Lolita, la petite orque qui ne voulait pas mourir

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Lolita a survécu plus de 40 ans dans ce bocal !

 Mars 2016

One Voice

Lolita, l’orque solitaire, doit retourner chez elle

Lolita, l’orque qui gardait espoir

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On fait entendre la voix de sa mère à Lolita, qui pleure.


 

2016

Lolita, la petite orque qui ne voulait pas mourir


Lolita est prisonnière du Seaquarium de Miami depuis 46 ans, totalement seule l’essentiel de sa vie.
Arrachée à sa famille et au monde qui était le sien, la pauvre Tokitae a été jetée dans une geôle en béton, pour l’amusement égoïste des gens.
Son propriétaire continue aujourd’hui  encore à s’enrichir, grâce à l’extraordinaire volonté de survivre de cette captive au long terme.
Après une capture collective d’une rare violence et plusieurs tentatives d’évasion, Toki a été hissée hors de l’eau tel un trophée puis expédiée à Miami, pour travailler le reste de sa vie à «éduquer le public. » Sa véritable identité, le nom sifflée que sa mère lui donnait, lui a même été ôté, lorsqu’on l’a d’abord baptisée Tokitae puis Lolita, un nom nettemment plus vendeur.

Depuis sa capture brutale en 1970, elle a été maintenue dans un réservoir dont les dimensions sont en principe illégales au vu des normes de l’APHIS.
Lolita mesure environ 6 mètres de long et pèse 3.175 kilos. Elle vit dans un bassin circulaire de 24 mètres sur 11, profond de 3 à 6 mètres, cerné par des gradins
Le Miami Seaquarium est considéré comme l’un des parcs aquatiques parmi les  plus délabrées au monde. Il nécessite des réparations majeures et, selon le Marine Mammal Inventory Report,  compte un taux de mortalité extrêmement important.

 

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L’espace de vie de Lolita en Floride

Lolita partage son bassin avec plusieurs petits dauphins à flancs blancs du Pacifique.
Ils exécutent un ou deux spectacles par jour, en fonction de la fréquentation du Seaquarium. Cette vidéo vous éclairera sur la vie que mène Lolita dans cet espace réduit.

Beaucoup de gens bien intentionnés doutent que Lolita puisse être ramenée à Puget Sound en toute sécurité.
Pourtant, certains parmi les plus grands spécialistes des orques et nombre de réhabilitations réussies dans le passé nous démontrent que les cétacés captifs peuvent presque toujours être réintroduit avec succès dans leurs habitats d’origine.

En collaboration avec Orca Network, nous voulons que Lolita soit amenée dans une baie marine au sein de ses eaux natales, au large de la côte de l’État de Washington. Il existe un plan conçu pour elle qui lui permettrait de résider dans une baie de grande taille afin d’y être prise en charge afi qu’elle se réacclimate peu à peu à son milieu naturel.

Le plan consiste à ce qu’elle habitue d’abord à son environnement naturel tout en pouvant interagir avec sa famille, le L-Pod des Résidents du Sud. Si elle s’adapte bien et qu’elle choisit de le faire, elle pourra finalement être libérée et rejoindre son pod. En revanche, si pour une raison quelconque, elle décide de retourner vers sa baie protégée, elle sera prise en charge par les hommes jusqu’à la fin de sa vie, tout en vivant dans un environnement spacieux et naturel non loin des membres de sa famille.

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Quarante-six ans plus tard, le combat pour sa liberté est plus puissant que jamais.
Lolita est une source d’inspiration pour le monde entier, par son courage à résister à la solitude et à l’ennui profond de ces milliers de shows exécutés chaque jour pour l’amusement des autres.
Il est temps de passer aux actes et de la laisser rentrer chez elle !

 

22 mars 2016

Lolita restera dans son bassin jusqu’à sa mort

Lolita restera dans son bassin jusqu’à sa mort.
C’est la décision du Miami Seaquarium, interrogé sur les conséquences du revirement de SeaWorld. La question de la reproduction ne se pose plus, et les shows sont déjà très pédagogiques, affirme la direction, qui rappelle que ses dresseurs ont cessé de nager avec l’orque solitaire depuis l’été dernier.

Il serait intéressant de recueillir l’opinion de M. Arnaud Palu sur la situation scandaleuse de Lolita, propriété de Parques Reunidos. Il pourrait peut-être convaincre ses collègues de Floride de ramener cette orque chez elle, près de l’ile de San Juan en Colombie britannique.

 

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Pour en savoir plus :
Lolita : le dossier d’Orca Network


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Lolita et ses seuls compagnons, les dauphins


Lolita-Tokitae : 46 ans de prison

Le plus petit bassin pour orque(s) au monde, avec celui de Kshamnek en Argentine.

 

L’histoire de l’orque Lolita-Tokitae

Le 8 août 1970, Lolita-Tokitae, alors âgée de quatre ans, nageait avec sa maman, ses frères et toute sa famille qui traversaient la baie d’Admiralty pour rejoindre une réunion de tribus d’orques libres au large de Puget Sound (Colombie britannique).

De tels rassemblements revêtent pour ces créatures hautement intelligentes une grande importance culturelle, voir même peut-être rituelle, nous n’en savons encore rien. C’est en tout cas l’occasion de joyeuses retrouvailles et d’échanges vocaux  et incessants.

Cette année-là, pourtant, la petite fête tourna au drame : d’un seul coup, la communauté entière des 85 orques fut rabattue avec violence vers la crique de Pen Cove, au large de l’île de Whibdey.
Quatre enfants et une jeune mère paniqués se noyèrent durant l’opération de capture. Leurs corps furent lestés de pierre pour ne pas embarrasser l’équipe de SeaWorld qui menait cette opération.

Les six autres enfants du Pod L furent envoyés dans des parcs marins du Japon, du Texas, du Royaume-Uni, de la France – Clovis – et de l’Australie. Ils étaient tous extrêmement jeunes et tous moururent dans les cinq ans.  Tous, sauf UNE, la courageuse petite orque Lolita,  qui survit aujourd’hui en captivité depuis 42 ans… et qui ne veut pas mourir !

 

Lolita pourrait pourtant encore rejoindre son pod d’’origine, selon les dires des experts scientifiques.
A l’inverse de Keiko dont on ignorait alors l’identité exacte du pod d’origine en Islande, on sait précisément à quelle tribu Lolita appartient.   est, elle, toujours parfaitement capable de retrouver Puget Sound et de s’y réadapter. Elle pourrait même, aujourd’hui encore, retrouver d’anciens amis, des parents et se coller aux flancs de sa vielle mère toujours vivante, Ocean Sun, 80 ans !

On en est loin.
Pendant 10 ans, Lolita a vécu en compagnie du mâle Hugo, suicidé en 1980 après s’’être frappé la tête contre la paroi de son bassin.
Et bien que le Seaquarium ait remplacé Hugo par plusieurs dauphins successifs, un examen pratiqué en 1986 a révélé que Lolita avait développé des troubles du sommeil et affichait divers comportements qui s’’apparentaient manifestement à des signes de deuil. L’Industrie continue à prétendre que sa réhabilitation est impossible. Mais ce qui est surtout impensable, c’est que le Miami Seaquarium, déjà sub-standard et à demi pourri, survive financièrement au départ de son esclave vedette !

Don Goldsberry, ravisseur de dauphins

Don Goldsberry, employé de SeaWorld, est l’un des principaux acteurs de la capture de l’orque Lolita mais aussi de nombreuses autres orques destinées au marché de l’attraction animalière américaine et internationale.
Il raconte dans le film « Fall from Freedom » comment la plupart de ses « prises » mourraient en cours d’opération. Images d’archives terrifiantes à l’appui.


2002

Le 12 mai 2002, à l’occasion de la Fête des Mères, un groupe de protestataires a réclamé haut et fort sa libération immédiate et son retour dans sa famille, qui l’attend toujours au large de Washington…

De violents affrontements ont eu lieu à l’occasion de cette manifestation.
Tandis qu’un groupe d’une trentaine de manifestants, parmi lesquels des membres de l’association  « Orca Network » et de la « World Society for the Protection of Animals (WSPA) » en la personne de Ric O’Barry, se tenaient avec des bannières devant les portes du Seaquarium, deux membres de l’association « Animal Rights Foundation of Florida » (ARFF) » se sont introduits à l’intérieur de l’établissement et se sont levés dans un moment de silence, juste avant que Lolita ne pousse ses cris comme l’exige le protocole du show.

Ils ont tenté d’expliquer au public que Lolita devait être libérée, mais aussitôt, dans un climat de grande agressivité, des gardiens les ont expulsés. La presse et la télévision locale était présentes et ont largement rapporté cet incident.

Chose plus inquiétante, il semblerait que l’état de Lolita ne s’améliore pas : elle semble fatiguée et triste et trois des petits dauphins à flancs blancs qui partageaient son bassin semblent avoir disparu. Lolita est désormais seule avec un seul de ces dauphins dans son bassin minuscule, sous le soleil écrasant de Floride…

Détails et images en page : www.orcanetwork.org

En janvier 2002, le Miami Seaquarium a reconnu devant des journalistes d’une chaîne télévisée, qu’en raison de la brusque chute de ses revenus, il postposerait jusqu’à une date non précisée ses projets d’agrandissement et ne construirait pas un nouveau bassin plus vaste comme il l’avait d’abord annoncé.

Pendant plus de vingt ans, le Seaquarium a essuyé des critiques acerbes de la part des amis des cétacés, qui soulignent que cet établissement ne répond plus aux normes américaines en matière d’accueil des mammifères marins. C’est pourtant là que depuis 30 ans, l’orque Lolita est maintenue prisonnière.
Son seul et unique compagnon encore adolescent, l’orque Hugo, y est mort de désespoir en 1980, après s’être frappé sans fin le crâne contre les parois de son bassin…

En 2015, rien n’a changé !

Les orques libres au pays de Lolita...

Pour en savoir plus


Howard Garrett
Orca Network
Greenbank WA
(360) 678-3451
www.orcanetwork.org
howard@orcanetwork.org

Le drame des orques captives

Informations complémentaires sur les orques et leur capture
http://www.orcahome.de/lolita.htm
http://www.lolitauk.pwp.blueyonder.co.uk/

Merci de réagir auprès du Miami seaquarium
http://miamiseaquarium.com/