La petite
orque qui ne veut pas mourir
Lolita-Tokitae
fête ses 40 ans de prison !
août 2009
Quarante ans de tôle en solitude absolue, dressée comme un
cheval de trait
(voir vidéo
http://www.savelolita.com/ )....
Souvenons -nous que Lolita, ex-Tokitaie, a été capturée dans des
conditions particulièrement dramatiques à un âge où elle avait déjà appris la
langue et la culture de sa tribu massacrée à l'occasion de ces Grande
Fêtes familiales comme en font les Orques chaque année...
Une sorte de Noël ou de Ramadam pour ces êtres dont, rappelons-le, le cerveau
dispose d'une puissance de calcul cinq fois supérieure à celle de l'encéphale
humain et qui sont dotés de capacités intellectuelles et morales qui dépassent
de loin celles du Grand Singe Tueur.
Lolita, à l'inverse de
Keiko (qui
ne pouvait se passer ni des humains ni de la compagnie des orques libres car il
avait été enlevé tout bébé à sa famille islandaise) est, elle, toujours
parfaitement capable de retrouver l'Océan et de s'y réadapter.
Elle pourrait même aujourd'hui, puisqu'elle est encore jeune selon les critères Orques (90 ans de
vie pour les femelles !) donner naissance à des enfants et guider un "pod" !
Tel fut le cas non moins tragique de nos dauphins d'Anvers, Iris et d'Ivo, eux aussi nés en mer, capturés en famille, tous deux éduqués selon les traditions de leur
propre Peuple.
Les Esclavagistes Cétacéens ne tiennent bien entendu aucun compte de ce genre
d'informations. Fric avant tout, mensonge ensuite, et quelques vagues et minimaux efforts
pour améliorer la vie de leurs captifs, question de ne pas devoir s'en
payer d'autres : un million de dollars le dauphin prêt à l'emploi, c'est
à dire "broken" - brisé, dressé, soumis à l'Homme comme les détenus chinois le
sont dans les Camps de rééducation
http://www.ifjc.org/content/view/232/50/lang,fr/
par la faim et l'humiliation...- et capable de bouffer du poisson mort comme
nous pourrions avaler sous la contrainte de la charogne grouillante d'asticots !
Du moins au sein de l'Union Européenne ou aux USA, car ailleurs, c'est
l'horreur
et le n'importe quoi !
C'est pour cela que des gens se battent depuis des années, au premier rang
duquel Howard Garret, pour faire sortir cette malheureuse de sa geôle aquatique de
Miami !
Prochaine manifestation :
le samedi
29 août
2009 à partir de midi, devant les grilles de la prison aquatique du
Miami Seaquarium.
http://www.miamiseaprison.com/
Des fois que vous seriez encore en vacances dans le coin...
Pour rappel, voici comment vivent les Vraies Orques Libres !
http://www.orcahome.de/
2003
Après
31 ans de prison, et
contrairement à la majorité des cétacés captifs, la petite orque
Lolita est championne toutes catégories de la survie en delphinarium,
malgré des conditions d'accueil tout à fait scandaleuses.
Ce 18 mai 2003, à l'occasion de la Fête des Mères, un groupe de protestataires
va réclamer haut et fort sa libération
immédiate et son retour dans sa famille, qui lattend toujours au large de
Washington...
Détails et images en page : www.orcanetwork.org
2002
Le 12 mai 2002, à l'occasion de la Fête des Mères, un groupe de protestataires
a
réclamé haut et fort sa libération
immédiate et son retour dans sa famille, qui lattend toujours au large de
Washington...
De violents affrontements ont eu lieu à l'occasion de cette manifestation.
Tandis qu'un groupe d'une trentaine de manifestants, parmi lesquels des membres
de l'association "Orca Network" et de la "World Society for the Protection of Animals
(WSPA)" en la personne de Ric O'Barry, se tenaient avec des bannières
devant les portes du Seaquarium, deux membres de l'association "Animal Rights Foundation of Florida
(ARFF)" se sont introduits à l'intérieur de l'établissement et se sont
levés dans un moment de silence, juste avant que Lolita ne pousse ses
cris comme l'exige le protocole du show.
Ils ont tenté d'expliquer au public
que Lolita devait être libérée, mais aussitôt, dans un climat de grande
agressivité, des gardiens les ont expulsés. La presse et la télévision
locale était présentes et ont largement rapporté cet incident.
Chose plus inquiétante, il semblerait que l'état de Lolita ne s'améliore pas : elle semble fatiguée et triste et trois des petits dauphins à flancs blancs qui partageaient son bassin semblent avoir disparu. Lolita est désormais seule avec un seul de ces dauphins dans son bassin minuscule, sous le soleil écrasant de Floride...
Détails et images en page : www.orcanetwork.org

En janvier 2002, le Miami Seaquarium a reconnu devant des journalistes d'une chaîne télévisée, qu'en raison de la brusque chute de ses revenus, il postposerait jusqu'à une date non précisée ses projets d'agrandissement et ne construirait pas un nouveau bassin plus vaste comme il l'avait d'abord annoncé.
Pendant plus de vingt ans, le Seaquarium a essuyé des critiques acerbes de la part des amis des cétacés, qui soulignent que cet
établissement ne répond plus aux normes américaines en matière d'accueil des
mammifères marins.
C'est pourtant là que depuis 30 ans, l'orque Lolita est maintenue prisonnière.
Son seul et unique compagnon encore adolescent, l'orque Hugo, y est mort de désespoir en 1980, après s'être frappé
sans fin le crâne contre les parois de son bassin...
Le 9 août 1970, Lolita nageait avec sa maman, ses frères et toute sa famille
qui traversait la baie d'Admiralty pour rejoindre une vaste réunion de tribus d'orques libres
aux alentours de Pudget Sound (Colombie Britannique) .
De tels rassemblements - le plus souvent annuels - revêtent pour ces créatures hautement intelligentes une grande importance culturelle, voir même peut-être
rituelle, nous n'en savons encore rien.
C'est en tout cas l'occasion de retrouvailles émouvantes, de jeux et
d'échanges vocaux joyeux et incessants.
Cette année-là, pourtant, la petite fête tourna au drame : d'un seul coup, la communauté entière des 85 orques
fut rabattue avec violence vers la crique de
Pen Cove, au large de l'île de Whibdey.
Quatre enfants et une jeune mère paniqués se noyèrent durant l'opération de capture, durant laquelle 45 individus furent enlevés à la mer et
transportés vers divers parcs marins du monde.
Moins de quinze ans plus tard, tous étaient décédés... tous, sauf la
courageuse petite orque Lolita - d'abord connue sous le nom de Tokitae - qui survit aujourd'hui dans un
delphinarium de Miami et qui ne
veut pas mourir !
A l'âge de 36 ans, sa santé reste bonne, malgré les conditions de vie atroces qui lui sont imposées.
Tout porte donc à croire que Lolita pourrait parfaitement être réintroduite dans ses eaux
natales.
Elle vocalise toujours dans le dialecte de ses parents et devrait donc, tout comme
Keiko - dont la réhabilitation est, rappelons-le, toujours en cours - pouvoir
rejoindre sans encombre les zones où elle a été capturée et retrouver des orques libres appartenant à
sa nation, à sa famille peut-être.
Une fois libre, Lolita vivrait de très longues années - 90 ans est une durée
de vie normale - et pourrait même encore donner naissance à un ou deux bébés.
Aux partisans de la Dolphin-industry qui seraient tentés d'utiliser l'argument de l'exceptionnelle
longévité de ces deux orques en bassin ou de celles de la delphine Nellie
(50 ans) pour justifier cette pratique, il faut
rappeler que ces cas sont tout à fait exceptionnels.
On lira la liste ahurissante des orques mortes en captivité depuis l'invention de cette pratique scandaleuse
: http://www.orcahome.de/orcastat.htm
de même que celle de tous les autres
cétacés :
http://www.captivitystinks.org/index.html
et surtout on s'attachera à noter l'âge des décès. Dans la toute grande majorité
des cas, comme il déjà été dit, la moyenne d'âge en bassin dépasse rarement
les cinq années.
Le fait d'avoir vécu libre autrefois aide sans doute à mieux tenir le coup : les cétacés nés captifs meurent encore plus vite que
les autres !
Et l'on peut se demander si finalement, cette capacité à survivre
des cétacés "fondateurs" n'est pas tout simplement lié au fait que ces malheureux gardent l'espoir... de s'en sortir un
jour !

Pour en savoir plus
|
Une
pétition pour Lolita Lolita
Legion Informations complémentaires
sur les orques et leur capture Merci
de réagir auprès du Miami seaquarium
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