L’Aquarium de Vancouver veut faire taire un film dénonçant la captivité

Vancouver-Aquarium-Uncovered

 L’Aquarium de Vancouver veut faire taire un film dénonçant la captivité

beluga-vancouver-show.jpg

Show pédagogique au Vancouver Aquarium

Janvier 2016 

Le nouveau documentaire sur le Vancouver Aquarium fait des bulles.
A la manière de SeaWorld, la direction de l’établissement commercial récuse toutes les accusations et ressort les arguments élimés jusqu’à la corde de la conservation, de la recherche scientifique et de la pédagogie. Pourtant, son programme de reproduction de bélugas de cirque par insémination artificielle et par des « prêts » d’esclaves à SeaWorld s’est révélé particulièrement catastrophique au cours de ces dernières années. Mais rien n’y fait. L’industrie n’entend pas lâcher le morceau sans se battre, y compris en envisageant de citer en justice le réalisateur du documentaire.
L’intégralité du documentaire est disponible en ligne (et en anglais).
Une pétition pour soutenir la loi canadienne contre la captivité et mettre fin au Vancouver Aquarium, où furent importés des dauphins japonais (photo), aussi bien qu’au Marineland du Canada.

M~ SUN0731-Spin5

Dauphin japonais à l’Aquarium de Vancouver 



Septembre 2015

L’Aquarium de Vancouver a tenté de censurer un documentaire intitulé  « Vancouver Aquarium Uncovered », qui révèle les détails des conditions terribles dans lesquelles vivent les animaux marins de l’aquarium.
Le cinéaste Gary Charbonneau a publié une déclaration sur les réseaux sociaux, décrivant de quelles manières l’Aquarium a fait des tentatives répétées pour bloquer le film, y compris en réservant des places vides en masse sous de faux noms et en arrachant les affiches du film.

Charbonneau a décidé de tourner un documentaire, après avoir assisté à une conférence en 2014, où les représentants de l’Aquarium de Vancouver ont défendu la captivité des mammifères marins.
«J’ai décidé de faire moi-même des recherches à ce sujet et d’examiner comment l’aquarium assurait réellement la conservation des espèces, mentait des études scientifiques et prenait soin du bien-être des cétacés »,  explique Gary Charbonneau. « Ce que j’ai découvert est absolument choquant et triste. Tout ce que nous a raconté à propos des sauvetages, de la longévité et la protection des cétacés sauvages est horriblement faux. (…) 

Plus décourageant encore est le fait que la plupart de mes informateurs m’ont demandé de ne pas mentionner leurs noms, car ils craignent la puissance de cette industrie. Je l’ai aussi remarqué avec les médias. Je  demande à tout le monde, en ce moment, si quelqu’un a entendu parler de mon film à la télévision, la radio ou un journal ? La réponse est non, parce qu’on n’ose pas toucher à cela. Jusqu’ici, tous les média ont refusé de mentionner mon film. Un journaliste m’a dit que j’allais connaître des moments difficiles, car la presse est interconnectée à l’aquarium que ce soit par les affaires ou la publicité. C’est une réalité affligeante, car il y a des cétacés qui souffrent dont on refuse de parler ! « 

Le documentaire est sorti en salles peu après qu’un sénateur de Nouvelle-Écosse ait proposé une loi interdisant la captivité de orques, bélugas, dauphins et marsouins au Canada. Une première projection du documentaire a eu lieu le 13 septembre à la Bibliothèque publique de Vancouver.

kavna-morte.jpg

Kavna est retirée du bassin

 


Le film

La censure

L’interview du réalisateur

Kavna

Vancouver pourrait accueillir un sanctuaire pour les cétacés

Chester la pseudorque

L’expansion de l’Aquarium

Bjossa est morte à 25 ans

bjossawhitewingsleap.jpg

L’orque Bjossa et le dauphin capturé au Japon