propose ainsi depuis peu toute la gamme des services de « dolphin therapy  » et de « dolphin swimming » dans un complexe récemment mis en place au sein de l’Hôtel La Concha, sur la plage de la La Paz au Mexique.

Au mois de janvier 2001, huit dauphins Tursiops ont été sauvagement capturés dans la Baie de  Magdalena (Océan pacifique) et amenés sur place, afin de servir la noble cause de la santé humaine et de nager avec les touristes.

Plusieurs spécialistes qui ont pu voir les installations ont déclaré qu’elles étaient les pires que l’on puissent
trouver dans le pays !
Les dauphins y survivent dans des conditions épouvantables : l’eau est si peu profonde – moins de cinquante centimètres – qu’il est peu probable que les dauphins survivent aux chaleurs de l’été. L’embarcadère voisin qui mène vers les bateaux est extrêmement bruyant et fréquenté, tandis que la sortie des égouts voisine rend hygiéniquement inacceptable l’eau où nagent les dauphins.

* Le 3 février 2001, l’un de ces huit dauphins est mort.
Il s’agissait d’une femelle baptisée « Luna  » qui avait environ 8 ans et mesurait 2,30 mètres. Luna est décédée au terme d’une « maladie gastrique », a indiqué le directeur du Centre, le Dr. Javier Enriquez, mais depuis que son autopsie a pas été réalisée, il semble que la cause du décès soit le stress du aux conditions scandaleuses dans lesquelles ces animaux ont été transportés. Des images montrent l’un des responsables en train de taper au marteau sur une caisse qui contient un dauphin !
Quant au bébé de Luna, il refuse de s’alimenter et mourra sans doute dans les prochains jours…

Luna necropsy. Photo Y. Alaniz

Nécropsie de Luna. Photo Dr Yolanda Alaniz. 2001

Le Dr Yolanda Alaniz, Présidente de l’association Conservaciòn de Mamíferos Marinos de México » milite avec ardeur pour faire fermer cette installation. Elle nous précise qu’elle avait déjà averti le directeur quant à l’état de santé du dauphin Luna, le 26 janvier dernier mais que celui-ci n’en avait tenu aucun compte.
Le Dr Alaniz avait pu également filmer l’effrayante intubation forcée dont ces dauphins ont fait l’objet. Il faut savoir que tous les dauphins fraîchement capturés refusent d’ingurgiter du poisson mort, qui ne leur apparaît pas comme une denrée comestible. Il faut donc les y forcer en les gavant comme des oies pendant
plusieurs semaines.

D’autres images, que Ric O’Barry – présent sur place – a pu visionner, montrent l’arrivée des dauphins dans des caisses en bois jetées sur le béton, ouvertes à coups de marteaux. Les dauphins semblent terrifiés et sursautent à chaque coup. Parmi les responsables de cette capture, la vidéo laissent apparaître le visage de Javier Aedo Sordo, dolphin trainer qui a également travaillé pour l’effroyable trafiquant et tueur de dauphins Jay Sweeney.

« Nous avons visité les installations, continue Ric O’Barry, et constaté que l’enclos se divise en deux enclos plus petits et un espace plus grand. On maintient deux dauphins en permanence dans le grand espace tandis que les cinq autres s’entassent dans l’un des sous-enclos. cet espace est si étroit que les prisonniers peuvent  à peine s’y  mouvoir. Ils sont gardés ici, affirment les responsables, pour les besoins de l’entraînement ! L’un des jeunes dauphins est identifié en tant que Cappuccino.
Le gardien nous explique qu’il est l’enfant de Aqua. « Nous les avons capturé ensemble et nous ne voulions pas les séparer » dit-il. Pourtant, un autre bébé dauphin, encore plus jeune, nage tout seul. Personne ne sait, apparemment, qui pourrait être sa mère.

 Tous les dauphins , à l’exception de ce delphineau, portent de profondes cicatrices dues aux harnais de transport, particulièrement en dessous des ailerons. les cinq dauphins maintenus dans le sous-enclos se tiennent serrés les uns contre les autres, comme font les dauphins terrifiés, et ne cessent de regarder la mer libre, à travers les grilles de leur prison ».

Photo copyright Helene Hesselager O'Barry 2001

Blessures dues au transport. Photo copyright Helene Hesselager O’Barry 2001

Selon Helene Hesselager O’Barry, qui relate en détail toute l’histoire sur le site du Dolphin Project, les dauphins risquent de ne pas survivre aux chaleurs de l’été, du fait du peu de profondeur à marée base et de l’absence d’abri contre le soleil. En outre, les dauphins n’ont aucun repos dans ces eaux constamment balayées par de forts courants de marée. A tout le moins, et dans un premier temps, il conviendrait de laisser les dauphins entassés accéder au plus large espace. Il est clair cependant, toujours selon Ric O’Barry et toutes les autres organisations de défense des dauphins concernées par ce scandale, que les sept dauphins de La Paz doivent être immédiatement libérés !

Aujourd’hui, le Dr Alaniz envisage de lancer une action judiciaire contre le  » Dolphin Learning  » pour actes de cruauté envers les animaux et demande l’aide de tous afin de convaincre les autorités de fermer ce service et de libérer les 7 dauphins survivants, à savoir :

1.- Ricky, mâle de 2.35 mètres, 5-7 ans.
2.- Nachito, mâle de 2.28 mètres, 4-5 ans.
3.- Capucchino, mâle de 2.12 mètres, 2-3- ans
4.- Aqua, femelle de 2.55 mètres, 10 ans
5.- Concha, femelle de 2.70 mètres,, 15-.17 ans
6.- Quinta, femelle 2.65 mètres, 12-15 ans
7.- Salcita, femelle, 2.10 mètres, 2 ans.

* Vos lettres peuvent aider à persuader le propriétaire et les pouvoirs locaux à libérer immédiatement ces dauphins en danger. Mais elles peuvent aussi pousser le Gouvernement Mexicain à renoncer à ces pratiques cruelles et inutiles. Il convient donc d’insister sur le fait que :

1) Les sept dauphins de La Paz sont en danger de mort et ils doivent donc être libérés au plus vite. Aucun autre dauphin ne doit les remplacer.

2) Un texte de loi devrait être votée au plus vite pour empêcher la répétition de situations aussi désastreuses, au Mexique ou ailleurs.

3) La présence de dauphins captifs n’augmentera pas le tourisme mais le diminuera : les gens se rendent compte en effet de plus en plus que le fait maintenir des dauphins en captivité est cruel et irresponsable.

4) De récents articles scientifiques ont démontré que les risques de la  » dolphin-therapy  » et des programmes de nage avec des dauphins captifs n’étaient pas sans danger. Des accidents ont déjà eu lieu, des enfants ont été mordus et des dauphins sont tombés malades de maladies humaines. En outre, les bénéfices réels sur la santé de cette thérapie auto-proclamée sont loin d’être scientifiquement démontrés. En revanche, l’appétit financier de ceux qui organisent cette exploitation de la souffrance humaine et
animale ne fait malheureusement aucun doute !

Luna est morte…

Quelques adresses

LIC. JOSE CAMPILLO GARCIA
Procureur de l’Environment (PROFEPA)
E-mail: 1campillo@correo.profepa.gob.mx

DR. JAVIER ENRIQUEZ SERRALDE
Directeur du FINS Dolphin Learning Center
E-mail: fins@prodigy.net.mx
Fax (52) 1-121-64-68

Mr. Ricardo Perez
porpétaire de l’Hôtel La Concha Beach Resort
Email: laconcha@juno.com
U.S. FAX: 619-294-7366
Mail: Km. 5, Carretera a Pichilingue
La Paz, B.C.S., C.P. 23010

 

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