Le delphinarium de Bruges contrôlé par l’EEAM

6/12/2011
Le delphinarium de Bruges subit un sévère contrôle… de l’EEAM

L’information prêterait à rire si elle n’était aussi cruellement cynique…

Quelque peu esquinté par les rapports cinglants de la WDCS et  Born Free Zoo Check, voici que le Boudewijn Sea Park tente de redorer son blason en vitesse.
Non pas en faisant appel aux services de la SFP Santé Publique, encore que les conclusions eussent été les mêmes, car entre amis, on s’arrange toujours ! – ni à celle d’une commission d’experts indépendants de l’Industrie de la Captivité, mais bien à ses propres confrères, la joyeuse confrérie de l’EAAM ! A savoir l’European Association for Aquatic Mammals.

Cette association, qui réunit les meilleurs professionnels de l’esclavagisme cétacéen d’Europe, a été fondée en 1972 au Dofinarium de Harderwijck, dans le but de faire croire que les cirques aquatiques pouvaient servir à autre chose qu’à se faire de l’argent.

Avec les moyens financiers dont elles disposent et qui lui permettent d’asservir tant les médias que certains scientifiques, force est de reconnaître que l’EAAM fait du bon boulot.  Elle se réunira d’ailleurs prochainement au Zoo de Madrid afin d’y étudier les meilleurs moyens de garder en vie des cétacés captifs.

Cerise sur le gâteau : cette association supporte activement les activités pédagogiques et de préservation de l’espèce menées par leurs collègues de la JAZA, qui « viennent en aide » aux dauphins japonais, notamment…

Bien entendu, les « inspecteurs » dont on imagine la rare sévérité, se sont tous exclamés devant la fantastique qualité des installations de Bruges, sa vigoureuse politique pédagogique et sur l’état florissant de dauphins si heureux qu’ils en chantaient presque tous en choeur en accueillant les délégués !
Que du bonheur !

Mais comment aurait-il pu en être autrement ?
Imaginez que nos centrales nucléaires soient contrôlés uniquement par des professionnels lés au secteur (ce qui est hélas le cas !) ou que le sort réservé aux animaux d’abattoirs soit jugés par les industriels de la viande eux-mêmes ? En d’autres mots, que des menteurs patentés soient jugés par un tribunal composé d’autres menteurs patentés ? Eh bien c’est le cas, malheureusement, pour ce qui est du Boudewijn Sea Park…

Le plus fascinant dans cette histoire, c’est que cette visite a eu lieu en décembre 2011.
A l’époque, la petite Flo était déjà gravement malade.
Elle décéda un mois plus tard, durant la nuit du 5 au 6 janvier, seule et sans surveillance.

Ils n’ont rien vu, nos spécialistes de l’EAAM ?
Ils ne se sont pas demandé pourquoi on donnait tant d’antibiotiques à cette enfant de 13 ans ?

R.I.P, petite Flo….

Pour en savoir plus :
« C’est l’un des pires delphinariums que j’ai vu en Europe! »

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