Le Système Sonar Actif à Basse Fréquence (LFAS) tue tous les cétacés

Cachalot mort sourd. Copyright  Photo : Pierre-Henry Fontaine © http://www.aquanaute.com/PlongezLoisir/voyage/nord/http://www.dauphinlibre.be/lesdauphins-voient-dans-le-noir/l

Cachalot mort. Copyright Photo : Pierre-Henry Fontaine

Le Système Sonar Actif à Basse Fréquence (LFAS)
tue les cétacés dans toutes les mers du monde

23 novembre 2011

Cachalot mort à Maurice : victime du LFAS ?

De quoi est mort ce malheureux ?
Les spécialistes locaux parlent de pollution, ce qui semble un non-sens quand il s’agit de cétacés qui chassent au plus profond des fosses abyssales, lesquelles encore peu touchées par les déchets humains de toutes natures.

Certains évoquent aussi une attaque de requins. Allons donc !
Un mâle cachalot adulte n’’aurait aucun mal à assommer de sa puissante caudale la plus féroce meute de requins blancs. D’autant que l’on sait que Maurice abrite surtout le long de ces côtes de petits requins gris, voire des requins tigres ou des requins bouledogues, bien incapables de s’en prendre à un géant de 18 mètres, mais peu de requins blancs.
Seules les hordes d’’orques « transient » peuvent venir à bout d’’une baleine ou soustraire, au terme de longues heures d’’encerclement, un bébé physeter à sa mère…

Mais l’’on oublie de rappeler qu’’à quelques encablures de Maurice, se trouve l’îlot de Diego Garcia, une base militaire de la US Navy hautement secrète et protégée….
Et que le LFAS, cette « arme secrète » dont le bruit équivaut pour un cétacé à celui d’un boeing 747 au décollage à trois mètres des réacteurs, est couramment utilisé par la marine américaine dans toutes les mers du monde rendant sourds, c’est à dire aveugles et incapables de se nourrir, un nombre incroyable de cétacés.

A-t-on enquêté de ce côté-là, plutôt que de se plaindre d’une carcasse puante quelques encablures du Club Med, qui fait venir les petits squales affamés et paniquer les touristes de luxe, une ressource si chère au coeur du Gouvernement mauricien mais si invasive pour la biodiversité marine ?

A la Réunion voisine, on parle de massacrer tous les requins, ces régulateurs de la chaîne alimentaire marine qui ont l’outrecuidance de s’en prendre aux petits surfeurs friqués… et font chuter l’emploi !

Panique d’autant plus ridicule que certains centres commerciaux organisent de douteuses plongées avec les requins, pour le plus grand plaisir des nageurs…

Cela dit, comme le fait judicieusement remarquer Jacqueline Sauzier, de la Mauritius Marine Conservation Society , il arrive aussi que les cachalots meurent de vieillesse… comme tout le monde !

Le cadavre remorqué en haute mer

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Retour cachalot


LFAS : Contexte historique

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In the Strait of Juan de Fuca in 2003, the USS Shoup (horizon) deployed its mid-range sonar in the presence of killer whales. Whalewatchers reported seeing distressed behaviour from the whales. Photo: Centre for Whale Research/Ken Balcomb

La Marine des États-Unis a récemment reçu l’autorisation de son gouvernement de déployer un nouveau système de sonar à haute intensité afin de détecter et de suivre les mouvements des sous-marins ennemis.
Ce système, connu sous le nom de « Système de Sonar Actif à Basse Fréquence » (en anglais : LFAS ou Surveillance Towed Array Sensor System Low Frequency Active Sonar) est conçu pour émettre des sons d’une puissance de 240 décibels dans 75% de tous les océans du monde.

Beaucoup d’autres pays développent des systèmes semblables à celui de l’OTAN.
Selon des enregistrements sonores de la US Marine, le son créé par le LFAS s’élève encore à 140 décibels à une distance de plus de 300 miles de sa source.
On sait qu’un tel bruit perturbe gravement la communication et la reproduction chez les grands cétacés. Des exercices actifs de sonar de basse et moyenne fréquence ont pu être scientifiquement corrélés à des échouages et à des décès de cétacés en Mer Méditerranée et aux Bahamas.

Les autopsies effectuées sur les baleines échouées aux Bahamas montrent clairement des signes d’hémorragie liée à l’effet du sonar militaire. Les scientifiques craignent à présent que si le LFAS et d’autres systèmes de sonars actifs à haute intensité continuent à être déployés dans le monde, toutes les espèces de mammifères marins puissent en être affectées, ainsi que l’ensemble de la chaîne alimentaire marine.

Les responsables des pêcheries au Royaume Uni demandent aujourd’hui qu’une recherche soit menée sur les effets de ces essais de sonar militaire sur les stocks halieutiques, s’inquiétant notamment de la diminution du nombre de poissons chaque fois qu’un exercice de sonar à grande puissance commençait dans le secteur. Très peu de choses sont connues à cet égard sur l’impact de ces exercices dans le domaine de la vie marine ou des équilibres écologiques.

Nous demandons, quant à nous, que l’OTAN se conforme au Droit de la Mer tel que prescrit par l’ONU et qu’il mette en route une commission destinée à évaluer, de manière globale et indépendante, l’impact réel du LFAS et des autres systèmes de sonar actifs à haute intensité sur la vie marine, ainsi que l’impact cumulé de ces exercices pratiqués par plusieurs nations équipées de cette technologie au même moment.

En raison d’échouages récents dans les îles Canaries lors des manœoeuvres navales de l’OTAN (le 24 septembre 2002), tout le déploiement des sonars actifs à haute intensité devrait faire l’objet d’un moratoire total jusqu’à ce que les résultats de l’enquête soit connus.

Le 17 août 2011, la NMFS a reçu une demande d’autorisation de la part de la US Navy, visant à capturer 94 mammifères marins de plusieurs espèces (70 cétacés et 24 pinnipèdes), afin de leur faire subir dressage, tests, et opérations militaires de routine utilisant le sonar SURTASS LFA pendant une période de 5 ans.
La Navy déclare que ces activités sont susceptibles d’exposer certains de ces mammifères présents sur le terrain à des émissions sonores intenses produites par le LFAS.
De ce fait, pour pouvoir procéder de la sorte et estimer les effets physiologiques du LFAS sur leurs 94 cobayes, la US Navy est contrainte d’obtenir l’autorisation de « harcèlement de niveau A et B » . Pour en savoir plus, lire le rapport complet.

En septembre 2011, des analyses supplémentaires ont été demandées par la US Navy aux scientifiques.

Copyright US Navy http://www.surtass-lfa-eis.com/


 

 Avril 29, 2006

Un haut lieu de la plongée avec les dauphins brutalement endeuillé
400 dauphins meurent à Zanzibar

 

Un sonar basse fréquence causerait la mort de baleines

L’US Navy contre les cétacés

Effects of Human-made Sounds on the Behavior of Whales

Basses fréquences : le massacre !

Et pendant ce temps, les baleines bleues encaissent…

Cela fait plusieurs années que la U.S. Navy se démène pour pouvoir utiliser de manière extensive dans tous les océans du monde sa fameuse « botte secrète chasseuse de sous-marins ennemis » , le terrible Low Frequency Active Sonar, ou LFAS – qui inflige à toutes les créatures marines et aux cétacés particulièrement – un bruit plusieurs milliers de fois plus intense que ce qu’elles ont jamais connus.
Aujourd’hui, en 2011, le National Marine Fisheries Service a proposé de donner la permission à la marine américaine
de faire usage de ce sonar infernal, c’est à dire de faire souffrir et de tuer baleines, cétacés, phoques et otaries !

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