le Grand Singe Tueur des savanes

La caractéristique première du primate Homo sapiens est sa formidable capacité de destruction

QUI sommes-nous ?
Parmi la foule des autres animaux, qu’est ce qui caractérise véritablement l’Homme ?
En quoi la «civilisation» dont il se vante d’être l’inventeur se distingue-t-elle des autres cultures non-humaines ?
Est-ce son intelligence ou bien plutôt sa cruauté qui le caractérise en tant qu’espèce supposée « supérieure » ? 

Lire l’excellent article sur
Wikipedia qui ne pêche que par un inévitable défaut :

l’anthropocentrisme…

              

les trois derniers Hominidés

2.600 ans plus tard, toujours la même erreur anthropocentriste….

L’’ÉTRANGER.
Tu m’as dit, dans ton ardeur précipitée, qu’il y a deux espèces d’êtres animés, l’une qui
ne comprend que les hommes, l’autre qui embrasse toutes les bêtes en général.

LE JEUNE SOCRATE.
C’est vrai.

L’ÉTRANGER.
Et tu m’as paru croire qu’ayant mis à part une partie, tout le reste des animaux devait former une seule et même espèce, parce que tu avais un même nom à leur donner à tous, les ayant appelés des bêtes.

LE JEUNE SOCRATE.
Il en a bien été ainsi.

L’ÉTRANGER.
En quoi, ô le plus brave des hommes ! tu as agi comme agirait quelque autre animal doué de raison, la grue, par exemple, si, distribuant les noms suivant ton procédé, elle opposait les grues comme une espèce distincte à la multitude des animaux, et se faisait ainsi honneur à elle-même, tandis que, enveloppant tous les autres êtres, y compris les hommes, dans une même catégorie, elle les confondrait tous sous le nom de bêtes. Tâchons donc de nous tenir désormais en garde contre ces sortes d’erreurs ».

Humain ? Vraiment ? Au sens philosophique du terme ?
A quoi bon l’intelligence si elle se transforme en arme de destruction massive ?

Les grands singes

L’être humain est un animal appartenant à l’embranchement des Vertébrés,  à la classe des Mammifères, à l’ordre des Primates, au sous-ordre des Anthropoidea, à la super famille des Hominoïdés, à la famille des Hominidés, au genre Homo et à l’espèce Homo Sapiens.

La super famille des Hominoïdés – ou Grands Singes – regroupent les singes sans queue, dont les vertèbres terminales se sont  atrophiées et soudées pour former un coccyx.

Les fossiles du plus ancien Hominoïdé connu, Proconsul, remontent à plus de 27 millions d’années avant JC. Aux alentours de 16 millions d’années, plusieurs lignées vont naître de cet ancêtre commun, ou d’un autre encore inconnu, mais de toutes façons, fort proche. Partant d’Afrique, certaines vont coloniser l’Asie et l’Europe.
Au cours du Miocène, soit 23 millions d’années avant notre ère, le groupe des Hominoïdés va regrouper un nombre très diversifié d’espèces.
La plupart ont disparu à la fin du Miocène, à partir de 8 millions d’années.

Les représentants actuels des Hominoïdés comprennent deux  lignées.
La première regroupe les Hominidés (africains),
l’Homme, le Chimpanzé, le Bonobo, le Gorille, et les Pongidés (asiatiques) qui ne compte qu’un seul représentant, l’orang-outan.
La deuxième lignée comprend les Hylobatidés, parmi lesquels on trouve les gibbons.

Les Homininidés comptent donc trois espèces extrêmement proches, à savoir : le Bonobo, le Chimpanzé commun et l’Homo Sapiens.

Nos ancêtres Homininés se sont séparés des Chimpanzés et des Bonobos il y a sept ou huit millions d’années, selon les estimations les plus récentes.
Contrairement aux idées reçues, notre espèce n’a pas surgi toute faite d’un peu de poussière ramassée par dieu. Elle comprenait au contraire de très nombreuses variétés, qui toutes ont disparu à l’exception de la nôtre.

Nous n’entrerons pas ici dans les arcanes de la paléoanthropologie, science en constate révolution au fil de la découverte de nouveaux fossiles, mais il est bon de se souvernir qu’au tertiaire, alors que les éléphants, les baleines ou les rhinocéros respiraient déjà l’air terrestre, une foule d’Homininés foulaient le sol de l’Afrique et sans doute, déjà, de l’Asie.
Ce n’est que très progressivement que les Humains tels que nous les connaissons aujourd’hui se sont imposés par la force, en massacrant tous leurs rivaux, lorsque les changements climatiques ne s’en chargeaient pas.

Citons entre autres, par ordre d’arrivée :
– Sahelanthropus tchadensis
(-7 Millions d’années), espèce à laquelle appartient le fossile surnommé « Toumaï. »
– Orrorin tugenensis (-6 Millions d’années)
– Ardipithecus kadabba ramidus (-5,8 à -5,2 Millions d’années)
– Ardipithecus ramidus (-5,8 à -4,5 millions d’années)
– Kenyanthropus platyops (-3,5 à -3,2 Millions d’années)
– Australopithèques graciles
– Australopithecus anamensis (-4,2 à -3,8 Millions d’années)
– Australopithecus afarensis (-4,1 à -3 Millions d’années), espèce à laquelle appartient le fossile surnommé «Lucy»
– Australopithecus bahrelghazali (-3,5 à – 3 Millions d’années)
– Australopithecus africanus (-3,5 à -2,5 Millions d’années)
– Australopithecus garhi > (-2,6 Millions d’années)
– Paranthropes ou australopithèques robustes
– Australopithecus aethiopicus > (-2,7 à -2,3 Millions d’années)
– Australopithecus boisei > (-2,4 à -1,2 million d’années)
– Australopithecus robustus > (-1,8 à -1,5 million d’années)

Puis, issus de l’une ou l’autre de ces espèces et cohabitant sans doute encore avec elle, surgirent les premiers représentants du genre Homo, à savoir :
– Homo rudolfensis (-2,4 à -1,8 million d’années)
– Homo habilis (-2,5 à -1,8 million d’années)
– Homo georgicus (-1,8 à -1,2 million d’années), premier représentant du genre Homo hors d’Afrique.
– Homo ergaster (-2,2 à -1 Million
d’années)
– Homo antecessor (-1,2 million d’années à -700 000 ans)
– Homo erectus (-1 Million d’années à -300 000 ans)
– Homo heidelbergensis (-600 000 à -200 000 ans)
– Homo helmei (-500 000 à -300 000 ans)
– Homo neanderthalensis (-250 000 à -28 000 ans)
– Homo sapiens idaltu (-195 000 à -154 000 ans)
– Homo rhodesiensis (-125 000 à -300 000 ans), l’Homme de Rhodésie.
– Homo floresiensis (-95 000 à -12 000 ans), l’Homme de Florès, de taille lilliputienne.
– Homo soloensis (-95 000 à -12 000 ans)
et enfin,
Homo sapiens, apparu il y a  200 000 ans à peine et qui est en train de lire ces lignes !

Une espèce bien jeune, donc, si on la compare aux dauphins.
Dès le début du Miocène, en effet, c’est à dire il y a 23 millions d’années, de nombreuses espèces d’odontocètes ressemblant aux dauphins s’étaient déjà développées, tels les kentriodons et hadrodelphis.

Avec les fourmis, nous sommes la seule espèce animale à se faire la guerre de manière systématique,
organisée et continue sur une large échelle. Intelligence, dites-vous ?

Différentes cultures

Nous savons que les cétacés sont des êtres sociables, altruistes et qu’ils coopèrent volontiers, sans pour autant favoriser le «leadership» à long terme ou tout autre type de dominance. Il n’y a pas vraiment de «chefs» chez les dauphins, mais bien plutôt des guides ou des experts habiles et à ce titre, honorés.

Si la violence existe, elle n’outrepasse jamais les limites convenues et même les plus terribles orques n’iront pas massacrer toute une tribu de marsouins pour le plaisir de tuer, mais n’y ponctionneront que les proies qui leur sont nécessaires.
Enfin, même si les dauphins ou d’autres cétacés mâles aiment à lutter les uns contre les autres, la guerre leur est inconnue et la mise à mort de leur semblable est exceptionnelle, voire inexistante.

Toute autre est la culture des canidés : chez les chiens et les loups, les valeurs essentielles sont la hiérarchie, la discipline et la soumission au maître de la meute, ce qui a doté cette espèce d’une efficacité rare à l’occasion des chasses.

 Chez les primates, créature à la vision frontale et aux mains préhensibles, les mœurs varient très largement d’une race à l’autre. Les singes lions s’entraident, les gibbons marient leurs enfants, les gorilles se regroupent autour de patriarches, tandis que les babouins, qui ne partagent guère leur nourriture, offre l’exemple d’une société douce et policée, sous la houlette de sages femelles, ainsi que nous l’apprend l’ethnologue Shirley Shrump dans son ouvrage « Almost Human ».

Chez les chimpanzés, nos cousins les plus proches, le partage, l’échange, la négociation et la lutte pour un meilleur statut social occupent le plus clair des occupations. Le chimpanzé, avec l’homme, est aussi l’un des rares primates qui peut se montrer cruel et prendre plaisir à faire souffrir.

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Torture chez les chimpanzés

 

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De façon générale, ce qui caractérise les singes anthropoïdes autant que les humains que nous sommes, c’est notre vive intelligence, notre mémoire, notre insatiable curiosité, la cohésion de nos groupes sociaux et surtout le maniement d’outils, que notre pouce opposable rend particulièrement aisé.

Cette compétence particulière permet aux singes de débusquer la nourriture là où d’autres renoncent.
Elle permet d’extraire délicatement des écorces les plus revêches les substances nutritives, de casser les noix les plus résistantes, d’extraire les termites de leur tout petit trou…
A un degré supérieur, cette habilité s’exhausse, peut-on dire, en compétences technologiques puis carrément conceptuelles : épieu, propulseur, arc, charrue, métallurgie, ordinateur, philosophie, musique, physique quantique et fusées spatiales…. Et toujours sous-jacente, une formidable violence pour ce qui concerne le Troisième Chimpanzé, devenu de plus en plus carnivore au cours de son évolution.

De son côté, fondée essentiellement sur des signaux sonores autant que visuels, la communication interindividuelle a pris chez les primates une importance extraordinaire afin, précisément, d’être à même de transmettre toute la complexité de leurs contenus mentaux. Les «dialectes gestuels» récemment découverts chez les bonobos et qu’accompagnent des vocalisations complexes ou «long calls» ne sont qu’une forme simplifiée de nos propres modes d’expression.

Mais il convient de rappeler ici la remarque de Roger Fouts à propos de notre intelligence:
« Le gros avantage de l’homme sur le singe, dit Fouts en substance, c’est que nous sommes capables de construire de plus longues chaînes de pensées que lui. Là où nous assemblons des centaines de raisonnements l’un à l’autre, le chimpanzé peine à associer plus de cinq pensées en chaîne continue. Mais nos facultés lui seraient inutiles et même néfastes dans le contexte d’une jungle épaisse, où la rapidité des réflexes doit l’emporter sur les raisonnements… »

Que sait-on vraiment de l’intelligence du chimpanzé ? Ce que nous en apprend les zoos ?

 

Quel est l’animal le plus intelligent de la planète ?

Un article récent met en avant les prodigieuses capacités cognitives de différents mammifères, parmi lesquels l’homme, le dauphin et l’éléphant. Le cétacé, dit-on, disposerait de la seconde plus grande intelligence existant sur cette planète.
Nous retombons là dans les sophismes du « Test du Quotient intellectuel » tel que pratiqué aux Etats-Unis dans les années 50 et qui disqualifiait systématiquement les Afro-américains au profit des « caucasiens », en ne prenant en compte que certains paramètres propres à une éducation bourgeoise, WASP  et prospère.

Car de quelle intelligence parle-t-on, finalement ?
De l’intelligence logique (raisonnement) ?
De l’intelligence verbale incluant la compréhension du langage et l’étendue du vocabulaire ?
De l’intelligence spatiale liée aux formes dans l’espace ?
De l’intelligence relative à l’imagination (être
capable de penser à des choses nouvelles, partir d’un objet et le faire évoluer vers diverses représentations) ?
De l’intelligence sociale et émotionnelle ?
Ou de l’intelligence technico-pratique ?

Si nous dépassons les dauphins quant à cette dernière forme d’intelligence – ils ne construisent pas de bombes atomiques, c’est clair, ni de I Pad, vu que sans mains, c’est un peu compliqué – ils nous dament largement le pion en matière sociale et émotionnelle, à un degré à peine imaginable. La solidarité qui unit deux globicéphales, la synchronicité des mouvements des dauphins, le fait que grâce à l’écholocation, l’univers mental de l’un est celui de tous les autres, le fait qu’il peut connaître l’état émotionnel de chacun de ses compagnons en sondant l’intérieur de son corps, en observant ses battements cardiaques, en contemplant le contenu de son estomac, nous plonge dans un monde de fusion social qu’aucun humain ne pourrait même concevoir.
Quant aux autres types d’intelligence… la recherche continue !

L’Art ? La Science ? Des joujoux conçus par les Humains au service des Humains, sans intérêt pour les autres espèces.
Quel est le dauphin qui se soucierait de la « Joconde », lui qui ne voit qu’une gamme de couleurs comprises entre le vert et le bleu ?
En quoi la découverte du boson de Higgs le concerne-t-il, lui qui vit dans un univers où la jouissance de l’Instant Présent prévaut sur son explication ?

Que savons-nous, que pouvons-nous percevoir, en revanche, des chants extraordinairement subtils de la baleine à bosse, des gazouillis des bélougas, des échanges sonores entre delphinidés ou des codas des cachalots ? Notre cerveau est tout simplement incapable de traiter une telle variété de sons et de fréquences ! Pire encore, notre système sensoriel, bien plus simple que celui des cétacés, nous prive d’une large partie du « spectacle du monde » qui est le leur…

Alors, qui est le plus intelligent ?
Celui qui préserve son environnement, contrôle la croissance de  sa population pour ne pas épuiser ses ressources alimentaires, se bat avec ses semblables sans les
jamais tuer et ne fait pas la guerre, c’est à dire le cétacé, ou l’autre, ce grand singe nu féroce qui brise, pille, massacre, se multiplie de manière insensée (10 milliards d’Humains en 2050 !) et se suicide enfin lui-même en modifiant le climat et en polluant l’eau, l’air et la terre de la Planète qui le porte ?

Le Grand Singe Tueur

Il n’en demeure pas moins qu’Homo sapiens est donc une variété de «singe coureur des savanes », issu d’un ancêtre commun aux chimpanzés et aux bonobos.

 «Adrey a appelé notre espèce: le grand singe tueur, en se basant pour cela sur la description que Dart (1959) avait donné de l’Australopithecus en tant que carnivore se repaissant de chair frémissante et étanchant sa soif au moyen de sang chaud (ce qui était un tableau d’une très grande force d’imagination, étant donné les limites des archives fossiles). Dart pensait que le désir effréné de tuer représentait une sorte de « sceau de Caïn » marquant l’espèce humaine et qui la mettait tout à fait à part de nos proches parents anthropoïdes.

Cette façon de voir a conduit d’autres auteurs à chercher l’origine de la guerre dans la chasse et à considérer l’agressivité comme un préalable au progrès (Cartmill, 1993) »  F. De Waal. in « Le Bon Singe »

La paléontologie nous apprend qu’en réalité, l’Australopithèque et nos autres ancêtres préhominiens était plutôt des charognards timides, peu agressifs, qui partageaient leur pitance avec les hyènes et les chacals… (Voir Reichholf , «L’émergence de l’Homme». Edit.Flammarion).

Quant à la discipline, l’ordre, la rigueur, aux fourches caudines de la hiérarchie, du dressage collectif et de l’obéissance aveugle, tout ce qui tend à faire de l’homme d’aujourd’hui une sorte d’insecte colonial, ces valeurs
pourraient bien avoir pris leurs racines au coeur même de la  culture « chien », lorsque les premiers hominidés, après avoir affronté les loups adultes à coups de lances (un outil déjà utilisé par le chimpanzé des plaines) ont pris soin de leurs petits et les ont domestiqués. 

Les canidés, nous l’avons dit, vivent selon de telles normes.
Et ils partagent nos vies d’humains depuis des temps immémoriaux. Un animal peut en influencer un autre et puisque les chiens-loups semblaient de bons chasseurs, il n’y avait pas de raison de ne pas s’en inspirer !

Il semble la domestication du chien remonte à plus de 100. 000 ans, une époque où l’Homme de Neandertal régnait sur l’Europe et où celui de Cro-Magnon entreprenait sa migration vers le Nord depuis l’Afrique. Dès cet instant, muni du feu, de l’arme et du loup, il devint en effet le maître de toutes les chasses, le plus terrifiant prédateur que la Terre ait jamais connu après le Tyrannosaure !

Car s’il s’agissait bien toujours d’une variété de chimpanzé, il fut cependant le tout premier des primates à conquérir le feu et à se livrer pleinement à la vie carnivore, en y consacrant toute son intelligence.
Sans doute, nos plus lointains ancêtres, disséminés dans la savane, vivaient-ils de façon paisible, tels des tigres, des ours ou des lions, en harmonie parfaite avec leur biotope, ne chassant que lorsque le besoin s’en faisait sentir et ne prélevant de leur gibier que la part nécessaire.

Très vite, cependant, comme un cancer qui s’étend à la surface d’un corps, le nombre sans cesse croissant d’êtres humains fit basculer les équilibres : chaque recoin de la planète fut peuplé par l’humain et nous nous mîmes alors à mériter vraiment l’épithète de Grand Singe Tueur.

Le dernier pigeon migrateur

On suppose que dès l’origine, nous avons fait très fort : les mammouths ont disparu à cause de nous, aussi bien que d’autres mammifères géants, toute la faune des îles du pacifique, et même les Néandertaliens pour faire bonne mesure et laisser la place nette.

Les hommes, nous disait Jim Nollman dans son « Écologie spirituelle », ne conçoivent plus l’animal qu’à l’autre bout d’un fusil. Lorsque les premières baleines sont venues saluer – comme l’exigeait la politesse interespèce – ces nouveaux venus sur un bateau, elles n’ont pas dû comprendre ce qui leur arrivait ni s’expliquer la douleur du tout premier harpon fiché dans leur dos lisse ! Des bêtes sauvages, des fauves sanguinaires, voilà malheureusement ce que nous sommes devenus aujourd’hui, et les seuls sans doute à l’être totalement.

Roger Payne, dans son ouvrage «Among Whales» (Scribner Editions/New York), rappelle à ce propos quelques faits historiques :

«La raison pour laquelle les baleines sont si rares aujourd’hui est qu’elles ont été menées au bord de l’extinction durant le dix-neuvième et le début du vingtième siècle. Les Humains sont d’ailleurs la cause principale de l’extinction d’un minimum de sept cent espèces connues d’animaux et de plantes depuis l’an 1600. Ce chiffre inclut des espèces aussi communes que le pigeon migrateur – un oiseau qui ressemblait beaucoup à la colombe actuelle, en plus grand et plus coloré.

Il y a de cela cent cinquante ans, les pigeons migrateurs, tout comme les baleines, étaient extrêmement nombreux. En fait, ils étaient même les oiseaux les plus nombreux du continent nord-américain ! Audubon décrit comment, trois jours durant, des nuées d’entre eux couvraient le soleil de leur vol, dans la vallée inférieure du Mississipi, tandis qu’ils s’en allaient migrer.

Lorsqu’ils se posaient pour la nuit, le poids de leurs troupes faisait casser les branches , qui tuaient parfois des centaines d’autres oiseaux perchés plus bas sur l’arbre. Les gens allaient près de ces refuges et tiraient dans le tas à la carabine, juste pour voir combien d’oiseaux ils pouvaient tuer d’un seul coup.

Le record fut de 71 pigeons tués seulement avec deux balles de fusil ordinaire. Les commerçants, en revanche, qui revendait la volaille, utilisaient quant à eux des armes plus puissantes ainsi que des filets et pouvaient donc se vanter de tuer des centaines de pigeons avec une seule décharge de petits plombs.

Le dernier pigeon migrateur, une femelle, mourut au Zoo de Chicago en 1914. Elle avait trente-cinq ans, l’âge de Mozart quand il mourut.
Durant moins de temps qu’une vie humaine, elle était devenue la dernière de sa race, et la dernière aussi d’une espèce à sang chaud que les scientifiques estiment avoir été l’une des plus abondante au monde avant d’être totalement détruite par l’Homo Sapiens (…) Ces dernières années, nous avons fait encore plus fort avec les extinctions.
E.O.Wilson a estimé qu’en raison de la destruction de la forêt pluvieuse, nous détruisons définitivement près de vingt-sept mille espèces par an, c’est-à-dire à peu près trois espèces à l’heure ! »

Mieux que n’importe quelle méorite !

Depuis que Roger Payne a rédigé ce texte, la situation n’a fait qu’empirer.
Actuellement, la perte de biodiversité et les changements dans l’environnement qui y sont liés sont plus rapides qu’à aucune période de l’histoire de l’humanité.
De nombreuses populations animales et végétales sont en déclin, que ce soit en termes de nombre d’individus, d’étendue géographique, ou les deux. La disparition d’espèces fait partie du cours naturel de l’histoire de la Terre.
Cependant, l’activité humaine et sa croissance débridé  – a accéléré le rythme d’extinction, qui est au moins 100 fois supérieur au rythme naturel d’extinction, un rythme qui ne cesse d’augmenter, certains biologistes renommés comme E.O. Wilson parlent de 1000 fois !

La Sixième Extinction de l’Anthropocène est en marche !
voir : EARTLINGS

Un merveilleux jardin…

Quoiqu’il en soit de l’origine de nos comportements sociaux, tout nous rappelle à présent à quel point la planète souffre de notre présence et à quel point aussi, comme des gosses inconscients et indisciplinés, nous sommes en train de gaspiller notre incroyable intelligence à de stupides jeux de guerre et d’argent, à scier sciemment la branche sur laquelle nous sommes encore perchés : notre Terre !

Nous aurions pu gérer le monde autrement, bien sûr.

Mais le singe tueur a prévalu en nous, ou plutôt, nous n’avons pas su gérer sa violence et sa force et la lancer vers d’autres objectifs. Le Christ et le Bouddha étaient-ils de «grands singes tueurs» ? Einstein? Le Dalaï Lama ? De singes tueurs aussi ? Sans doute.
Mais ils ont su transcender la violence de leur nature intérieure, ils ont su transformer leur pulsions de conquête en goût de la recherche et du savoir, leur violence en courage et en audace intellectuelle, leurs stratégies de chasse en sciences, en mystiques et en philosophies.

Lorsque le singe nu étudie les astres ou le fond des océans, lorsqu’il foule le premier le sol de notre satellite lunaire, lorsqu’il déjoue les mystères de la matière elle-même, lorsqu’il plonge en lui-même lors de méditations profondes, il redevient de ce qu’il n’aurait jamais du cesser d’être et qu’il ne fut sans doute jamais suffisamment : une conscience bonne et pure vibrante de curiosité.

A chaque pas vers l’avant, à chacune de ses progressions, il en apprend davantage et ouvre mieux son esprit à la complexité du monde. L’impérialisme naturel du monstrueux prédateur qu’il est se sublime donc ici dans les sphères de la connaissance et de la sagesse.

Et ce n’est que de cette manière qu’enfin, grâce à l’usage harmonieux, holistique et puissant de notre intelligence, nous pourrons peut-être un jour évoluer dans le bon sens et regagner enfin le chœoeur des autres animaux et faire de notre planète un merveilleux jardin…


Lettre ouverte à JMG Le Clézio
A propos des Humains et des Autres Terriens


En attendant, ces Humains que les religions aussi bien que l’Humanisme laïque portent au pinacle de l’évolution
sont en train de détruire la Planète à très vive allure. On parle de 2020 ou de 2050 pour l’extinction finale…

C’est la seule espèce animale à avoir jamais réussi à faire une chose pareille, bravo !
Voilà qui prouve son intelligence !
Une autre espèce a transformé le visage de la terre, mais dans le sens positif, cette fois, et il y a de cela trois milliards d’années : les algues bleues, qui ont généré l’oxygène et créé l’atmosphère, permettant ainsi l’apparition de la vie multicellulaire… et la nôtre.

Ce troisième Hominidé est parvenu en moins de 100.000 ans à détruire l’atmosphère terrestre, à polluer l’ensemble des océans, à inventer la bombe atomique, et à mèner aujourd’hui l’ensemble du monde vivant vers un massacre si généralisé qu’on a pu le qualifier de « Sixième extinction » !

Les derniers « Humanistes », aveuglés par l’orgueil biblique d’être des Humains Supérieurs à tout autre espèce animale, alors même qu’ils mangent, défèquent urinent et copulent comme n’importe quel autre mammifère, depuis la musaraigne jusqu’à l’éléphant, feraient bien de se reporter à certains articles scientifiques sur ce thème :
http://www.scienceshumaines.com/l-homme-est-il-animal-par-nature-_fr_14493.html

Que disparaisse l’espèce humaine, bon débarras !
http://www.amazon.fr/LHumanité-disparaîtra-débarras-Yves-Paccalet/dp/2700396650

L’espèce humaine provoque des bouleversements irréversibles de son environnement.
Notre avenir est aussi bouché que celui des dinosaures ! Peut-on encore espérer que l’Homo sapiens acquière enfin la sagesse dont il se rengorge, alors que toutes les grandes questions (pollutions, saccages des terres et des mers,  climats, nouveaux virus…) sont négligées ou méprisées ? D’où vient cette folie suicidaire ?

De ce que l’homme est un grand singe égoïste. Il obéit à trois pulsions : sexuelle, territoriale et hiérarchique. Sa soif de domination le pousse à tous les crimes, y compris contre lui-même… Guerre nucléaire, climats en folie, empoisonnement de l’air et de l’eau, nouvelles maladies… Tout cela sera très drôle.

Et après ? Rien…
La vie créera de nouvelles espèces jusqu’à ce que le Soleil brûle définitivement la planète, dans environ un milliard d’années.

Lire  » Le Troisème Chimpanzé » de Jared Diamond

Seuls, les Hommes et les Fourmis se font la guerre entre eux, parmi toutes les espèces vivantes !
Pourquoi ?
Parce qu’ils n’ont plus de prédateurs naturels. Ils se doivent donc de réduire eux-mêmes leur propre excès de population quand les ressources viennent à manquer !

Eternel treblinka

Tuer l’autre en tant qu’animal : un sport millénaire !

 

Hiroshima/Nagasaki  : le triomphe de la technologie humaine
en attendant bien pire encore

notre supériorité sur les autres Terriens est exactement celle du Tyrannosaure ,
à ceci près que ce reptile géant ne fut pas le responsable de sa propre disparition…

La fin des dinosaures

Sujet tabou à ne jamais aborder :
Nous sommes beaucoup trop nombreux !

 

L’humain ronge la terre comme l’asticot, la chair.

 

 Lire aussi :

Mouvement pour l’Extinction Volontaire de l’Humanité
Puissions-nous vivre longtemps et disparaître

 


 

2/12/2010

Parole d’Humain : que les choses soient claires….

Andromède, notre grande soeur galactique. Regardez chacun de ces petits points lumineux. Ce sont des soleils, comme le nôtre. 90% d’entre eux sont entourés par des planètes telluriques telle que la nôtre et ont très certainement donné naissance à des espèces animales que notre imagination peine à se représenter…

 

Ma vision du singe tueur que nous sommes ne doit pas être mal comprise.
J’ai du respect pour mon espèce comme pour n’importe quelle espèce animale, car parmi nous, il y a des gens bien, des  Humains extraordinaires qui se battent pour aider l’ensemble des autres Terriens. Pensons à Jane Goodall, Diane Fossey, Ric O’Barry, Chanee, Roger Payne et tant d’autres….

Certes, je suis fasciné par ce que nous sommes capables de faire et que d’autres ne font pas (envoyer une sonde explorer Titan, Mars, Encélade ou Europa, par exemple ou bien encore découvrir de nouvelles planètes dans notre minuscule Galaxie  – Andromède  est infiniment plus grande que la nôtre ! – et dont une majorité d’entre elles abritent évidemment la vie…)



Titan

Inversement, je sais aussi que d’autres animaux sont capables de choses dont nous sommes incapables : vivre en paix, par exemple et ne pas se faire la guerre.
Les dauphins disposent ainsi d’une intelligence tout à fait spécifique, sans doute supérieure à la nôtre, mais dont nous ignorons encore l’essentiel, notamment le langage.

En ce qui concerne les Humains, nous sommes à la croisée des chemins.

C’est quitte ou double à très court terme.
Et je dois avouer que j’ai perdu l’espoir que nous puissions jamais changer le monde dans le bon sens. Au rythme où vont les choses, c’est à tout le moins un monde à la Mad Max qui nous attend, peuplé de communautés cannibales, de rats géants et de cafards. Au mieux. Mais tel le tour dedu potier qui continue à tourner bien longtemps après qu’on l’ait poussé une dernière fois, je continuerai à me battre pour cette planète qui fut ses belle et pour les autres Terriens, mes frères, des baleines bleues aux vers de terre..
Hommage à tous ceux qui persistent à se battre encore contre la « face obscure » de l’Humanité !

YG

La planète Terre, c’est ce petit point clair à droite de l’image. Vue depuis Saturne. Si petit…


 

1/12/2010

Dans cinquante ans , l’espèce humaine aura disparu

Intelleigent, l'Humain ? Rien n'est moins sûr. Avide de profits, sans aucun doute !

Lire aussi :

L’homme de demain (?)

« Evolution » de Stephen Baxter 
où l’Homme, après avoir tout détruit, redevient le petit primate peureux qu’il fut à l’origine, sous la forme d’un nouveau Purgatorius, traqué par des rats géants et autres espèces mutantes qui immanquablement, finiront par le remplacer, comme les mammifères ont succédé aux grands dinosaures. Pour rappel, ceux-ci ont tout de même tenu le coup pas mal de temps, depuis le Trias supérieur (228 Ma) jusqu’au Crétacé supérieur (65,5 Ma).
L’être humain, lui, a surgi sous sa forme actuelle il y a de cela à peine 100 000 ans.
Et le voilà presque mort…

L'Homme est né pour tuer, éradiquer, réduire en miettes tout ce qui s'oppose à sa puissance imbécile !


 

25 juin 2010

Dans 100 ans, l’espèce humaine aura disparu !

Morceaux d’anthologie

Extrait de ce site écrit par des ahuris à l’usage d’autruches se fourrant la tête dans le sable :
« Ce qui sépare clairement l’’homme des animaux, c’’est la capacité à exercer une responsabilité ; l’’animal ne peut pas avoir de droits parce qu’’étant dépourvu de conscience morale, il ne saurait avoir de devoirs. « 

Lire à ce propos :
la morale du chimpanzé

Et la conscience morale chez l’humain, elle est où ?

Otage décapité par les Islamistes

 

L’HOMME? UN SINGE DEBOUT ?

 

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