Les cultures non-humaines

orangutan-water-flickr-harrymoon

Un orang-outan pêchant avec un simple bout de branche.

Les cultures non-humaines


chimp_culture.jpg

Introduction


 Les grandes cultures cétacéennes

L’homme et le cachalot


Hominidés : hommes, chimpanzés, bonobos et gorilles

            

Langage Bonobo

L’appréhension du futur chez le chimpanzé


 Le monde des éléphants


Le langage des damans


Macaques : vie quotidienne


Otaries : ces clowns oubliés


Babouins à la conquête de la savane


Les castors en Belgique


 Les chiens, loups et renards 


Les dholes

Les dholes, une espèce oubliée et bientôt disparue. Ce sont les seuls animaux, avec les humains, à oser s’attaquer au tigre.


Le monde selon les félins

panthere-noire


 Les mangoustes

Shakti, mangouste apprivoisée


Les ours

Certains n’ont pas toujours compris que les animaux pensent et souffrent comme nous


Les paresseux


 Les cochons

Ce cochon torturé meurt. Sait-on à quel point cette espèce est intelligente ? Certains d’entre eux sont massacrés par millions dans des abattoirs, d’autres deviennent des animaux de compagnies. http://www.groingroin.org/Races.htm


Les chevaux

 

cheval-sauvage


Les vaches et les taureaux


Les oiseaux

Aussi intelligent qu’un chimpanzé


Les céphalopodes

Architeuthis

Cachalot (18 mètres) versus Calamar Géant !


L’intelligence collective des insectes

Les abeilles capables de manipuler des idées abstraites

Les termites

Les fourmis


Longtemps nous avons considéré les animaux comme ceux que la nature avait privés des qualités que nous, les humains, possédons : l’aptitude à raisonner, apprendre, communiquer, s’adapter, décoder, transmettre, enseigner, progresser…
Les travaux scientifiques ont pulvérisé cette idée reçue, et depuis la dernière décennie, ils nous surprennent encore plus.

Qui sont vraiment les animaux ? On les savait joueurs, blagueurs, rieurs, féroces parfois ; on les découvre tricheurs, menteurs, trompeurs, mais aussi aimants, mélancoliques ou encore émotifs, stratèges, sensibles aux intentions d’autrui, capables de respecter une morale ou d’élaborer une culture.

La très grande ingéniosité des tests et l’extraordinaire diversité des observations scientifiques (éthologie, génétique, psychologie, zoologie, primatologie, neurosciences) nous révèlent les facettes de l’intelligence et de l’identité animales, et prouvent l’absurdité qu’il y a à réduire les compétences de la bête à la seule force de son instinct.
Car en dépit des caractéristiques qui fondent l’homogénéité de son espèce, chaque animal est un individu à part entière, un être social unique, complexe, et par là même un sujet de droit.

(Introduction du livre : « L’animal est-il une personne ? »)


Le monde selon les orang-outans

orang1

Un article d’YG pour One Voice


La nature des dauphins


Le monde selon les loups

chasse-buffle-loups.jpg

Un article d’YG pour One Voice

 


Le monde mental des éléphants


Le monde selon les lions

lion

Un article d’Yvon Godefroid pour One Voice


La vraie révolution des esprits 

La violence chez les dauphins

Défendre les dauphins : la nouvelle frontière morale


Libres indris de Madagascar


Petite histoire des grands singes

chimp-war-reconnaisssane

Chimpanzés sur le sentier de la guerre

 

De l’’Antiquité à nos jours, de la découverte du gorille à celle des cultures des chimpanzés, cette fascinante histoire des relations entre hommes et grands singes dévoile les comportements surprenants des bonobos, chimpanzés, gorilles et orangs-outans et leur proximité avec notre espèce.
La croyance commune en la singularité de l’’homme et sa séparation radicale d’avec les autres primates ne traduirait-elle pas en fait notre angoisse d’une régression vers la bestialité ? D’où vient cette notion d’une différence de nature et quels arguments scientifiques l’ont successivement alimentée ?
Comment les grands singes ont-ils été constitués en objets de savoir et d’expérimentation, prétextes à discours sur les races et sur les femmes ? Et comment s’’affirment-ils aujourd’’hui en partenaires et semblables pour les humains ? »

Chris Herzeld 


Rite funéraire et compassion chez les éléphants

Bébé éléphant vient de perdre sa maman.

Kaluchua
Cultures, techniques et traditions des sociétés animales

51306_couverture_Hres_0

 

La complexité de la conscience animale

Lettre ouverte à M. Le Clézio, Prix Nobel de littérature

Histoire de l’Anthropocentrisme

Monothéismes et défense animale

Cultures non-humaines et conservation

conscience et mystique chez les non-humains

Autant de cerveaux, autant de consciences !
La Joconde et le Rideau de Bulles



Cétacés
Les grandes cultures cétacéennes


7 baleines à bosse tentent de sauver un bébé baleine grise

Les dauphins jouent avec les baleines
et se font porter sur leur dos

Parlerons-nous bientôt aux animaux non-humains ?

Vers une Nation Cétacée

Les  dauphins parlent, bref et net !

Paroles de cachalot

Le chant des baleines a bosse : un vrai langage ?

Pêche au rideau de bulles

Cétacés de Polynésie

La culture des orques

Orques

Orques (2)

orques (3)

L’histoire de l’orque Old Tom

Cachalots

Le chant des baleines bleues devient de plus en plus grave

Baleine bleue

Baleines de Minke

Hyperondons

Petits rorquals (Minke whales)

les drôles de « boïngs » de la baleine de Minke

Baleine de Minke

Dauphins de rivière

Ces dauphins roses qui volent dans les arbres

Boto

Les Orcelles de Birmanie pêchent avec les Humains

Globicéphale

L’intelligence du Globicéphale
Lire nos dossiers

La musique, un pont sémantique entre les Humains
et les Cétacés

Dauphins en Croatie


L’animal est-il une personne ?

Orang-outan au Zoo dans les années 50. Ils claquaient comme des mouches.

« Longtemps nous avons considéré les animaux comme ceux que la nature avait privés des qualités que nous, les humains, possédons : l’aptitude à raisonner, apprendre, communiquer, s’adapter, décoder, transmettre, enseigner, progresser… Les travaux scientifiques ont pulvérisé cette idée reçue, et depuis la dernière décennie, ils nous surprennent encore plus. Qui sont vraiment les animaux ? On les savait joueurs, blagueurs, rieurs, féroces parfois ; on les découvre tricheurs, menteurs, trompeurs, mais aussi aimants, mélancoliques ou encore émotifs, stratèges, sensibles aux intentions
d’autrui, capables de respecter une morale ou d’élaborer une culture.
La très grande ingéniosité des tests et l’extraordinaire diversité des observations scientifiques (éthologie, génétique, psychologie, zoologie, primatologie, neurosciences) nous révèlent les facettes de l’intelligence et de l’identité animales, et prouvent l’absurdité qu’il y a à réduire les compétences de la bête à la seule force
de son instinct. Car en dépit des caractéristiques qui fondent l’homogénéité de son espèce, chaque animal est un individu à part entière, un être social unique, complexe, et par là même un sujet de droit ».

Yves Christen


 

Aidez les bonobos !

Massacre au Congo RDC


2003
Peter Gabriel et les bonobos : Animal Nation
Ecoutez bien ce que dit Peter juste avant sa chanson. Il parle avec amour des bonobos, de la musique qu’il a joué avec eux, de leur sensibilité. … « Moins d’1% de différence génétique avec nous » précise-t-il.


Peter Gabriel a rencontré Kanzi, sa mère Panbanisha et a créé dans la foulée le projet APENET, destiné à permettre aux Grands Singes captifs de communiquer entre eux, via Internet.

bonobo-keyboard

Panbanisha, a female bonobo, plays a computerized keyboard in a duet with musician Peter Gabriel.

Pour aider :

Home Page


 

Aidez les gibbons !

Gibbon bébé

Gibbon bébé


Great Ape Project


 


 
Introduction

«Depuis une quinzaine d’années, l’ethnologue prend davantage conscience que les problèmes posés par la lutte contre les préjugés raciaux reflètent à l’échelle humaine un problème beaucoup plus vaste et dont la solution est encore plus urgente : celui des rapports entre l’homme et les autres espèces vivantes, et il ne servirait à rien de prétendre le résoudre sur le premier plan si on ne s’attaquait aussi à lui sur l’autre, tant il est vrai que le respect que nous souhaitons obtenir de l’homme envers ses pareils n’est qu’un cas particulier du respect qu’il devrait ressentir pour toute forme de vie.

En isolant l’homme du reste de la création, en définissant trop
étroitement les limites qui l’en séparent, l’humanisme occidental hérité de l’Antiquité et de la Renaissance l’a privé d’un glacis protecteur et, l’expérience du dernier et du présent siècles le prouve, l’a exposé sans défense à des assauts fomentés dans la place forte elle-même.
Il a permis que soit rejetées, hors des frontières arbitrairement tracées, des fractions chaque fois plus prochaines d’une humanité à laquelle on pouvait d’autant plus facilement refuser la même dignité qu’au reste, qu’on avait oublié que si l’homme est respectable, c’est d’abord comme être vivant plutôt que comme seigneur et maître de la création : première reconnaissance qui l’eût contraint à faire preuve de respect envers tous les êtres vivants. »

(Allocution de Claude Levi-Strauss à l’UNESCO en 1971) Transmis par F.S. Code Animal

Outre les cétacés et la dernière espèce d’hominidés survivant aujourd’hui (Homo Sapiens), nombreuses sont les espèces qui, chacune à leur manière,  ont développé diverses cultures, traditions, systèmes de communication et organisations sociales d’une prodigieuse inventivité. Sait-on que plus de quarante espèces d’animaux se servent d’outils tout comme l’homme ?

Loin d’être « sauvages », la plupart des animaux non-humains apprennent dès leur enfance, par le moyen d’une éducation verbale ou non-verbale plus ou moins prolongée, à faire face de manière flexible et intelligente aux défis de leur environnement.
Tout comme nous, ils se montrent extrêmement soucieux d’assurer le bien commun de leur groupe, la santé de leurs  enfants et leur propre place dans leurs propres sociétés.

En étudiant ces cultures non-humaines, nous accédons à un autre regard sur la réalité, à d’autres modes de fonctionnement de la conscience, de l’esthétique et de la morale. Nous découvrons comment d’autres cerveaux fournissent d’autres visions du monde et articulent les événements et les choses selon des logiques résolument exotiques par rapport aux nôtres.

Or c’est ainsi, et c’est ainsi seulement,  que nous pourrons un jour élargir de façon signifiante le champ de nos investigations psychologiques, linguistiques ou même spirituelles sur la nature de l’esprit et du réel qu’il perçoit, investigations jusqu’ici étroitement limitées au minuscule « village humain » et coincées dans l’ornière de l’anthropocentrisme.

A cet égard, le lecteur que ces questions importantes intéressent se reportera utilement au récent ouvrage de Dominique Lestel, philosophe et éthologue, intitulé « Les Origines Animales de la Culture » (Ed. Flammarion, 2001).

On y lira notamment ces lignes :
« Compte tenu de l’extraordinaire multiplicité des cultures qu’ils créent et au sein desquels ils vivent, certains animaux doivent être désormais considérés comme d’authentiques sujets dotés d’une histoire, d’une conscience de soi et de représentations complexes. Autant dire que le statut de l’humain doit être repensé de façon radicale : c’est là une des questions majeures du 21ème siècle ».

Mais il faudra se dépêcher !
Ces peuples magnifiques que sont les éléphants, les léopards, les coyotes, les loups ou les babouins, sont appelés à disparaître à très court terme sous la pression de la démographie humaine et de son cortège de massacres. L’étude des cultures non-humaines ne peut donc se concevoir sans une action déterminée en vue de leur sauvegarde en milieu naturel ni sans la condamnation des pratiques qui interfèrent gravement avec la perpétuation de ces cultures, à savoir la captivité en zoos, cirques et delphinariums.

Car si la question des « cultures non-humaines » semblent enfin faire consensus dans un monde scientifique lourdement anthropocentriste, se profile en filigrane une autre problématique, plus grave encore au niveau éthique : celle de l’animal en tant que personne.

A cet égard, il faut lire d’urgence l’extraordinaire essai du biologiste Yves Christen : « L’animal est-il une personne ? « 
Oui, bien sûr, répond-il au terme d’un argumentaire foudroyant. Chaque être vivant disposant d’un système nerveux capable de générer la notion d’ego – et il faut remonter loin pour n’en pas trouver, jusqu’à la bactérie peut-être ? – est une personne à part entière, exactement comme vous et moi. Différente certes par son intelligence et sa vision du monde spécifiques, mais semblable à nous par ses émotions. Et Yves Christen d’écrire notamment :

« Je suis convaincu que les grands singes, comme tous les autres êtres vivants, sont des êtres très complets, absolument parfaits pour ce qui est de leur aptitude à user de leur répertoire comportemental, et résolument honorables. Leur dignité profonde ne tient pas à ce qu’ils sont presque comme nous, mais au fait qu’ils sont intégralement eux-mêmes, c’est à dire différents. Voilà qui me distingue de quelques éducateurs de grands primates ou de nombreux amis des animaux.
Ce  qui me distingue de Pinkler, c’est que je ne puis croire en l’existence d’une barrière quelconque entre l’homme et les animaux.
Il s’agit là d’un péché contre l’esprit, peut-être  le plus grand  de ceux – nombreux, à vrai dire – qui se puissent commettre dans ce domaine. »

On ne saurait mieux dire.
Car aujourd’hui encore, l’intelligence d’un non-humaine n’est que trop souvent jugée à l’aune de nos seules capacités cognitives.
Les grands singes peuvent apprendre le langage des sourds, les dauphins comprendre mieux que personne les injonctions humaines et passer tous les tests relatifs au QI avec brio, le perroquet comprend ce qu’on lui dit, etc.
Tous travaux de laboratoire, largement anthropocentristes.
A cet égard, Christen précise :

« Le savoir de l’animal ne s’évalue pas seulement à travers les performances notées lors des tests. Il est partout.
Prenons l’exemple du rapport prédateur-proie. L’acte de prédation ne constitue nullement , ainsi que je l’ai montré par ailleurs, une quête élémentaire comparable au fait d’aller faire ses courses au super-marché.  C’est un exercice mûrement réfléchi, un ensemble de calculs fort savants.
Certains croient la chasse chose simple : le fauve trouvant sa proie plus ou moins par hasard va se lancer à sa poursuite, la tuer et la consommer. La réalité ne ressemble certes pas à cette vision simpliste (…) ».  Puis il cite le neurobiologiste Alain Berthoz :

« Pour attraper une proie qui se déplace à 36 kilomètres à l’heure, c’est à dire de dix mètres par secondes, il faut anticiper sa position en moins de 100 millisecondes et se diriger là où elle sera dans un instant. Il faut aussi préparer le geste de capture , préparer les muscles à compenser son poids et à vaincre sa résistance. Il faut anticiper, deviner, parier sur son comportement. Il faut se constituer une théorie de l’esprit en devinant quelles peuvent être les esquives de cette proie en fonction du contexte. Il s’agit donc de processus extrêmement rapides , fondamentalement dynamiques , au cours desquels tout se joue en quelques millisecondes (…) »

 

Loups en chasse

Loups et boeufs musqués

Et que dire des méthodes de chasse propres aux dauphins ou aux orques, des rideaux de bulles des baleines ?
Que dire de leur sens de la solidarité qui dépasse largement notre prétendu « humanisme », quand des globicéphales se laissent mourir sur une plage plutôt que d’abandonner un compagnon échoué ?
Nous atteignons là des sommets de cultures, de morale et d’intelligence que le Grand Singe Humain ne saurait même concevoir.
Alors oui, pour la reconnaissance des Grands singes en tant que personnes, oui à la Déclaration d’Helsinki en faveur des cétacés, mais que ces magnifiques initiatives s’étendent à l’ensemble du monde animal non-humain !

Nous sommes tous des Terriens, dépendants les uns des autres. Nous sommes tous des personnes, depuis la musaraigne jusqu’à la baleine bleue !

 

YG

sommaire

 


 

Les éléphants

Le monde mental des éléphants

En 2050, il n’y aura sans doute plus un seul éléphant sauvage dans le monde depuis longtemps.
Depuis toujours, notre espèce les a massacrés mais elle le fait aujourd’hui avec une rage particulière, sous la pression des Chinois, toujours avides d’ivoire et parfaitement indifférents à la noblesse de cette créature, dont, selon Yves Christen, L’animal est-il une personne ? , l’intelligence et la vie sociale équivalent largement celles de l’être humain.

Une culture d’herbivores, certes, mais royaux, sans ennemis autre que le Singe Humain, paisibles et sages croisant sans hâte dans la savane.
Les éléphants se parlent en infrasons, ils soignent leurs blessés, honorent les restes de leurs morts, se soignent avec des plantes médicinales, se reconnaissent dans un miroir, pleurent à chaudes larmes quand ils ont du chagrin et suivent de
longues pistes secrètes qui les mènent vers les puits cachés, au fil d’une très ancienne mémoire.
Leur énorme cerveau, aussi complexe que celui de l’homme ou du dauphin, leur permet de déjouer les ruses des Humains qui tentent de les étudier. Les éléphants comprennent si rapidement les tâches qu’on leur demande qu’ils peuvent se permettre d’outrepasser les protocoles scientifiques et de tricher pour obtenir un maximum de récompenses alimentaires. Cette faculté de saisir les tenants et aboutissants d’une expérience avant même qu’elle ne leur soit complètement enseignée avait déjà été observée depuis longtemps
chez les dauphins par le Dr John Lilly.

Gravement menacés par la dégradation de leur habitat, victimes de leur propre ivoire, les éléphants libres ne seront bientôt plus qu’un souvenir en Asie et en Afrique.

Très bientôt, Il ne restera donc plus que des clones acculturés, producteurs de profits au fin fond des zoos. Sait-on qu’une matriarche éléphante libre peut communiquer par le biais de leur langage infrasonore près de 300 autres amies ? Comment va-t-on faire conserver ces cultures inouïes en captivité ?

Car que dire de ceux qui croupissent au Zoo et qui s’y reproduisent si mal ? Leurs souffrances sont sans doute très semblables à celles du dauphin ou du chimpanzé : l’ennui, le désespoir, la séparation d’avec les leurs font de leur vie captive un enfer d’ennui interminable. Pire encore est le sort des éléphants de cirque, attachés par des chaînes, transformés en guignols et passant le plus clair de leur temps dans des box minuscules…

Comme tous les autres grands mammifères, les éléphants devraient pleinement bénéficier du statut de « personne consciente » et de « sujet de droit ». Et à tout le moins, de sanctuaires vastes et herbeux, où ils pourraient vivre leur vraie vie d’éléphants et perpétuer leurs cultures.

Une longue enfance, pour apprendre beaucoup…

Eléphants africains se livrant à un rituel funéraire (hommage aux ossements d’un proche)

 

elephant-compassion

Eléphantes soutenant une amie mourante et prenant soin de son enfant

L’éléphant est avec le dauphin et l’homme l’animal le plus intelligent au monde

Elephant cognition in primate perspective

« On many of the staple measures of comparative psychology, elephants show no obvious differences from other mammals, such as primates: discrimination learning, memory, spontaneous tool use, etc. However, a range of more naturalistic measures have recently suggested that elephant cognition may be rather different. Wild elephants sub-categorize humans into groups, independently making this classification on the basis of scent or colour. In number discrimination, elephants show no effects of absolute magnitude or relative size disparity in making number judgements. In the social realm, elephants show empathy into the problems faced by others, and give hints of special abilities in cooperation, vocal imitation and perhaps teaching. Field data suggest that the elephant’s vaunted reputation for memory may have a factual basis, in two ways. Elephants’ ability to remember large-scale space over long periods suggests good cognitive mapping skills. Elephants’ skill in keeping track of the current locations of many family members implies that working memory may be unusually developed ».

La vie des éléphants libres

Eléphants captifs : tristesse et humiliation

L’intelligence des éléphants

Elephant Voice

Les éléphants libres vivent plus longtemps que les captifs

Eléphants tueurs

Elephant Information Repository

Elephant Sanctuary

Le langage des éléphants

Le langage des éléphants (2)

L’imitation des sons chez l’éléphant

Le drame des éléphants d’Asie

Lire aussi :
Eléphants captifs

Kai-mook à Planckendael ou le mythe du zoo sauveur

Des éléphants au parc Paradisio


Sommaire


 

Loups et autres Canidés

Loups de Suède en grave péril !

Les loups et les chiens 

* Noble, farouche, violente, soumise et disciplinée, la meute obéit à son couple « royal » qui seul est autorisé à se reproduire. Mais les loups sont aussi des choristes nocturnes et des tacticiens surdoués, capables d’élaborer d’extraordinaires plans de chasse au terme d’interminables délibérations, dont nous ne savons pas en quelle « langue » elles ont lieu…

Le peuple loup est enfin un peuple traqué, haï et massacré par des crétins et des ignorants, surtout en France, et qu’il importe impérativement de protéger. Plus que tout autre, son histoire s’est liée à la nôtre jusque dans la mythologie et l’imaginaire des enfants. Une planète privée de loup serait inconcevable.

Quant au chien, contrairement à sa réputation, il est resté très fidèle à sa culture d’origine : il raisonne comme un loup, nous obéit comme à son chef et retrouve très vite la vie sauvage s’il se retrouve en meute. Malheureusement, peu de bons sites existent sur le chien – nous ne parlons pas ici du dressage ou de l’élevage, qui ne voit le chien qu’en tant qu’objet – et de trop rares traités d’éthologie se consacrent à sa culture hybride.

Les loups sont nos frères en intelligence. Leurs cultures sont belles, émouvantes et subtiles, féroces, certes, mais extraordinairement élaborées. Ils furent aussi nos ultimes concurrents et nos derniers ennemis, avec le léopard, l’ours, le lion, ou le tigre. Nous aurons bientôt fini de tous les massacrer avant de nous massacrer une bonne fois pour toutes entre nous.
Une fois encore, pour sentir de très près « l’esprit loup » et ce qu’il a pu apporter aux Mongols, en termes d’affrontements, mais aussi de modèles pour ce qui est des techniques de chasse et de coopération écologique, je renvoie à ce que je considère comme un pur chef d’oeuvre de la littérature chinoise : le Totem du Loup
Et les loups chantent : il s’agit d’un langage.

Côté musique humaine

Musique loup

Lire enfin le remarquable dossier sur la vie sociale du loup :
Planète.org


2015
Le Grand Massacre des loups en France


Février 2011
Loups suédois en grave péril  !

Chasse aux loups aux USA

Wildlife Services, une agence du Département américain de l’’agriculture, a mis en place une nouvelle fois un plan brutal de destruction des loups de l’’Idaho.
Les “tueurs” fédéraux patentés s’’apprête à abattre depuis leurs hélicoptères ces fauves magnifiques et indispensables à l’équilibre écologique, en le pourchassant depuis les airs jusqu’à l’épuisement.
Il s’agirait, selon les autorités, de protéger les élans locaux.
Mais derrière cette étrange logique de chasseurs professionnels, se cache la vraie raison : ces gens qui possèdent moins de vocabulaire et moins encore d’’intelligence que le bonobo Kanzi, détestent toute concurrence et le loup représente pour eux le mal absolu.

http://www.youtube.com/watch?v=zr183lk-wQk&feature=channel

Rappelons que la délicieuse Sarah Palin encourage ce type de chasse en Alaska.

Protestez !

Protection :

Ferus

Loup et biodiversité

Loups : un empire à reconstruire !

Enfin, rubrique « spécial gros cons » qui n’ont rien compris…

Une pétition en ligne en faveur des loups de France

Nous avons jusqu’au 10 février 2011 pour collecter le plus de voix possibles en faveur de la sauvegarde totale du loup en France, pour un loup libre et sauvage.

« Considérant que le retour naturel du loup dans les Alpes françaises constitue un enrichissement exceptionnel de la biodiversité et une chance pour l’écotourisme,
…Considérant que les loups vivent dans certains autres pays depuis bien longtemps, en bonne intelligence économique avec les hommes, particulièrement en Italie, et que la convention de Berne ratifiée par la France en 1990 et la Directive Habitats instaurent la protection intégrale de cette espèce,
Considérant que les dommages occasionnés par les loups sur des troupeaux de moutons déjà subventionnés pour sauvegarder la biodiversité donnent lieu à de confortables indemnisations par la
collectivité, et que des solutions de protection satisfaisantes et gratuites existent, (chiens de bergers, aides bergers, clôtures…)

Nous demandons à l’’Etat d’affirmer clairement sa résolution à appliquer le droit supra-national et en particulier la Convention de Berne et la Directive Habitats, c’est-à-dire, à faire appliquer une véritable et totale protection, et de s’opposer fermement à toute destruction de loup ».

Lire aussi :
Forestia, un loup oméga meurt faute d’espace pour s’enfuir !

Les 3 loups blancs du Monde Sauvage d’Aywaille !


 

Les Renards

Les renards ont compris qu’il valait mieux jouer au plus fin avec les hommes, quand il s’agit de survivre dans le même monde qu’eux. Et c’est ce qu’ils font ! Depuis plusieurs années, ces merveilleux prédateurs roux se faufilent à l’aube dans les rues des banlieues, grimpent sur les toits ou vident les poubelles. Habile, malin, social, le renard est comme la mangouste: un curieux mélange de culture « chat » et « loup » qui cohabite dans un corps agile. Dans dix mille ans, il sera toujours là !

Renards en Belgique: tuez les tous !

Renards en Belgique : respect !

Le renard Roux

La vie secrète de notre ami renard

sommaire


Les Chiens de l’’île Maurice…et d’ailleurs ! 

Chien errant de l’Ile Maurice

Elle était là, étendue au milieu de la route qui va de Curepipe à Trou d’’Eau Douce au travers des bourgades.
Une chienne, que l’’on aurait pu croire  endormie, comme tant d’’autres dorment ici sur l’’asphalte.
Pas de race précise, un pelage jaune, des mamelles pendantes de trop de grossesses.
Même pas de sang, pas de blessure : elle venait d’être fauchée net par quelque camion crachant son nuage noir de diesel.
Les badauds regardaient sans rien dire, l’’air ébahi.

Je sortis de la voiture avant que d’’autres véhicules ne la réduisent en bouillie, puis la prenant par la peau de l’’échine, je l’ai déposée sur le trottoir. Quelques feuilles sur son corps encore chaud en guise de sépulture. Un accident si banal à Maurice.

Car si cette île  peut s’’enorgueillir d’être l’’un des pays parmi les plus développés, les plus modernes et les plus démocratiques de la Région Africaine, elle peine en revanche à protéger ses animaux. On sait le sort réservé aux macaques sauvages, capturés au profit des laboratoires.

On sait l’’aveuglement des pouvoirs publics face à la pression croissante d’’un whale-watching sauvage  qui fait fuir de leurs baies les dauphins à longs becs.
Ce que l’’on sait moins, en revanche, c’est la façon dont les Mauriciens traitent leurs chiens errants.

Certains de ces canidés ont des maîtres, sans doute, mais une étrange coutume veut qu’’on les lâche la nuit pour garder les maisons et qu’’ils restent attachés toute la journée durant. Etrange, car cet animal est par nature diurne. Il ne possède pas comme le chat la capacité de voir dans l’’obscurité.

Mais plus bizarre encore est ce mépris à l’égard des chiens sans maître- alors que certains riches achètent de bêtes de race, on ne sait comment, lesquels bouffent les enfants en toute impunité – pauvres hères à la dérive, en recherche incessante de quelques bouts de samosa dans les poubelles des rues ou de restes de bananes offertes en offrande à Shiva sur le bord de Grand Lac, en concurrence avec les singes…

Macaque crabier à Grand Lac

Pouilleux, galeux, privé de l’une de leurs pattes ou le dos couvert de plaies, ils vont, sous la chaleur le long des champs de canne, sans but, sans affection, totalement livrés à eux-mêmes.

Certes, nous ne sommes pas ici au Maghreb, où selon le Coran, le chien est un être aussi impur que le porc,  caillassé dès qu’’il passe.
Nous ne sommes pas non plus en Chine ou en Corée : à de rares exceptions près, on ne les torture pas des heures durant afin que leur chair soit goûteuse et riche d »’adrénaline, avant de les écorcher vivants et de les dévorer.

Non. Ici, c’’est l’’indifférence qui tue.
On ne les voit pas, c’’est tout, on les écrase comme de rien n’’était et quand il y en a trop, la S.P.A locale les électrocute ou les parieurs s’’amusent à les faire se battre entre eux. Des associations de défense existent, il est vrai, et font peut-être de leur mieux pour protéger ces malheureux, en menant par exemple de vastes et nécessaires campagnes de stérilisation.
Mais c’’est le regard même du Mauricien (ou du Chinois, ou de tout autre peuple) qu’il faut changer : au fait, c’est quoi, un chien ?

Chien abandonné sur une route en Europe

Son nom scientifique est « Canis Lupus familiaris ».
Il s’’agit d’’une pure création de l’’Homme, un animal qui n’’a jamais existé à l’’état sauvage. Il y a de cela plus de dix mille ans, les premiers Humains ont affronté les loups, comme le faisaient encore, il y a peu, les Mongols dans leurs steppes d’Asie ou les Indiens d’Amérique du Nord.

Nos ancêtres ont tué les adultes, gardé les enfants et petit à petit, ils les ont domestiqués dès le début du Paléolithique : le chien fut donc le tout premier d’une longue série, qui va de la vache au cheval jusqu’à la chèvre ou au mouton, en passant par la poule ou le dindon.
Néanmoins, son rôle initial n’était pas d’être un aliment, les mammifères carnivores mangeant rarement d’autres carnivores, ni d’être maltraité à plaisir.

Certes, il fut utilisé comme arme de guerre, depuis les Gaulois jusqu’à aujourd’’hui.  Certes, Laïka, la première cosmonaute au monde, n’’était une petite chienne errante capturée à Moscou, destinée à se voir grillée vive dans sa capsule soviétique. Certes, tous les grands laboratoires du monde continuent à torturer des chiens pour la plus grande gloire de la science, même si Descartes s’’étonnait déjà que le canidé attaché à la table de vivisection puisse encore lécher éperdument la main sanglante de son tortionnaire.

Ce qu’’il nous faut rappeler ici, tant aux Mauriciens qu’’à tous les peuples de cette planète, c’’est que sans ce quadrupède à la langue pendante, l’’Humain n’aurait jamais pu devenir le maître du monde qu’’il est aujourd’’hui, sans autre ennemi que lui-même.

Le chien est d’abord et avant tout notre frère, notre bras droit, notre compagnon de fortune et d’’infortune, celui qui veille sur les enfants, sauvent les matelots de la noyade, conduit les aveugles à bon port, découvre les criminels grâce à son flair, apaise les âmes esseulées et rend goût à la vie aux personnes âgées.

A ce titre, il a droit à tout notre respect, notre amour et notre protection.

Je me permets de dédier cet article à mes deux chiens successifs, Bidule le tout noir (années 80) et Chani le tout brun, (années 90) qui m’’ont aidé à surmonter tant d’épreuves et dont je garderai à jamais le souvenir au plus profond de mon coeur. Puissent leurs petites âmes si attentives aux variations de la mienne accéder pleinement au Paradis des Chiens !

Bidule

Chani

Références 

Histoire du chien :
http://www.vetopsy.fr/histoire/domest_cn.php

Les chiens à Maurice
PAWS
MSPCA

Les chiens errants
http://www.ile-maurice.com/forum/sinstaller-maurice/6138-les-chiens-maurice.html
http://www.waliboo.com/chiens/piton-ile-maurice-la-mspca-s’insurge-contre-les-combats-de-chien/25161

Partout dans le monde, des personnes en manque de loisirs se divertissent sur le dos des animaux.
C’est notamment le cas à Piton (Ile Maurice) où la MSPCA s’’insurge contre les combats de chien.

C’est le pit fighting que dénonce la MSPCA ou Mauritius Society for the Prevention of Cruelty to Animals. Ce type d’’événement est cruel en lui-même mais il ferait en plus l’’objet de paris qui sont loin d’être respectueux envers la loi. Outre la barbarie des ces manifestations qui sont particulièrement courantes dans la partie nord de l’’île, la MSPCA a également tenu à mettre l’accent sur le fait que ce sont surtout des chiens de race qui sont réquisitionnés pour les combats.
Malheureusement, les combats des chiens ne constituent pas les seules activités douteuses qui révoltent la MSPCA. En effet, l’’île
Maurice est malheureusement le théâtre de vols de chiens en série. Les animaux seront ensuite revendus au marché noir. Si certains d’entre eux ont été convoités du fait de leur race, d’autres l’’ont été pour leur viande.
Pour mettre un terme à ces pratiques illégales mais aussi et surtout pour mettre la main sur leurs initiateurs, de nombreuses enquêtes ont été effectuées et une cellule anti-trafic a été mise en place. Les agents mènent leur enquête aussi bien sur le terrain (auprès des vétérinaires, des cliniques pour animaux…) que sur les sites Internet sur lesquels les trafiquants sont susceptibles de passer des annonces.

Farouk Koodooruth, secrétaire à la MSPCA.


Port Louis —
L’électrocution des chiens errants par la Mauritius Society for the Prevention of Cruelty to Animals (MSPCA) ainsi que le rôle de son ancien secrétaire, le Dr Jalal Shuja, a été vivement critiqué dans un rapport rendu public fin janvier 2003. Ce document a été rédigé par l’International Animal Rescue (IAR), un organisme international luttant contre la cruauté envers les animaux. L’IAR avait été approché en 1999 par Arvind Boolell, alors ministre de l’Agriculture, pour voir comment remédier aux problèmes des chiens errants et revoir le fonctionnement de la MSPCA. Cet organisme basé en Grande-Bretagne a été plus loin dans sa démarche. Il a protesté officiellement auprès de la Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals (RSPCA) pour empêcher que la MSPCA y soit affiliée.
http://fr.allafrica.com/stories/200303130819.html


Elle débourse Rs 200 000 pour un chien errant

http://www.kotzot.com/news/elle-debourse-rs-200-000-pour-un-chien-errant.html

« L’’amour des bêtes peut pousser à faire ce que d’’aucuns considéreraient comme étant une folie. Carol Buyers adore les animaux. Récemment en vacances à Maurice, elle est «tombée amoureuse » d’un chien errant. Et pour le ramener chez elle, cette Ecossaise de 38 ans est prête à débourser pas moins de £ 4 000, soit environ Rs 200 000. C’’est The Daily Record , un journal écossais, qui rapporte cette histoire. C’’est en faisant une ballade sur la plage avec son époux Steven, un ingénieur également âgé de 38 ans, que Carol, esthéticienne, trouve le chien. Carol, qui vit à Banchory- Devenick, à côté d’Aberdeen, a confié à The Daily Record que le chiot, n’’était alors qu’’un « sac d’os » . Une fois à l’hôtel, Carol ne peut retenir ses larmes. « Rien que le fait de penser à ce chien affamé errant sur la plage était trop pour moi » , a- t- elle confié au journal.
Le couple apporte quelques restes au chiot le lendemain matin. Il faudra pas moins d’une heure pour trouver celle que Carol et son mari appellent désormais «Dodo» , allongée sur des rochers. Ils passent le reste de leurs vacances à dorloter Dodo qui aurait même passé une nuit à leur hôtel après que le couple l’a fait entrer pour un bain chaud. Avant leur départ, ils se sont arrangés avec un vétérinaire local pour qu’’il prenne soin de Dodo – moyennant rémunération – jusqu’à ce que ce dernier vienne les
rejoindre en Ecosse.
Les Buyers espèrent que ce sera fait d’ici avril afin qu’’elle vienne rejoindre leurs épagneuls, Toby et Dixie. « Nous n’’avons pas encore reçu la facture du vétérinaire mais nous pensons qu’elle avoisinera les £ 2 000 ( Rs 100 000) et son vol jusqu’en Ecosse devrait coûter à peu prés la même chose. C’est un bâtard coûteux ! »


Chien et Islam
http://www.dogstory.net/chienislam.htm
http://www.orientalement.com/q2347-le-chien-dans-la-maison-en-islam-haram.html

Chien et enfants
http://www.enfants-et-chiens.com/

Chien et personnes âgées
http://www.senioractu.com/Des-chiens-dans-les-maisons-de-retraite-pour-le-bien-etre-des-personnes-agees_a4754.html

 Laika
http://fr.wikipedia.org/wiki/Laïka

Chiens de laboratoire
http://www.oiseau-libre.net/Animaux/Animaux-laboratoire/Elevage-laboratoire.html

Sommaire


Félidés

Zoo d'Anvers 2003. Copyright YG

Zoo d’Anvers 2003. En 2015, la cage a té un peu élargie mais la panthère tourne toujours dans le même coin. Copyright YG

Tous, sauf les lions, avaient la réputation de vivre en solitaire. Et c’était faux !
La société féline se fréquente à distance, en de rares occasions, mais des règles et des rituels complexes régissent son bon ordonnancement, principalement fondée sur la gestion des territoires.

Techniques de chasse élaborées, longues réflexions méditatives, sagesse souple et profonde: les félidés sont assurément un peuple fier et farouche, qui lutte aujourd’hui désespérément pour la sauvegarde de ses terres et de ses traditions.

On lira à ce propos l’incontournable et émouvant plaidoyer en faveur de la nation félidée que signe Yves Christen sous le titre « Le Peuple Léopard : Tugwaan et les siens » aux éditions Michalon, Paris, 2000.

Mais les simples amoureux des chats savent aussi quels trésors d’amour, d’humour, de férocité et de tendresse exquises leur petit coeur peut abriter…


Les Tigres

Jim Corbett était grand amateur de chasse au tigre

30 novembre 2010
Sauvez les derniers tigres !

Les zoos ne sont pas une solution (ici à Duisburg, Allemagne)

22/11/2010

Un tigre de l’Amour, rare, abattu par des braconniers en
Sibérie

Un tigre de l’Amour (ou tigre de Sibérie), une espèce rare, a été abattu hier par des braconniers près de Vladivostock en Russie. Le tigre a été découvert par une patrouille anti-braconnage d’IFAW dans le district de Khasan dans la province de Promorie. Cette zone de la Russie extrême-orientale frontalière de la Chine abrite les 300 à 400 derniers tigres de l’Amour.

Tigre de l'Amour, le bien-nommé !

22/11/2010

La mort d’un tigre réintroduit dans la réserve de Sariska tire la sonnette d’alarme selon le Ministre

Le Ministre Indien de l’Environnement et de la Forêt, Jairam Ramesh, a qualifié de sonnette d’alarme la mort récente du premier des 5 tigres réhabilités lors de la réintroduction historique de l’espèce dans la réserve de Sariska dans l’Etat Indien du Rajasthan, au nord du pays. Il a pris un certain nombre de mesures pour assurer l’avenir de l’espère dans la réserve.

Non aux tigres captifs !

Une pensée émue pour Tatiana, qui n’a fait que son boulot de tigre : bouffer ceux qui l’agressaient et la gardaient en cage ! Son attitude ne correspondait malheureusement pas aux « animaux -toutous » bien encagés dont rêvent les sous-humains décérébrés que nous sommes devenus. Elle est en est morte. Hommage à elle !


 

Bétail vivant pour les tigres des zoos chinois

zoo-chine-tigre

* Soit on se place du point du vue des tigres captifs, qui ont la chance de pouvoir exercer ici tous leurs talents de chasseurs. C’est donc très amusant pour eux !

* Soit on se place du point de vue du veau, qui se fait tuer sans doute plus rapidement qu’en abattoir.

* Soit on se place du point de vue de l’Humain, qui fait des photos et s’excite en regardant ce massacre, à l’image des passionnés de corridas qui jouissent de la souffrance d’un autre Terrien sensible et conscient, et dans ce cas, c’est profondément malsain.


 

Les fermes de tigres en Chine

des-tigres-sont-affames-et-maltraites-pour-ensuite-etre-transformes-en-vin-hors-de-prix3
Tout est bon dans le tigre, selon les chinois : la fourrure pour un commerce totalement illégal, et certains organes vitaux qui servent d’ingrédients à une médecine moyenâgeuse et inefficace. On peut même en faire du vin !


 

15/8/2010

Sumatra : un tigre tue un paysan

 

Un agriculteur indonésien a été tué par un tigre de Sumatra, une espèce en grave danger d’extinction, alors que l’homme travaillait dans son champ de cacaotiers.
Le corps à demi dévoré du malheureux Cut Hasan, âgé de 48 ans, a été découvert à l’extérieur de la plantation, deux jours après que le fermier ait été rencontré pour la dernière fois par des villageois de Geumpang, dans la province d’Aceh, sur l’île de Sumatra, a précisé Syaiful, le chef du village.

« Le tigre a brisé son cou et sa colonne vertébrale. Son abdomen a été éventré et son corps portait la trace de morsures », a-t-il témoigné.

De semblables attaques contre des Humains étaient rares, naguère, les tigres disposant de proies en abondance, mais leur nombre n’ a cessé d’augmenter au cours de ces dernières années dans plusieurs régions d’Indonésie, un archipel qui devrait s’enorgueillir de posséder encore d’immenses forêts tropicales.

La principale raison de ces conflits entre les hommes et les derniers grands prédateurs, lesquels tuent environ une trentaine d’hommes par an, trouve sa source dans la réduction drastique de l’habitat dont disposaient jadis les tigres et les éléphants, désormais chassés de leurs territoires du fait du déboisement intensif et du développement intensif des plantations de palmiers à huile.

Il reste aujourd’’hui moins de 400 tigres de Sumatra à l’état sauvage, à peine de quoi maintenir l’espèce en vie au point de vue génétique.

Alors, à qui la faute ? Ce tigre est-il coupable ?  Non, bien sûr, il n’a fait que son boulot, au même titre que ce paysan pauvre. Tous les deux affamés !
Il faut donc chercher ailleurs les responsables de drame, à savoir les grandes multinationales sans état d’âme qui ravage la planète pour un profit immédiat.

Lire aussi :

Non aux spectacles de tigres au Zoo d’Amnéville (2015)

La réintroduction du tigre en milieu naturel

La réintroduction du tigre en milieu naturel (2)

Tigre : vie sociale

Langage tigre

Un livre sur la vie sociale du tigre

Les tigres de Kanchanaburi : 7 bonnes raisons de boycotter !

La protection du tigre aujourd’hui

Tiger Information Center 


 

Les lions

Lions
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lion
http://viesauvage.over-blog.net/article-10546718-6.html
http://www.larousse.fr/encyclopedie/vie-sauvage/lion/178160

Rugissements
http://www.youtube.com/watch?v=iqd-wX60jW8

http://www.youtube.com/watch?v=aUfDxRelPHg&feature=fvw
http://www.youtube.com/watch?v=8SJluGsrcP4&feature=related


 

Les Guépards

Guépard : vie sociale

The Cheetah Spot

Kiburi, le bébé guépard fait ses débuts au zoo de San Diego

guépard captif

« Le jeune animal âgé de 10 jours a été découvert ainsi par le public à travers les vitrines du centre de soin du parc animalier. Il a ouvert les yeux pour la première fois le 24 novembre et les soigneurs espèrent que le petit guépard possède un patrimoine génétique diversifié qui permettra la préservation de l’espèce ».

Patrimoine génétique ?
Sans doute, mais qu’en est-il de sa culture, de sa nature même de guépard, dont tout le savoir vient de la mère (ici, on le nourrit au biberon, comme c’est bizarre ! Où est passé sa génitrice ?) et qui ne peut développer ses compétences cognitives propres qu’au sein de son biotope d’origine ?

Ce petit guépard a-t-il la moindre chance d’être jamais réhabilité en milieu naturel, alors qu’il se trouve à jamais incapable de chasser, de se protéger de ses ennemis ou de nouer des relations sociales normales et codifiées avec ses semblables ?

Non, bien sûr ! Essayez de relâcher un enfant humain né en prison et lâché dans le monde réel : il ne saura même pas ce que signifie l’argent, le contact avec les autres, ou la recherche d’un logement !
Bref, ce pauvre bébé guépard ne sera qu’un nouveau toutou de zoo qui ne sert qu’à faire du profit.  Tout bon gestionnaire de cirques, zoo et delphinariums, sait parfaitement qu’un bébé trop mignon, c’est à tout le moins 90% de visites en plus !

Préservons plutôt les derniers guépards libres en aidant ce type de projet !


Le léopard

Extrait de la préface :

 » (Pour moi) Panthera pardus – la panthère ou le léopard, les deux noms sont synonymes – a cessé d’être une espèce animale pour devenir un peuple…
D’autres ont utilisé la même expression :  » le peuple singe « ,  » le peuple de l’herbe « , etc. Mais il s’agissait davantage de choisir un mot fort que d’en illustrer le concept en traitant d’individus particuliers. Inversement, quelques livres remarquables -je pense notamment au voyage de Shirley Strum chez les babouins – portent sur des personnes animales et sur leur famille, mais sans prendre en considération l’ensemble de leur peuple, de son histoire et des menaces qui pèsent sur lui. Cet ouvrage ambitionne de traiter d’un groupe animal comme d’un peuple.

D’où le titre. Il s’agit bien ici d’ethnologie autant que d’éthologie. L’ethnologie reconstitue l’histoire des peuples.
L’étude des structures de la parenté en forme le noyau dur et sa sensibilité essentielle lui confère un tropisme vers les groupes menacés. Mon regard sur le léopard procède de ces préoccupations: des individus félins situés dans leur parentèle, des chats menacés et pourtant si talentueux qu’ils illustrent le triomphe du peuple persécuté mais qui résiste et devient plus fort encore.

Ce qui caractérise l’ethnologue, écrit Jean Copans, c’est  » toujours la quête de l’altérité et de ses formes identitaires ».
L’altérité se situe aussi au cœur de l’interprétation que propose Jean Poirier dans son encyclopédie: « l’ethnologie est née avec la découverte d’autrui et l’acceptation de l’homme en tant que semblable et autre tout ensemble »

D’où, sans doute, un certain regard qui rend impossible la froide objectivité. De ce point de vue, l’ethnologie animale se distingue de l’éthologie ou de la sociobiologie. File ne leur ôte rien. Elle ajoute simplement une reconnaissance de l’Autre ru tant que sujet et pas seulement objet.

Va pour l’ethnologie animale dira le lecteur complaisant, tandis que d’autres, agacés, auront déjà rejeté l’affaire en bloc.
Mais pourquoi le léopard ? Chacun comprendra
mes raisons de défendre le peuple qui, plus que tout autre illustre la notion du beau.
Mais il existe un autre motif, de l’ordre du symbole.
Qu’est-ce qu’un peuple en définitive ? Les jeux sur les mots ne me passionnent pas vraiment.
Comme le Prix Nobel Francis Crick, j’observe qu’aucun général n’a jamais gagné une guerre en commençant par en donner la définition. Autant dire qu’en posant la question je n’envisage pas de recourir au Petit Larousse mais de m’efforcer de percevoir du sens derrière les mots.

On pense « peuple » quand la population ou la tribu, celle à laquelle on appartient ou celle de l’Autre, passe sous le joug de la menace. On pense « peuple  » quand on prend conscience que l’Autre, tenu plus pour un objet que pour un sujet, voisine avec nous depuis longtemps sans même qu’on l’ait jamais perçu jusqu’alors.

Tel est le cas du peuple léopard, qui chemine à nos côtés depuis l’origine, et qui a accompagné l’hominisation, lui donnant peut-être même un coup de pouce décisif.
Un peuple, aussi, membre du monde des félins, le groupe génétiquement le plus proche de nous en dehors de nos frères primates.
Un peuple, donc, qu’il nous faut regarder d’un oeil différent en en comprenant mieux la dignité. L’esclave était un Autre avant qu’on le libère, et le Bochiman aussi, avant qu’on ne l’étudie.
De même, depuis l’aube de son histoire et de la
nôtre, si proches dans le temps et l’espace, la panthère était un être autre dont il faut désormais reconnaître l’altérité tachée. (…)

Yves Christen

« Le Peuple Léopard : Tugwaan et les siens »
Editions Michalon, Paris, 2000.

Sommaire


Mangoustes

shaktilast.jpg

Shakti

Petit cerveau, psychisme aigu : c’est un univers drôle et généreux que celui des mangoustes.
Une Reine, un Roi, comme chez les loups et un clan très uni qui s’entraide, protège ses malades, fait le guet et s’interpelle en un curieux langage sifflé ou couiné qui désigne les choses comme chez le singe vert.  Quelquefois, toute la tribu s’en va-t’en guerre, à la conquête d’autres territoires.

Speedée, charmante, bourrée d’humour et fidèle – malgré son haut degré d’évolution – au gabarit simplifié des premiers mammifères du temps des dinosaures, la mangouste n’est pas en voie d’extinction. Maligne, elle gagne du terrain et peu à peu,
s’adapte au monde humain à la manière de l’étourneau, du renard ou du tatou, pour devenir notre commensale.
Même en captivité, les mangoustes s’adaptent mais leur trafic est évidemment à proscrire : il ne s’agit pas là d’animaux de compagnie.

Lire « Une mangouste à Bruxelles » et la liste des liens

To the top


Les ours

Peu connu, pourchassé, en voie de disparition à peu près partout dans le monde, l’ours a pourtant été notre compagnon de route durant des millénaires. Son intelligence, sa force, et son habilité à échapper à nos pièges a forcé l’admiration de nos ancêtres, qui le craignaient et qui, de ce fait, n’ont pas manqué de l’asservir et de l’humilier lors de spectacles de cirque.
Qui dira toute la beauté du monde de l’ours libre, toute la richesse de ses cultures subtiles avant que nous ne le détruisions ?

Quant à l’ours blanc, son sort est encore plus pitoyable, si c’est possible, et son extinction annoncée à cours terme, en même temps que celle de la calotte glaciaire. Le Gouvernement du Québec envisage pourtant de reprendre la chasse sportive à l’ours blanc, dont la chair, dit-on, est fort bonne ! Là aussi, il faudra sans doute se fonder sur les récits des anciens Inuits pour se faire une vague idée du monde mental et des capacités cognitives de ce prodigieux géant des glaces…

L’ours en France

Le retour de l’ours dans les Pyrénées

L’ours blanc au Québec

Grizzly bear information (Ours)

Sergei-Shushunov-brown-bear-hunt-in-Magadan1

Chasse à l’ours en Russie

« En Russie vit la plus grande population d’Ours du monde.
Dans la tradition russe existent différentes manières de chasse à l’ours, méconnues en autres parties du monde, comme par exemple la chasse à l’ours à mains nues et armées seulement de couteau ou la chasse en caverne, fréquent dans les zones de la Sibérie.

Sans entrer dans la matière discutable de la systématique des ours, nous constatons, qu’en Russie vivent ours de toutes les dimensions, du petit Ours du Caucase qui pend sur les 150 Kgs., au gigantesque Ours du Kamcatka qui arrive aussi à 600 Kgs. Nous avons choisi quelques chasses à l’ours en Russie sur la base des probabilités de succès et pas sur la base de la taille ou de la sous-espèce.

La chasse classique à l’affût se déroule au printemps ou en automne dans la Russie centrale, quand les ours sortent manger dans les cultures agricoles.
On chasse au crépuscule ou dans les nuits de lune pleine. Toujours au printemps et en automne on
chasse les gigantesques ours aussi dans la péninsule du Kamcatka et dans la zone limitrophe de Magadan. Pour cette chasse on utilise les motoneiges ou hélicoptères pour arriver au champ de base pour puis continuer à pied. 

Dans les mêmes zones, de la deuxième moitié de mai et en juin, on chasse sur la côte au bord de bateaux et, après avoir localisé l’ours, on continue à pied; par contre en automne  on chasse le long des fleuves où les ours vont pêcher les saumons qui remontent les fleuves dans cette époque.

Le dernier type de chasse à l’ours est ce qui se fait en caverne dans la Sibérie centrale dans les mois de hiver jusqu’au 28 février. Cette chasse consiste dans l’approche du chasseur à la caverne de l’ours, préalablement localisé par les guides locaux qui avec l’’aide de chiens spéciaux,  incitent l’ours à sortir. Cette chasse est entre le plus dangereuses parce que on tire de distance rapprochée; de toute façon le chasseur est protégé par les chasseurs professionnels qui s’installent à ses côtés ».

http://www.russianhunting.com/hunting.htmlµ

http://pegazus.free.fr/htdocs/pages/frame_38.htm

http://www.safariinternational.com/webfr/gros/ours_en_russie.htm


Sommaire



Les oiseaux

Le perroquet, les corvidés et bien d’autres oiseaux…

Les oiseaux ont un petit cerveau mais ils pensent, ils parlent, et comprennent ce qu’ils disent lorsqu’ils imitent les mots humains.
Alex, le perroquet gris le plus célèbre au monde, donnait ses propres interviews et commençait même à apprendre à LIRE. D’ores et déjà, il savait compter, distinguer les catégories (identité, matière, couleur, distance, temps, nombre etc.) et exprime ses désirs en petites phrases anglaises.

Dans la nature, c’est encore mieux.
Les perroquets s’organisent en bandes très structurées et portent eux aussi des noms sifflés personnels.
Ont-ils un vrai langage ? Les recherches sont en cours !
Et puis bien sûr, il y a les corvidés, capables de manier les outils aussi bien que des singes, les pies, les geais, les mainates, les charmants calopsytes, les goélands, les pingouins et mille autres prétendus « petits cerveaux » étrangement performants et dotés d’un psychisme qui ne correspond nullement au volume cérébral.
Où se cachent donc les fondements neuronaux d’une conscience aussi vive ? Pas le lobe
frontal, mais dans ce que qu’on nomme (Merci, Julian) l’hyperstriatum !

 

Alex Foundation

La veille de sa mort, Alex a dit à Irène Pepperberg son entraîneur :
« On se voit demain, sois sage. Je t’aime ».

Voir la vidéo

En français

Les corvidés disposent d’une intelligence proprement hallucinante

Corbeaux et corneilles

Corbeaux : vie sociale

Corbeaux : l’usage d’outils

Corbeaux calédoniens

Les corbeaux utilisent les automobiles et les feux tricolores pour casser les noix

Les corbeaux gardent la mémoire des visages

L’intelligence du geai

L’art chez l’oiseau : le chant subtil du merle noir !

Les joutes vocales des merles noirs mènent à la beauté pure et à la plus extraordinaire complexité des phrases musicales…
Voir et entendre la vidéo.
Ecoutez encore ces mélodies magiques et ces échanges verbaux que nous ne comprenons pas..

Les étourneaux parlent un vrai langage !

La grammaire chez l’oiseau
La structure récursive du langage, qui permet dans toutes les langues humaines d’inclure à gré des ensembles de mots au coeur des phrases, peut être apprise par des oiseaux chanteurs, alors que l’on croyait que cette caractéristique était le propre de l’homme. L’équipe du chercheur américain Timothy Gentner, de l’Université de Californie (San Diego), a réussi à apprendre à des sansonnets à reconnaître ce type de structure, selon une étude publiée dans la revue scientifique Nature. Ces résultats
viennent bouleverser la théorie selon laquelle cette structure grammaticale est le seul élément du langage qui soit spécifique à l’homme.

C’est la structure récursive qui permet d’enrichir sans fin les phrases, tout en conservant leur cohérence. Ainsi, explique le psychologue Gary Marcus (Université de New York) dans une analyse accompagnant l’étude, la phrase « l’amour conquiert tout » peut-elle s’incorporer à une autre pour devenir « Chris sait que l’amour conquiert tout ».

En répétant le schéma, on obtient par exemple: « Terry sait que Chris sait que l’amour conquiert tout ».
Et ainsi de suite. L’équipe de Gentner a fait écouter à ses sansonnets des séquences de chants (gazouillis et
jacassements) distribuées selon cette structure, et d’autres où les séquences étaient simplement ajoutées à la fin de la phrase musicale. Lorsque les étourneaux reconnaissaient une structure récursive, ils devaient piquer du bec sur un bouton, obtenant une récompense. Après des dizaines de milliers d’essais éducatifs, neuf des onze oiseaux étaient capables de distinguer les séquences structurées des autres. De précédents essais similaires sur des singes, menés en 2004, n’avaient abouti à aucun résultat, semblant corroborer la théorie de la spécificité humaine. L’étude publiée jeudi pose de nombreuses questions sur l’évolution du langage, note Gary Marcus. Des recherches devront être menées notamment pour savoir
si cette capacité est partagée par tous les animaux capables d’acquérir de nouvelles structures de vocalisation, à savoir les oiseaux chanteurs et, très certainement, les cétacés.

Comme les humains, les bébés étourneaux doivent apprendre à communiquer. Comme nous,
ils ont un langage qui change suivant le groupe auquel ils appartiennent.
Ils sont capables de partager un même chant au sein d’un groupe, où d’apprendre de nouveaux chants s’ils changent de groupe.

En captivité
http://www.youtube.com/watch?v=kr2_3yunG3s
http://www.youtube.com/watch?v=LrHZtTga-28&feature=related

En liberté
http://www.oiseaux.net/oiseaux/etourneau.sansonnet.html
http://www.youtube.com/watch?v=HMS7Xth4LJY
http://www.youtube.com/watch?v=P1lFp41DyQY&feature=related

Rappelons que le cirque aquatique « Planète sauvage » a pris prétexte du chant des étourneaux pour étudier celui des dauphins.  Il y a un monde de différences en termes cognitifs, sans doute (?)  bien sûr, mais cela n’empêche pas que les oiseaux carburent sérieusement des neurones !

La curiosité chez la mésange

Les moineaux

 

D’autres chants et langages

Sommaire