Le Peuple des Orques

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Le Grand Rex, 7h 30, Paris. La file s’allonge sur le côté du cinéma

2 octobre 2015 

Le Peuple des Orques : avant-première


Bien sûr, on aurait voulu que le film dure plus longtemps
. Qu’il nous parle davantage de la famille d’Anna, l’orque matriarche qui fend les eaux sombres des fjords norvégiens.
On aurait aimé qu’il nous décrive la communauté au sein de laquelle son clan vivait, ses chasses, ses cultures, ses épreuves, ses contacts avec les humains et les autres espèces marines.
On aurait voulu… Mais le film est là, et c’est un très beau film.

Il gagnera sans doute à être encore affiné au niveau du montage et à atteindre le format de 50 minutes. L’interview de la biologiste marine Heike Vester évoquant le langage des orques en est l’un des moments forts.
Des images magnifiques alternent avec son discours, qui nous montre les orques chez elles, sous l’eau, dans toute leur éblouissante perfection corporelle.
Des sons étranges illustrent ces plongées : sifflements modulés, couinements, grondements, « tac-tac-tac» des clics…
Qui pourrait en douter ? C’est un langage !  Totalement exotique à nos sens et à nos concepts, mais un langage de toute évidence.

Le capitaine Paul Watson a dit ces mots très forts lors de son intervention à la fin du film :
«Si nous mettions les mêmes moyens pour décrypter le langage des cétacés que nous en mettons pour rechercher sur Mars une bactérie dans de l’eau saumâtre, notre espèce ferait face à une formidable révolution des consciences».
Deux intelligences d’égale complexité, l’une manuelle et destructrice, l’autre hyper-sociale et harmonieuse, se font face sur la planète Terre.
Aujourd’hui, le temps du dialogue est venu. Celui des massacres et des cirques marins est révolu.
Nous ne savons toujours pas vraiment à quoi leur sert l’énorme cerveau des cétacés, eux qui mènent une vie si simple, tels des Aborigènes de l’Océan.
Nous ignorons toujours ce que pensent et ressentent ces orques de Norvège, filmées avec tant de respect par Pierre Robert de Latour et son équipe.
Mais ce qui est sûr, c’est qu’elles ont infiniment plus à nous dire et à nous apprendre que les bactéries martiennes….

Un film à voir, donc, et à diffuser en télévision.

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Image du film « Le peuple des orques ».

 

Compte-rendu de Back to the sea

L’avant première du Peuple des Orques au Grand Rex, en quelques mots…
Nous avions le privilège d’y être en compagnie de Yvon Godefroid, grand activiste dans notre cause.
Environ 1200 personnes assistent à la projection. Le film commence enfin. Très vite l’immersion commence, on retrouve Pierre Robert de Latour et son équipe, sur et dans les eaux froides de Norvège. Puis, les orques, toujours aussi majestueuses dans leur élément, curieuses aussi et continuant leur petite vie autour de ces « petits êtres » que sont les humains… Pierre nous raconte son expérience, sa première rencontre avec ce peuple, qui semble être comme une véritable « connexion » tellement ce moment semblait intense.

Puis, intervient Heike Vester, biologiste marine spécialiste dans l’étude de l’acoustique des cétacés. Tout deux relatent leurs expériences qui se croisent enfin un jour, lors d’un sauvetage. Une orque male, surnommée très vite « Heiko » (dédicace à Heike), se trouve empétré dans des filets, naturellement, Heike fait appel à Pierre pour plonger et libérer l’orque. Ce n’est que épuisé, et sur une dernière tentative de la journée, que Pierre aura réussi sa délicate mission.
A ce moment là, cette connexion unique avec l’orque s’était faite, Heiko a accepté Pierre, et Pierre a pu libérer Heiko. Puis, nous faisons la connaissance de Anna, la matriarche du groupe que Pierre suit au fil de ses plongées. Anna, que l’on verra par la suite, grâce à des images exceptionnelles et uniques, partager un oiseau marin avec deux juvéniles. Le tenant délicatement dans sa bouche, elle l’offre tout simplement aux petits.

Par la suite, viendra la problématique de la chasse à la baleine se pratiquant toujours en Norvège, suivie d’une interview de Paul Watson avec sa vision toujours aussi pragmatique et pertinente sur la cause. Enfin, l’espoir, l’avenir, avec l’annonce de l’élaboration d’un protocole pour créer un projet de réhabilitation des orques captives.

Après les images que nous venions de voir, les arguments des intervenants, cela semble comme une évidence, tellement les orques représentent véritablement un peuple à part entière, et tellement il semble urgent de les considérer, à l’image de l’Inde, comme personnes non humaines.

Le film prend fin, un peu trop vite, mais s’ensuit la conférence et débat. En présence de Pierre Robert de Latour, Paul Watson, Lamya Essemlali, Olivier Dubuquoy, des thèmes importants y sont abordés, captivité et protection des océans, entre autre. Chacun répondant aussi aux diverses questions posées, dont deux par des enfants forts investis dans la cause.
Enfin, à tour de rôle, les associations invitées, C’est assez, La Dolphin Connection, et L214, nous ont présenté leur activité, actions et projets en cours.

Pour conclure, ce fut une belle soirée, où les orques, les cétacés, les océans étaient à l’honneur. Pour cela un immense merci à tous les intervenants, et surtout que cette belle aventure continue !

Back to the sea

Bassin orques (Large)

Les orques à Marineland du temps que Freya vivait encore. Où en est son autopsie ?

 


 

2/10/05

Le Peuple des Orques au Grand Rex à Paris

«Le Peuple des Orques », film de Pierre ROBERT DE LATOUR, porte sur l’exploration du langage et la défense de la culture des orques
Sortie le 2 octobre 2015 au Grand Rex.
« Participez à l’avant-première officielle du documentaire « Le Peuple des Orques », réalisé par Thierry Simon, le 2 octobre 2015 au Grand Rex. Une soirée dédiée à ces prédateurs noirs et blancs qui fascinent autant qu’ils impressionnent. La projection du film sera suivie par une intervention et un débat avec le réalisateur, Thierry Simon, le co-producteur et spécialiste de ces cétacés, Pierre Robert de Latour, ainsi que le célèbre Capitaine Paul Watson, fondateur de l’ONG Sea Shepherd Conservation Society, accompagnée de Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France.

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Tourné dans les décors majestueux de l’archipel des Lofoten, en Norvège, Le Peuple des Orques tend à apporter un élément de réponse en ce qui concerne le concept de peuple, attribué aux mammifères marins. Sous les regards croisés de Pierre ROBERT de LATOUR, apnéiste spécialiste des orques libres et Heike VESTER, chercheuse acousticienne et présidente d’Ocean Sounds, nous progressons dans cet univers si particulier qu’est le territoire des orques. Sous l’étendue d’eau sombre des fjords norvégiens, nous découvrons un véritable univers où vivent des familles d’orques avec leurs langages, leurs relations, leur culture. Des êtres sensibles, curieux, majestueux. Ce film lève un voile pudique que le Peuple des Orques ».