Le Marineland d’Antibes

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Le Marineland d’Antibes

Le bassin spectacle fait 11 mètres de profondeur, 64 mètres de longueur et 32 mètres de largeur.
Les orques libres voyagent en moyenne 160 km par jour.
Leur territoire varie entre 320 et 1.300 kilomètres.
Elles plongent à plus de 100 mètres de profondeur.

Le Marineland d’Antibes

Janvier 2017

Dauphins actuellement vivants au Marineland d’Antibes
Lotty, Sharky, Malou, Rocky, Dam, Néo, Nala, Ania, Jo et Kai

Orques actuellement vivantes  au Marineland d’Antibes
Wikie, Inouk, Moana et Keijo


Mai 2016

Alizé est mort de « problèmes rénaux incurables »

Antibes-rencontre

Un article de Yvon Godefroid pour One Voice 

Extrait 

Sans accès aux dossiers vétérinaires, on ne peut qu’émettre des suppositions, mais tout porte à croire qu’Alizé souffrait de calculs rénaux, comme tant d’autres dauphins captifs. «La lithiase urinaire, ou calculs des reins, est très commune parmi les dauphins Tursiops gardés en delphinarium», explique en substance une étude scientifique publiée en 2013 intitulée «Comparison of Nephrolithiasis Prevalence in Two Bottlenose Dolphin Populations». « En revanche, des analyses comparatives ont permis de constater que cette maladie était absente en milieu naturel chez les dauphins sauvages de la Baie de Sarasota ».

En d’autres termes, les problèmes rénaux d’Alizé seraient la conséquence directe de sa vie en captivité. Bien d’autres affections de ce type, que l’on pourrait qualifier de nosocomiales, déciment les bassins. Ainsi, les pathologies pulmonaires provoquées par le chlore, les maladies du foie liées à l’ingestion massive de compléments alimentaires et à l’excès de globules rouges, les ulcères à l’estomac causés par le stress, les mycoses dues à une vie confinée dans une eau chaude et mal filtrée, etc. Quant aux calculs rénaux, l’hydratation insuffisante des dauphins nourris de poissons surgelés pourrait notamment en être responsable – ainsi que leur alimentation exclusivement diurne, les soigneurs ne travaillant pas la nuit. Tous les facteurs de risques sont bien sûr amplifiés par l’effondrement des défenses immunitaires sous le poids du désespoir et de l’ennui. (…)

Lire aussi : 
Eclair, Mila et Alizé : deux dauphins morts, un disparu

eclair-mars-2015

Quand ce post a été publié, Eclair était mort depuis des mois…

 


Avril 2016

La marche de Raspoutine

Un article de Yvon Godefroid


Quel futur pour les orques d’Antibes

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Les survivants

Un article de Yvon Godefroid


Février 2016

Le dernier voyage de Valentin

Un article d’Yvon Godefroid


  Valentin n’est pas mort d’une torsion de l’intestin !

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Le premier et dernier voyage de l’orque Valentin, fils de Freya, en octobre 2015

 


Le Marineland d’Antibes : de la boue et des morts

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Le Marineland d’Antibes après les inondations d’octobre 2015


22 juin 2015

Freya est morte à 34 ans

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Décembre 2013

Bébé orque Keijo né à Antibes : c’est un inceste !


Novembre 2013

Les orques du Marineland d’Antibes

Photo Orcahome.de

Orque capturée pour le Marineland d’Antibes. Photo Orcahome.de

Un article de Yvon Godefroid 

Clovis

Clovis fut l’une des premières orques à venir mourir en France dès les années 70. Il n’avait que 4 ans ! Photo Orcahome.de

 


 Février 2013

Ecume est morte à mi-parcours


28 Juillet 2012

L’affaire Kasatka et les orques en France

Ken Peters agressé par l’orque Kasatka. Cela s’est passé aussi en France.

 


17 juillet 2012

John Kershaw méprise ses clients


2012

Shouka transférée au Seaworld de San Diego

La pression des réseaux sociaux, assortie de menaces en justice, ont enfin arraché la petite orque française à sa solitude de dix ans !


 13 juillet 2012

Shouka devenue folle attaque son dresseur !

Shouka la veille de sa déportation aux USA

 

Quand elle était petite et vivait avec sa maman, Shouka était douce et gentille.
La captivité et la solitude l’ont transformée en fauve !


 11 mai 2012

La presse américaine parle de Shouka et de son triste sort

Pourquoi pas la presse française ?

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Mai 2012

De rouille et d’os


Mai 2012

Koh Lanta, Marineland, même business, même connerie


Mars 2012

Lettre à une jeune personne qui aimait voir des dauphins captifs


Janvier 2012

Orques épuisées, dauphin malade et et dauphin triste

Photo undercover source


Une journée au marineland d’antibes

Reportage en 2010. Joséphine est morte dans l’intervalle…


En 2005, Le Marineland inaugurait sa petting pool (1)

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Le Marineland au service des cétacés ?


 Opération Marineland


Il faut libérer les dauphins d’Antibes !


Réponse à un article de Nice Matin chantant la gloire du Marineland


Courrier au journal Nice Matin


Le plan Dexter Cate: le Marineland enfin utile ?


Voici comment Freya est venue jusqu’à vous !

Voir aussi : « A fall from freedom »
Voir aussi : un show au Marineland d’Antibes


Les orques au Marineland d’Antibes

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L’eau sale suinte par le sol de béton brisé des bassins

La Marineland d’Antibes est actuellement le seul delphinarium français qui détient des orques captives. En Europe, en 2015, il partage cette spécificité avec le seul delphinarium de Loro Parque.
Or, chacun sait que vu leur taille mais aussi leurs modes de vie et leurs structures familiales particulières, ces delphinidés géants de près de neuf mètres de long souffrent tout particulièrement de la captivité, surtout quand on les mélange sans tenir compte de leur origine culturelle ou géographique (résidents, nomades ou hauturiers).

1. Les bassins sont ridiculement petits par rapport à leurs besoins en terme de mouvements et ridiculement peu profonds par rapport à leurs besoins en termes de plongée. Le corps de l’orque est conçu pour les sprints aquatiques. Si son rythme de croisière est d’environ 5 à 6 km/heure, l’orque peut atteindre, en pleine chasse, les 50 km/h. Il peut plonger par ailleurs jusqu’à 300 mètres.

La structure familiale varie selon les cultures. Mais une chose est claire : les membres du « pod » sont extrêmement liés les uns aux autres et surtout à la matriarche, formant des groupes qui peuvent parfois compter trois ou quatre générations. C’est qu’on peut vivre au-delà de 100 ans, chez les orques libres, bien plus longtemps que chez les captives !
Ces grands prédateurs se déplacent en groupes familiaux élargis. Les enfants demeurent généralement leur vie entière auprès de leur mère. Des groupes stables se rassemblent ensuite en unités plus vastes composées de lignées maternelles différentes (une matriarche et sa progéniture).

La société orque est basée sur une première unité matrilinéaire constituée de la matriarche, de ses enfants et de ses petits-enfants, c’est-à-dire a minimum de 5 à 6 individus. Du fait que les femelles peuvent atteindre plus de 90 ans en liberté, il n’est pas rare de voir 4 générations qui se déplacent ensemble. Ces groupes matrilinéaires sont très stables. Ses membres ne se séparent que quelques heures par jour, pour aller s’accoupler ailleurs ou se nourrir.

A un deuxième degré,  de deux à quatre unités matrilinéaires se regroupent pour former un pod, composé d’une vingtaine de personnes. Ces pods peuvent se diviser et se séparer durant plusieurs semaines avant de se retrouver.

Le troisième niveau de la structure sociale des orques est le clan.  Il regroupe un ensemble de pods, qui partagent tout à la fois le même dialecte semblable et une lointaine ancêtre commune. Le dernier stade de l’organisation des orques est appelé une « communauté ».  Il s’agit d’un vaste ensemble de clans qui socialisent et se retrouvent régulièrement, mais ne partage ni le même dialecte ni d’ancêtre commun.

En bassin, aucun compte n’est tenu de ces structures sociales. La petite Shouka née captive a notamment été expédiée pour toujours loin de sa famille et de sa mère.
On tue toute culture chez les orques captives. Shows diurnes, shows nocturnes, laser shows, mises en scène grotesques avec pirates des Caraïbes et longues pérdiodes d’ennui et de sommeil…

Tout cela n’a rien à voir avec une vraie journée d’orque :  46 % de son temps, soit près de la moitié, sont consacrés à la recherche de la nourriture et à la capture des proies ; 27 % aux déplacements ; 13 % aux jeux et aux activités sexuelles ; 12 % au repos et au sommeil. Les rencontres avec les autres groupes couvrent environ les 2 % du temps restant.

En définitive, oui, ce qu’il faut dire, c’est que le Marineland d’Antibes est une prison, un centre d’élevage de nés-captifs expressément incapables de retourner en mer mais surtout et depuis l’origine, une entreprise commerciale.

Le fait est que le Marineland n’est autre qu’une succursale du holding Parques Reunidos, qui possède notamment Parque de atracciones, Bobbejaanland, Mirabilandia, Parque Warner, Bonbonland, l´Oceanogràfic de Valence, Faunia, Zoo Aquarium Madrid, Selwo Aventura, Selwo Marina, Aqualud, Palace Entertainment, Teleférico Benalmádena, TusenFryd, MoviePark, Kennywood, Idlewild, Lakecompounce, Story Land, Sand Castle et depuis 2014, le Miami Seaquarium et son orque solitaire depuis 44 ans, Lolita !

Il s’agit donc là d’une entreprise juteuse et bénéficiaire lourdement soutenue par les politiciens locaux et par la presse.
A ce titre, elle n’hésite pas à jouer de la gâchette judiciaire à la moindre provocation !
Même les journalistes étrangers (une équipe de la télé francophone belge notamment) se font recevoir comme des chiens et jeter comme des malpropres. Rien d’étonnant à cela : sous le strass et les paillettes le Marineland cache de vilains secrets… et une trop longue histoire.

 


Antibes: spectacle en 2011

Est-ce ainsi que vivent les orques libres , dans le tintamarre d’une musique infernale, contraints de se soumettre à des comportements humiliants et anthropomorphiques qui n’ont rien à voir avec leurs vraies cultures ?
Sait-on que contrairement à toute éthique, on les insémine artificiellement comme des cochons d’abattoirs ?
Sait-on que ce cirque aquatique est désormais légalement considéré comme un zoo, destiné à la pédagogie et à la prétendue préservation d’une espèce qui ne demande qu’à vivre libre ?


25 août 2011
Joséphine est morte à 38 ans !

 

Une presse complice, pas un mot de Jean-Marc Barr contre la captivité et le fleuron de l’ignominie anthropocentriste la plus imbécile et rabique qui soit : cet article est  paru dans Libération » qui chanta longtemps la gloire de la corrida !

Pour rappel, les femelles dauphins libres peuvent vivre au-delà de  60 ans ! Comment font-ils, les journalistes, pour être aussi mal informés ? Relire les rodomontades du directeur du Marineland

Joséphine fut arrachée avec violence à la mer et à sa famille en 1979.
Depuis, elle n’a cessé de faire le clown pour enrichir des hommes d’affaires et pondu des enfants à la chaîne que l’on lui arrachait au fur et à mesure, comme une vache d’abattoir. Cette scène du film « Le Grand Bleu »  laisse croire qu’elle a retrouvé sa patrie d’origine.

Il n’en est rien : elle fut tournée de nuit dans les bassins du Marineland…
Mensonge, pognon, désinformation, tout est bon pour faire tourner le business du dauphin de cirque !
Même le décès de cette malheureuse permet de vendre au mieux l’image du Marineland !

Que la paix soit sur toi, petite esclave.
Que justice te soit donnée un jour, comme à tous les dauphins destinés à mourir en lavabo dans les pénitenciers aquatiques de France.
Lire la liste.

 

Pédagogie au Marineland

 

 


 

31 juillet 2011

Aucun animal prélevé en mer depuis le début des années 80

 

Sharkan, capturée en Islande avec Tanouk dans les années 90 Photo Pamela Carzon

 

L’interview du directeur du Marineland d’Antibes par Nice Matin étant truffé de mensonges et d’insultes à l’égard des amis des dauphins, une analyse critique approfondie de son contenu m’a parue nécessaire. J’en assume la pleine responsabilité. Merci à la La Dolphin Connection de l’avoir publiée

Reponse à M. Bernard Bernard Giampaolo, directeur général du Marineland d’Antibes


 

 23 juillet 2011

Une action de la Dolphin Connection
Liberté pour les orques et les dauphins d’Antibes !

Derrière le spectacle de clowns aquatiques, que de souffrances !

Libérez les orques et les dauphins d’Antibes, mission impossible ?

C’est l’Industrie de la Captivité qui répand ces contre-vérités.
Prenez toute la petite famille d’Antibes, Freya en tête, qui fut capturée en mer.
Placez-les dans une crique fermée par un filet (au Portugal, en Croatie, des projets sont en cours) et nourrissez-les de moins en moins, à distance.

Ecartez les humains. Peu à peu, nos orques et nos dauphins captifs réapprendront à pêcher par eux-mêmes, y compris les nés captifs. Puis soulevez le filet et zou ! Liberté pour Freya, Valentin, Inouk et Wikie ! Les orques vivent sous tous les climats, en Méditerranée comme ailleurs. Aucun souci à se faire pour elles, elles traverseront peut-être même le détroit de Gibraltar et fileront rejoindre l’Atlantique.


 

7 juin 2011

Antibes : Kaly est morte à 8 ans !

Kaly à Marineland

« Kaly, une femelle grand dauphin (Tursiops truncatus) née au parc en 2003, et âgée de seulement 8 ans, est morte le 7 juin dernier dans les bassins du parc marin. Le même jour, deux nouveaux dauphins, Dam et Rochy, sont arrivés en provenance de l’Oceanographico de Valence, en Espagne ». (RC)

Sur certains sites, on parle d’une crise cardiaque ou bien  d’épilepsie…
Allons ! Si un dauphin né captif meurt à 8 ans, c’est qu’il vient d’atteindre l’adolescence et voudrait bien se promener un peu loin de ses parents et se balader avec ses copains, flirter, voyager, rigoler, comme les ados humains.

Les delphinariums ont le chic pour inventer n’importe quelle maladie bidon, plutôt que de reconnaître que les cétacés sont doués de conscience et de sentiments, et qu’ils peuvent mourir de désespoir ou de stress dus au shows répétitifs, au bruit assourdissant, à la promiscuité qui les rendent fous.

Sans compter les malformations physiques causées par une vie exclusivement passée dans un lavabo, le manque d’exercices, l’absence de stimulations aussi variées que celles que fournit la mer libre, ou les poissons morts qui leur sont servis lors des shows, bourrés de vitamine B1 (la Thiamine HCl qui libère l’’énergie contenue dans les sucres et les graisses et régule la dégradation des hydrates de carbone mais qui tue nombre dauphins captifs à haute dose), de fongicides, d’antibiotiques, de calmants et d’antidépresseurs…

Préparation du poisson mort pour les dauphins à Antibes… 0n insère une pilule…

 

Les nés-captifs sont également exposés dès leur enfance aux vapeurs de chlore, toxiques pour les enfants nageurs en piscine comme pour les dauphins.  A Antibes, on fonctionne à l’eau de mer, certes, mais solidement polluée en métaux lourds et autres toxiques (PCB, DDT) qu’aucun filtrage ne peut ôter. Pire encore, le bassin a été construit sur un sol instable de sorte que des infiltrations d’eau boueuse ne cesse de remonter en surface, tandis que les orques mâchouillent des fragments de béton et se détruisent les dents…

8-10 ans, (15 ans, dit le delphinarium de Bruges) c’est la moyenne de vie de la plupart des nés captifs, même si certains survivent plus longtemps et parviennent vite fait à se reproduire sous la contrainte et avant l’âge légal…
Rien de plus normal, donc, rien de plus ordinaire, que ce nouveau décès programmé. Le public n’y verra que du feu, le cadavre vite oublié et remplacé par d’autres victimes expédiés par le holding espagnol Parque Reunidos.
Quant à la nécropsie, on peut toujours attendre !  Un dauphin n’a aucun droit ni existence légale : sa mort n’est jamais punie…

Lire aussi : l’élevage du dauphin en batterie


  24 mai 2011

ARTE se vend au Marineland

 


 Octobre 2010

Opération pour les dauphins d’antibes


  Octobre 2010

Une journée ordinaire au Marineland d’Antibes


24 avril 2010

Le Marineland d’Antibes dit n’importe quoi !

UN COURRIER DU MARINELAND

« Bonjour,

La capture de ces animaux est interdite en mer depuis plus de 25 ans.
Les dauphins de Marineland sont tous nés en captivité et nous avons des naissances régulièrement dans notre parc .  Les premiers dauphins arrivés dans les delphinariums ont été capturés en mer, mais c’est maintenant interdit et réglementé.
Seuls les dauphins issus de la 2ème génération née en captivité en France peuvent être dans des parcs comme le notre. Cela nous permet de préserver l’espèce et nous condamnons les captures qui se font malheureusement encore dans certaines parties du globe.

Quant au prix des dauphins, il n’y en a tout simplement pas car le commerce d’animaux est strictement interdit. Je vous invite à visionner le dernier reportage de l’émission Capital à ce sujet (reportage sur le Zoo de Beauval expliquant très bien comment un parc animalier peut avoir des animaux).

Voilà pour notre position à ce sujet.

Sachez par ailleurs que depuis 40 ans, Marineland a mené de nombreuses missions de sauvetage de dauphins en mer et a également mené de nombreuses opérations de recensement de l’espèce en Méditerranée. Bref, comme certains de nos fans ont pu le constater sur place, nous faisons le maximum pour le soin et la préservation des animaux marins.. La meilleure preuve sera certainement les futures naissances que nous aurons au parc…. (NDLR : Lâchez des prostituées en prison, vous verrez si les détenus humains ne se reproduisent pas aussi bien ! Est-ce à dire qu’ils sont heureux ? L’hyper-sexualité des cétacés est une forme de zoopsychose) .
Par rapport à ces sites Internet nous accusant à tort, nous ne pouvons que les accuser. »

REPONSE :

– le Marineland vous ment froidement.
Toutes les orques survivantes en 2011 ne sont PAS nées en captivité.
Freya fut arrachée à sa famille en mer d’Islande avec Kim II en octobre 1982. Ils furent directement vendus à Marineland France. Freya avait alors environ 4 ans. Elle se souvient donc de toute l’horreur de sa capture, des cris de sa mère, des rires de triomphe des tortionnaires qui l’embarquaient vers une prison aquatique minuscule pour le restant de ses jours. Kim II n’a pas résisté longtemps. Elle, si. Pour ses enfants, sans doute, même si elle ne sait pas comment ni par quelle miracle elle a pu enfanter Wikie sans avoir fait l’amour avec un mâle qu’elle aurait choisi elle-même si elle avait vécu en liberté !

– On y sépare une mère et sa fille encore juvénile pour l’envoyer SEULE aux USA, où elle a du vivre dix ans durant avec un dauphin pour seul compagnie.

Des scientifiques tels que Ken Balcomb, Paul Spong ou Eric Hoyt affirment que JAMAIS, en liberté, les enfants orques ne quittent leur mère, sauf lorsque celle-ci s’éteint et qu’un nouveau pod ou plusieurs autres se crée sous la guidance de nouvelles matriarches. Lire à ce propos le magnifique ouvrage d’Eric Hoyt, « The whale called Killer», jamais traduit en français.

– En bassin, les séparations constituent une douleur atroce pour les enfants comme pour la mère et même pour le père.  Aux USA, une orque a agressé le dresseur qui lui avait pris son gosse.

– La promiscuité crée de violents conflits entre les orques captives comme chez les hommes en en prison, ou bien encore des cas d’inceste, inexistants et même totalement tabou chez tous les cétacés libres. Voir l’affaire Kandu.

Au Parc Asterix, un dauphin est né des oeuvres d’une fille et de son propre père, mais l’affaire fut vite étouffée. Iris aurait été elle-même enceinte des oeuvres d’Ivo à Anvers. D’innombrables problèmes se posent dans tous les lavabos chlorés du monde. L’activité sexuelle est aussi importante chez les cétacés que chez les bonobos et les pousse à des comportements contre-nature en captivité. Ce n’est pas parce qu’ils se reproduisent qu’ils sont heureux..

– Le prétexte de la préservation de l’espèce est une escroquerie.
Une orque née captive perd toute sa culture, son langage, et sa structure sociale. Elle n’’obéit plus qu’’au sifflet du dresseur, à la faim, à la peur et aux punitions (isolement) discrètement infligés en cas d’indiscipline.. Son comportement n’a rien à voir avec les moeurs des diverses tribus d’orques libres dans le monde et dont l’observation peut se faire aisément en pleine mer (par exemple : Orques sans Frontières en Norvège).
A Antibes, on assiste à des scénographies diurnes et nocturnes dégradantes avec orques et acteurs humains, laser, récits de pirates et musique à fond. Bravo pour l’éducation des foules sur la vraie vie des orques !

Par ailleurs, à part Keiko, ni Antibes ni aucun aquarium n’a libéré beaucoup d’orques à ce jour. C’est pourtant le but affiché des zoos que de renforcer les stocks.
A cet égard, la fameuse Théorie de l’Arche est une pure invention de Fred Daman, veut que la remise en liberté des animaux exposés soit reportée jusqu’au jour où les forêts auront repoussés, les océans nettoyés, etc.
En vérité, la remise en liberté, même des petites espèces, fonctionne mal. Passe encore que l’on conserve une okapi ou un panda géant, car leur espèce est vouée à l’extinction ultra rapide.
Mais des orques ?
Les océans en regorgent, du Nord au Sud de la planète. Donc, mieux vaut ne pas en capturer d’autant que leur espèce se porte bien, globalement, grâce à son intelligence extraordinaire et sa flexibilité aux changements, (modes de chasses ultra-variés, dialectes propres faits de sifflements et d’autres sons, fort beaux à entendre la nuit) et que les orques s’adaptent avec une intelligence rare à tous les climats, à tous les océans et à toutes les situations que leur imposent les êtres humains.
Pourquoi « préserver » une telle espèce ?
Lire : Old Tom, le collabo opportuniste

Tilikum et Dawn Brancheau

 

– Enfin, les orques peuvent se montrer dangereuses et tuer leurs dresseurs.

 – Et ne parlons pas ici des dauphins qui claquent comme des mouches à Antibes et dont les noms sont effacés aussitôt morts !

– Mais attention au retour de flammes : « Marineland attaque » !
JP Sidois, le patron de SOS Grand Bleu et l’association AARLUK ont été traînés en justice par l’’ancienne équipe de Marineland (Mike Ridell, devenu Mr Rimmo, tous crimes prescrits) pour diffamation lors du départ de Shouka vers les USA qui a suscité l’indignation internationale.

Mike Ridell (R.I.M.M.O) discutant du départ de Shouka…

– Nous vous invitons enfin à relire l’’interview de historique de Brigitte Sifaoui, qui a quitté le combat, écoeurée, et repris son travail d’’infirmière. C’’est elle qui a fondé «Réseau Cétacés» en France avant que l’’Internet ne soit même inventé, en collaboration avec l’’écrivain Hugo Verlomme. Elle interroge ici l’ancien Big Boss du Marineland. Un chef d’œ’oeuvre d’’audace.

 En gros : cessons de mettre les cétacés en lavabo, cela ne leur réussit pas !

Sommaire

Silver en son lagon

 

Capture


L’histoire de Shouka la petite orque française

Shouka arrive aux USA

Le départ de shouka en 2002

Shouka arrive à Seaworld en août 2012

Shouka arrive à SeaWorld

Après 10 ans de solitude, la petite orque, toujours propriété du Marineland d’Antibes en tant que « breeding loan » (« prêt reproductif ! »), a été enfin déplacée de l’enfer de Vallejo vers le SeaWorld de San Diego où elle pourra au moins vivre en compagnie d’autres orques. On aurait préféré la voir libre, mais c’est toujours mieux que rien. Aux dernières nouvelles, l’orque Corky l’a prise sous sa protection.

Ce transfert n’a été obtenu que grâce à l’acharnement d’activistes américains au grand coeur et certainement pas à cause de l’intervention de M. Kershaw ou de ses associés dont l’indifférence à l’égard du sort de cette orque FRANCAISE est révoltante.

 

kshamenk

Kshamenk au Mundo Marino en Argentine en 2015

Kshamenk se meurt !

L’histoire (incomplète) de Shouka

Photos de Shouka ou l’histoire d’une vie brisée

Puisqu’on parle de Shouka, rappelons-nous qu’elle devait être unie à l’orque Kshamenk.
John Kershaw et Mike Ridell se frottaient alors les mains au Marineland d’Antibes ! On avait du les payer gros pour arracher la petite orque née captive à sa mère et à ses frères. Pendant ce temps, de l’autre côté du monde, on avait fort opportunément poussé Kshamenk à s’échouer, pour mieux le « sauver » ensuite.
Celui-ci n’est jamais arrivé aux USA, suite à un vif mouvement d’opposition de la part des activistes locaux. Mais vu qu’il ne fut pas libéré non plus, son sort ne fut guère plus enviable que celui de sa « fiancée ». Au moins avait-il encore avec lui un compagnon dauphin (qu’il a mordu à sang…), alors que celui qu’on avait assigné à Shouka (Merlin) est parti…

Kskamenk encore vivant en 2012 ?

Libérez Kshamenk 2

Février 2006
Et que devient notre amie Shouka ?

Août 2004
Sauvons Kshamenk !

Juillet 2004
Shouka à Vallejo

Manifestation pour libérer shouka

Vallejo se prépare à accueillir Shouka

 

Kshamenk reste en Argentine

Shouka apprend de nouveaux tours !

Protestations contre le transfert

Le Marineland attaque !

Courrier à Nice Matin

Le combat d’AARLUK

Le départ de shouka en 2002

 

Sommaire


 Les dauphins du Marineland

Tex, mort à Antibes

 Un dossier de Paméla Carzon


2006
Mike Ridell démis de ses fonctions !


Massacre de phoques-moines


HISTOIRE D’AMOUR AVEC LES CÉTACÉS ?
Un récit de brigitte Sifaoui


kimvitre

Des bassins alimentés en eau de mer, c’est chouette même si parfois, la filtration déconne un peu…


  L’association Aarluk a eu gain de cause devant les tribunaux

Samedi 11 septembre 2004 16:38

Bonjour à tous.

C’est maintenant officiel. L’association Aarluk a eu gain de cause devant les tribunaux. Aucune faute n’a été retenue contre nous, tant sur les droits à l’image que sur la diffamation. Nous éditerons un bulletin spécial d’ici quelques jours avec les informations précises. Nous tenons a vous remercier du soutien apporte durant tous ces mois. C’est aujourd’hui une grande victoire, qui fera taire les mauvaises langues  qui annonçaient déjà notre perte (ils se reconnaîtront).

Mille merci a vous tous.

Sincèrement.

Olivier HEILLETTE

AARLUK LE MONDE DES ORQUES 
http://www.aarluk.com

Le Marineland n’aime pas qu’on le contredise !

Une benne pour Shouka


Mars 2007

La prochaine réunion des dresseurs aura lieu à Antibes en mars 2007


Aout 2006
Manon est morte à l’âge de …13 ans !


 Juillet 2006
Parque Reunidos achète Antibes

Le holding espagnol Parques Reunidos sera désormais le nouveau propriétaire du parc d’attractions Marineland à Antibes.  Ce groupe financier spécialiste du loisir familial envisage d’investir 12 millions d’euros en deux ans dans ce qui reste la plus grande prison pour cétacés de France et l’une des plus importantes d’Europe. C’est là aussi que Tex, le père de tous les dauphins nés captifs à Bruges (Belgique) est mort aux côtés d’Aurore dans des circonstances toujours inexpliquées et sans doute dramatiques.
SHOUKA ET MERLIN

Shouka et Merlin

 


Marineland doit détruire ses installations


Ridell viré, Marineland racheté


Kim II est mort à 25 ans le 24 novembre 2005 


Courrier adressé au journal Nice Matin


Une séance de rencontre avec les dauphins


Tex est mort : qui le sait ? Qui le dit ?


Une petting-pool à Marineland


Tanouk est mort


Ona est morte


Kandu, tuée par une autre prisonnière jalouse de son enfant. Cela se passe seulement en captivité

Kandu, tuée par une autre prisonnière jalouse de son enfant.

 

L’herpès, le candida albicans et la brucellose figurent parmi les zoonoses transmisibles de l’homme au dauphin et inversément. Au Boudewijn Separk de Bruges et au Delphinarium de Hardewijk, plusieurs détenus en ont été frappés ou en sont morts.

Maladie fongique chez un dauphin d’Antibes

 


 

janvier 2009

Sarkhane vient de mourir à Antibes
à l’âge de…27 ans !

Sharkane

Photo Pamela Carzon

D’’après le vétérinaire Franck Dupraz, membre du Gecem, « Sharkane était malade depuis plusieurs mois. Tout semble avoir été entrepris pour la soigner. De nombreux vétérinaires et spécialistes ont été contactés et ont fait le déplacement à Antibes. La bactérie qui l’a infectée (Pseudomonas aeruginosa, fréquente chez les immunodéprimés) constitue un germe très pathogène et très résistant aux antibiotiques ».

Ce genre de pathologie advient aussi en mer libre.
Néanmoins, les gestionnaires du Marineland y trouvent un excellent prétexte pour prétendre qu’une orque femelle vit 30 ans en moyenne dans la nature, alors que l’on sait que les ’orques libres peuvent atteindre 103 ans !
(Lire à ce propos le remarquable ouvrage «A whale called killer» de Eric Hoyt )

Pour Sharkane, pas plus que pour Iris, Tex, ou tant d’autres cétacés morts captifs avant l’’âge, on ne saurait affirmer avec certitude que le fait de lui avoir enlevé ses enfants, un par un, ait pu affecter ou non ses défenses immunitaires, d’’autant que les rapports de nécropsie restent «Secret Defense » et ne sont pas publiés.

Par contre, le stress, qu’il soit physique ou psychique a effectivement des répercutions néfastes tout à fait objectives sur le dit système immunitaire.
On sait que même les Humains peuvent mourir de cancer pour des raisons psychologiques…
Avoir été capturée, enfermée dans un bassin, puis ensuite être séparée de la seule famille qu’elle avait, n’a pas dû beaucoup l’aider de ce côté-là.

Le fait qu’on lui ait enlevé Shouka a de toute évidence affaibli ses défenses immunitaires. Cela pense, une orque, et pas un peu, et cela souffre. En principe, tout le monde reste près de Maman toute sa vie, dans une tribu normale.

On sait d’’expérience que lorsque une orque dominante est capturée, tout le clan se désintègre et les individus « secondaires » qui le composent finissent par mourir, même en liberté. L’inverse doit donc être vrai également…

Il faut donc interdire cette pratique en France, pour commencer, et dans toute l’’Europe, qui reste une référence scientifique pour la plupart des pays émergents avides d’arguments pseudo-pégagogiques.

Pour rappel,  la France a le triste privilège de posséder deux autres prisons pour cétacés sur son territoire, à savoir :

Parc asterix
Planète Sauvage

 

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Arrivée en avril 2004 et toujours seule aujourd’hui

Shouka en Californie
Une marque déposée !

Notez le petit « TM » à la hauteur du « A » de « Shouka ». Les orques ne sont que des marchandises pour les gérants de ces cirques…

Shouka, la petite orque arrachée à sa famille d’Antibes par des margoulins sans scrupule – qui aiment leurs animaux, disent-ils, mais ne les en vendent pas moins aux plus offrants ! – est aujourd’hui toujours aussi seule qu’à son arrivée, tournant sans fin dans son minuscule bassin de Californie.

Dans ces conditions, elle ne risque pas de vivre bien longtemps et c’est pourquoi sans doute, les gérants du parc ont déposé leur marque Shouka TM.
Quand elle mourra, comme « Shamu » ou « Flipper », d’autres orques lui succéderont qui porteront son nom.
Mais puisque les cétacés d’une même espèce se ressemblent tous à nos yeux et qu’il faut être expert pour les distinguer l’un de l’autre, le public enfantin particulièrement ciblé n’y verra que du feu, juste heureux de contempler les pitreries d’un vrai « monstre marin », d’une « baleine tueuse » enfermée dans un trou avec son courageux dresseur !

Lequel, comme on le sait, n’est cependant pas à l’abri d’un accident futur.
Les orques trop solitaires se fâchent parfois et tuent.
Shouka pourrait, elle aussi, « péter les plombs » un jour.. (Note 2015 : ce qu’elle finit par faire, en agressant sa dresseuse juste avant son transfert à SeaWorld)

Nous venons par ailleurs de recevoir ce jour (3/8/2004) un message urgent de Réseau Cétacés :

Une mauvaise nouvelle pour commencer la journée: Neocia, orque captive âgée de 12 ans du Marineland Canada vient de décéder. Elle était malade depuis plusieurs jours. J’espère que je réussirais à avoir le compte-rendu de l’autopsie.

Autre mauvaise nouvelle pour ceux qui ne sont pas encore au courant, Kshamenk est de nouveau sur le point d’être transféré en Californie pour tenir compagnie à Shouka. Je rédige une lettre de protestation pour RC ainsi qu’une lettre type que les internautes pourront envoyer et que je communiquerais dans une newsletter.

Ce transfert de Kshamenk est illégal selon la loi argentine, et de plus l’entreprise Six Flags propriétaire de Shouka est en pleine crise financière et est au bord de la banqueroute.

 Franck

 


 Shouka-la-Solitaire à Vallejo

 Shouka seule au dressage... /Photo Bartan 2004


31 mai 2004

Manifestation en faveur de l’orque Shouka
devant le Six Flags marine World à Vallejo

Ce lundi 31 mai 2004, jour du Memorial Day, l’association de protection animale «In Defense of Animals» organise une manifestation devant le Six Flags Marine World à Vallejo Californie, afin de sensibiliser le public à la situation dramatique de la petite orque solitaire Shouka, juste arrivée de l’Ohio.

L’association rappelle que le Six Flags Marine World a déjà massacré 6 orques, 39 dauphins, 5 éléphants et une bonne douzaine de kangourous et de wallabies depuis le début de sa sanglante histoire. Elle insiste également  sur les conditions de vie aberrantes imposées à Shouka, alors que par essence, les orques sont des êtres de culture et
d’intelligence qui ne quittent jamais leur famille !

In Defense of Animals
http://www.idausa.org/
Contact : deniz_b@yahoo.com

Lire pour rappel le scandaleux « permis d’importer des orques » délivré par les Services Américains compétents, totalement à la solde de l’industrie du spectacle.
http://www.nmfs.noaa.gov/prot_res/overview/New.html

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19 avril 2004

Shouka est arrivée en Californie !

Shouka, ainsi que les dauphins, les otaries et les loutres de l’ex Six Flags Ohio ont été transférés lundi 19 avril d’abord par avion à partir du Cleveland Hopkins International Airport puis par camion vers le Marine World de Vallejo en Californie.

Une petite fanfare a accompagné la sortie de l’orque Shouka. Une grue l’a soulevée dans les airs hors de sa piscine avant de la déposer dans le caisson spécialement conçu pour son transport et sur lequel il était écrit  : « A manipuler avec amour ».

Ses dresseurs de l’Ohio ont accompagné Shouka jusqu’à l’aéroport en roulant sur un seul front que précédaient des voitures de police tous gyrophares allumés. Un groupe de 7 jeunes ont acclamé le convoi sur la route Ohio 43 lorsque Shouka et son escorte passaient.

Franck Dupraz, responsable de Réseau Cétacés, nous adresse par ailleurs les précisions suivantes à propos d’un possible retour de Kshamenk, le « fiancé impossible » de Shouka…

Jeudi 22 avril 2004 19:17

Bonsoir,

Et les mensonges continuent…
Les nouveaux propriétaires de Shouka prétendent dans tous les articles qui sont parus aux USA que le bassin du Marine World de Vallejo est plus grand que celui du Marineland d’Antibes. Chose impossible puisque le bassin des orques du MLF est le plus grand au monde (à équivalence peut-être avec l’aquarium de Nagoya au Japon).
Toujours dans les mauvaises nouvelles, Six Flags n’a toujours pas renoncé à importer Kshamenk,
puisque le directeur du Marine World a de nouveau déclaré qu’il cherchait un mâle pour Shouka dans le but d’obtenir une descendance.

En parlant de Kshamenk justement, de récents échanges avec Gabriela Bellazi en Argentine (responsable de la Wild Earth Foundation et en charge du Free Kshamenk Project) m’ont appris que Kshamenk était déprimé. Mais le plus important est que le nombre de ses spectacles quotidiens est passé de 4 à 2, non pas parce qu’il a été malade, mais parce qu’il est assez agressif envers ses soigneurs et envers les Tursiops qui partagent son bassin pendant les shows.

Kshamenk n’aime pas les hommes, ce qui fait de lui un bon candidat à une éventuelle
réhabilitation.

Amicalement

Franck


 Début avril 2004

Le Six Flags Marine Park de Vallejo en Californie se prépare aujourd’hui fébrilement à accueillir une nouvelle résidente âgée de dix ans et pesant près de 4000 livres.
Cette créature de 16 pieds de long n’est autre que notre amie Shouka (ce qui signifie « La Belle » en langage Inuit).

Jeff Jouett, le porte parole du parc, a déclaré que Shouka serait transportée jusqu’à Vallejo par camion et avion au départ du Six Flags Worlds of Adventure. Ce parc de loisirs situé à  Cleveland en Ohio va en effet être vendu et tous ses pensionnaires, tigres, dauphins, zèbres, reptiles et même orque doivent partir, le nouveau propriétaire (Cedar Fair) ayant décidé de ne plus exposer d’animaux vivants.

Née captive en 1993 au Marineland d’Antibes, Shouka a été arrachée à ses parents et à sa famille capturée en Islande pour être envoyée dans cette première piscine perdue de l’Ohio en 2001. Elle devait y rencontrer Kshmanenk,
un mâle capturé en Argentine qui ne la rejoignit jamais. Ceci sera donc son second voyage, toujours plus loin de son pod, de sa maman et de son frère Inouk qu’elle aimait tant.

Copyright Pierre

Shouka et son frère Inouk jouant ensemble à Antibes…

Pour Shouka comme pour sa famille, cette séparation est un traumatisme grave.

Rappelons ici que le Marine World de Vallejo où Shouka devra passer le reste de ses jours, a déjà détenu d’autres orques de 1968 à 2000. Ce parc animalier traîne en fait derrière lui une sinistre réputation de cruauté et de négligence envers ses animaux, ce qui lui a d’ailleurs valu quelques  procès en justice.

Après avoir assassiné l’orque Yaka, âgée de 30 ans en 1997 puis  l’orque  Vigga, âgée de 23 ans à peine en août 2000 et soeur sans doute de Bjossa, ce même établissement commercial a tenté de se faire livrer des pseudorques capturées lors des pêches annuelles sanglantes au Japon et s’est même payé le luxe d’arracher à sa mère un éléphanteau de deux ans, lequel est mort peu de temps après.

Bref, on l’aura compris : notre Shouka est entre de bonnes mains !

« Elle sera la reine du parc ! » nous assure sans rire le porte-parole Jouett.
Mais toute reine qu’elle soit, Shouka devra rester seule pendant un long moment, exactement comme en Ohio.
Le parc songe à lui adjoindre une autre orque (mais laquelle ? Il n’y en a pas des masses en rayon pour l’instant et son fiancé putatif, l’orque Kshamenk, ne quittera sans doute plus l’Argentine) ou bien à lui fournir un simple dauphin Tursiops en guise de compagnon de bassin.
Sans doute à choisir parmi l’un des quatre dauphins survivants du parc en Ohio, à savoir : Jasmine, Sadie, Liberty et Brisbie, qui feront le même voyage en avion depuis
l’Ohio jusqu’en Californie.

Cette information résumée de ce qui se lit dans la presse américaine locale appelle plusieurs commentaires :

* Les règlements des zoos interdisent en général que l’on associe des espèces différentes dans un même cage.
Pas de gibbon avec les chimpanzés, pas de chats avec des tigres, pas de renards avec les loups, pas de dauphin avec les orques. Mais qui se soucie encore de ces règles ridicules ? On place un dauphin de Commerson avec un bélouga à Duisburg, une otarie avec deux Tursiops à Anvers (1998) et des dauphins avec des orques en différents parcs du monde.

* On peut se demander ce que Mr Ridell, ce défenseur auto-proclamé de la Nature tant chéri des media, peut bien penser de tous les déplacements imposés à son orque, indépendamment des conseils de ses avocats mais en tant qu’homme, en toute conscience.
A-t-il bien fait d’arracher Shouka à ses parents, alors que les membres d’un pod ne se séparent jamais en milieu naturel ?
Etait-il vraiment judicieux de l’expédier seule en Ohio puis en Californie, la solitude étant une abomination pour les orques et la plupart des cétacés ?
On aimerait que M. Ridell se pose au moins la question…

Lire aussi les dossiers :

Orques en captivité

Orcas’ shadows and dolphin soul

La benne dans laquelle Shouka a quitté Antibes. Une autre du même type l’attend pour l’emmener en Californie.

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31 Juillet 2002

L’Orque Kshamenk reste en Argentine !

Pictures of Kshamenk provided by Tiggerlily and Rachel Cali. See Orca Home : http://www.orcahome.de/shamenk.htm

Un message de l’association argentine Wild Earth Foundation (WEF) nous parvient ce jour, qui nous apprend la décision du Gouvernement argentin, par la voix de Victoria Lichtschein, responsable de la faune sauvage d’Argentine et déléguée auprès de la CITES,  de ne pas livrer l’orque Kshamenk au Six Flags Ohio USA.

Pour rappel, Kshamenk est cette orque mâle qui fut échouée de force en 1992 sur les côtes argentines, alors même que se tournait un peu plus loin le film « Free Willy ».
Ce n’était alors qu’un enfant. Prétextant une réhabilitation prochaine, on le mit en bassin, où il resta de longues années en compagnie de l’orque femelle Bélem, qu’il engrossa quelques années plus tard.  Bélem mourut sans laisser de descendance viable en mars 2000, d’une infection rénale.

De nombreuses voix s’élèvent aujourd’hui pour que l’orque Kshamenk soit rendu à la mer et à sa famille. Celle-ci l’attend toujours au large des côtes argentines et sa réintégration en milieu naturel ne poserait donc aucun problème.

Il faut savoir qu’une orque ne peut survivre seule en bassin. La solution généralement utilisée est de lui adjoindre un autre cétacé (dauphin, marsouin, otaries pour les dauphins seuls) mais la qualité des échanges sociaux n’est évidemment pas la même qu’avec un animal de la même espèce et si possible, de la même culture et s’exprimant dans le même dialecte (pour les orques : hauturier, sédentaire, Pacifique, Atlantique, etc. ).

Que va-t-il advenir de Kshamenk, si on ne le libère pas ?
Que va-t-il advenir de Shouka, qu’il est IMPOSSIBLE  de libérer, de toutes manières et qu’on ne ramènera pas chez elle ? Voilà nos « futurs mariés » séparés par des milliers kilomètres. Kshamenk tourne tout seul dans son bassin étroit du Mundo Marino.
Shouka tourne toute seule dans son bassin de Six Flags Ohio, non moins petit. Elle aussi pense à sa famille….

Une fois de plus, les delphinariums créent des dilemmes désastreux, absurdes et inutiles, qui n’auraient jamais lieu si on laissait les cétacés
tranquilles ! Suite à la décision aberrante de Mr Ridell et de ses amis, insoucieux de ce qui pouvait se passer en Argentine,  Shouka est aujourd’hui condamnée à la solitude, c’est à dire à une mort certaine…. Et Kshamenk n’a pas sans doute pas beaucoup plus de chance….

 

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10 juin 2002

Des nouvelles de Shouka

Avec Drew Delgross, son nouveau dresseur.

Selon un article récent publié par le Beacon Journal (Ohio), Shouka est toujours en bonne forme.
Elle apprend de nouveaux tours (« new routines » ) auprès de la responsable des orques de Six Flags, Mme Jessica Teranteau et s’amuse à jeter de l’eau à la figure des visiteurs quand ils passent près de son bassin.
Elle imite également son nouvel entraîneur, Drew Delgross, en tirant la langue en même que lui.
Pour le moment, elle n’exécute cependant encore aucun show.
Quant à son futur compagnon de bassin, Kshamenk, il est toujours en Argentine où la controverse s’amplifie quant aux conditions dans lesquelles il se serait « échoué » avant sa capture.

L’article rappelle que pour les responsables de Six Flags « une orque captive vit dans de meilleures conditions qu’une orque libre, puisqu’elle échappe aux prédateurs, à la famine et à la pollution ».  « Tout le monde n’a pas la chance de voir des orques libres en pleine mer » affirment-ils en conclusion  » et c’est pourquoi la pratique de la captivité se justifie  » .

Selon ces mêmes porte-parole de Six Flags, les orques vivent entre 25 et 35 ans… alors même que toutes les études scientifiques nous affirment qu’elles vivent au contraire près de 90 ans en liberté.

http://www.ohio.com/mld/ohio/entertainment/attractions/3356477.htm

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SHOUKA PART AUX ETATS UNIS  !

Shouka - Copyright©Leonore Simon

Les évènements s’étant précipité ce derniers jours, vous trouverez ci-dessous une série de dépêches à l’état brut qui relatent le transfert de la jeune Shouka depuis la France jusqu’aux USA.
Un grand merci à l’association AARLUK d’avoir assuré un suivi sur le terrain de ce nouveau drame de la captivité.
Arracher cette malheureuse à sa seule famille pour l’envoyer se reproduire, trop jeune, avec un mâle inconnu dans un bassin trop étroit, voilà une nouvelle preuve de la cupidité humaine et de la duplicité profonde des dirigeants de Marineland, qui se posent en scientifiques alors qu’ils ne sont que des margoulins sans scrupules.

YG 23-05-02

Lire enfin pour rappel le scandaleux « permis d’importer des orques » délivré par les Services Américains compétents, totalement à la solde de l’industrie du spectacle.
http://www.nmfs.noaa.gov/prot_res/overview/New.html

De: « AARLUK le monde des orques » <info@aarluk.com>
Objet: BULLETIN INFO SHOUKA
Date: jeudi 23 mai 2002 02:54

Bonjour,

Cette journée du 19 restera une date importante pour tous ceux qui aiment les orques…
Voici une synthèse des informations que vous nous avez transmises ces dernières heures.

C’est la présence d’une grue aux abords du bassin des orques qui a fait penser a certains que Shouka n’allait pas tarder a quitter le Marineland.
Le personnel a répondu aux questions posées de façon très vague, indiquant une possibilité de départ de Shouka aux
alentours du 27, peut être…

Mais a 18H, un message se fait entendre au bassin des orques, invitant le public a quitter les lieux. Le motif est simple: il y a une avarie sur un bassin. A 19H, le bassin est totalement isole et condamne. Shouka, isolée toute la journée, est avec sa famille. Elle n’a pas participe aux spectacles et n’a pas reçu de nourriture. Étrange !!!

A 20H, c’est la confirmation visuelle.
Des portes étanches sont en place, et l’équipe technique commence la vidange du bassin de Shouka.
La configuration du bassin, comme une sorte de stade de base ball, permet difficilement de voir le spectacle.

Grâce a plusieurs personnes assez bien situées, nous savons que la
vidange s’est terminée vers 23H50 et que Shouka a ete placée sur sa bâche de réception a 0H10. le camion qui va la transporter, de type benne, la réceptionne vers 0H25.

Plusieurs personnes sont avec elle pour l’aider, la réconforter. Au moins un des soigneurs du Marineland est présent. Le camion se dirige ensuite vers l’aéroport de Nice, escorté par 2 motards de la Gendarmerie Nationale (nous remercions au passage le gouvernement français pour sa contribution au transfert de Shouka…).

Sur place, un avion cargo, nez relevé, attend Shouka. Il est environ 2H15. le camion grue précède le camion benne qui doit subir un contrôle (20 minutes environ).

A 3H50, tout est
termine. Shouka vit ses dernières minutes sur le territoire Français.

AU REVOIR SHOUKA. Espérons qu’elle ne connaîtra pas le même sort que TANOUK…

Comme a son habitude, le Marineland d’Antibes s’est gardé de fournir toute information. Cela viendra peut être plus tard. La scène a été photographiée et filmée par le Marineland lui même. Durant la journée, les dirigeants et le personnel est venu dire au revoir a Shouka.

Il est regrettable de laisser partir un animal qui va courir un danger bien plus grave… En effet, le Six Flag n’est pas aussi bien équipe que le Marineland d’Antibes. Si techniquement, ce dernier est supérieur a la moyenne mondiale, il est, sur le plan relationnel, dans les derniers. Même les membres des AMIS DE LA MER, association gérée par le Marineland lui même n’étaient pas au courant.
Il n’ont même pas pu voir une dernière fois Shouka. Pire, par crainte de représailles, tous ont souhaite garder l’anonymat…

VOUS AVEZ ETE TRES TRES NOMBREUX A NOUS ENVOYER DES INFORMATIONS ET A DONNER VOTRE OPINION, DEMANDER DES INFORMATIONS. NOUS NE POURRONS MALHEUREUSEMENT PAS VOUS REPONDRE IMMEDIATEMENT. VEUILLEZ NOUS EN EXCUSER. ENCORE MERCI A VOUS TOUS

QUELQUES PHOTOS DE SHOUKA…
http://www.orcahome.de/http://www.dauphinlibre.be/exclusif-mai-2002/

CORDIALEMENT

HEILLETTE Olivier
President de l’Association AARLUK

AARLUK 9 rue Greneta 75003 PARIS France
info@aarluk.com
http://www.aarluk.com

From: « AARLUK »

Sent: Monday, May 20, 2002 2:36 AM
Subject: SHOUKA QUITTE MARINELAND

La nouvelle vient de tomber a l’instant.
Lundi 20 mai à 1H30, SHOUKA a commencé son transfert et a été mise en benne…
Ces premières infos viennent de nous parvenir a l’instant par le biais de Rima.
C’est une très grande deception et le Marineland prend ses résponsabilités sur le devenir de Shouka…
Si vous avez des infos supplémentaires, n’hésitez pas a nous contacter.
Merci a vous tous et un grand merci a Rima.

Cordialement
Olivier HEILLETTE
Aarluk
Contact:info@aarluk.com

Site web
http://www.aarluk.com

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14 décembre 2001
Shouka va-t-elle partir aux Etats-Unis ?

Shouka - Copyright©Leonore Simon See Orca Home : http://www.orcahome.de/
Shouka

Pictures of Kshamenk provided by Tiggerlily and Rachel Cali. See Orca Home : http://www.orcahome.de/shamenk.htm

Kshamenk

Un nombre croissant d’organisations internationales, parmi lesquelles le WDCS, the Humane Society of the United States, In Defense of Animals, Aarluk, SOS Dauphins, etc. – s’élèvent aujourd’hui avec véhémence contre l’intention du Six Flags (Ohio, USA) d’importer deux orques captives d’’origine étrangère vers ses propres bassins. Six Flags a d’ores et déjà déposé une demande au Gouvernement des États-Unis pour obtenir un permis d’importation de deux orques.
Celles-ci proviendraient d’établissements européens.

L’une des « candidates au voyage » est la petite orque Shouka, née captive et toujours détenue au  Marineland d’Antibes.

L’’autre est l’orque mâle Kshamenk (ou Shamenk) actuellement détenu au Mundo Marino de Buenos Aires.
Kshamenk, rappelons-le, s’est échoué sur une rive d’Argentine en 1992. Sa compagne, enlevée de la plage en même temps que lui, est morte l’an dernier. Kshamenk aurait sans doute pu être remis en mer rapidement, mais selon Mark Berman (Earth Island), ce sont de toutes façons des pêcheurs qui l’ont chassé vers la rive et forcé à s’échouer.

Qui est Shouka ?

Shouka survit actuellement ( septembre 2001) au Marineland d’Antibes en compagnie de ses parents : Sharkane, sa mère, capturée en 1989 et Kim 2 son père, capturé en 1982 dans les mêmes eaux islandaises, non sans de graves « dégâts collatéraux ».

En 2000, une autre femelle adulte, Freya, du même pod que Kim 2 et capturée en même temps que lui, partageait la vie captive de Shouka, ainsi que les jeunes Valentin, Inouk et Wiki.

Aux dernières nouvelles, Freya n’allait pas bien et devenait dépressive.
Son aileron et celui de Kim2 sont résolument flasques, signe bien connu d’un état physique et psychique déplorable chez l’orque.

Les dresseurs d’Antibes ont commencé à préparer Shouka aux shows qu’elle exécutera toute sa vie dès l’été 2000.
Sa docilité – typique chez les cétacés domestiques –  fait le bonheur de tous, mais peu à peu on s’inquiète : Shouka  devient sexuellement mature, passe de plus en plus de temps avec son père.

C’est aujourd’hui une adolescente. A cet âge, en milieu naturel, elle se lancerait et des jeux somptueux avec les compagnons de son âge, elle « flirterait » déjà sans avoir d’enfant, elle filerait droit pour des courses folles dans les fjörds enneigés, elle écouterait les volcans d’Islande gronder sous les eaux noires…

Mais ici, à Antibes, elle ne peut pas bouger, pas sortir, pas nager aussi fort qu’elle voudrait.
C’est le « Huis-clos » de Sartre, « Loft Story » pour la vie entière…

L’exportation de cette femelle ne doit cependant pas avoir lieu pour des raisons tant éthiques que légales, qui sont largement exposées dans un dossier de la WDCS consacré au trafic des orques captives et que nous résumons ici :

* Agée de neuf ans à peine, Shouka est beaucoup trop jeune pour participer à un programme de reproduction qui, de toutes façons, se solde le plus souvent par d’horribles échecs.
En milieu libre, les orques ne se reproduisent qu’à partir de douze ou seize ans.
Dans l’intervalle, en se livrant à des activités de « baby sitting » ou en aidant leur mère à élever les petits, la jeune orque  acquiert peu à peu ses compétences maternelles auprès des autres femelles du clan. Cet écolage essentiel est impossible en bassin et les orques, comme toutes les mères captives, sont donc de mauvaises mères.
A titre d’exemple, on se rappellera que l’orque Belen, détenue à l’aquarium Mundo Marino (Argentine) s’est retrouvée enceinte à l’âge de onze ans. De ce fait, son bébé est mort au moment de la naissance et elle-même est décédée en 2000.

Arracher Shouka au groupe, certes artificiel, mais familier, qui constitue son environnement au Marineland d’Antibes et la transporter à des milliers de kilomètres de là pour la mettre brutalement en présence d’un parfait inconnu, l’orque mâle Kshamenk, de Mundo Marino, risquent d’être des expériences extrêmement traumatisantes que cette jeune orque supportera avec peine.
Shouka est certes née captive mais elle n’en est pas moins issue d’un groupe fondateur originaire des eaux Islandaises, lequel groupe possède son dialecte et sa culture propre. L’orque Kshamenk, pour sa part, qui vit aujourd’hui au Mundo Marino, provient des eaux côtières de l’Argentine.
Ces deux types d’orques ne devraient donc en principe jamais se rencontrer en milieu naturel.

*Les conditions du voyage seront traumatisantes pour la petite orque Shouka.
Le Dossier du WDCS nous rappelle que nombre d’orques captives ne survivent pas ou souffrent gravement de ce type de transfert. Ainsi, à titre d’exemple :

– En août 1968, une jeune orque mâle du nom de Tula, capturée dans les eaux de la Colombie Britannique, fut transportée par avion jusqu’au delphinarium de Harderwijck, aux Pays-Bas, au terme d’un voyage qui dura 68 heures, soit près de 33 heures de plus que prévu. Tula survécut à ce voyage mais mourut trois mois plus tard.

– En février 1994, un vol non-stop transporta une autre orque mâle connue sous le nom d’Ulysse depuis Barcelone jusqu’au Sea World de San Diego. Ce vol rencontra diverses avaries techniques lors du déchargement, ce qui infligea une attente de plus de 17 heures à l’orque captive avant qu’elle puisse retrouver un bassin. Les conséquences de cette
épreuve sur l’animal ne sont pas connus.

– En 1995, une jeune orque mâle du nom de Tanouk fut transportée par voie aérienne depuis le Marineland d’Antibes (France) jusqu’au Izu-Mito Sea Paradise (Japon). Les observateurs ont rapporté que le corps de l’animal était terriblement abîmé par le voyage. Tanouk portait plusieurs blessures très visibles à l’abdomen et sur l’aileron dorsal.

– En avril 2001, la femelle adulte du nom de Bjossa fut à son tour transportée depuis l’Aquarium de Vancouver (Canada) jusqu’au Sea World de San Diego. On savait pourtant, dès le mois de mars 2000, que cette orque souffrait d’une maladie grave susceptible de menacer sa vie. Les observateurs présents ont noté l’extrême détresse de l’orque durant le transport et ses appels sifflés pitoyables. Quelques mois à peine après son arrivée à Sea World, soit en octobre 2001, Bjossa mourut de broncho-pneumonie.

Il est clair qu’une action doit être entreprise au niveau des instances européennes et françaises pour faire en sorte que le permis d’exportation de Shouka ne soit pas accordé. Malheureusement, ainsi que nous le signale l’’association AARLUK dans un e-mail récent :

 «Nous avons un peu enquêté sur le droit international concernant le transfert des cétacés et même écrit à l’Elysée à ce propos. Au terme d’une étude plus approfondie du dossier, nous nous sommes aperçu qu’il existait une clause de transfert valable pour Shouka. Ce qui indiquerait que, légalement, nous ne pourrions plus rien faire. Cette close est la suivante: seuls les spécimens de la deuxième génération – c’est à dire nés captifs – peuvent être utilisés pour repeupler les parcs dans le cadre d’un programme de reproduction »

Ce qui est le cas de la petite Shouka.
Reste donc à espérer que le Gouvernement français comprendra qu’’au-delà de la lettre des textes de lois, il y a des réalités vécues qui exigent que l’on prenne des décision s nouvelles, courageuses et fondées sur l’éthique et la compassion.

Le Gouvernement français, avant que d’accorder son permis d’exportation, devrait également se souvenir ce que pareil voyage a coûté à l’orque Tanouk, morte dès son arrivée dans sa « nouvelle demeure ». Il devrait également noter à quel point ce transfert annoncé, qui ne répond qu’à des impératifs commerciaux, viole de manière flagrante l’esprit des règlements européens en la matière.

On sait en effet que les orques, comme d’autres grands cétacés, sont mentionnés par l’Annexe A des Règlements de la Communauté Européenne, qui mettent en oeuvre la Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore en danger (CITES).  Selon ces réglementations, l’exportation d’un animal relevant de l’Annexe A ne peut être autorisé pour de « simples raisons commerciales ».

Il est évident que le but premier qui sous-tend le transfert de cette orque d’un bassin à un autre est l’intention  de la faire participer à des exhibitions publiques et de l’amener à se reproduire de manière artificielle avec l’orque Kshamenk pour « faire » – dans le meilleur des cas – de « l’orque domestique », but qui, de toute évidence, est fondé sur une motivation strictement lucrative.

Enfin, le Marineland d’Antibes lui-même devrait être averti de ce que nombre de personnes dans le monde commencent à être fatiguées de voir cet établissement commercial français prétendre de manière fallacieuse à des visées scientifiques ou assurer qu’il œuvre pour le bien-être des océans, alors même qu’il détient des orques captives dans des conditions qui insultent l’éthique humaine autant que le simple bon sens.

Ses bassins pourraient mesurer le triple que cela ne changerait rien: ces créatures libres et nobles sont faites pour l’océan, et non pour faire les clowns en soulevant un ahuri sur le bout de leurs rostres. Si la captivité est déjà extrêmement douloureuse pour un dauphin, elle devient franchement intolérable dans le cas de ces bons géants noir et blanc, si attachés aux valeurs familiales.

Il est donc plus que temps que « l’exception d’Antibes » prenne fin et que la France, comme l’ensemble des pays européens, entre enfin de plein pied dans le 21ème siècle en interdisant une fois pour toutes et de manière légale ces exhibitions publiques de cétacés, si désastreuses à tous niveaux, en même temps que la chasse aux oiseaux migrateurs, les corridas et autres pratiques cruelles issues d’un autre âge qui déshonorent la France.

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La réponse du Marineland d’Antibes

Voici ce que répond le Marineland aux critiques qui lui sont adressées.
Le courrier, daté du 9 janvier 2002, s’adresse ici à Natacha Zana, qui a rédigée la pétition disponible sur le site SOS Dauphins (Québec). Nous nous permettons cependant de le reproduire publiquement, puisqu’il éclaire la position du grand delphinarium française sur des points importants. Un bref commentaire suit le texte de cette lettre.

De: DAUPHIN <dauphin@marineland.fr>
A: Natacha Zana

Bonjour,

Il existe en effet un projet qui ferait participer Shouka à un programme de reproduction aux USA. Mais aucune date n’est encore fixée car un tel projet demande d’abord de réunir de nombreuses conditions avant de pouvoir se réaliser.

Les autorités françaises et américaines travaillent avec Marineland sur ce projet. Vous pouvez constater que nous ne « cachons » pas nos projets qui sont officiels et contrôlés par les instances compétentes.
L’avenir de Shouka n’est pas si simple à Marineland. Elle commence à être mature sexuellement et on ne peut la laisser se reproduire avec son père et ses frères (problème de consanguinité).
Or, son père commence à s’intéresser à elle… Croyez bien que l’on prend des décisions en fonction des exigences de la vie des animaux, et non pas par goût de la difficulté ou sans raison valable.

A notre tour de vous poser une question : pourquoi ne vous intéressez vous pas aux vrais problèmes qui font des milliers de morts parmi les cétacés, à savoir la pêche industrielle et la pollution ?
La famille de cétacés qui vit dans notre parc compte 7 dauphins et 7 orques d’une durée de vie tout à fait acceptable (plus de 30 ans pour les plus vieux). Il est peut-être temps de se tourner vers des causes moins médiatiques et moins « faciles » que Marineland.

Cordialement,
M.M.

Commentaire

1. Saluons d’abord le fait que les responsables du Marineland répondent à la pétition de Natacha Zana.
Peu de ces établissement se donnent la peine de réagir ou de débattre avec les activistes qui les critiquent et ceci vaut d’être signalé.

2. En revanche, l’assertion que « l’avenir de Shouka n’est pas si simple à Marineland. Elle commence à être mature sexuellement et on ne peut la laisser se reproduire avec son père et ses frères » paraît beaucoup moins pertinente.
Les responsables du Marineland n’ignorent certainement pas qu’en milieu naturel, les orques, soeœurs, frères, mères et parfois grand-mères, vivent tous ensemble au sein d’un « pod » et ceci durant toute leur vie. Ils ne quittent jamais le noyau matriarcal et se fréquentent donc de très près sans pour autant se reproduire entre eux !
Des mâles exogamiques viennent lutiner les femelles d’autres « pods » et aucun acte d’inceste n’a jamais été attesté dans la nature. Comme chez la plupart des grands mammifères, chimpanzés, éléphants, êtres humains, il s’agit là pour les orques d’un tabou universel, strictement respecté.
Le fait que Shouka puisse être fécondée par son père ou ses frères constitue donc un comportement déviant d’une extrême gravité, que seules les conditions de confinement aberrantes et la promiscuité régnant dans les bassins de contention peuvent expliquer.
Rappelons à ce propos que la delphine Iris a été mise enceinte par son fils Ivo dans dans les  mêmes conditions de confinement extrême, peu avant la fermeture du delphinarium d’Anvers et leur départ pour Duisburg. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cela n’a pas semblé améliorer son moral…

3. Nous nous intéressons beaucoup aux filets dérivants et à la pollution, de même qu’aux coupes sombres opérés par les trafiquants russes en mer noire sur des populations de dauphins libres pour le marché de la captivité ou au massacre des dauphins japonais pour la boucherie et les delphinariums.
Le combat pour les dauphins est global : ils sont menacés de partout et ce n’est pas en attrapant quelques centaines de nouveaux captifs chaque année dans tous les océans, ce n’est pas en brisant les familles d’orques ou de dauphins, le plus souvent des femelles et leur enfant en bas-âge, qu’on arrangera leurs problèmes de survie ni qu’on relèvera
leur taux de reproduction.

4. Quant à la durée de vie des « 7 dauphins et des 7 orques », tout à fait acceptable (plus de 30 ans pour les plus vieux) » faut-il rappeler une fois encore que :
La vie normale d’un dauphin libre mâle est de quarante ans en moyenne, celle d’un femelle de cinquante ans et plus.
L’orque vit 90 ans en milieu naturel. Atteindre l’âge de trente ans en captivité signifie surtout qu’un dauphin s’est acharné à vivre jusqu’au bout de ses limites et qu’il a fait preuve d’une extraordinaire capacité de résistance.
En outre, la « durée de vie » ne dit rien sur la « qualité de la vie » et celle-ci est toujours déplorable dans un bassin de delphinarium.

5. « Il est peut-être temps de se tourner vers des causes moins médiatiques et moins « faciles » que Marineland ».
Eh bien croyez-le ou non, le Marineland d’Antibes est tout sauf une cible facile et ceci pour une raison très simple : c’est qu’il est populaire et apprécié des habitants du coin autant que par les touristes !
Pourtant, si ces même personnes savaient avec quelle violence ont lieu les captures en milieu naturel, s’ils y assistaient physiquement et pouvaient percevoir, ne serait-ce qu’un instant, le désespoir insondable des orques que l’on sépare, s’ils avaient entendu pleurer Corky au son de la voix de sa mère qu’on lui diffusait dans le bassin, s’ils avaient assisté heure par heure à l’agonie insensée de Bjossa, de Tanouk et de toutes ces autres victimes de la folie des hommes, s’ils vivaient heure par heure la vie de prisonnier que mènent ces bons géants et surtout, s’ils savaient simplement comment vivent les vraies orques dans leur environnement d’origine… alors, il n’y aurait plus un seul spectateur sur les gradins du Marineland d’Antibes.

Mais ce n’est pas le cas.
Pour nous, défenseurs des dauphins et des autres cétacés, le seul fait de garder une orque en captivité et de tenter de la faire s’y reproduire est par définition même un non-sens et une aberration, tant éthique que scientifique. Le transfert de Shouka n’est, si j’ose dire, que le déclencheur d’un nouveau débat qui ne prendra fin qu’avec la fin de cette pratique.

YG.
12 janvier 2002

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Lettres

NON AU TRANSFERT DE SHOUKA

Mardi 18 décembre 2001
A l’’intention de la direction du Marineland d’Antibes
mailto:dauphin@marineland.fr

Madame, Monsieur,

Au nom de notre association créée au Québec, SOS Dauphins ainsi que de tous les protecteurs sincères des cétacés, je vous fais parvenir dès aujourd’hui cette lettre afin de vous informer du lancement de la campagne contre le projet d’envoyer l’orque Shouka vers Six Flags.

Quelles que soient les raisons que vos services pourront invoquer, nous sommes tous
conscients de ce qu’un tel transport occasionne comme traumatismes pour des animaux déjà arrachés à la vie libre dans l’océan pour être projetés dans un bassin si grand soit-il pour le plaisir égoïste de quelques individus.

La liste des victimes de ces dernières décennies est trop longue mais le souvenir de cette dernière année suffit à rendre cette fin d’année sinistre pour tous ceux qui aiment ces animaux, donc les respectent dans leur élément. Tanouk était chez vous avant d’être envoyée au Japon où ce fut son dernier voyage, comment peut-on recommencer peu après à faire courir de si grands risques à une autre orque, qui peut ne pas survivre au vol sans parler de ce qui l’attend si elle parvient à Six Flags?

Car forcer une orque à se reproduire est non seulement cruel mais totalement inhumain quand elle n’a même pas atteint la maturité suffisante pour le faire EN LIBERTE!

Shouka a déjà été arrachée à sa famille d’origine, celle que vous lui avez offerte est un ersatz qui est malgré tout indispensable à des animaux aux liens familiaux si puissants.
Nul besoin d’épiloguer sur la recherche scientifique dont on se sert pour justifier le meilleur et surtout le pire, priver un animal de liberté et le faire nager dans une piscine revient à condamner un humain à un bocal comparé à l’espace sur terre mais qui s’en préoccupe puisqu’il ne s’agit que d’animaux?

Tout ce qui est en notre pouvoir d’épargner à Shouka le terrible destin que vous lui réservez sera fait, nous ne voulons plus pleurer de Tanouk et de Bjossa, notre regrettée amie envoyée elle à Sea World pour son plus grand mal.
Les animaux encore maintenus en captivité sur notre sol doivent être les derniers à connaître ces souffrances, leur place est dans l’océan et la nôtre sur l’eau et sur terre à les protéger. L’heure est venue d’éduquer l’homme et non de dresser un animal privé de sa dignité dès lors qu’il sert de jouet.
Compte tenu de ce qu’ils ont déjà apporté à leurs propriétaires, n’ont-ils pas mérité une retraite PAISIBLE pour les plus âgés et une réhabilitation pour le plus grand nombre possible afin de les voir retourner à leur élément?

Bien à vous,

Natacha Zana
SOS Dauphins
Paris, France

http://sosdauphins.multimania.com

De: « Jess Jones » <Jess.Jones@btinternet.com>
À: <dauphin@marineland.fr>
Cc: <dauphinlibre@gmail.be>
Objet: A l’intention de la direction du Marineland d’Antibes
Date : mardi 18 décembre 2001 21:58

Monsieur, Madame,

Je vous écris pour exprimer mon souci en ce qui concerne le transfert possible de l’orque Shouka aux Etats-Unis.
Je m’inquiète de sa sécurité et son bien-être pendant le voyage long, et ainsi son bonheur après son arrivée à Six Flags.

Le voyage aux Etats-Unis serait trop stressant pour cet animal extrêmement sensible aux changements, et en fin de compte, le danger est inadmissible. Plusieurs autres cétacés ont souffert grâce aux transports injustifiables – Bjossa est morte d’une condition respiratoire, aggravée par son transfert à Sea World de Californie, et le cas de Tanouk est célèbre pour sa cruauté envers cet épaulard, qui n’a été que soutenu par les cordes pendant son transport. Maintenant, il est mort aussi.

Je ne suis pas membre d’une organisation anti-captivité, bien que je partage certains inquiétudes avec les sociétés pareilles. Néanmoins je suis persuadée que Shouka est plus heureuse en ce moment, avec sa vraie famille, qu’elle serait dans un pays étranger avec un (seul) orque différent, une langue différente, un climat différent, etc. Tant de changements augmenteront le stress à Shouka, qui n’aura plus le soutien de sa famille. Bref, ce transport n’est pas nécessaire, voire il est dangereux, à court terme et à long terme tous les deux.

Quoique je sois sûre que vous vous occupez bien des animaux à Marineland, je reste tellement choquée par la décision de transférer Shouka d’un côté à l’autre de l’Atlantique pour aucune raison – ce n’est pas juste et il n’y a pas d’avantages pour personne – sauf, peut-être, Six Flags et vous-mêmes, sur le plan financier. Je vous demande de considérer la santé de Shouka – ce transfert ne peut que lui faire du mal.

Je vous remercie pour votre attention et vous envoie mes sentiments les meilleurs.

Jess Jones

Jess Jones, Dolphin Dreams UK webmistress

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 UNE HISTOIRE D’AMOUR AVEC LES CÉTACÉS ?
Un  texte de Brigitte Sifaoui

Photo Pamela Carzon. Ici, l'orque Freya.

La première fois que j’ai rencontré Mike Riddel, le directeur du Marineland d’Antibes-Côte d’Azur, en avril 1991, je rendais visite à Léo et Nemo, deux malheureux dauphins en pleine agonie après des années de souffrance aux quatre coins du monde. J’en profitai pour voir les autres pensionnaires : dauphins et orques en particulier.
À l’époque, le parc aux requins n’existait pas. Le nouveau bassin pour les orques non plus.
Et l’organisation RIMMO, alibi écolo du Marineland n’avait pas encore fait parler d’elle…

Une phrase me choqua particulièrement dans le discours de Mike Riddel, alors que nous devisions de nos convictions respectives dans son bureau :

– Vous savez, Madame, nos dauphins, nous les aimons !

– Alors, Monsieur, permettez-moi de plaindre votre femme…Si vous aimez ainsi, je n’aimerais pas être à sa place !

Car selon Mike Riddel et toute son équipe, l’amour c’est bien cela :  posséder, enfermer, avoir toujours à disposition des êtres beaux et apparemment joyeux, sans se soucier de leurs désirs ni de leurs besoins
essentiels. Juste veiller à leur santé… parce qu’après tout, vu le prix du dauphin ou de l’orque sur le marché de la captivité, mieux vaut les maintenir en vie le plus longtemps possible.

Pour M. Riddel, les dauphins sont plus heureux dans ses bassins qu’en pleine mer, confrontés à la pollution, aux grands filets de pêche et aux harpons. Ce monsieur-là doit avoir bien des problèmes quand il s’agit de laisser ses enfants prendre leur envol parmi tous les dangers de la vie… mais libres.

Alors soit, ravalons notre amertume de protecteurs compatissants pour les cétacés et admettons un instant que Mike Riddel et Jon Kershaw son chef soigneur, aiment les dauphins et les orques. Certes, leur action pour améliorer les conditions de captivité en France fut bien réelle lorsque le Marineland collabora avec le Ministère de l’Environnement, il y a une vingtaine d’années, pour la mise en place d’une réglementation draconienne des delphinariums français. Cela entraîna la fermeture de nombreux établissements aussi sordides que meurtriers. À ce moment-là, à ma connaissance, aucune organisation française de protection animale ne s’élevait contre la captivité des dauphins. Mais voyons de quoi est faite cette histoire d’amour qui dure depuis le début des années 70. L’inventaire des prisonniers cétacés du Marineland nous en donnera une idée plus concrète.

Commençons par les dauphins :

Dauphins morts :
RALF OU CALF, mâle, capturé le 6/03/1979 au large de Rockport (Texas), tué par le choc de la capture. Il était destiné au Marineland.
LUCKY, mâle, né vers 1965, † le 29/01/1978 de pneumonie (autopsié) ;
VIRGINIA, femelle, capturée le 20/08/1979 pour le Marineland et relâchée dans le Golfe de Mexico le
25/10/1979 (cause inconnue) ;
EVELYNE, femelle, † le 29/07/1979 en mettant son petit Flipper au monde (non autopsiée) ;
ANDRÉ, mâle, † avant 1990 (non autopsié) ;
BRIGITTE, femelle, † avant 1990 (non autopsiée) ; aurait séjourné quelques temps au Musée de la Mer de Biarritz avec un autre dauphin (André ?) avant d’arriver à Antibes ;
FLIPPER, mâle né au Marineland le 29/07/1979, fils d’Evelyne, † le 15/06/1980 de péritonite après avoir avalé un objet qui flottait dans le bassin (autopsié) ;
GEM, femelle, née en 1971, capturée au large de Rockport à Mud Island le 8/03/1979, † le 27/06/1982 d’insuffisance rénale (autopsiée) ;
HOUSTON, mâle, né vers 1975, capturé le 6/03/1979, au large de Rockport
(Texas) à Trout Bayou, † le 16/01/1987 de bronchopneumonie (autopsié) ;
ROBI, mâle, né en 1970, importé du Kinderzoo de Knie (Suisse) le 8/06/1981, † le 28/01/1987 d’artériosclérose et d’athérome (autopsié) ;
CORALINE, femelle, née en 1981, capturée le 27/09/1985 à Mississipi Sound, † le 14/03/1991 déchirée en donnant naissance à un petit difforme qui est mort au bout de quelques heures de vie (Aurore a été autopsiée) ;
ROISSY, femelle, née vers 1974, capturée au large de Rockport (Texas) à Trout Bayou le 6/03/1979, † le 31/03/1991 de septicémie et d’insufficance rénale aigüe (autopsiée) ;
LIMO ou LÉO*, mâle, né en 1975, capturé le 23/11/1988 au large du Guatemala, † le 27/01/1992 de pneumonie chronique sévère (autopsié) ;
NEMO*, mâle né en 1975, capturé le 23/11/1988 au large du
Guatemala, † le 27/08/1992 de décompensation généralisée (autopsié) ;
OUM, mâle, † le 12/04/1993 de broncho-pneumonie (autopsié) ; d’après le Marineland, il aurait vécu plus de 20 ans.
CORNELIUS, né au Marineland le 28/05/1993, mort pendant un spectacle début 1996.

Dauphins toujours en vie :

JOSÉPHINE, femelle capturée le 9/04/1980 au large de Rockport, à Palacios Point, connue pour avoir joué dans le film « Le Grand Bleu » ;
AURORE, femelle, née en 1981, capturée le 27/09/1985 à Mississipi Sound ;
ÉCUME, femelle, née en 1981, capturée le 27/09/1985 à Mississipi Sound ;
ÉCLAIR, mâle, né au Marineland le 13/09/1990 de Joséphine ;
ALIZÉ, mâle, né au Marineland le 19/03/1992 ;
MANON, femelle née au Marineland le 2/06/1993 ;
MALOU, femelle née en captivité le 13/12/1991 et importée de Cecina (Italie).

* Léo et Nemo étaient arrivés au Marineland par décision judiciaire de la France et de l’Egypte après avoir été laissés à l’abandon dans la piscine de l’hôtel Méridien au Caire, en compagnie de plusieurs otaries qui succombèrent à la faim et aux infections.

Le Marineland avait donc organisé l’enlèvement des deux dauphins juste à temps. Léo et Némo avaient ensuite été les otages de la justice, coincés entre le trafiquant de dauphins Bruno Lienhardt (leur propriétaire officiel), le gouvernement égyptien et le Marineland.
Un vague projet de réhabilitation avait été envisagé avec la Fondation Bellerive mais en vain, étant donné la situation juridique.

Léo et Nemo sont morts après avoir connu le pire de la captivité : shows itinérants, transports multiples, et même la piscine obscure du Moulin Rouge à Paris où l’un d’eux servait de partenaire à une strip-teaseuse aquatique…

Les orques à présent :

Les orques décédées
CALYPSO, femelle, capturée au large de Colombie Britannique en décembre 1969, † en 1970 au Marineland ; Calypso appartenait au pod A5, celui de Corky (toujours prisonnière du Seaworld californien de San Diego); Calypso avait passé quelques temps au zoo Cleethorpes (Angleterre) avant d’être expédiée à Antibes ;
KIM, mâle né en 1968, capturé le 1/06/1976 au large de l’Islande, † le 24/07/1982 d’abcès du poumon (autopsié);
PRETTY, femelle, née en 1974, capturée le 13/11/1978 au large d’Islande, † le 8/09/1987 de pneumonie (autopsiée) ;
TANOUK, né en 1986, capturé le 12/01/1990 en Islande, importé au Marineland avec dérogation spéciale scientifique (l’importation d’orques est
interdite en France depuis la fin des années 80) ; exporté à l’Izu Mito Sea Paradise (Japon) en novembre 1995 car exclus par ses congénères d’Antibes; arrivé là-bas le ventre blessé par les sangles qui avaient servi à le soulever du bassin ; † le 24/10/2000 d’une infection pulmonaire.

Voir ici l’article  Tanouk est mort !

Les orques toujours en vie :
KIM II, mâle, né en 1978, capturé le 6/03/1983 en Islande, père
de Chouka et Valentin ; MORT DEPUIS
FREYA, née en 1975, capturée le 6/03/1983, avec Kim II, mère de Valentin après avoir mis au monde deux petits morts-nés (en 1991 et 1993);
SHARKHANE, femelle, née en 1986, capturée avec Tanouk le 12/01/1990 et importée dans les mêmes conditions, mère de Shouka ; MORTE DEPUIS

SHOUKA, femelle, née au Marineland le 25/02/1993 ; DEPORTEE AUX USA
VALENTIN, mâle, né au Marineland le 14/02/1996.

Depuis juin 2000, les orques d’Antibes disposent du plus grand bassin du monde… Un dé à coudre comparé au territoire des orques en plein océan.
Lire la liste des orques en 2012

Quelle belle histoire d’amour jalonnée de morts, de maladies, de blessures et de séparations…
Une vraie tragédie cornélienne dont se passeraient bien les animaux qui en sont victimes. Et que le public commence à entrevoir grâce
aux campagnes de sensibilisation orchestrées depuis le début des années 90 par les organisations de protection.

Sentant le vent tourner, et peut-être par conviction personnelle aussi, Mike Riddel a fondé RIMMO, une association à but non-lucratif (pour changer
du Marineland) qui a pour objet de protéger les cétacés de Méditerranée, notamment contre les filets dérivants.

Une opération de recensement des baleines et dauphins qui croisent au large d’Antibes est organisée tous les étés durant une journée où les plaisanciers prennent part à ce comptage peu fiable car bien peu d’entre eux savent reconnaître les différentes espèces. Au moins est-ce pour M. Riddel une manière de se donner bonne conscience, lui qui a vu mourir tant de cétacés dans ses bassins.

En tant que militante, je n’aime pas exagérer le tableau des personnes auxquelles je m’oppose. Je trouve la réalité déjà bien assez accablante ainsi.
Dans mon ouvrage « Le Livre des Dauphins et des Baleines » (Albin Michel), le chapitre consacré à la captivité évoque largement le Marineland d’Antibes, sans en rajouter. Quelle ne fut pas ma surprise quand en 1996, alors que je signais mon livre au Musée de la Marine à Paris, de voir une jeune femme m’aborder et me féliciter sur ce que j’avais écrit à propos d’Antibes.
Puis elle se présenta : j’avais en face de moi la fille-même de Roland de la Poype, propriétaire du Marineland !
Ce qu’elle me dit me toucha profondément car elle connaissait bien les coulisses du parc marin et reconnaissait les vérités que j’énonçais.
Mike Riddel et les autres aiment les dauphins, mais à leur manière possessive, égoïste et
liée à l’argent que ces animaux leur rapporte. D’où la difficulté de les amener à une autre forme d’amour de la nature… et de la liberté.
Tout espoir n’est pas perdu.

B.S.

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27-10-2004

Ona vient de mourir à Antibes

Ona et Silver, quand "tout allait bien"... Copyright Pamela Carzon "Nomades des Océans"

Née captive dans un parc d’attractions catalan, Ona n’avait que peu de chance de vivre vieille

 

La petite delphine Ona, née captive en Espagne au Marineland de Cataluna, une structure dépendante du groupe Aspro Ocio au même titre que le Delphinarium de Bruges, vient de mourir au Marineland d’Antibes à l’age de cinq ans.
Voici ce qu’en disait Pamela Carzon sur son site l’an dernier :
« Après de nombreuses interrogations quant à la venue d’un dauphin mâle pour faire remuer la vie reproductive du bassin, ce sont finalement deux Tursiops immatures qui ont été importés d’Espagne (Marineland Cataluña) le 11 juillet – Ona, une femelle (née en 1999) et Silver, un mâle (né en 1998).

Après avoir été mis une semaine en quarantaine dans un petit bassin hôpital où ils étaient amorphes et peureux, assez fragiles de santé apparemment, les voici dans l’ancien bassin des dauphins avec les deux veaux marins, Nina et Kobbé.

Ils y nagent en rond, toujours ensemble, assez nerveux, et viennent respirer aux mêmes endroits.

Ils restent assez longtemps sous l’eau. Ils répondent maintenant à des signes de dressage et subissent un apprentissage pendant le spectacle des phoques, où ils son appelés à la plate-forme et nourris suite à des petits numéros (ballons, cibles, présentation des nageoires…). Ils ont la peau claire avec une grande cape foncée sur le dos.

Silver est couvert de cicatrices. Leur ventre est rosé. Ils ont apparemment passé toute leur courte vie dans des bassins annexes, sans voir le public, soumis à des exercices basiques. Ils rejoindront normalement les autres dauphins au mois de septembre… » .

C’était donc une enfant, presque encore un bébé, mais d’ores et déjà promise à la reproduction forcenée d’autres « bébés dauphins domestiques » malades et stressés, dressés dès le plus jeune âge et crevant peu après….

En mer libre, au même âge, Ona aurait commencé tout doucement à rejoindre une bande de juvéniles et à faire mille folies, mille balades au grand large à la poursuite de poissons rigolos, en compagnie de Silver et de tous ses copains du même âge, sous l’oeil distancié et indulgent de sa maman, de ses tantes et de sa grand-mère…
Ceci pendant dix ans, avant d’entrer dans la vie adulte.

Mais la triste réalité de « l’élevage en bassin » est hélas bien différente  : les dauphins nés-captifs font rarement de vieux os et il est rare que l’un d’entre eux survive plus d’une décennie, ceci même au sein des prétendus « meilleurs delphinariums » du monde, à savoir ceux d’Europe.

Après la mort d’Amaya à 22 ans à Paris et l’isolement scandaleux de l’orque Shouka ax Etats-Unis, tout ce gâchis commence à faire désordre.

Ne serait-il pas temps d’arrêter le massacre ? Ne serait-il pas urgent de mettre un terme à ces camps d’extermination pour cétacés, que l’opinion publique semble encore tolérer avec bonhomie ?

Que pensent de ce décès tragiques les vedettes de la Star’Ac ou les Sorcières d’Halloween que le Marineland convoque en cette saison pour mieux faire tourner sa machine à fric ?

Car il faut savoir que pendant qu’on autopsie le corps de la petite Ona pour l’expertise vétérinaire :
« Tous les soirs à 19h, une horrible sorcière, survenue du monde des ténèbres, convoite le noir des orques pour parfaire une potion maléfique qui plonge tout être vivant dans les profondeurs infinies du néant. L’épopée est avant tout ! Une profusion de lumières, d’odeur de soufre et d’explosions de feu : un cocktail infaillible pour provoquer des émotions fortes chez le spectateur ! « 

Et les orques, elles aiment ça, le soufre et les explosions ?

Mère et enfant dauphins à Catalyuna….

Lire aussi

Mère et bébé dauphins à Catalunya (témoignage 2002)

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Ce n’est qu’un Début, Continuons le Business !
Le Marineland d’Antibes ouvre sa petting-pool


Lire aussi : Dauphins captifs dauphins féroces ?

Ce 15 juin 2005, le Marineland d’Antibes inaugurait la première « petting pool » jamais ouverte en France. Pour cet établissement de loisirs rendu tristement célèbre dans le monde entier par ses shows « vintage » d’orques de cirque, une telle initiative s’imposait d’évidence.
En France comme partout ailleurs, les spectateurs se lassent en effet peu à peu des spectacles classiques de mammifères marins, que l’on contemple à bonne distance depuis des gradins surpeuplés.
Même si vous leur servez des orques, des bélougas, des globicéphales ou des requins blancs, en bons humains dotés de mains qu’ils sont, les gens ne veulent finalement qu’une seule chose : TOUCHER !

Toucher.
C’est là le principe même de la chasse « sportive ». Certains d’entre nous, encore très proches de leurs racines de Grands Singes Tueurs, aiment à ce point la Nature, les petits lapins, les sangliers et les faisans qu’ils veulent à tout prix les tenir entre leurs mains pour en sentir les poils, leurs plumes, le poids, la consistance, la chaleur déclinante des cadavres encore palpitants et le sang poisseux sur leurs doigts.

De même, dans la plupart des zoos, on permettra aux enfants de manipuler les chèvres naines, les ânes ou les cochons chinois dans des enclos spéciaux prévus à cet effet.
Au Parc Paradisio en Belgique, on peut même jouer avec des lémuriens – parfois non sans risque – en se mêlant à eux sur leur petite île tandis qu’au Monde Sauvage d’Aywaille tout comme au Boudewijn Park de Bruges, les otaries grimpent sur les gradins pour venir faire un gros bizou aux enfants extasiés… qui pourraient tout aussi bien se faire arracher le visage d’un coup de croc.

Les dauphins n’échappent pas à cette mode.
Aux USA, en Asie, au Portugal ou dans les Caraïbes, les touristes sont autorisés depuis longtemps à pénétrer dans la piscine afin d’y palper la peau lisse des dauphins enfermés, pour un temps limité et tarifé à la minute, photo comprise. La démarche est rentable et permet d’exploiter chaque instant de la vie de ces dauphins-clowns, si chers à l’achat et si coûteux en terme d’entretien, d’infrastructures aquatiques, de salinisation de l’eau et de poissons plus ou moins frais..

Mais pas chez nous, pas encore : en Europe du nord, les règlements relatifs à la sécurité des visiteurs demeurent encore assez stricts et proscrivent théoriquement tout contact direct entre cet animal sauvage et son public.
Ceci pour deux raisons : les réactions agressives possibles de l’animal mais aussi les maladies que l’humain pourrait transmettre aux cétacés.

Aujourd’hui, donc, M. Ridell, le patron de Marineland, vient de faire sauter un premier verrou.
Avec l’habilité commerciale redoutable qui le caractérise, il a imaginé une « école des dauphins » dont le principe est simple : des enfants sont invités à suivre un programme éducatif sur la vie des dauphins !

On imagine aisément que le programme prévu sera léger, bien sûr, et se gardera de mentionner l’étonnante vie sociale de nos amis marins, leur capacité à manier le langage, leurs techniques de chasse si variées ou l’usage qu’ils font des outils. On doute aussi que soit jamais évoquées en cette occasion les amusantes méthodes de capture utilisés par les trafiquants japonais ou le temps de vie limité qui caractérise les dauphins nés captifs.

A la fin du programme – quelques heures tout au plus – l’enfant doit subir un petit examen.
S’il obtient de bonnes notes – et on ne doute qu’il les obtienne ! – le bambin pourra descendre dans le bassin chaussé de bottes en caoutchouc et TOUCHER, toucher enfin ces dauphins qu’il aime tant.

Un stress pour nos « Flippers » français ?
Que nenni ! s’exclame, scandalisé, M. Ridell dans une interview accordée à la presse locale.
« Il n’y aura que 300 visiteurs par jour « 

Une paille ! 300 visiteurs par jour, cela fait combien de visiteurs par heure ?
Avec quel impact sur un dauphin captif qui n’a nulle part où se réfugier quand il en a marre ?
Et qui subit ce bruit de botte dans son ultime espace privé chaque jour de chaque semaine ?

Mais qu’importe ! Il ne s’agit de bien-être animal ici, mais de business !
Pour inscrire votre enfant à « l’école des dauphins », il vous en coûtera 65 Euros.
Sans compter sans doute les photos, le diplôme et tous les gadgets associés qui permettent aux delphinariums de ramasser le plus d’argent possible avec chacun de leur détenus.

Reconnaissons tout de même que la démarche est habile : il ne s’agit en effet ni d’une « swimming pool  » – on ne nage pas mais on patauge avec les dauphins – ni moins encore d’une « feeding-pool » comme il en existe ailleurs.
Ici, on ne nourrit pas les captifs soi-même au point de les rendre obèses ou de leur faire avaler des pièces de monnaie et des cigarettes…et c’est encore heureux !

Il est d’ailleurs presque touchant de voir comme le Marineland s’accroche à ce prétexte pédagogique et ose encore affirmer que grâce aux delphinariums, les dauphins sont aujourd’hui mieux protégés.
Pour le gestionnaire du Parc Asterix, à qui nous avons longuement parlé récemment, ce genre d’arguments n’est que du pipeau. Les dauphins sont juste là pour faire de l’audience, et donc du fric, point barre, il n’y a aucune pédagogie là-dedans !

Et les faits lui donnent hélas raison : plus que jamais, et notamment en France, les dauphins sont massacrés par milliers chaque année dans les filets dérivants des marins pêcheurs.
Les choses vont-elles mieux depuis que les delphinariums sont sensés informer les masses  ?
Il semble bien que non.
Au contraire…

Notons qu’en voulant se poser en défenseurs de la nature tout en gardant des animaux captifs, les delphinariums en font parfois même un peu trop et s’empêtrent dans leurs contradictions.
Deux exemples :

– Tout récemment le Dolphin Quest, une entreprise d’esclavagisme cétacéen bien connue sur la place, a commandité une étude sur les capacités de plongeur d’un dauphin libre des Bermudes. Aïe ! Pas de chance ! Le cétacé est descendu sous 600 mètres de fond !
Quand on pense que les meilleurs delphinariums n’offrent à leurs détenus que cinq à six mètres de profondeur de bassin dans le meilleur des cas, on reste rêveur…

Nellie est née captive en Floride. Elle fêtera ses 53 ans d’ici peu.
Faut-il s’en vanter ou faire l’impasse sur l’info ? Malaise.
L’Industrie hésite. On sait en effet que le temps de vie moyen des dauphins nés captifs est d’une dizaine d’années, alors que 50 ans, c’est un âge normal en mer. Que dire, alors, si ce n’est que Nellie est une sorte de monstre, une exception, un cas d’école..
Et on en parle le moins possible !

Quelle sera la prochaine étape que franchira le Marineland d’Antibes ?
Des dauphins qui peignent des tableaux, comme au Marineland de Floride ?

En attendant , voilà où nous en sommes en juillet 2005, selon le témoignage d’une visiteuse assidue  :

« Le lagon est ouvert au public. Les gens peuvent s’approcher de l’eau grâce à la toute petite barrière du bassin.
Cependant, toucher les dauphins n’est pas encore permis : Ils sont trop stressés pour qu’on les laisse s’approcher d’eux, et ne cessent de tourner en rond toujours dans le même sens. J’ai trouvé ça vraiment misérable. Lres pauvres. Aux heures de pointe, ils sont harcelés par les touristes. Certains ne manquent pas de frapper la surface de l’eau et du bassin violemment. Heureusement, ils sont ramenés à l’ordre par les surveillants (quelque fois…), car il n’est pas encore permis de toucher l’eau non plus. Les gens ne se gênent pas non plus pour frapper aux vitre du lagon… Ce qui m’insupporte.
J’ai tellement failli m’énerver que je suis partie à plusieurs reprises, après avoir ramené à l’ordre ceux qui abusaient vraiment… (…)  Les otaries sont très stressées, elles aussi. Leur bassin est plus que minuscules, et la chaleur les empêche de rester trop longtemps à se reposer hors de l’eau. Elles participent – à ce qu’il m’a semblé – Au programme de rencontre avec les dauphins « 

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