Capture de dauphins prévue en République de Panama

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Manifestation contre la capture de 80 dauphins au Panama en 2006

Mai 2007

L’opinion de Ric O’Barry

A l’’instar des Iles Salomon où un holding financier mena une opération géante du même type, et qui coûta la vie à plus de 25 dauphins rien que lors de l’opération de capture, la République du Panama a décidé d’accéder à la demande de la société Ocean Embassy et de capturer plus de 80 dauphins libres dans ses eaux territoriales.

Lors de ces captures d’’une violence inimaginable, chaque dauphin arraché à son milieu naturel – en général des mères et leur enfant – entraîne la mort de dizaines d’autres autres par noyades dues au stress. De telles captures perturbent par ailleurs gravement l’équilibre écologique en privant les populations libres de leurs femelles reproductrices.

Enfin, en confinant de force et jusqu’’à la mort des dauphins sauvages innocents dans des piscines de béton minuscules  puant le chlore, on suscite également chez ceux-ci de longues souffrances émotionnelles et psychiques ainsi qu’’une mort prématurée.

Merci d’’exiger du Président Torrijos de refuser à la compagnie commerciale Ocean Embassy et aux autres sociétés de loisirs spécialisées dans l’esclavage de cétacés captifs de procéder à ces actes insensés.
Merci également d’interpeller les ambassades et consulats panaméens dans votre propre pays  afin d’aider la plupart des organisations écologiques locales qui protestent avec la plus extrême énergie contre ce coup de force commercial mais dont le gouvernement ne tient aucun compte.

Le processus se met déjà en place. Ces 80 à 90 dauphins devraient être arrachés à leur milieu naturel et à leur famille pour un vie de clowns affamés et nourris à condition d’exécuter leurs shows au cours des cinq prochaines années.

D’ici là, la société commerciale Ocean Embassy  menée par un ancien dresseur de Sea World, Mark Simmons, a d’’ores et déjà traîné en justice l’’un de ses détracteurs scientifiques pour mensonges et calomnies. Et ressorti bien sûr l’affaire de Sugar Loaf pour discréditer Ric O’Barry.

Comme à Bruges en Belgique, Port Saint Père en France ou Nagoya au Japon, le dauphin, c’est d’abord de l’argent facile gagné sur le dos d’esclaves par le biais d’un afflux nouveaux de touristes et de visiteurs abrutis par une presse complice au niveau international. Combien de journaux français ou belges ont-ils déjà évoqué ce drame dans leurs
colonnes ?

Alors que l’’on sanglote (à raison) au Parlement belge sur le sort des bébés phoques, un silence tombal pèse bizarrement sur tout ce qui touche aux dauphins captifs et au massacre annuel des dauphins japonais, dont quelques survivants sont expédiés dans des mouroirs aquatiques pour quelques mois ou quelques années avant
d’’y crever et d’y être remplacer.
Trop d’argent est en jeu, trop d’emplois et tant pis donc pour les valeurs morales.

Rappelons que ces dauphins capturés légalement selon les lois  de Panama pourront donc également être revendus à très haut prix tant en Europe qu’’aux USA ou ailleurs dans le monde.
Une véritable aubaine pour les dresseurs en mal de cétacés fraîchement capturés et donc plus résistants, puisqu’’on sait que les nés captifs ne font pas long feu au terme de la vie de cauchemar qu’’on leur impose.

 


Pour protester

Pétition
Ambassades et consulats panaméens dans votre propre pays
Lire en anglais la polémique dans la presse de la République de Panama


2015 :

Les manifestations menées par les amis des dauphins avec l’aide de Ric O’Barry ont porté leur fruit : Ocean Embassy a renoncé à son projet criminel peu de temps après.
http://articles.latimes.com/2007/jun/24/world/fg-flipper24
http://www.thepanamanews.com/pn/v_14/issue_13/news_01a.html

A propos de la société Ocean Embassy et de son infect dirigeant, Mark Simmons, qui apparaît dans le documentaire « Blackfish » pour plaider la cause de l’esclavagisme cétacéen :
http://www.cetaceaninspiration.com/blog/2014/3/20/who-is-mark-simmons-and-ocean-embassy

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