Février 2012

Les cétacés sont des personnes  !

Les dauphins vivent comme nous, en famille.

Les dauphins méritent les mêmes droits que les humains


Les consciences commencent à s'ouvrir, les yeux à se déciller : oui, les cétacés sont des personnes comme vous et moi.
Non, personne n'a le droit ni de les tuer pour en faire de la viande ni de les enfermer pour les transformer en clowns !
Nous touchons ici à une véritable Révolution Copernicienne comme l'Humanité n'en a plus connu depuis Galilée, Darwin, Einstein et Planck !


19 février 2012

"Les baleines et les dauphins sont si intelligents qu'ils doivent être déclarés comme étant des personnes non humaines et se voir dès lors protégés par une Déclaration des Droits", ont affirmé en ce dimache 19 février 2012 des scientifiques réunis à l'occasion d'une conférence internationale à Vancouver.
 
Près de 50 chercheurs de l'Université Emory (Géorgie, USA), de l'Université Loyola Marymount (Californie, USA) ainsi que divers membres d'associations de défense de l'environnement venus du Royaume-Uni ont asséné cette assertion lors de la réunion annuelle de l'Association Américaine pour l'Avancement des Sciences.

Selon eux, l'ensemble des cétacés - dauphins, marsouins, orques, baleines, etc. - sont bien plus sophistiqués au niveau intellectuel et émotionnel qu'on ne le pensait jusqu'alors. Un nombre croissant de preuves attestent que ces mammifères marins disposent d'un niveau similaire d'intelligence, de conscience de soi et de sensibilité que celui de l'être humain . 


En conséquence, ces chercheurs ont présenté à nouveau la déjà célèbre Déclaration des droits pour les cétacés, conçue le 22 mai 2011 à l’Université d’Helsinki par des experts et intellectuels internationaux.

L'article premier de cet énoncé affirme que «chaque cétacé a le droit à la vie».
L'article sept précise que «les droits, les libertés et les normes énoncés dans la présente déclaration doivent être protégés en vertu du droit international et national».

Le groupe souhaite que la politique - qui favorise jusqu'à présent l'exploitation éhonté des baleines et dauphins à des fins lucratives, soit en les massacrant, soit en les réduisant en esclavage - se mette enfin au diapason de la science et qu'elle interdise toute exploitation de ces animaux, que ce soit pour la chasse ou pour les parcs marins.

Le Professeur Thomas White, Directeur du Centre d’Ethique et d’Affaires de l’Université de Loyola Marymount en Californie et auteur de l'ouvrage "In Defense of Dolphins : The New Moral Frontier" a déclaré à la presse à l'issue de cette rencontre :

"La complexité intellectuelle, sociale et affective des cétacés atteint un niveau tel qu'il est impossible de ne pas les considérer comme d'authentiques "personnes", au sens juridique du terme.
Chaque individu est différent d'un autre et chacun vit dans un contexte culturel et social qui lui est propre.
A ce titre, dauphins, marsouins et baleines doivent être considérés désormais comme «non utilisables» par les humains.
Il est, de ce fait, éthiquement indéfendable de tuer, blesser ou de garder ces êtres en captivité pour satisfaire nos besoins, qu'ils soient économiques ou alimentaires".

D'après un article de l'Agence QMI
21/02/2012



Lire l'article complet en anglais :
Des cétologues déclarent que les cétacés doivent être traités comme des gens !

Signer la Déclaration pour les Droits des Cétacés


Les baleines meurent dans d'atroces souffrances

Les baleines disposent d'une intelligence hors du commun et de cultures complexes.
Pourtant, le Japon, la Norvège et le danemark n'hésitent pas à les transformer en steaks.



Dans le même temps, on le sait, plusieurs autres scientifiques, tels le Dr Lori Marino, le Dr Toni Frohoff ou la chercheuse Denise Herzing, viennent de s'opposer avec véhémence à toutes les recherches sur les cétacés qui seraient encore menées dans les delphinariums, estimant que :

"Jusqu'à présent, la plupart des recherches sur les capacités cognitives des cétacés ont été faites dans un environnement contrôlé, c'est à dire en laboratoires ou dans les parcs marins.
Bien que ces lieux fermés permettent un certain degré de rigueur expérimentale et une surveillance logistique, ils n'ont qu'une valeur limitée dès qu'il s'agit de comprendre les véritables comportements des individus libres en milieu naturel, imposent un stress terrible aux sujets d'expérience and soumettent les populations libres à des dommages importants, du fait des captures trop souvent répétées"

Ces scientifiques proposent donc de nouveaux paradigmes en cette matière et estiment qu'il est temps désormais de se livrer à des études en mer, en interagissant respectueusement avec les dauphins libres, "in their world, on their therms", dans leur monde et selon leurs choix.

On le voit, les choses évoluent.
Bien sûr, aucun delphinarium, aucun laboratoire de recherche financé par la US Navy n'acceptera d'emblée de se voir privés de leurs sujets d'expérience ou de leurs esclaves si lucratifs.
Peu de gens accepteront sans ciller que des "animaux" puissent disposer d'une pensée autonome, d'une conscience de soi, d'une vie sociale complexe, d'une affectivité identique à la nôtre.
Et moins encore, on s'en doute, d'une intelligence égale, voire supérieure à celle des êtres humains.

De nombreux facteurs interviennent dans ce "déni de réalité", dont le plus importants sont les enjeux stratégiques et financiers que représentent l'exploitation des cétacés.
L'Anthropocentrisme, qui fait de l'Homme le Parangon du Vivant ou même l'image de Dieu, est une croyance d'origine religieuse solidement enracinée dans l'esprit du public mais hélas, également, de certains scientifiques qui ne veulent ou peuvent admettre qu'un animal ait des droits ou que nous ne soyons nous-mêmes que des animaux ! 




Les certitudes anthropocentristes ont commencé à se fissurer avec Darwin.
Le malheureux en a payé le prix !

Et Dieu créa l'Homme à son Image. Et l'Homme se crut tout permis...


Un jésuite qu'une amie mauricienne interrogeait récemment sur la pertinence de la vivisection imposées aux animaux de laboratoire, argumentait en ce sens :

"Les animaux ne ressentent que la douleur, pas la souffrance, car celle-ci suppose une conscience observante. Et si vous donniez des droits aux animaux, vous devriez également leur imposer des devoirs ! Va-t-on pendre les cochons comme on le faisait au Moyen Age quand ils avaient dévoré un enfant ? "    

Hélas, mon père, les "animaux" ne sont qu'un leurre quand on les distingue de l'humain.
Nous tous, Terriens, que l'on soit insectes, batraciens, reptiles, échinodermes, oiseaux ou mammifères, sommes bien des animaux, et non des des végétaux et moins encre des minéraux (quoique notre corps soit composé essentiellement de carbone et d'eau...).

Pire encore, les mammifères partagent entre eux un nombre extraordinaire de caractéristiques communes : nous respirons, nous buvons, nous mangeons, nous déféquons, nous urinons, nous faisons l'amour, nous élevons nos enfants, nous les aimons nous vivons en société et nous prenons grand soin d'éviter tout danger et de rechercher la bonheur et la paix !

Et s'il fallait enfoncer le clou plus avant, rappelons que l'être humain n'est jamais qu'un grand singe hominien, (Homo sapiens) séparé de ses frères les plus proches, le bonobo (Homo Paniscus)et le chimpanzé  (Homo troglodytes) depuis quatre ou cinq millions d'années à peine !
Sait-on que nous partageons avec eux 99,4% de chromosomes communs ?
Sait-on que chacun de nous, homme ou femme, porte exactement le même nombre de poils qu'un chimpanzé ? Ils sont plus fins, c'est tout, et on ne les voit guère, sauf sur la tête, le pubis ou sous les aisselles. Mais le nombre est le même. Simplement, ceux du chimpanzé sont un peu plus épais...  


              

Les Trois Chimpanzés : aussi peu différents les uns des autres qu'un moineau friquet peut l'être d'un moineau domestique


Quant aux droits et aux devoirs, entendons -nous bien : tant chez les dauphins que chez les grands singes - pour ne citer qu'eux - une morale existe au sein de chaque société, de chaque culture. Franz De Wall a décrit dans son ouvrage Le Bon Singe mais aussi dans L'âge de l'empathie, comment les vieilles femelles veillaient aux respect des lois de la tribu et séparaient des combattants lorsque certains conflits devenaient trop violents. 

Shirley C. Strum a observé de la même manière des règles de conduite très strictes chez les babouins et il va sans dire que celles-ci existent a fortiori chez les cétacés.
Comme a pu l'observer un chercheur intrigué par les divers motifs des échouages, il advient que des dauphins se fassent justice entre eux. Un individu a ainsi été vu poussé hors de l'eau et loin sur le rivage par ses semblables, en punition d'un crime dont nous ne savons rien. Ou bien au terme d'un conflit territorial, allez savoir !

Oui, les droits et les devoirs existent aussi chez les animaux non-humains, mais ils sont propres à l'espèce et ne s'apparentent pas nécessairement à la justice humaine.
Qu'il faille néanmoins rédiger - et signer des deux mains ! - la "Déclaration d'Helsinki" est une nécessité.

Car les Humains, jusqu'à ce jour, ont toujours considéré les autres Terriens de manière ambiguë, soit comme des gens, quand il s'agissait d'animaux de compagnie, soit comme des choses, pour les animaux d'abattoirs, le gibier, les baleines, les dauphins ou les lions de cirque.


Chien chinois très cher et très gâté Chiens torturés avant d'être mangés

Le sort des chiens chinois est particulièrement frappant : adulés pour certains, torturés et mangés pour d'autres.


Il ne faut pas remonter bien loin dans l'histoire pour constater que cette vision trouble sur l'Autre concernait également des humains.

"Jusqu’au XIXe siècle, les esclaves américains des plantations se sont vus ainsi affublés par les Européens d’un statut terriblement ambigu, voire contradictoire, entre l’humain et la chose.

Dans la mentalité esclavagiste, en effet, les Africains transportés au Nouveau Monde ont été perçus et pensés comme des possessions, des objets appartenant à leur maître (des « meubles » précise le code noir). Esclaves comme propriétaires ont donc dû s’attacher à construire cette identité non-humaine pour organiser la vie d’un point de vue pratique.
La violence symbolique associée à ce statut s’exprimait notamment à travers le fait, pour le maître, de renommer à sa guise « ses » esclaves, en leur attribuant un nom quelconque, son nom propre, voire de simples numéros.

Les arts et la littérature de l’époque portent aussi abondamment témoignage de l’objectification de l’esclave, que ce soit pour la renforcer du point de vue des esclavagistes, ou pour la combattre dans les écrits des abolitionnistes et des esclaves eux-mêmes.

Ainsi "La Case de l’Oncle Tom", d’Harriet Beecher Stowe, circule d’abord en feuilletons dans la presse en 1852 avec un sous-titre éloquent : « The Man that was a thing », l’homme qui était une chose, inscrivant à l’orée du roman cette formulation paradoxale, cette impossibilité réalisée. En outre, comme le montre Leonard Cassuto, les « slave narratives », récits d’esclaves fugitifs devenus un genre littéraire à part entière, s’écrivent à partir de cette contradiction : comment un non-humain pourrait-il écrire une autobiographie ou un roman ?
"


(in "Raison publique")



A l'heure où des scientifiques réclament des droits pour les personnes à nageoires et à évent, à l'heure où le bon peuple ricane, convaincu que seul l'Homme, image de Dieu, Parangon du Vivant, mériterait cet honneur, il est bon de rappeler que jusqu'il y a peu, ces mêmes droits étaient refusés à des êtres humains au prétexte que leur peau n'étaient pas de la bonne couleur ! On les réduisait eux aussi en esclavage et on les exhibait dans des zoos.

 Il y a des siècles ? Pas du tout !

Mes propres grands-parents allaient voir encore des "Nègres" en cage à Tervueren, près de Bruxelles !
Qui se souvient qu'aux pieds de la Tour Eiffel, 50 millions de badauds sont venus, en 1900, découvrir les milliers de spécimens rares et exotiques ?
Qui se rappelle, en visitant le dimanche le zoo Hagenbeck à Hambourg ou le Jardin d'Acclimatation à Paris, dans les mêmes enclos qu'aujourd'hui, qu'il y a 70 ans des sauvages s'offraient aux regards de millions de visiteurs ?

Alors, des droits pour les cétacés, un non-sens ?

Ils ont des nageoires au lieu de mains et une caudale à la place de pieds, c'est vrai.
Mais pour le reste... Où est la différence ?


Photo Adrien & Khadija

Ce dauphin du marineland d'antibes souffre d'une forme très grave de psychose due à la privation de liberté.
En d'autres termes, il est totalement désespéré et risque bien de ne plus vivre longtemps...

Voir la vidéo


Les dauphins méritent les mêmes droits que les humains

Orques en esclavage

Trop intelligents que pour être captifs

Les recherches en labo tuent !

Les baleines pensent comme nous

Les dauphins captifs meurent de désespoir

After research reveals dolphins have extraordinary intellects and emotional IQs greater than ours, 
expert ask: Should they be treated as humans?

Are dolphins too smart for captivity ?

Dolphin Social intelligence and extreme brain size evolution

Oui, les dauphins sont bien sûr des personnes


Les Africians étaient cosidérés comme des animaux par les Blancs jusqu'au début du 20ième sicècle

Captures de futurs dauphins esclaves pour les delphinariums à Taiji


retour intelligence

retour dauphins libres

 

 

 

 

 

 

 


 

Une Nouvelle Frontière Morale
Défendre les dauphins
Thomas White (Loyola Marymount University)

"S’agit-il ici «d'intelligence extraterrestre » ou de «personne non humaine»? Quoiqu’il en soit, vous ne penserez plus jamais aux dauphins de la même manière qu’auparavant, une fois que vous aurez lu ce nouveau livre, tout à la fois perspicace et provoquant au niveau intellectuel." Jerry R. Schubel. 

 Description

Les humains partagent-ils la planète avec une autre espèce intelligente depuis des millions d'années sans même s’en rendre compte ? «Défendre les dauphins » est un ouvrage qui associe les données scientifiques accessibles à tous, en même temps qu’une vision philosophique, fondées sur les dernières recherches relatives à l'intelligence du dauphin et à ses comportements sociaux.
A ce titre, il se fait l'avocat d’un traitement éthique à leur égard. 

* Ce livre réclame une réévaluation du rapport entre les humains et les dauphins, et dénonce les traitements inhumains que l’on fait subir aux cétacés aujourd’hui 

* Il est rédigé par un philosophe spécialisé dans cette question depuis vingt années d'expérience aux côtés des dauphins.  

* Il met à jour toutes les recherches et les découvertes concernant les capacités cognitives et émotionnelles hautement sophistiquées de dauphins sur base de rapports fiables recueillis sur le terrain.

 * Il s’attache à comprendre les conséquences de notre attitude vis à vis d’une intelligence non-humaine exceptionnelle, mais aussi du traitement que nous faisons subir à ces êtres pensants et à l’engagement éthique que nous devrions adopter .

 * Il suggère divers pistes pour s’engager dans ce combat, peut-être perdu d'avance, pour protéger ce qui peut l’être encore.

 Table des matières 

Prologue : Pourquoi est-ce qu'un philosophe étudie des dauphins ?

1. Dauphins : Les Questions Philosophiques.

2. L'anatomie et la physiologie de la vie dans l'eau.

3. Les dauphins pensent-ils ? Ont-ils conscience d'eux-mêmes ?

4. Les dauphins peuvent-ils résoudre des problèmes et faire usage du langage ?

5. L’intelligence sociale chez le dauphin.

6. Quel genre de créatures sont vraiment les dauphins ?

7. Éthique et contacts entre Humains et Dauphins

8. Épilogue.

Contenu détaillé

Au sujet de l'auteur

Thomas I. White, Ph.D. est «Professor of Business Ethics and Director of the Center for Ethics and Business at Loyola Marymount University in Los Angeles ».
Il est également conseiller scientifique du projet "Wild Dolphin Project in Jupiter » Floride. Il a reçu son Ph.D. en philosophie à l'Université de Colombia en 1974 et il a enseigné à l'Université d'Upsala et à la «Rider University» au New Jersey avant de s’installer en Californie. Outre les nombreux articles scientifiques qu’il a publié sur divers thèmes philosophiques, il est aussi l'auteur de «Right and Wrong, Discovering Philosophy, Business Ethics and Men and Women at Work » (avec Katherine Kearney). Depuis 1990, il a suivi le travail de recherche mené par le Dr. Denise Herzing, laquelle s’attache à étudier le comportement des dauphins tachetés libres aux Bahamas depuis plus de 20 ans.